Chronique économique

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Acheter un bien au soleil : placement ou plaisir ?

    hace 1 día

    Acheter un bien au soleil : placement ou plaisir ?

    Vous êtes peut-être en train de préparer la valise direction le sud, et là, sur place, entre deux baignades, l'idée va revenir. Cette maison qui vous plaît tant, et si elle était à vous? C'est le rêve de beaucoup de Belges, ils sont déjà près de 300 000 à posséder une résidence secondaire à l'étranger et, cette année, pour la deuxième fois, l'Espagne passe devant la France. Aujourd'hui, je ne vais pas vous parler de prix, je vais vous poser une seule question. Une question qui change tout. Est-ce que vous achetez un placement? Ou est-ce que vous achetez du plaisir? Beaucoup de personnes, malheureusement, confondent les deux. Un placement, par définition, ça doit rapporter, ça travaille pour vous. Une résidence secondaire que vous gardez pour vous, c'est l'inverse. Ça ne rapporte rien, je dirais même que ça coûte. Faisons le calcul tranquillement : vous achetez un appartement au soleil, combien de fois allez-vous y aller? Trois semaines l'été? Un mois par an? Un mois sur douze? Les onze autres mois l'appartement dort, mais lui, il ne se repose pas. Il y a la taxe foncière locale, les charges de copropriété, il y a l'assurance, l'entretien. Tout ça, vous le payez 12 mois sur 12 pour en profiter peut-être un seul mois. Ce n'est pas un placement, c'est une consommation. Un plaisir ça n'a pas à rapporter. Des vacances non plus. Il faut juste le savoir avant de signer. Ce plaisir coûte de plus en plus cher à l'Espagne : ce pays, réputé bon marché, voit ses prix grimper de plus de 10% par an. C'est l'une des hausses les plus fortes d'Europe. Donc gardez à l'esprit que le bon plan d'hier se paye nettement plus cher aujourd'hui. Le deuxième scénario : vous voulez que ça rapporte, donc vous louez. Sur la côte espagnole, on vous promet par exemple du 5 ou du 6% de rendement, ça fait rêver. Sauf que ce chiffre, c'est du brut. Et le brut n'est jamais ce que vous touchez et ce que les agents immobiliers vous disent. Prenez un bien, par exemple, à 250 000 euros. Un rendement brut de 6 %, c'est 15 000 euros par an. Superbe, sur le papier du moins. Maintenant, enlevez la gestion à distance (vous n'allez pas gérer un locataire à 1 500 km), enlevez les semaines où le bien reste vide, les charges, l'impôt, en Espagne et en Belgique (depuis 2021, votre bien au soleil doit être déclaré ici en Belgique). Une fois tout retiré, le net peut fondre de moitié, voire nettement plus. Et j'ajoute une chose que les prospectus oublient : louer un bien touristique en Espagne, c'est de plus en plus encadré. Certaines villes limitent les locations de courte durée. Donc le rêve du revenu facile se heurte à la réalité politique locale. Quel est le bon réflexe? Avant d'acheter, décidez de ce que vous achetez. Si c'est du plaisir, achetez du plaisir, un lieu de famille, des souvenirs, des étés qui reviennent, c'est très très précieux. Mais ne vous racontez pas de salade, ne vous racontez pas que c'est un investissement. Si c'est un placement, par contre, traitez-le comme un placement, avec une calculette et pas avec le cœur. Le rendement net, les taxes, le risque et la revente. Les deux choix sont bons. Le mauvais choix, c'est de croire qu'on fait l'un quand on fait l'autre. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  2. Boucle du Hainaut : l'enfouissement de la ligne à haute tension, impossible ou trop cher ?

    hace 2 días

    Boucle du Hainaut : l'enfouissement de la ligne à haute tension, impossible ou trop cher ?

    Imaginez des pylônes hauts comme un immeuble de vingt étages, sur quatre-vingts kilomètres. C'est la Boucle du Hainaut, une ligne électrique géante. On vous dit qu'il faut la valider, vite. Patrons, syndicats, écologistes : tous sont d'accord. Et c'est bien ça qui doit nous rendre méfiants — ou au moins prudents — comme l'explique notre chroniqueur économique Amid Faljaoui. Depuis six ans, la Wallonie débat d'un même projet que peu de gens connaissent vraiment. La Boucle du Hainaut, c'est une grande ligne électrique à haute tension d'environ 80 kilomètres, reliant Avelgem en Flandre à Courcelles, près de Charleroi. Ses pylônes atteignent 60 mètres de hauteur, soit l'équivalent d'un immeuble de vingt étages. L'objectif est d'acheminer en Wallonie l'électricité produite par les éoliennes de la mer du Nord, et de renforcer un réseau électrique régional qui arrive à saturation. Elia, le gestionnaire des lignes à haute tension, a d'ailleurs déjà lancé l'alerte : sans cette infrastructure, il ne sera bientôt plus possible de raccorder de nouvelles entreprises au réseau. Mais une ligne à haute tension doit bien passer quelque part. Et celle-ci traverse des villages, modifie des paysages. Les communes concernées et une association de riverains s'y opposent depuis six ans, réclamant un tracé enterré plutôt qu'aérien. Cette semaine, un coup de pression inhabituel s'est produit : des représentants patronaux, des syndicats et une organisation environnementale ont signé ensemble un communiqué adressé au ministre wallon François Decken. Leur message est limpide : arrêtez de tergiverser, décidez à la rentrée. Sur le fond, ces signataires n'ont pas tort. Six ans, c'est long, et il faut bien trancher à un moment. Mais trancher bien. Deux éléments méritent qu'on s'y arrête. D'abord, les chiffres brandis dans ce communiqué — des centaines de millions d'euros perdus, 900 projets d'investissement bloqués — émanent d'Elia elle-même, l'entreprise chargée de construire la ligne. Il convient donc de les accueillir avec un minimum d'esprit critique. Ensuite, la question de l'enfouissement. On répète volontiers que c'est techniquement impossible. La réalité est plus nuancée : enterrer une ligne en courant alternatif sur une telle distance pose effectivement de sérieux problèmes techniques. Mais en courant continu, c'est faisable. L'Allemagne le fait. La Belgique aussi. C'est simplement plus coûteux et plus long. L'enfouissement n'est pas une impossibilité — c'est un choix de coût. Et c'est là que réside le vrai problème. Les communes posent la question de l'enfouissement depuis six ans. Elles affirment n'avoir jamais obtenu de réponse claire. Le paradoxe est saisissant : on a pris six ans pour débattre, sans jamais répondre à la seule question qui fâche vraiment. Décider maintenant en faisant l'impasse dessus, c'est offrir aux opposants un motif solide de recours devant le Conseil d'État. Et un recours, ce ne sont plus des mois de retard — ce sont des années. Le réseau électrique wallon doit être renforcé, cela ne fait aucun doute. La question n'est pas d'être pour ou contre la Boucle du Hainaut. Elle est de savoir à quel coût — et dans quelles conditions. Le vrai risque n'est pas de prendre le temps de répondre enfin à la question de l'enfouissement. C'est de trancher sans y répondre, et de voir un juge tout annuler. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. Taxe sur les colis : ce que les 3 euros cachent vraiment

    hace 3 días

    Taxe sur les colis : ce que les 3 euros cachent vraiment

    On croit que la taxe sur les petits colis de ce 1er juillet vise la Chine et en particulier Shein ou Temu. En vrai, elle frappe l'aéroport de Liège d'abord. Et les 3 euros dont tout le monde parle ? Ce n'est qu'un décor. Le vrai couperet, c'est une caution de 155 millions que personne ne voit venir. Plus d'explications avec la chronique économique d'Amid Faljaoui. Ce mercredi 1er juillet, tous les regards se tournent vers la Chine, vers Shein, Temu, AliExpress. La nouvelle taxe européenne de 3 euros sur les petits colis entre en vigueur et chacun scrute ceux qu'elle est censée viser. Mais le premier à en subir les conséquences ne sera pas ces géants chinois de l'e-commerce : ce sera l'aéroport de Bierset, à Liège. Jusqu'au 30 juin dernier, un colis de moins de 150 euros pouvait entrer en Europe sans payer un centime de droit de douane. Une vieille exception conçue pour quelques rares paquets — sauf qu'aujourd'hui, ce sont 4,6 milliards de colis qui franchissent les frontières chaque année, et 9 sur 10 viennent de Chine. La Commission européenne a donc décidé de fermer le robinet en imposant une taxe de 3 euros, non pas par colis, mais par catégorie de produit. Lorsque la France a décidé de taxer les colis chinois dès le 1er mars dernier, 70% du trafic de l'aéroport de Paris a changé de destination. L'aéroport de Bierset est alors devenu la première porte d'entrée du commerce en ligne en Europe. Aujourd'hui, un colis importé sur quatre passe par Liège, et en deux ans à peine, le nombre de déclarations en douane y a triplé. C'est dire l'ampleur de ce qui se joue désormais en Wallonie. Les 3 euros, c'est le décor visible. Le vrai mécanisme, lui, est bien moins médiatisé. Ces 3 euros, il faut bien que quelqu'un les avance à l'État. Ce quelqu'un, c'est le déclarant en douane à Liège — le professionnel qui enregistre les colis à l'entrée du territoire. C'est lui qui règle la taxe en premier, avant d'être remboursé ensuite. Et pour s'assurer qu'il s'en acquittera, la douane lui réclame une garantie financière pouvant atteindre 155 millions d'euros pour un seul mois. Le vrai filtre, c'est cette caution, celle que personne ne voit venir. Et son objectif est assumé : nettoyer le secteur. Les petits déclarants en douane, incapables de mobiliser de telles sommes, disparaîtront probablement. Les grands opérateurs, eux, ramasseront la mise. La règle ne réduit pas seulement le nombre de colis — elle concentre aussi le marché. Est-ce un scandale pour autant ? Pas nécessairement. Aux contrôles douaniers de Liège, un colis sur trois est jugé problématique : contrefaçon, produit dangereux, non-conformité aux normes européennes. Sur certains lots, c'est même la totalité des marchandises qui pose problème. La Commission européenne a peut-être trouvé là l'arme qui lui manquait pour reprendre le contrôle d'un flux devenu incontrôlable. La taxe a été écrite pour Pékin, mais la première facture arrive à Liège. Et c'est tout un écosystème liégeois — et wallon — qui va devoir se réinventer. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  4. La volonté de réfléchir, nouveau critère de réussite à l'ère de l'IA

    hace 4 días

    La volonté de réfléchir, nouveau critère de réussite à l'ère de l'IA

    Et si, dans 5 ou dix ans, la vraie différence entre ceux qui réussissent et les autres, ce n'était plus l'intelligence… mais la volonté de réfléchir ? Un éditorialiste star du New York Times explique comment l'IA est en train de couper la société en deux : ceux qui s'en servent pour muscler leur cerveau… et ceux qui l'utilisent pour ne plus jamais se creuser la tête. Et vous, vos enfants, de quel côté seront-ils ? La chronique d'Amid Faljaoui. David Brooks, l'un des éditorialistes les plus lus du New York Times, vient de publier dans The Atlantic une analyse qui bouscule notre rapport à l'intelligence artificielle. Sa thèse est aussi simple que dérangeante : l'IA est en train de couper la société en deux. D'un côté, ceux qui ont conservé la volonté de réfléchir. De l'autre, ceux qui n'en ont plus envie. Et ce qui frappe d'emblée, c'est que cette fracture n'a rien à voir avec l'intelligence. On connaît tous des gens brillants qui détestent faire l'effort de forcer leur réflexion. Or, l'IA est précisément la machine à ne plus forcer : elle fournit une réponse immédiate, sans effort, à la demande. C'est le rêve. Et c'est exactement ça, le piège. Les chiffres cités par Brooks sont difficiles à ignorer. Le MIT a mesuré l'activité cérébrale de personnes travaillant avec ChatGPT : elle chute de plus de la moitié. Voilà donc les deux camps qui se dessinent. Ceux qui utilisent l'IA pour réfléchir davantage deviennent plus performants, plus affûtés. Ceux qui s'en servent pour éviter l'effort s'affaiblissent, progressivement, sans même s'en rendre compte. Et le fossé entre ces deux groupes se creuse chaque jour un peu plus. La règle proposée par David Brooks est d'une simplicité désarmante : ne jamais demander à l'IA de penser à votre place. Commencer par coucher ses propres idées sur une feuille blanche. Structurer sa réflexion. Et seulement ensuite, solliciter l'IA pour qu'elle critique, enrichisse ou challenge ce qu'on a produit. Jamais l'inverse. C'est une discipline, presque une hygiène intellectuelle, qui fait toute la différence entre ceux qui se servent de l'outil et ceux qui se laissent servir par lui. Pour les parents, le message est particulièrement interpellant. On passe notre temps à dire à nos enfants : travaille bien, sois intelligent. Mais demain, l'intelligence, la machine en aura à revendre. Elle donnera à votre enfant la réponse à tout, en une seconde. C'est précisément là que réside le danger. Parce que ce qu'elle ne donnera jamais, c'est l'envie de chercher par soi-même, le goût de l'effort, le plaisir de trouver. Et cette envie-là sera la seule chose qui fera vraiment la différence. Le vrai cadeau à offrir à un enfant aujourd'hui, c'est donc de lui apprendre à aimer la difficulté, à ne pas fuir quand c'est dur. Dans le monde qui vient, celui qui aura gardé l'envie de réfléchir aura tout, ou presque. Et celui qui l'aura perdue, même très intelligent, risque de rester sur le bord de la route. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  5. Pourquoi les fortes chaleurs vont-elles nous coûter de plus en plus cher ?

    hace 5 días

    Pourquoi les fortes chaleurs vont-elles nous coûter de plus en plus cher ?

    35 degrés à Uccle, le record datait de 1976, et on l’a battu trois jours d’affilée. Nous, devant la télé, on s’étonne, on se dit qu’il fait décidément très très chaud. Et ça, ça agace profondément Jean-Marc Jancovici, un ingénieur français, spécialiste des questions climatiques, et coqueluche des médias français. Son message, c’est une phrase : tout ça n’est pas une surprise. On sait depuis deux siècles que le CO2 réchauffe l’air, on a des modèles précis depuis 40 ans, donc ce qui arrive était écrit. Chez nous en Belgique, Jean-Pascal van Ypersele nous dit exactement la même chose. 50 degrés en Belgique, ce n’est plus une question de "si", c’est une question de quand. Derrière cet agacement, il y a une idée d’économiste très simple. Imaginez, une tuile se déplace sur votre toit. Vous la voyez, vous pouvez la réparer tout de suite pour 200 euros. Ou ne rien faire et attendre l’orage. Le jour où cet orage éclate, c’est 5000 euros de plafond trempé. Même problème mais pas le même prix, voilà toute l’économie du climat. Le pire coup, ce n’est jamais le coup dur. C’est le coup dur qu’on voyait venir et qu’on a laissé venir. On paye deux fois en dégâts. Et en panique. D’ailleurs, cette semaine, Doul 4 et Tihange 3 sont à l’arrêt pour lourds travaux. Donc, en pleine canicule, c’est le gaz qui prend le relais. Et le gaz, c’est l’électricité la plus chère. Or, sur le marché, attention, c’est la centrale la plus chère qui fixe le prix pour tout le monde. Donc, quand il fait chaud, on paye tous au tarif du gaz. Et pendant ce temps, la clim arrive chez nous. 3% des ménages en 2018, 10% en 2024 et davantage sans doute aujourd’hui. D’ailleurs, Elia l’a calculé : ces jours-là, refroidir peut peser jusqu’à 1000 mégawatts sur le réseau. Ce n’est donc plus un accident d’été, c’est une facture qui revient chaque année à la même date. Jean-Marc Jancovici a une belle image pour ça : le climat, dit-il, c’est de l’économie de guerre. Fabriquer un canon, ça ne crée rien, ni logement, ni voiture, ni richesse. On paye juste une assurance. On dépense pour garder ce qu’on a, pas pour avoir plus. Depuis deux siècles, on investit pour gagner plus. Le climat lui demande exactement l’inverse : sortir l’argent juste pour ne pas perdre ce que l’on a. Cette tuile, on la retrouve dans le bâtiment. À Bruxelles, par exemple, 270.000 logements laissent filer la chaleur, des passoires thermiques interdites dès 2033. Seulement, pour y arriver, il faudrait rénover trois fois plus vite. Sauf qu’il manque déjà 16.000 bras dans la construction et que le secteur cherche 100.000 personnes en 5 ans. Qui va les former ? Presque personne. Dans une entreprise, ce genre de problème porte un nom : anticiper. Regarder demain et préparer les gens. L’État, sur la transition énergétique, ne le fait pas. Il verra la pénurie le jour de l'orage. Encore une tuile, encore une facture, et au prix fort. La vraie question aujourd’hui n’est pas climatique, elle est économique. On peut payer ces étés comme des accidents, dans l’urgence, au prix fort de la panique, ou les budgétiser à froid, comme une assurance. C’est tout l’écart entre un pays qui subit et un pays qui se prépare. Pour l’instant, on regarde la tuile glisser et on rallume la télé, étonnés. Trente-cinq degrés à Uccle, du jamais vu. Et tout le monde tombe des nues. Sauf qu’on le savait. Depuis quarante ans. Alors ce matin, notre chroniqueur économique Amid Faljaoui ne va pas vous parler du thermomètre. Il va vous parler de ce que ça coûte, en euros, de faire semblant d’être surpris. Et croyez-moi, la facture est salée. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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    4 min
  6. Pourquoi est-il devenu presque impossible, pour le gouvernement belge, de trouver de l’argent ?

    26 jun

    Pourquoi est-il devenu presque impossible, pour le gouvernement belge, de trouver de l’argent ?

    Hier je vous parlais de Fabien Pinckaers, le patron d’Odoo, un des entrepreneurs les plus connus du pays : il a poussé un sacré coup de gueule à cause d’une proposition du parti des Engagés, à savoir taxer les gros patrimoines financiers au-delà de 500.000 euros. Vous imaginez le débat, de plus en plus fort depuis quelques jours… D’un côté, ceux qui ne comprennent pas qu’un homme aussi riche refuse de payer. De l’autre, ceux qui le défendent. Et, pour eux, cette richesse est virtuelle. Ce sont des actions, pas du cash. Bref, on taxerait une fortune qu’il n’a même pas dans sa poche. Ce cas de Fabien Pinckaers résume à lui seul tout le piège belge. Le premier enseignement : chez nous, augmenter les impôts, c’est presque impossible. Parce que tout le monde dit non. Les salariés vous disent "on est déjà trop taxés ". Et ils ont raison. Les indépendants vous disent "ce n’est pas possible, on prend déjà tous les risques". C’est vrai aussi. Les entreprises que le coût du travail est déjà trop lourd. Elles ont raison aussi. Que disent les pensionnés ? On a cotisé toute notre vie, ce n’est pas possible. Chaque parti politique dit d’accord pour une taxe, ou une nouvelle taxe, mais pas sur mon électorat. Le deuxième enseignement : certains répondent, c’est simple, réduisons le train de vie de l’État. Sur le papier, c’est logique comme raisonnement mais, dans la vraie vie, c’est très difficile parce que, dès qu’on demande quoi couper, le consensus s’effondre. Faut-il couper les pensions ? Les soins de santé ? Trop sensible ! Faut-il couper les subsides aux entreprises ? Trop sensible. Puis chacun son lobby. N’oubliez pas que derrière chaque niche fiscale, il y a un chien qui aboie. La différence est là. Une taxe, on peut la présenter comme visant les autres. Mais une coupe budgétaire, elle finit toujours par toucher quelqu’un de très concret. Certains diront mais il y a encore une troisième piste : rendre l’État beaucoup plus efficace qu’il ne l’est aujourd’hui. Moins de doublons entre niveaux de pouvoir, plus de numérique, moins de paperasse. On empile le fédéral, les régions, les communautés, les provinces, les communes. Mais, attention, l’efficacité, c’est une réforme de chirurgien, pas de pompier. Ça rapporte beaucoup sur 10 ans, mais très très peu sur 12 mois. Or, le budget, lui, il brûle maintenant et pas demain. Dans ce cas, quelle est la vraie solution ? Une seule, vraiment solide, augmenter le taux d’emploi. Parce que dès qu’il y aura plus de gens au travail, vous aurez un triple gain : vous aurez plus de cotisations sociales, plus d’impôts et moins d’allocations. C’est la seule porte de sortie qui évite ce fameux choix entre taxer et couper. D’ailleurs, c’est le pari de ce gouvernement. Mais vous vous en doutez, il y a un "mais". Les effets de cette solution sont lents. Très lent. Exemple, on ne transforme pas en deux ans une personne inactive en travailleur productif. Le coup de gueule de Fabien Pinckaers, ce n’est pas qu’une histoire de riche, c’est le symptôme d’un pays qui est coincé. Il est trop taxé pour taxer plus, il y a trop de dépenses sensibles pour les couper vite, et une seule vraie issue : augmenter le taux d’emploi qui demande, lui, du temps, beaucoup de temps. Un des patrons les plus connus du pays menace de quitter la Belgique. La raison ? Une nouvelle taxe sur les grandes fortunes. Mais derrière ce coup de gueule, il y a une question bien plus large, qui nous concerne tous : Augmenter les impôts ? Tout le monde dit non. Réduire les dépenses ? Encore plus compliqué. Alors, où est la sortie ? La réponse, juste après, dans la chronique d’Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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  7. Pourquoi le fondateur d'une grosse entreprise belge menace-t-il de quitter la Belgique ?

    25 jun

    Pourquoi le fondateur d'une grosse entreprise belge menace-t-il de quitter la Belgique ?

    En gros, si vous avez plus de 500.000 euros placés sous forme de compte-titres, d’actions, d’obligations, de fonds… vous payerez chaque année un pourcentage sur ce qui dépasse les taux d’imposition montrés par palier, jusqu’à 0,6% pour les montants de plusieurs millions. Sur le papier, ça se tient. Le travail est déjà archi-taxé. L’État est à la recherche de milliards qu’il ne trouve pas. Que les gros patrimoines mettent davantage la main au portefeuille, c’est un petit peu normal. Sauf que la polémique a vraiment explosé quand un nom est apparu sur les réseaux sociaux, celui de Fabien Pinckaers, le fondateur d’Odoo. Il prend rarement la parole mais, cette fois-ci, il a dit "je risque gros, donc je prends la parole". D’abord, il a dit clairement : si cette taxe s’applique à moi comme ça, je quitterai la Belgique. Ensuite, il a expliqué un point que beaucoup de gens ont du mal à croire : il dit n’avoir qu’environ 100.000 euros sur son compte bancaire personnel, alors qu’il est, sur le papier, multimilliardaire. Beaucoup de gens doivent se dire, il se moque de qui Fabien Pinckaers ? Il est ultra-riche et il ne veut pas payer 0,6%. C’est là que le débat devient intéressant parce que ça touche à une confusion massive entre deux choses. Il y a la richesse visible sur le papier et il y a l’argent réel disponible pour payer l’impôt. Fabien Pinkars est effectivement virtuellement très riche parce qu’il possède plus de la moitié des actions d’Odoo. Mais cette richesse n’est pas sur son compte. Elle est enfermée dans l’entreprise, dans le capital, dans les équipes, dans le produit, dans la croissance. Ce n’est pas du cash, c’est de la valeur. Et c’est là que la mécanique fiscale coince. Si on applique la taxe des Engagés à cette valeur-là, la note se compte en dizaines de millions par an, 30 millions dans son cas. Et pour payer, Fabien Pinckaers n’a que deux options : soit il se verse des dividendes massifs, soit il vend une partie de ses actions. Dans les deux cas, il fragilise le contrôle de son entreprise, qu’il a créée par lui-même il y a quelques années de ça. C’est ça le cœur du débat. Une action Odoo dans les mains de son fondateur, ce n’est pas une action Apple dans un portefeuille titres. D’un côté, vous avez un placement liquide, vous vendez, vous payez l’impôt. De l’autre, vous avez un outil industriel, un centre de décision, des emplois à la clef, des exportations, des impôts futurs, etc. Autrement dit, il y a une énorme différence entre le mot "valeur" et le mot "liquidité". Une entreprise peut valoir effectivement des milliards sans que son fondateur ait plus de 100.000 euros sur son compte à titre privé. La vraie question n’est donc pas : faut-il taxer les riches ? La vraie question c’est : est-ce qu’on veut taxer exactement pareil un "rentier" qui vit d’un portefeuille liquide, et un entrepreneur dont la richesse est enfermée dans son entreprise ? Un pays intelligent ne doit pas choisir entre justice fiscale et ambition entrepreneuriale. Il doit faire les deux. La Belgique adore parler de start-up, de scale-up, de champion. Mais le jour où un champion apparaît vraiment, il ne faut pas le traiter comme un simple coffre-fort qu’on peut vider quand on veut. Sinon le message envoyé aux entrepreneurs en Belgique sera très limpide : vous pouvez réussir, mais pas trop. Et ça, pour une économie qui cherche désespérément ses champions, c’est une faute grave, c’est une faute stratégique. Fabien Pinckaers, le fondateur d’Odoo, menace de quitter la Belgique. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle taxe sur les grands patrimoines pourrait lui coûter 30 millions d’euros par an. Mais son argent n’est pas sur un compte en banque : il est dans son entreprise. Alors, faut-il taxer une licorne wallonne comme un simple portefeuille financier ? Réponse avec Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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  8. Et si le prix de l'essence arbitrait désormais les conflits mondiaux ?

    23 jun

    Et si le prix de l'essence arbitrait désormais les conflits mondiaux ?

    Avant, une guerre s'arrêtait quand les cercueils s'accumulaient. Aujourd'hui, elle s'arrête quand le plein d'essence devient trop cher. Le seuil de tolérance n'est plus le nombre de morts. C'est le prix à la pompe. Comment en est-on arrivé là ? Amid Faljaoui vous explique dans sa chronique économique. Lors d'un débat récent sur la souveraineté énergétique en Europe, présidé par le président du MR Georges-Louis Bouchez, ce dernier a prononcé une phrase qui résume à elle seule une bascule historique : l'Occident ne supporte plus les morts à la guerre. Et désormais, ce n'est même plus une question de mort — c'est devenu une question de pouvoir d'achat, une question de prix à la pompe. Dans nos démocraties, le seuil de tolérance ne se mesure plus en cercueils recouverts de drapeaux, mais en centimes sur le litre. Depuis la guerre du Vietnam, l'opinion publique ne supporte plus de voir rentrer les corps. On a donc inventé la guerre à distance : les frappes "propres", les drones, les soldats absents du terrain. Mais aujourd'hui, on a peut-être franchi un cap supplémentaire. La guerre ne se règle plus seulement par le nombre de cercueils — elle se règle aussi par l'affichage lumineux des stations-service. C'est précisément ce qui s'est produit fin février, lorsque les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont entraîné la fermeture du détroit d'Hormuz, provoquant une envolée immédiate des prix du baril. Pendant la guerre du Vietnam, le président Lyndon Johnson recevait chaque soir un bilan : le nombre de soldats américains tués. C'était son indicateur de guerre, son tableau de bord. Aujourd'hui, Donald Trump surveille d'autres courbes : celles du prix du pétrole, de l'inflation, du moral du consommateur — et, bien sûr, du calendrier électoral. La guerre n'a pas disparu, mais elle a changé d'unité de mesure. Le seuil de tolérance n'est plus humain. Il est devenu financier. Tant que le pétrole reste bon marché, plus rien — ou presque — ne nous retient. Et c'est là que la situation devient véritablement préoccupante : nos derniers garde-fous ne sont plus notre conscience, ni même nos principes. Ils sont devenus le prix du litre d'essence. La prochaine fois que vous ferez le plein, posez-vous donc cette question : êtes-vous vraiment contre la guerre, ou seulement contre la hausse du prix du carburant ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Anfitriones e invitados

Acerca de

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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