Chronique économique

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  1. Pourquoi Carrefour ne gagne que 2,50€ sur 100€ de courses ?

    HACE 2 DÍAS

    Pourquoi Carrefour ne gagne que 2,50€ sur 100€ de courses ?

    95 milliards de chiffre d'affaires, mais seulement 2,6 % de marge : pourquoi le géant Carrefour a-t-il des pieds d'argile ? Entre l'offensive de Colruyt et la mutation agile de Delhaize, l'enseigne n'a plus le choix : elle doit "hacker" son modèle. Découvrez comment la data et la franchise sont devenues ses bouées de sauvetage, alors que l'avenir de sa filiale belge reste en suspens. Sur le papier, le groupe Carrefour avec ses 95 milliards d'euros de chiffre d'affaires ressemble à un mastodonte invincible. Pourtant, cette apparente puissance cache une réalité économique bien plus fragile. Car il ne faut pas confondre la taille et la solidité : le chiffre d'affaires représente l'argent qui passe par la caisse, pas celui qui reste dans les comptes de l'entreprise. Avec une marge de seulement 2,6% au niveau du groupe, Carrefour ne conserve qu'un peu plus de 2,50 euros de profit pour 100 euros de courses. Cette rentabilité dérisoire signifie que la moindre erreur stratégique peut transformer ce maigre bénéfice en perte colossale. En Belgique, la situation s'avère encore plus préoccupante avec des marges encore plus faibles. Le distributeur français se trouve pris en étau entre deux redoutables adversaires qui ont chacun trouvé leur formule gagnante. D'un côté, Colruyt règne en maître sur le segment des prix bas, fonctionnant comme une véritable machine de guerre qui traque le moindre centime d'économie. Face à cette concurrence impitoyable, le consommateur belge, particulièrement sensible aux prix, n'hésite pas à délaisser Carrefour pour son concurrent moins cher. De l'autre côté, Delhaize a opéré une transformation radicale en convertissant l'ensemble de ses magasins intégrés en franchises, lui conférant une agilité redoutable et la souplesse d'un commerçant de quartier sans la lourdeur administrative d'une grande entreprise. Pour ne pas couler face à cette double pression concurrentielle, Carrefour a élaboré une stratégie de "piratage" de son propre métier articulée autour de trois axes majeurs. Le premier consiste à développer ses propres produits en devenant fabricant, une démarche cruciale pour restaurer ses marges puisque les produits maison génèrent des profits bien supérieurs à la simple distribution. Le deuxième pilier repose sur l'expansion du modèle de franchise : en confiant ses magasins à des gérants indépendants, l'enseigne allège sa structure tout en percevant des redevances plus stables, réduisant ainsi ses besoins en capital et en personnel. Le troisième axe exploite ce que l'on peut considérer comme une véritable mine d'or moderne : les données clients. Grâce aux cartes de fidélité, Carrefour analyse les habitudes de consommation sous forme anonymisée pour proposer aux marques des publicités ultra-ciblées. Cette monétisation des données génère des profits nettement supérieurs aux activités de vente traditionnelles, transformant chaque client en source de revenus multiples. L'actualité récente illustre parfaitement les défis auxquels fait face l'enseigne avec l'ouverture dominicale de ses derniers grands magasins, une mesure directement inspirée par la stratégie de Delhaize. Cependant, cette initiative comporte des risques non négligeables : si les clients se contentent de reporter leurs achats du mardi au dimanche plutôt que d'augmenter leur consommation globale, Carrefour ne génère aucun chiffre d'affaires supplémentaire. Pire encore, l'enseigne doit supporter des coûts salariaux majorés liés au travail dominical. Ce phénomène de cannibalisation des ventes démontre que même pour un géant de cette envergure, la gestion d'une chaîne de distribution reste un exercice d'équilibriste particulièrement délicat. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  2. Ozempic, Wegovy, Mounjaro : et si les médicaments coupe-faim pouvaient freiner la croissance économique ?

    HACE 3 DÍAS

    Ozempic, Wegovy, Mounjaro : et si les médicaments coupe-faim pouvaient freiner la croissance économique ?

    Ozempic, Wegovy, Mounjaro. Ces médicaments coupe-faim sont devenus des phénomènes mondiaux. Selon le Financial Times, ils pourraient modifier nos habitudes de consommation… et peut-être même faire diminuer la croissance. En effet, moins d'appétit = moins d'achats impulsifs ! D'où la question : le capitalisme peut-il tourner avec des consommateurs plus disciplinés ? C'est à cette question que répond aujourd'hui Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. L'intelligence artificielle est souvent présentée comme l'innovation la plus disruptive de notre époque. Pourtant, selon le Financial Times, une autre révolution pourrait transformer l'économie : les médicaments anti-obésité comme l'Ozempic ou le Wegovy, ces fameuses molécules GLP-1. Initialement développés pour traiter le diabète, ces traitements produisent un effet spectaculaire : ils réduisent drastiquement la sensation de faim en agissant directement sur le cerveau. Les patients consomment ainsi moins d'aliments, particulièrement les produits gras, sucrés et ultra-transformés. Le Financial Times s'appuie sur des données révélant que les utilisateurs diminuent significativement leurs achats de snacks et de sodas, tandis que plusieurs industriels observent un ralentissement des ventes sur les produits les plus caloriques. L'hypothèse du Financial Times repose sur un constat simple : si des millions de personnes réduisent leurs excès alimentaires, une partie de l'économie, construite sur la consommation impulsive, pourrait s'en trouver fragilisée. Cette analyse s'avère pertinente dans la mesure où notre système économique repose largement sur des achats motivés par l'envie plutôt que par le besoin. Une diminution de ces pulsions d'achat pourrait entraîner une baisse de la demande, et par ricochet, un ralentissement de la croissance économique. Cette thèse mérite toutefois d'être nuancée. La réduction de certaines dépenses ne signifie pas la disparition de l'argent, mais plutôt sa réorientation vers d'autres postes. Une personne qui dépense moins en restauration rapide peut rediriger ce budget vers le sport, l'habillement, les voyages, l'épargne ou des produits plus sains. L'argent continue donc de circuler dans l'économie, mais selon de nouveaux circuits. L'histoire offre plusieurs précédents éclairants, notamment celui de la pilule contraceptive qui, dans les années 1960, a profondément transformé la société. Certains observateurs craignaient alors que cette révolution ne déstabilise l'économie, notamment par une baisse des salaires ou une hausse du chômage masculin. En réalité, cette innovation a principalement facilité l'entrée des femmes sur le marché du travail. L'augmentation du nombre d'actifs a généré davantage de revenus, stimulé la consommation et encouragé les investissements. Loin de s'affaiblir, le système économique s'est élargi. Les médicaments coupe-faim pourraient suivre une logique similaire. Si certains secteurs alimentaires risquent de pâtir de cette évolution, la réduction des calories superflues pourrait simultanément stimuler les dépenses en santé, prévention et bien-être. La distinction entre appétit biologique et désir social s'avère cruciale dans cette analyse. Ces médicaments agissent sur la faim physique, mais n'altèrent ni l'ambition, ni le besoin de reconnaissance, ni l'aspiration au confort. Or, ces motivations constituent les véritables moteurs de l'activité économique. Le Financial Times soulève une question légitime, mais l'histoire démontre que l'économie s'adapte aux changements d'habitudes. Le désir humain ne disparaît jamais : il se réoriente simplement vers de nouveaux objets. Le capitalisme conserve donc toute sa vitalité. Mots-clés : sucre, recul, prix, ralentissement, réallocation, carte de crédit, généralisation, endettement, crainte, crise, changement, économiste, Schumpeter, destruction créatrice, capitalisme, sédatif --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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  3. HACE 4 DÍAS

    L'intelligence artificielle sonne le glas de la facturation à l'heure

    Si votre cerveau est facturé à l'heure, vous avez déjà un pied dans la tombe financière. C'est ce qu'a démontré la Bourse pas plus tard que ce mercredi avec un massacre des actions des éditeurs de logiciels. Découvrez pourquoi ces éditeurs de contenus financiers et juridiques sont en danger et surtout pourquoi ça nous concerne tous, explique Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  4. La famille Trump s'est-elle enrichie sur le dos de ses adhérents ?

    HACE 5 DÍAS

    La famille Trump s'est-elle enrichie sur le dos de ses adhérents ?

    Les fils de Donald Trump auraient engrangé un milliard de dollars avec des crypto-monnaies, alors que le grand public, lui, voit que le bitcoin est en train de boire la tasse. Voici les explications. Quatre jours avant l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, un prince des Émirats s'engage à investir jusqu'à 500 millions de dollars dans World Liberty Financial, la plateforme crypto créée par la famille de Donald Trump. Quelques mois plus tard, heureux hasard, son pays obtient l'accès à des puces électroniques d'intelligence artificielle extrêmement sensibles que l'administration américaine précédente refusait de leur vendre, pour raisons de sécurité. On n'a pas, à ce stade, la preuve juridique d'un deal "cash contre puce", mais la séquence politique-business est suffisamment alignée pour soulever, à tout le moins, des soupçons de contrepartie. World Liberty Financial, donc la plateforme crypto de la famille Donald Trump, émet des jetons estampillés Trump. Parmi eux, les meme coins, une expression qui désigne des crypto-monnaies sans valeur économique réelle, créées uniquement autour d'une marque, d'une personnalité ou d'un symbole politique, ici en l'occurrence Donald Trump et sa femme Melania. Le prix de ces memes coins ne repose sur rien d'autre que sur l'enthousiasme des acheteurs et l'effet de communauté. On transforme donc l'adhésion politique en demande spéculative. Les fans, si je puis dire, achètent et les coûts remontent. C'est là que le piège se referme. Pendant que les fils de Donald Trump et les premiers investisseurs sécurisent leurs gains, les petits porteurs voient leur économie fondre. Les memes coins Trump et Melania ont d'ailleurs perdu entre 75 et 90% de leur valeur depuis leur sommet. Des dizaines et des dizaines de milliers de militants qui croyaient donc investir dans l'Amérique de Trump se retrouvent avec des actifs qui ne valent presque rien. Pendant ce temps, l'écosystème Trump crypto, lui, a déjà engrangé des centaines et des centaines de millions de dollars de revenus pour ses promoteurs, c'est-à-dire pour la famille Trump. C'est le schéma pyramidal classique : les premiers rentrés gagnent et les derniers payent l'addition. Mais le vrai coup de génie, c'est le stablecoin USD1 : vous déposez de vrais dollars et on vous donne un jeton censé valoir 1 dollar. L'entreprise Donald Trump place ses dollars en obligation d'État américaine à du 4-5% par an. Comme pour la plupart des grands stablecoins, ces intérêts ne vont pas aux utilisateurs (à vous, à moi ou à l'américain moyen), mais à l'émetteur, donc à la famille de Donald Trump. Résultat, des estimations évoquent jusqu'à 80 millions de dollars de revenus annuels possibles pour la famille Trump, générés par l'argent des particuliers. Pendant ce temps-là, l'Américain moyen garde son jeton qui vaut toujours 1 dollar. Et elle encaisse tous les intérêts sur leur argent. Ce n'est plus seulement une famille qui se sert de sa notoriété pour gagner de l'argent. C'est un président en fonction dont la famille encaisse des intérêts sur la dette d'un État qu'il dirige et qui accueille comme investisseur majeur un prince étranger dont le pays obtient ensuite des avantages stratégiques. Bienvenue donc dans l'Amérique de 2026. Les militants ruinés ont cru acheter du patriotisme numérique. Ils ont en réalité juste financé le fonds de pension de la famille présidentielle. Et pendant que des milliers de petits porteurs américains regardent leurs économies s'évaporer, les fils du président ont transformé la Maison-Blanche en salle de marché. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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    5 min
  5. Si votre prochain avantage en nature était une espérance de vie rallongée ?

    13 FEB

    Si votre prochain avantage en nature était une espérance de vie rallongée ?

    Selon BFM Business, on serait potentiellement à l’aube d’une rupture technologique majeure. Jusqu’ici, pour détecter un cancer, on s’appuyait sur une imagerie lourde, coûteuse et qui arrive souvent trop tard. Sauf que là, une expérimentation menée au Royaume-Uni par l’Université de Southampton et la Startup X Genera propose de renverser littéralement la table. Leur promesse est audacieuse : détecter une douzaine de cancers différents, que ce soit du poumon, du sein, de la prostate, du foie, du cerveau, de l’estomac, et tout ça à partir d’une simple prise de sang. C’est là que l’économie rencontre la technologie. On n’est plus seulement dans la médecine, on est carrément dans la gestion de la big data biologique. L’innovation repose ici sur l’intelligence artificielle qui est capable de repérer dans le sang des micro-ARN, c-à-d. des infimes fragments génétiques libérés par des tumeurs, bien avant le tout premier symptôme. Pour vous donner un parallèle, une métaphore, l’intelligence artificielle agit comme une sorte d’auditeur financier redoutable, capable de déceler une erreur de quelques centimes dans un bilan de plusieurs milliards d’euros. Autrement dit, l’intelligence artificielle repère le signal faible, celui qu’on ne voit pas à l’œil nu. L’enjeu économique de tout ça est colossal. Aujourd’hui, la moitié des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé, stade 3 ou 4. Et pour le système de santé, c’est une catastrophe, évidemment. Des traitements lourds, des arrêts de travail à rallonge et des chances de survie réduites. Donc l’équation est assez implacable. Financièrement, un dépistage préventif par l’intelligence artificielle coûte une fraction du prix d’une chimiothérapie. Au-delà de la prouesse scientifique, c’est un business model qui va muter sous nos yeux. Parce que cette technologie, évidemment, elle a un prix. En France, par exemple, des acteurs privés se positionnent déjà sur ce créneau du check-up 2.0. Ils proposent des bilans de santé ultra-complets, couplant algorithmes et analyses sanguines pour justement lever le drapeau rouge très très très en amont. Le problème c’est que le ticket d’entrée avoisine les 1000 euros, en tout cas selon les différentes offres disponibles sur le marché. Et ce n’est pas remboursé par la Sécu. Ça nous amène à une tendance de fond venue des États-Unis, c’est-à-dire la privatisation partielle de la prévention. Et donc on va voir émerger une nouvelle forme de rémunération. Aux États-Unis, et bientôt peut-être chez nous, ce dépistage de pointe ne sera payé ni par l’État, ni par le patient, mais probablement par l’employeur. C’est ce qu’on appelle la logique des perks, des avantages extralégaux aux États-Unis. Après la voiture de fonction, qu’on connaît bien en Belgique, ou l’assurance-groupe, le screening annuel par l’intelligence artificielle pourrait devenir un nouvel avantage pour attirer et fidéliser des cadres. Pour une entreprise, le calcul est rationnel, est simple : investir 1000 euros par an pour s’assurer que vos talents clefs sont en bonne santé, c’est évidemment plus rentable que de gérer une absence longue durée imprévue. La santé va donc devenir un actif de l’entreprise. Et ça, c’est une excellente nouvelle. Donc l’intelligence artificielle ne va pas seulement sauver des vies, elle va obliger les DRH et les assureurs à revoir bientôt leur tableau Excel. Amid Faljaoui nous explique que c'est --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. Pendant que l'Europe délibère, ses usines ferment

    12 FEB

    Pendant que l'Europe délibère, ses usines ferment

    Ce mercredi 11 février à Anvers, l'industrie européenne a cessé d'être polie. Plus de 1.300 entreprises ont claqué la porte de la diplomatie pour hurler une vérité qui dérange : l'Europe est en train de perdre sa guerre économique car son industrie est en train de crever. Et ce n'est pas une métaphore comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. Le monde industriel européen a perdu son sang-froid. Plus de 1.300 entreprises ont signé un texte qui ressemble moins à une lettre ouverte qu'à un constat d'échec cuisant. Patrons d'usines, syndicats et industriels s'adressent directement aux politiques européens avec un message sans détour : ils sont en train de disparaître sous leurs yeux. Les chiffres donnent effectivement le vertige. Le secteur chimique européen vient de traverser douze mois catastrophiques : une centaine de sites fermés, des dizaines de milliers d'emplois volatilisés, des dizaines de milliards de capacités de production évaporées. La principale cause de cette hémorragie ? Le coût de l'énergie. Produire en Europe coûte aujourd'hui quatre fois plus cher qu'aux États-Unis pour cette seule ligne budgétaire. Ce qui frappe dans cette mobilisation, c'est l'impatience. Pendant des années, l'industrie européenne a joué le jeu de la patience diplomatique, mais elle exige désormais des décisions immédiates, pas un énième rapport pour l'année prochaine. Cette urgence contraste avec l'art de la procrastination bureaucratique dans lequel excelle l'Europe. Il y a un an et demi, Mario Draghi rendait un diagnostic de 400 pages sans appel sur les faiblesses du continent. Depuis lors, presque rien n'a bougé. Pire, quatre indicateurs sur cinq montrent une stagnation, voire une dégradation. Dans certains cas, obtenir l'autorisation de construire une usine prend plus de temps que de la construire réellement - un détail kafkaïen qui mine la compétitivité au quotidien. Face à ce réquisitoire, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, multiplie les promesses : simplification réglementaire, baisse des charges administratives, accélération des autorisations. Elle reconnaît elle-même que le système fiscal européen est complètement délirant. Mais pendant que Bruxelles promet, Pékin et Washington agissent. La Chine développe des secteurs technologiques entiers en quelques années. Les Américains déroulent des plans industriels massifs et rapides. Le temps politique européen, fait de compromis, n'est plus synchronisé avec le temps économique mondial. Les industriels ne réclament pas du protectionnisme. Ils veulent pouvoir concourir dans des conditions normales : payer leur énergie à un prix viable, ne pas crouler sous des normes changeantes et avoir accès aux mêmes leviers que leurs concurrents chinois ou américains. La vraie question n'est plus de savoir si l'Europe doit bouger, mais si elle peut encore bouger assez vite. Car pendant les délibérations bruxelloises, les usines continuent de fermer. Et une fois qu'un savoir-faire industriel disparaît, il ne revient plus jamais. Mots-clés : salaire, militant, opposant, consultation, concertation, administration, poids lourd, frontière, électricité industrielle, taxation, assistanat, Belgique, réunion, dirigeant, réponse, divergence, Union européenne --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  7. Le pari fou de Tesla : devenir le Netflix du transport

    11 FEB

    Le pari fou de Tesla : devenir le Netflix du transport

    Et si demain, vous ne possédiez plus de voiture ? Tesla mise 20 milliards pour vous faire consommer du transport comme vous consommez Netflix aujourd'hui. Des taxis autonomes, des abonnements mensuels, de la publicité pendant vos trajets… Elon Musk veut transformer l'automobile en service technologique. Reste à savoir s'il tiendra ses promesses cette fois comme nous l'explique Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. Tesla ne veut plus seulement construire des voitures, l'entreprise d'Elon Musk veut devenir le maître de tous nos déplacements. Pour comprendre ce virage stratégique, il faut d'abord regarder vers la Chine. BYD, le géant chinois de la voiture électrique, vient de détrôner Tesla comme premier vendeur mondial. Musk a tiré la conclusion que face à la machine industrielle chinoise, il est impossible de gagner la bataille du volume parce que Tesla ne pourra probablement jamais produire plus de voitures et moins cher que les gigantesques usines chinoises. Place donc à l'intelligence artificielle ! Musk mise tout sur deux technologies révolutionnaires : le FSD, son système de conduite totalement automatisé, et le cybercab, ce futur taxi sans volant et sans pédale. Cette stratégie marque un tournant radical dans l'approche de Tesla, qui abandonne la course au volume pour se concentrer sur l'innovation technologique. Le modèle économique de Tesla change du tout au tout. Au lieu de vous vendre une voiture une fois tous les 10 ans, Tesla voudra vous vendre un abonnement mensuel à son logiciel de conduite autonome. L'idée, c'est que ça devienne un revenu récurrent pour Tesla, mois après mois. Cette transformation s'inspire directement des plateformes de streaming qui ont révolutionné l'industrie du divertissement. Une fois confortablement installé dans un robot taxi, qui roule donc tout seul, vous allez regarder votre téléphone, travailler, ou regarder des vidéos. Autrement dit, vous allez redevenir une cible publicitaire et donc Tesla pourra encaisser des revenus publicitaires, vendre du contenu et proposer même des services. Cette approche multiplie les sources de revenus potentielles pour l'entreprise américaine. Il faut quand même rester lucide. Elon Musk est un habitué des grandes promesses qui ne sont pas toujours tenues. En 2019, par exemple, il jurait qu'un million de robotaxis circuleraient à la fin de l'année 2020. Six ans plus tard, nous sommes en 2026, et toujours rien de tel sur nos routes. Cette répétition de promesses non tenues interroge sur la crédibilité du nouveau projet. Le défi est absolument colossal. D'autant que la concurrence ne l'a pas attendu. En Chine, Baidu et d'autres géants de la tech font déjà rouler des flottes importantes de taxis autonomes dans plusieurs grandes villes. Et ils ont sur le terrain plusieurs années d'avance. Pour Tesla, la transition est donc assez périlleuse. Elon Musk joue donc son va-tout. S'il gagne son pari, il transformera l'automobile pour toujours et deviendra le Netflix du transport. Et s'il échoue, Tesla risque de n'être qu'un pionnier de plus dépassé par une vague technologique qu'elle aura elle-même contribué à créer. Mots-clés : Spotify, Netflix, Apple, Google, Trump, administration, réglementation --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  8. Réforme de la TVA : le fiasco à 475 millions du gouvernement Arizona

    10 FEB

    Réforme de la TVA : le fiasco à 475 millions du gouvernement Arizona

    On visait un cheval de course, on a hérité d'un chameau !! C'est le résumé du fiasco TVA signé Bart De Wever lui-même. Et pour cause : taxer le rock plus que l'opéra ou distinguer fiscalement votre petit-déjeuner du dîner, ça ne tient pas debout ! On décrypte avec Amid Faljaoui ce naufrage à 475 millions d'euros qui oblige le gouvernement à tout reprendre à zéro. En voulant une réforme fiscale élégante, le gouvernement voulait dessiner un cheval de course mais à force de compromis mal ficelés, il a fini par accoucher d'un chameau. Cette métaphore de Bart De Wever résume cruellement le fiasco de la réforme de la TVA qui secoue aujourd'hui la coalition Arizona. L'ambition initiale était pourtant claire : trouver un demi-milliard d'euros pour boucler le budget. La N-VA défendait une solution cohérente avec l'harmonisation des taux de TVA et une légère hausse pour simplifier le système. Mais le MR a bloqué net toute mesure perçue comme une atteinte au pouvoir d'achat, forçant le gouvernement à bricoler une solution de compromis. Faute d'accord global, le gouvernement a conçu une mosaïque de mesures sectorielles pour les loisirs, l'horeca et la culture. Ce patchwork à la belge s'est rapidement transformé en casse-tête administratif aux conséquences juridiques désastreuses. Le Conseil d'État a rendu un avis au vitriol, donnant une véritable leçon de bon sens aux dirigeants politiques. Les magistrats ont dénoncé des distinctions arbitraires et discriminatoires, dépourvues de justification juridique. L'exemple le plus frappant concerne la culture : l'opéra, la danse et la musique classique conservaient un taux de TVA à 6% car qualifiés d'art supérieur nécessitant une implication active, tandis que les concerts de rock ou de pop passaient à 12% sous prétexte d'une consommation plus passive. Ce snobisme culturel ne tient la route ni sur le plan juridique, ni sur le plan moral. En cherchant à ménager tous les électorats - le MR, les Engagés, les milieux culturels et populaires - la coalition Arizona a produit un véritable monstre juridique. Chaque parti a défendu son pré carré tandis que la N-VA, consciente du désastre dès le départ, a laissé le projet se casser la figure. Résultat : 475 millions d'euros s'évaporent virtuellement du budget alors que les finances publiques sont exsangues. L'entrée en vigueur prévue le 1er mars devient illusoire et le gouvernement doit repartir de zéro, perdant du temps précieux et surtout de la crédibilité. Cette débâcle illustre parfaitement les difficultés de la coalition : gouverner c'est choisir, mais à force de ne pas vouloir choisir, l'Arizona ne gouverne plus. Elle bricole et le fait mal. Espérons que ce camouflet servira de leçon et que la prochaine version ressemblera moins à un chameau et davantage à un véritable cheval de course fiscale. Mots-clés : alimentation, alimentaire, plats à emporter, petit-déjeuner, taxe, taxation, incohérence, dispositif, surréalisme --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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