Postface – Caroline Gutmann

Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ. Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres. Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans. Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010. Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman. Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

  1. 3 DGN GELEDEN

    Gilles Paris pour son livre « L’attrape mots »

    Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Gilles Paris pour son nouveau livre « L'attrape mots » chez Heloise d'Ormesson. Et elle fera un coup de cœur sur le livre de Dominique Fabre « La jeunesse est un cœur qui bat » chez Arlea. À propos du livre : « L'attrape mots » paru aux éditions Heloise d'Ormesson Jade, adolescente rebelle, est amoureuse de Holden, le protagoniste de L'Attrape-cœurs. Grâce à lui, elle échappe à la tragique réalité de sa vie. Mais qui est-elle vraiment : une enfant blessée, une affabulatrice ? Plongée dans la fragilité de l'adolescence, L'Attrape-mots est un roman tendre, avec J.D. Salinger en guest star. Le roman s'ouvre sur l'histoire de Jade, adolescente fascinée par Holden, le personnage mythique de J. D. Salinger dans L'Attrape-cœurs. Jade lit et écrit, mais uniquement des débuts de romans qu'elle n'achève jamais. Son quotidien est rythmé par son insuffisance respiratoire, la disparition de son petit frère victime d'une leucémie et la dépression de sa mère. Heureusement, elle a son meilleur ami, Noé, qui l'entraîne à travers la ville et la fait danser sous la pluie. Jade note les " mots adultes " dans un carnet et se les répète pour les apprivoiser. La littérature lui permet de s'échapper, au point d'en oublier qui elle est ? L'histoire d'un amour fictif, à travers un roman doux et sensible sur l'adolescence et la quête de soi. Avec un ton poétique tout en délicatesse, Gilles Paris nous entraine dans un tourbillon d'émotions, et une série de récits emboités comme des poupées russes, allant du faux au vrai, du mensonge à l'apprentissage de soi. Gilles Paris est l'auteur de sept romans, dont Autobiographie d'une Courgette -- adapté en film d'animation, qui remporte, entre autres, deux César -- A u pays des kangourous, distingué par six prix littéraires et L'Été des lucioles (Héloïse d'Ormesson, 2014). Il travaille dans l'édition depuis trente ans et dirige une agence de presse. À propos du livre : « La jeunesse est un cœur qui bat » paru aux éditions Arlea Un formidable livre sur la vitalité de la jeunesse avec un regard attachant sur la banlieue (93). Sans doute est-ce d'écrire sur ces jours de classe qui me pousse la nuit à me souvenir d'eux, elles et eux sans le vouloir. Il y en a eu des centaines, peut-être des milliers. Malgré tout, il y a aussi tous ces élèves invisibles à qui on enseigne chaque année. Ils se tortillent sur leur chaise, font plus ou moins leurs devoirs, lèvent la main de temps en temps, se mettent à deux ou trois pour faire un exposé et on se rend compte qu'une d'elles tremble en tenant sa feuille. Lire Dominique Fabre, c'est plonger dans le mouvement de la vie, et dans ce livre plus particulièrement dans le monde en ébullition de la jeunesse. Celle, discrète, qui se terre au fond des salles de classe de collège ou de lycée en espérant ne jamais avoir à prendre la parole, celle, révoltée, persuadée que les profs ne comprennent rien et surtout pas eux, celle qui n'a pas le choix et gère au mieux les affaires de famille. Tous ces jeunes gens drôles, désabusés, rêveurs ou silencieux. Et c'est aussi le monde des enseignants, souvent malmenés, observateurs parfois désespérés, parfois émerveillés, mais pas que, et pas toujours, qui accompagnent ce déferlement de coeurs, de vitalité, de violence aussi, d'expériences et de passion. C'est un beau et grand livre de visages entraperçus, côtoyés, aimés. Dominique Fabre est écrivain et enseignant.

  2. 3 MRT

    Fabrice Lardreau pour « Les Fantômes de Poltava » et Elise Lépine pour « Les courants d’arrachement »

    Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit : Fabrice Lardreau pour « Les Fantômes de Poltava » chez Héliopoles, Elise Lépine pour « Les courants d’arrachement » chez Grasset. À propos du livre : « Les Fantômes de Poltava » paru aux éditions Héliopoles Pourquoi la vie de Sam Simon, juif new-yorkais, bascula-t-elle à Poltava en juin 1944 ? Enrôlé dans l'U.S. Air Force comme radio-mitrailleur, ce combattant est envoyé en Ukraine dans le cadre de l'opération Frantic. Il assiste alors, impuissant, au massacre de civils : pour qui a-t-on sacrifié ces hommes, ces femmes et ces enfants ? Comment surmonter de telles images ? Démobilisé en 1945, Sam se marie. Survient la guerre du Vietnam qui ravive ses blessures. Les conflits avec ses enfants, puis la mort de son meilleur ami font ressurgir les fantômes de Poltava. Une autre guerre le guette, intérieure celle-là. Fabrice Lardreau a rencontré cet homme, c'est une histoire vraie. Le roman d'une vie. Écrivain, éditeur et journaliste, Fabrice Lardreau est l'auteur de quinze romans et essais, dont Contretemps (Flammarion, 2004) et La Ville rousse (Julliard, 2020). Il dirige chez Arthaud la collection Versant intime. Fabrice Lardreau a rencontré cet homme, c'est une histoire vraie. Le roman d'une vie. Ecrivain, éditeur et journaliste, Fabrice Lardreau est l'auteur de quinze romans et essais, dont Contretemps (Flammarion, 2004) et La Ville rousse (Julliard, 2020). Il dirige chez Arthaud la collection Versant intime. À propos du livre : « Les courants d’arrachement » paru aux éditions Grasset Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés. » Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l’abri des regards, dans les bras de Jean, son amant. Pourquoi ce pèlerinage ? Elle vient d’apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l’attend aux côtés de son époux, François, dans l’univers calfeutré d’une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le Protectorat français. Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante pour rejoindre l’homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l’horreur de la Shoah ; l’invitation d’un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s’est refermé sur elle… Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d’un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l’aventure de sa vie, le premier roman d’Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l’héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin. Élise Lépine est journaliste au Point et à France Culture. Les Courants d’arrachement est son premier roman.

  3. 3 FEB

    Vincent Jaury pour « Archive de Berthe Bendler » paru aux éditions Grasset

    POST FACE - Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann Elle reçoit Vincent Jaury pour « Archive de Berthe Bendler » paru aux éditions Grasset. À propos du livre : « Archive de Berthe Bendler » paru aux éditions Grasset « J’aurais préféré que ce soit toi qui partes et non ton frère » : voilà les mots d’Eisik Bendler à sa fille Berthe, en 1945, lorsqu’il apprend que son fils aîné déporté dans les pays baltes a été tué par les Allemands un an plus tôt. Issue d’une famille de Juifs polonais établie en France dans les années 1930, Berthe Bendler, grand-mère paternelle de Vincent Jaury, a dû subir ce poids de la mort évitée malgré elle. De son adolescence en province à sa vieillesse à Paris, en passant par Nice durant la guerre, voici le portrait bouleversant d’une jeune femme à la jeunesse anéantie par la tragédie devenue une grand-mère viscéralement attachée à son petit-fils. Sans pathos, Vincent Jaury évoque les traumatismes de la Shoah et les ineffaçables traces qui affectent jusqu’aux descendants de ceux qui l’ont subie. Tiraillée entre l’expression de son héritage juif et l’intégration dans la société française, Berthe fait d’abord le choix de l’oubli au profit de l’assimilation, avant de renouer avec son passé douloureux. Grâce à ses souvenirs, aux récits de sa grand-mère et à des archives administratives et judiciaires inédites, Vincent Jaury construit un récit personnel et émouvant qui s’inscrit dans l’histoire générale. Comme on disait dans la poésie classique, ce livre est un tombeau, à la fois hommage, résurrection et enterrement : « Un cercueil, où l’on enferme pensées, émotions et souvenirs, pour toujours. » Berthe Bendler, vivante.

  4. 20 JAN

    Gilles Pudlowski pour « Le petit Pudlo des bistrots 2026 » et Benjamin Berline qui a collaboré au guide

    POST FACE - Emission Littéraire présentée par Caroline Gutmann Emission spéciale gastronomie avec Gilles Pudlowski pour « Le petit Pudlo des bistrots 2026 » avec Benjamin Berline qui a collaboré au guide et un coup de cœur sur le premier roman de Bartabas « Les cogne-trottoirs » chez Gallimard. À propos du livre : « Le petit Pudlo des bistrots 2026 » paru aux éditions Fayard Le Petit Pudlo des bistrots 2026 revient avec une maquette renouvelée, 262 pages comprenant des contenus inédits (lexique, petite histoire du bistrot, carte des établissements) et une sélection de 200 bistrots parisiens avec une large place accordée aux estaminets et bouchons lyonnais. En parallèle de cette parution, Gilles Pudlowski, auteur et insatiable curieux guidé par la gourmandise, a remis pour la quatrième fois les Trophées Pudlo des Bistrots 2026, en soulignant un cru qui célèbre le renouveau de l’esprit bistrot. Le palmarès 2026 a distingué en huit prix les maisons incarnant le mieux l’esprit bistrot : excellence culinaire, convivialité, tradition, créativité et esprit d’entreprise. À propos du livre : « Les cogne-trottoirs » paru aux éditions Gallimard « Ce qu’ils virent ce jour-là fut si incroyable qu’ils ne purent en rendre compte ; les enfants furent traités de menteurs et les adultes d’affabulateurs. Même l’escouade de policiers, arrivés en nombre pour dissiper l’attroupement et verbaliser les fauteurs de troubles, resta en arrêt et tomba le képi. Les regards étaient somptueux. À la fin, l’angelotte et l’âne, immobiles sur la corde, en équilibre l’un sur l’autre, vibraient en silence au même diapason. » Une jeune fille muette s’enfuit de chez son oncle après y avoir mis le feu et se réfugie dans la forêt, accompagnée de son âne. Une rencontre menant à l’autre, ils échouent à Paris, dans une troupe de saltimbanques, les Baladins du Temple. De la place Saint-Eustache à Montparnasse, sous la houlette de l’Amiral, les membres de cette joyeuse tribu de marginaux donnent des spectacles de rue, font la manche, défient l’ordre bourgeois. Renommée Cascabelle, l’adolescente va recueillir leurs confidences, découvrir la liberté et partager leurs excès, leurs rêves et leurs chagrins… Avec Les cogne-trottoirs, roman d’apprentissage mettant en scène le duo touchant d’un âne funambule et d’une môme qu’un drame a privée de parole, Bartabas signe un premier roman halluciné, lyrique et gouailleur, au style éblouissant.

Info

Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ. Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres. Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans. Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010. Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman. Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

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