À la Une de la presse, ce mercredi 18 février, la convocation, mardi, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles, qui n’est pas une première depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. Neuf interpellations en France après le meurtre du jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la convocation, hier, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La Libre Belgique, qui accuse cet ambassadeur, Bill White, de "semer la zizanie", rapporte que la polémique a été déclenchée par l'ouverture d'une enquête : trois hommes d’Anvers sont soupçonnés de pratiquer des circoncisions sans formation médicale certifiée. Cette enquête a conduit Bill White à dénoncer "un harcèlement inadmissible" de la communauté juive et à réclamer l’arrêt des poursuites. Pour le journal, l'ambassadeur américain "n'a pas seulement commis une faute diplomatique : il a franchi plusieurs lignes rouges, l'insulte, d'abord, l'ingérence, ensuite". "Exiger l'arrêt d'une enquête revient à sommer un État souverain de suspendre le cours de sa justice. C'est inacceptable", fustige le quotidien belge. Colère aussi du journal Le Soir, qui indique que Bill White a également menacé de "sanctions diplomatiques" le président des socialistes flamands, Conner Rousseau, qui avait eu l’audace de poster une vidéo sur les réseaux sociaux dénonçant les interventions de l’ICE, les services d’immigration américains, et faisant un parallèle avec la montée du nazisme. Bill White se comporte "en agent infiltré de Trump et de la sphère Maga" : Le Soir critique "une confusion des genres" ne relevant pas, selon lui de la "maladresse du débutant" – Bill White est entré en fonction en novembre — mais d’une volonté délibérée, "son homologue à Paris, Charles Kushner, ayant lui aussi fustigé les insuffisances supposées de la France dans la lutte contre l’antisémitisme". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles n’est en effet pas une première. The Wall Street Journal relève que "les ambassadeurs américains en France mais aussi en Pologne ont également eu des différends avec les pays dans lesquels ils sont en poste, ce qui leur a valu des réprimandes de Paris et de Varsovie". "Au cours de l'année écoulée, l'Administration Trump a eu recours à une diplomatie non conventionnelle, à la diplomatie de la canonnière et, dans les crises les plus sensibles, à une diplomatie sans diplomates", constate The New York Times, qui souligne le rôle crucial de Steve Witkoff, ami de Trump venu de l’immobilier et de Jared Kushner, le gendre de Trump et fils de Charles Kushner, condamné notamment pour fraude fiscale aux États-Unis, et donc actuel ambassadeur américain à Paris. Les deux hommes sont au cœur des discussions sur l’Iran et l’Ukraine, mais aussi Gaza. C’est dans ce contexte de grand chamboule-tout diplomatique que Brent Bozell, le nouvel ambassadeur américain, vient d’arriver en Afrique du Sud "sur fond de tensions entre Pretoria et Washington". Le Monde rappelle que les relations entre les deux pays "sont au plus bas" depuis le retour de Trump, qui reproche au gouvernement sud-africain une prétendue "persécution" des Afrikaners, les descendants des colons européens, et sa plainte pour "génocide" devant la Cour internationale de justice contre Israël pour sa guerre à Gaza. Neuf interpellations après la mort de Quentin Deranque En France, neuf personnes ont été interpellées, mardi, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant d’extrême-droite Quentin Deranque. Le Figaro annonce que "l’étau se resserre sur LFI et la Jeune Garde", groupuscule antifasciste auquel appartient l’un des interpellés, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Le journal somme le patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de "s’expliquer". Le journal L’Opinion critique, lui, "le silence coupable de la gauche sur LFI" – d’où le dessin de Kak, où Jean-Luc Mélenchon explique à Olivier Faure qu’il ne peut pas "trop condamner les antifas" parce qu’il a "besoin d’eux", et le patron des socialistes lui répond : "Comme nous avec vous". "L’enquête progresse, le débat politique régresse" : Mediapart regrette que LFI soit "jugée coupable sans autre forme de procès". Le Monde a enquêté sur le parcours de la victime, Quentin Deranque. Le journal décrit "un étudiant traditionaliste", "au croisement de plusieurs chapelles de l’extrême-droite radicale". Un jeune homme "en pleine recherche identitaire", paroissien "assidu" d’une église traditionnaliste de Lyon, après s’être converti "il y a quelques années". Le regain d’intérêt des Français, en particulier des plus jeunes, pour le catholicisme, sur lequel revient le journal La Croix. D’après le quotidien catholique, "plusieurs signaux faibles, liés aux réseaux sociaux ou aux sorties culturelles", laissent penser à un "réveil catholique". Une spécialiste des tendances de société décrypte : "On sent une volonté des jeunes d’avoir une religion qui se voit, qui se montre, comme la croix sur le front du mercredi des Cendres. Il y a chez eux un côté 'équipe de foot'. Comme on soutiendrait l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain, il y a la 'team Carême', la 'team Ramadan', la 'team Kippour'". Marcel Proust a la côte Personnellement, je le confesse, je suis de la "team Marcel Proust" – et je ne suis visiblement pas la seule. La Croix, toujours, rapporte qu’une souscription publique lancée par la Bibliothèque nationale de France pour acquérir des archives de l’écrivain Marcel Proust rencontre un "grand succès" : 525 000 euros déjà récoltés. Une mobilisation qui témoigne de "l’attachement" à cette immense figure du patrimoine français, d’après La Croix, qui évoque aussi, pour les amoureux de Proust, une "reconnaissance de dette" : "Voici ma modeste participation, écrit un donateur, en remerciement du bonheur que m’ont donné les lectures de la Recherche (du temps perdu, NDLR) depuis plus d’un demi-siècle". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.