Eglise Clé

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Des gens ouverts à Son amour extraordinaire

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  1. 10/16/2022

    Être sel et lumière

    "Conserver la saveur d’un vrai disciple pour éclairer le monde et faire croître l’église" Introduction Il y a quelque temps, un ami était passé à la maison en fin de matinée. A midi, comme nous discutions encore, je lui ai proposé de manger avec moi. Mais ma femme n’était pas là, et moi, je ne sais pas du tout cuisinier... Alors j’ai improvisé un repas à base des restes de la veille et de steaks hachés décongelés, ce qui est le summum de ce que je sais faire ! Mais ce n’était vraiment pas salé : mon ami me demande du sel. Il sale... goûte... re-sale... re-goûte... re-re-sale, re-re-goûte. En réalité, je m’étais trompé, je ne lui avais pas passé le sel, mais le bicarbonate de soude ! C’est très bon pour la digestion, mais ça ne sale qu’à peine. Mon ami voulait saler, parce qu’un plat sans sel, c’est fade... Et ce matin, en continuant ces textes sur le “Sermon sur la montagne”, nous arrivons à ce passage où Jésus veut nous interpeller : Matthieu 5.13 : Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Et la question qui se pose, en lisant ce texte : est-ce que parfois nous sommes davantage “bicarbonate de soude” ? Le bicarbonate, ça sale un peu, mais à peine. Est-ce cela que nous sommes quand nous parlons aux gens qui ne connaissent pas notre foi, fades... mais “digestes”, ça ne choque personne, mais ça n’interpelle personne. Sel de la terre Je voudrais commencer par souligner une chose : Jésus ne nous demande pas d’être le sel de la terre, il ne nous commande pas de l’être : il le déclare simplement, comme un fait. Cela veut dire qu’il n’y a pas d’autres personnes qui peuvent amener la saveur que nous devons amener à la terre. Nous sommes le sel de la terre, et notre saveur devrait impacter le monde... Cela semble un peu prétentieux, mais qu’est-ce que cette saveur dont Jésus parle ? Si nous posions la question à quelqu’un qui ne connaît ni Jésus, ni la Bible, en lui demandant : “Qu’est-ce que la saveur que peut avoir une personne”, il répondrait quelque chose comme : “C’est son originalité, ou son humour, ou ses talents particuliers, le fait qu’il soit branché, qu’il ait de la conversation, le fait qu’on ne s’ennuie pas avec lui, je prends du plaisir à passer du temps avec lui...” Et si c’était cela, nous pourrions sembler prétentieux de penser que nous sommes la saveur du monde ! Bien entendu, ce n’est pas cela, la saveur dont parle Jésus. “Sel”, en grec, c’est “halas”, ce qui signifie bien sûr “le sel”, mais également “sagesse et grâce, exprimées dans des paroles”. Être sel de la terre, c’est exprimer la sagesse et la grâce de Dieu. Et pour le mot “saveur” : en grec, il n’y a pas un mot utilisé ici pour “saveur”, et un mot pour dire “perdre”. Mais le grec biblique possède un mot dont le sens est à lui tout seul, “perdre la saveur”. Ce mot, c’est “moraino”. Ce terme peut également prendre d’autres significations, comme “devenir fou”, ou encore “être convaincu de folie”. Ce qui veut dire que cette phrase de Jésus qui dit : “Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-on ?” pourrait également être traduite ainsi : “Vous êtes la sagesse et la grâce de Dieu pour le monde. Mais si vous devenez fou, ou si vous êtes convaincu de folie, comment allez-vous pouvoir être la sagesse pour le monde ?” Personne ne se sent fou, bien sûr ! Mais qu’est-ce qu’être fou, selon la Bible ? Romains 1.22 : Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous (...) Dieu les a livrés à l'impureté, selon les convoitises de leurs coeurs (...) ils qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur (...) ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu (...) ils sont remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde. (...) Et non seulement ils font ces choses, mais encore ils approuvent ceux qui les font. La folie, c’est que les hommes ont préféré jouir de la création, plutôt que de se tourner vers le Créateur. Ils ont voulu avoir toutes sortes de plaisirs, plutôt que de chercher à connaître Dieu. Je voudrais déjà nous interpeller : Qu’est-ce que nous désirons le plus pour nos vies ? Est-ce que ce sont les choses du royaume de Dieu, ou bien ce sont nos propres désirs, nos propres intérêts, des choses que nous convoitons ? Est-ce que pour nous, jouir de la création, avoir un confort de vie, une vie agréable, passe avant de se tourner vers le Créateur et de chercher à le connaître ? Parce que ces choses, c’est ce que Dieu appelle folie, et cette folie, c’est la sagesse du monde. Ce que Jésus nous dit, c’est : “Si vous qui croyez, vous agissez en réalité avec la sagesse du monde, vous perdez votre saveur, c’est comme si la folie de ce monde s’emparait de vous.” La Bible nous met en garde, et nous avertit, dans 2 Timothée 3.1-4 : ...dans les derniers temps, l’iniquité sera accrue [ c’est-à-dire que le mal se répandra ], les hommes seront égoïstes, [ ils penseront d’abord à leur intérêt propre plutôt qu’à celui des autres, mais bien sûr, ce n’est pas notre cas ;-) ], amis de l’argent [ cherchant à gagner toujours plus pour acquérir des biens pour eux-mêmes plutôt que de se préoccuper du Royaume de Dieu, ce n’est pas nous ;-) ], ils seront fanfarons, [ par exemple aimant poster sur les réseaux sociaux les photos de leur meilleur profil et tout ce qui les met en valeur au regard des autres ], ils seront hautains, [ se considérant aux dessus des autres au lieu de considérer les autres comme supérieurs à eux-mêmes par humilité ], rebelles à leurs parents [ et à toute autorité et ne se soumettant pas à l’autorité de la Parole de Dieu ], aimant le plaisir plus que Dieu. L’amour du plus grand nombre se refroidira, au point que si le Seigneur n’abrégeait pas ces jours, même les élus ne seraient pas sauvés...” Et justement, nous approchons de ce que la Bible appelle “les derniers temps”. C’est pourquoi il nous faut veiller, justement, à ne perdre notre saveur ! La saveur de Dieu Parce que cette saveur, c’est incarner la sagesse de Dieu. Si nous sommes chrétiens, si nous avons vécu l’expérience du baptême du Saint-Esprit, si Christ est véritablement en nous, alors nous incarnons cette sagesse de Dieu, naturellement. Et les personnes avec qui nous parlons devraient ressentir cela. Exemple de Jésus sur le chemin d’Emmaüs : Après sa résurrection, il rejoint deux de ses disciples qui se rendent à Emmaüs, mais ils ne le reconnaissent pas. Jésus leur parle, et quand il leur parle, leur cœur est comme brûlant au-dedans d’eux. C’est cela que nous devrions être pour les personnes ! Luc 24.32 : Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? Or, Christ vit en nous ! Quand nous sommes avec des personnes qui ne le connaissent pas, si Christ est en nous, leur cœur également devrait être touché ! Exemple du témoignage des personnes qui partagent leur foi et ont leur cœur en feu Mais ce n’est pas toujours le cas. Nous ne sommes souvent nous-mêmes pas assez en relation avec Jésus. Et comment incarner Jésus, si nous ne le connaissons peu, ou si ne le connaissons que théoriquement, ou ne passons que peu de temps avec lui ? Témoignage personnel des 2 semaines de formation de cet été, où le ressenti de la présence de Dieu était intense. Présence qui se dissipe quand nous “attristons le Saint-Esprit”. Qu’est-ce qu’attrister le Saint-Esprit ? Ce n’est pas simplement commettre un péché énorme, mais juste avoir une pensée inappropriée l’attriste, se laisser prendre par les soucis de la vie. Il nous faut être en permanence avec lui, veiller sur nos pensées ! Si nous le connaissons vraiment, nous pouvons avoir cette saveur qui vient de Lui. Si nous sommes ce sel qui a cette saveur, c’est fantastique, car le monde a besoin de cela. Mais est-ce suffisant ? Il ne suffit pas d’avoir cette saveur, mais encore faut-il que les gens le sachent ! Lumière du monde C’est pour cela que Jésus poursuit son discours en disant : Matthieu 5.14 : Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; 15 et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. C'est une bonne nouvelle, cela paraît fantastique : après qu’il nous ait dit que nous étions le sel de la terre, il nous dit que nous sommes la lumière du monde ! Et à l’inverse des stars du monde, qui brillent et cherchent à être mises en valeur, qui aiment être sous le feu des projecteurs, nous sommes “des stars” dont la lumière doit éclairer les autres, doit éclairer le monde : c’est notre but, c’est notre appel. Qu’est-ce que cette lumière et d’où vient-elle ? Lisons dans Jean 1, qui parle de Jésus, qui est la Parole incarnée : Jean 1.1 : Au commencement était la Parole (Jésus), (...) et la Parole était Dieu. (...) En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. (...)

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