Des livres pour changer de vie

Olivier Roland

Une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie.

  1. 01/01/2015

    Comment AVOIR l’état d’esprit d’un entrepreneur et qu’est-ce que ça APPORTE ?

    J'ai récemment eu le plaisir d'interviewer Attila Pongor, un entrepreneur Hongrois connaissant une réussite exceptionnelle dans son pays et parlant très bien français, pour qu'il réponde à la question suivante : Comment AVOIR l'état d'esprit d'un entrepreneur et qu'est-ce que ça APPORTE concrètement ? Voici sa réponse que vous pouvez consulter en vidéo, en MP3 pendant que vous faites autre chose, genre prendre la voiture, le métro ou un poney, et au format texte pour ceux qui adorent lire :) : https://www.youtube.com/watch?v=1zTnF3ZK4Ag&list=PLlNaq4hbeacS3UztC215k0kXWB2Bhi4vW Faites un clic droit puis cliquez sur "enregistrez sous" ici pour télécharger le MP3 de cette interview Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Donc, je me trouve actuellement à Scottsdale en Arizona et je suis avec Attila. Bonjour Attila. Attila : Bonjour. Olivier Roland : Salut. Donc, Attila, comme ça ne s’entend pas parce qu’il vient de dire un bonjour parfaitement en français avec un tout petit accent. Et bien, Attila est Hongrois. Donc, à Hongrie, tu es une sorte de super entrepreneur c'est-à-dire que tu apprends aux Hongrois à créer leur entreprise, à faire en sorte que l’entreprise décolle, à vendre mieux en ligne. Et tu vends notamment des livres que tu fais traduire de l’anglais. Attila : Oui. Olivier Roland : Et des formations que tu crées sur Internet. Attila : Tout à fait. Olivier Roland : Et donc, on a déjà eu l’occasion d’échanger pas mal. Et bien, je me suis dit que ce serait intéressant justement de faire une interview pour avoir un petit peu ton avis, ton point de vue sur comment on peut avoir un esprit d’entrepreneur et qu’est-ce que ça apporte concrètement ? Est-ce que c’est vraiment indispensable pour réussir ? Attila : Oui. Alors, je suis tellement content que je vais parler français parce que dans les quelques dernières années, j’utilise mon anglais. J’ai fait mes études en France, des études supérieures. Et vraiment, c’est un grand plaisir d’être là. Quand j’ai fait mes études en France, tout le monde se moquait de moi parce que comme mon nom est « Attila »… Olivier Roland : C’est vrai que… Attila : On me disait tout le temps « là où Attila passe, l’herbe ne repousse pas. » J’en avais ras-le-bol à l’époque. Maintenant, ça va. C’est vrai qu’Attila c’est un prénom assez fréquent en Hongrie et pas en France. Bon, en ce qui concerne l’entrepreneuriat, pour moi, c’est un amour parce que quand j’ai fait mes études en France et après quand je suis retourné à Hongrie, j’ai commencé à travailler comme cadre, employé, ce que j’ai bien aimé à l’époque. Ça fait déjà presque 25 ans. J’avais vraiment des missions très importantes. J’ai beaucoup voyagé en Europe. J’ai bien aimé. Simplement, un jour, je travaillais en me disant que : Oh, oh, mais je travaille pour quelqu’un d’autre ! Et si je prends le poste de mon patron, je serai un patron. C’est bon, super ! Mais je serai aussi stressé que je suis maintenant, même plus stressé qu’assez parce que j’aurai plus de responsabilités, etc. Et je n’avais à l’époque aucune idée de comment lancer une entreprise, aucune vraiment. Mes parents étaient super sympas, vraiment je suis tellement reconnaissant à mes parents. Simplement, ils étaient employés/cadres. Et chez nous à la maison, autour de la table au dîner, au déjeuner, on n’a pas parlé sur le compta et les fiscs et l’investissement, le retour sur investissement, etc. Tous ces mots, toutes ces expressions, je les ai appris au fur et à mesure. Olivier Roland : Mais en dehors de ton cercle familial et d’amis, qui eux, ne connaissaient pas. Attila : Absolument. Tout à fait. Olivier Roland : Alors, ça, c’est vraiment quelque chose qui est assez fréquent. Bon, vous pouvez avoir la chance de naître dans une famille d’entrepreneur. Mais pour beaucoup d’entre nous, ce n’est pas le cas. Attila : Moi, pas du tout. Vraiment pas du tout. Et même mes amis à l’école même à Hongrie et en France sont tellement sympas, je les adore simplement. Olivier Roland : Mais ils ne sont pas entrepreneurs. Attila : Il y avait très peu. Peut-être en France, il y en avait plus. Olivier Roland : Ah oui. Attila : Voilà, j’ai fait l’école supérieure de commerce d'Angers. Là, il y en avait pas mal. Mais c’est rare. C’était rare. Ça faisait 25 ans. Mais une des leçons les plus importantes que j’ai appris, c’est que pour avoir entrepreneur, pour devenir entrepreneur, malheureusement ou pas, il faut changer d’amis. Il faut changer de personnes avec qui on passe du temps. Et c’était douloureux au début. Olivier Roland : Oui, tu l’as fait consciemment ?ou inconsciemment ? Attila : Non, dès le début, ce n’était pas vraiment consciemment. Simplement, je n’ai pas aimé passer du temps avec eux. Olivier Roland : D’accord. Attila : Parce qu’ils vivaient tout le temps dans le passé. Et moi, j’étais quelqu’un qui voulait penser au futur, qui avait des projets, qui avait des rêves. Et eux disaient : "tu te souviens à l’école, on a bien bouffé, on a picolé." Oui, Ok mais, on a rigolé je ne sais pas combien de fois là-dessus. Maintenant, je fais quelque chose de plus important, j'ai un projet, un challenge. Olivier Roland : Ok. Attila : Bon, c’est la première chose. La deuxième que j’ai appris c’est que pour apprendre l’entrepreneuriat, on ne peut pas l'étudier à l'école. Olivier Roland : D’accord. Mais, est-ce que ça s’apprend quand même ? Attila : Bien sûr que ça s’apprend. Dans mon cas, j’ai appris. Mais j'ai fait beaucoup de fautes, j’ai payé des prix… ouf énormes. Je ne sais pas, je peux te dire une dizaine ou une centaine de milliers d’euros. Olivier Roland : Donc, voilà. Tu étais jeune. Et tu en avais marre d’être salarié. Tu ne voulais pas être comme ton patron parce que tu voyais qu’il était trop stressé, qu’il avait des responsabilités. Et tu as commencé à fréquenter des personnes qui étaient des entrepreneurs. Attila : Voilà, j’ai pris un chemin un peu différent. Sans avoir aucune idée de comment lancer une entreprise, j’ai créé une entreprise. Olivier Roland : Qu’est-ce que tu vendais ? Attila : J’ai vendu des formations, et des stages de formation en vente et management, etc. parce que je suis tellement commercial. Mon approche, c’était très commercial. Dans ce cas, c’était très facile d’avoir des clients. J’ai même reçu de l’argent. J’ai envoyé des factures, ils m’ont payé. Super ! La seule chose est que je n’avais pas d’informations et connaissances à l’époque, sur comment gérer l’argent. Olivier Roland : Ok. Attila : J’ai gagné beaucoup d’argent. Olivier Roland : Et tu n’as pas bien géré. Attila : Absolument pas parce que dans mon esprit dans mon cerveau, comment dirais-je, il n’y avait pas de différence entre la poche de l’entreprise et ma poche personnelle. Je ne sais pas si c’est la même chose en France. Olivier Roland : On peut avoir ce risque-là, surtout si tu es une entreprise qui ne sépare pas tes deux patrimoines. Oui. Attila : Tout à fait parce que j’étais la seule personne qui travaillait. Et là vraiment, à la fin de la première année, mon compta disait : écoute, il y a des problèmes. Et là, j’ai commencé à apprendre que la comptabilité et le fisc et tout ça sont aussi importants. Mois par mois, une année par l’autre, j’ai appris une petite information par ci, une petite information par là. Et cela, non seulement pour la compta, mais aussi le marketing, les ressources humaines et plein d'autres choses. Toutes ces choses comme dans une grosse société internationale ou même nationale avec des milliers de personnes. Tu as des départements ressources humaines. Tu as des départements marketing, compta, et tout ça. Dans ma petite entreprise, ma petite boîte, moi, j’étais la seule personne. Je gérais tout. Olivier Roland : Comme beaucoup de petits entrepreneurs. Attila : Et une année par l’autre, j’ai appris ça. J’ai commis des fautes comme ça. Et après, j’ai réparé. Ça fait déjà 16 ans. Olivier Roland : 16 ans que tu es entrepreneur ? Attila : Oui. Olivier Roland : Là donc, tu as une petite affaire qui tourne bien. Attila : Oui. Olivier Roland : Petite, quand je dis petite c’est… Attila : Oui, elle tourne pas mal… Et maintenant, je fais aussi des fautes. J’ai fait bêtises, franchement, mais j’essaie de ne pas faire les mêmes bêtises que j’ai faites l’année passée parce que c’est le seul moyen de mon apprentissage. Olivier Roland : Alors, comment tu définirais l’état d’esprit d’entrepreneur ? Attila : Il y a plusieurs critères pour le définir : avoir accepté la responsabilité pour soi-même, que tout dépend de moi. Ce n’est pas la faute de l’Etat, ni du gouvernement, ni de mes parents, ni de mon partenaire. Tout dépend de moi. Du coup je m’entraîne tellement que je peux devenir un entrepreneur avec une grande réussite. Olivier Roland : Tu t’entraînes, tu veux dire, tu penses ? Attila : Oui, tout à fait. Mes pensées sont tellement positives. Olivier Roland : Tu sais que c’est possible. Attila : C’est possible. Et même alors que je viens du monde des employés. C’est très difficile de changer. Moi, j’ai encore des paradigmes focalisés sur la rareté. Olivier Roland : Oui, tu veux dire que voilà, ça s’oppose à l’état d’esprit d’abondance où on se dit finalement, il y a de la place pour tout le monde. Attila : Oui, juste le contr

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  2. 10/17/2014

    Comment quitter la Sécurité Sociale, mode d’emploi

    J’ai récemment eu le plaisir de lire le passionnant livre Je quitte la sécu de Laurent C. qui raconte son combat pour quitter le régime obligatoire de la sécurité sociale française et prendre une assurance maladie privée et gérer les coûts, y compris le ticket modérateur. Il s’inscrit dans le combat des associations Liberté Sociale  et le Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale (MPLS) qui estiment que depuis que la France a transposé dans son droit interne une directive de l’Union Européenne, il est légal de quitter la sécu et que cela a de multiples avantages, notamment : Réduction drastique des cotisations d’assurance maladie (il n’est pas rare de voir des personnes qui paient 10 fois moins cher leur assurance privée que ce que leur coûtait la sécu) Remboursement à 150% du tarif de la sécu, qui élimine la nécessité de devoir prendre une mutuelle Tarif bloqué à vie en fonction de votre âge à l’entrée dans l’assurance maladie privée, donc une cotisation qui n’est plus liée à votre niveau de revenus mais à votre niveau de risque santé et à l’ancienneté de votre adhésion à l’assurance, ce qui est particulièrement avantageux pour les travailleurs indépendants. Cela permet également de mieux contrôler ses dépenses de santé, en limitant les coûts cachés comme les ticket modérateur qui sont souvent une source de stress financier. Mais qu’en est-il de la solidarité ? La sécu n’est-elle pas indispensable pour protéger les plus pauvres et leur permettre d’avoir accès aux meilleurs soins, tout en prenant en compte les dépenses de santé liées aux soins médicaux ? Et qu’en est-il des ticket modérateur, qui peuvent peser lourd sur les budgets des plus modestes ? Et est-il si facile de quitter la sécu ? Et est-ce même légal, surtout pour les travailleurs indépendants qui ont des situations parfois plus complexes ? A quels combats doit-on s’attendre avec l’administration ? C’est pour répondre à ces questions que je suis allé rencontrer Laurent C., qui répond à toutes ces questions et bien plus. L’interview est assez longue, donc vous pouvez la regarder en vidéo mais aussi la télécharger au format MP3 en cliquant ici pour l’écouter tranquillement quand vous serez dans les transports ou que vous ferez votre sport ou la vaisselle :) Comment gérer votre ticket modérateur ? Ou vous pouvez lire la transcription ci-dessous. https://youtu.be/RksNRWaNpPc Acheter “Je quitte la Sécu - Partie 1 : un parcours du combattant" sur Amazon : Lire plus de commentaires sur "Je quitte la sécu, partie 1" sur Amazon Acheter “Je quitte la Sécu - Partie 2 : pourquoi c'est possible" sur Amazon : Lire plus de commentaires sur "Je quitte la sécu, partie 2" sur Amazon Ressources : Le blog "Je quitte la sécu", dans lequel Laurent raconte son parcours du combattant et qui a servi de base au livre Ses articles sur Contrepoints Mouvement pour la liberté de la protection sociale Transcription texte (littérale) de la vidéo : Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland, bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Bonjour Laurent. Laurent : Bonjour. Olivier Roland : Laurent, vous êtes l’auteur du livre « Je quitte la sécu »… et non pas « J’arrête la sécu » ! ;) Laurent : Exactement. J’ai arrêté aussi la sécu, c’était mauvais pour ma santé. Olivier Roland : Et donc, deux livres qui sont sortis sur le Kindle pour l’instant. On attend la sortie papier incessamment, d’ici à la fin de l’année. Donc, deux livres que j’ai dévorés et c’est pour ça que j’ai tenu à vous interviewer aujourd’hui parce que chers lecteurs figurez-vous qu’il y a tout un mouvement d’entrepreneurs. Notamment des travailleurs indépendants, qui en ont marre de payer ce qu’ils estiment des cotisations trop importantes pour un service qui n’est pas derrière satisfaisant, et qui s’appuient sur une directive européenne – on va en parler – pour essayer de quitter légalement la sécu et ainsi réduire leurs dépenses de santé. Mais comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas facile tous les jours. Donc, on va parler de ça. Mais d’abord, est-ce que vous pouvez vous présenter rapidement. Donc, vous êtes entrepreneur ? Laurent : Oui. Donc, j’ai 47 ans. Je suis marié. J’ai cinq enfants. Je suis entrepreneur dans le domaine de la technologie de l’information, dans le conseil. J’ai monté une première société dans les années 95 qui est montée à 100 personnes. Là, je suis à ma deuxième société, nous sommes 20 personnes. Et la démarche que je fais actuellement est une démarche purement personnelle qui n’impacte pas ma société parce qu’en fait, je suis consultant et je travaille pour ma propre société. Donc, je quitte la sécu à titre personnel, ma société et mes collaborateurs n’ayant rien à voir avec cette démarche, notamment en ce qui concerne les dépenses de santé, et cela n’affecte en rien le ticket modérateur que mes collaborateurs pourraient rencontrer. De plus, cette décision n’a aucun impact sur les travailleurs indépendants qui collaborent avec ma société.. Olivier Roland : D’accord. Donc vous êtes entrepreneur déjà depuis un certain temps. Et donc, vous avez décidé de quitter la sécu. Laurent : Exactement. Oui. Olivier Roland : Vous avez lancé un blog sur le sujet. Laurent : Oui, tout à fait. Alors, en fait cette démarche de quitter la sécu… Quand on achète quelque chose sur Internet, aujourd’hui, on va voir les témoignages, on va voir les avis des acheteurs. Là sur TripAdvisor par exemple, ou sur Amazon, on a les avis. Et quand j’ai cherché à quitter la sécu, je me suis dit : « tiens, je vais chercher des avis, je vais chercher des témoignages ». Et je n’ai rien trouvé. Mais strictement rien. Donc, je me suis dit : « ben, je vais le faire quand même. Je vais quitter la sécu et je vais témoigner. Je vais raconter au jour le jour ce qui se passe, notamment en ce qui concerne le ticket modérateur et la gestion des dépenses de santé. Ça servira aux autres, soit à le faire si ça les intéresse, soit à ne pas le faire si ça leur fait peur » Donc, ça a commencé comme ça avec le blog. Ensuite, il y a le site d’information Contrepoints qui a relayé mes articles et qui continue à le relayer avec une publication toutes les deux ou trois semaines d’un article. On en est à l’épisode 31 maintenant sur Contrepoints qui donne beaucoup d’audiences. D’ailleurs, la meilleure audience de Contrepoints. Le premier article a fait 100 000 vues à ce jour. Olivier Roland : Quand même. Laurent : L’épisode 1 a 100 000 vues. Et l’ensemble des épisodes, on en est à un demi-million de vues. C’est la meilleure stat sur Contrepoints aujourd’hui. Olivier Roland : Contrepoints est un journal en ligne, en fait, qui est plutôt libertarien. Laurent : Tout à fait. Olivier Roland : Et qui donc est lu par pas mal d’entrepreneurs. Et donc c’est un sujet qui intéresse beaucoup les entrepreneurs. Laurent : Exactement. Olivier Roland : Un demi-million de vues quand même, ce n’est pas mal. Laurent : Et sur mon propre blog aujourd’hui, on en est à 280 000 vues, aujourd’hui. Olivier Roland : Ouais, donc en tout, ça fait près du million de vues. Plus le livre qui se diffuse. D’accord. Alors, pourquoi quitter la sécu et est-ce c’est vraiment légal en France aujourd’hui ? Laurent : D’accord. Alors, un, le pourquoi ? Le déclencheur a été… Alors j’avais ça en tête depuis vraiment longtemps. Je savais que c’était possible depuis 2001. Même en 1992. En 1992 il y a eu donc les premières directives européennes des libéralisations du marché de l’assurance maladie et de l’assurance retraite et la transcription en 2001 de cette directive dans la loi française. Donc, j’avais suivi un peu ces épisodes. Mais bon, à la limite, j’étais content jusqu’à présent du ratio coût/service que me rendait la sécurité sociale, notamment en ce qui concerne le ticket modérateur et les dépenses de santé. Fin 2012, il y a un ensemble d’annonces de hausse de cotisation dont pas mal de Français ont subi et subissent encore maintenant le contrecoup. Chacun aura pu apprécier son troisième tiers cette année, par exemple. Mais dès 2012, il a été annoncé donc des hausses à la fois sur la partie impôt sur le revenu et à la fois sur la partie cotisation sociale, sur les deux, impactant en particulier les travailleurs indépendants. Et pour les travailleurs indépendants ou les commerçants, les artisans, c’est la double peine c’est-à-dire qu’ils ont leur cotisation sociale qui augmente. Derrière, le bénéfice retombe sur l’impôt sur le revenu directement. Ce n’est pas l’impôt sur société, ils sont indépendants. Donc, ils ont une première couche au niveau de la cotisation sociale sur leur revenu, une deuxième couche sur l’impôt sur le revenu, ce qui augmente également leurs dépenses de santé, en partie liées aux ticket modérateur. Quand j’ai fait mes calculs, fin 2012, sur la projection de hausse qui était annoncée avec des papiers que j’ai reçus du RSI, de l’URSSAF ou des impôts qui me disaient : « voilà comment ça va augmenter », j’ai fait ma prévision de calcul sur les deux ans suivants, donc 2012-2014 : l’ensemble de mes impôts sur le revenu allaient être augmentés de plus de 65 %. Olivier Roland : Waouh ! Laurent : Ce qui est énorme, c’est à ISO revenu. C’est-à-dire que, à ISO chiffres d’affaires, sans faire dessus d’heures supplémentaires, j’allais payer 65 % de plus de cotisation, de taxe et d’impôt sur ces revenus. Alors, je ne parle même pas

    48 min
  3. 03/13/2014

    Comment Gauthier Toulemonde a géré son entreprise pendant 40 jours depuis une île déserte

    Vous pouvez aussi télécharger la version audio MP3 en cliquant ici Pour aller plus loin : Le site web sur lequel Gauthier raconte son aventure : Web Robinson Sa page Facebook Transcription texte (littérale) de la vidéo : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de « Des livres pour changer de vie ». Je suis actuellement avec Gauthier Toulemonde. Bonjour Gauthier. Gauthier Toulemonde : Bonjour. Olivier Roland : Alors Gauthier a fait récemment une aventure intéressante. Vous avez insisté sur le fait que ce n’est pas un exploit, tout le monde peut le faire. Gauthier Toulemonde : Ce n’est pas du Koh-Lanta, surtout pas. Olivier Roland : Voilà. Je vous présente. Vous êtes entrepreneur, vous êtes chef d’entreprise, vous avez une maison d’édition en fait. Vous faites des magazines, un sur les timbres et un autre sur l’immobilier, le droit dans l’immobilier. Donc là, on se trouve d’ailleurs dans votre bureau près de Lille, avec des livres qui sont assez anciens sur les timbres postes. Et vous avez décidé de partir dans une île déserte avec un ordinateur, des panneaux solaires, une connexion satellite et de gérer votre entreprise à distance pendant 40 jours. Gauthier Toulemonde : C’est exactement ça. En fait, l’idée m’est venue lorsque j’ai rejoint Jean-Louis Étienne à Clipperton, c’était en 2005. Il y avait des scientifiques qui étaient là, et je m’étais aperçu qu’ils travaillaient avec des panneaux solaires, une éolienne et qu’ils étaient en totale autarcie. Donc, ça m’a assez bluffé et mon rêve d’enfant qui était de partir sur une île déserte, tout d’un coup, a commencé à germer. Je me suis dit qu’en fait, c’était possible d’être sur une île déserte, travailler en autarcie. Et après, il y avait un petit peu de temps. Donc, j’ai participé au tour du monde du PlanetSolar, donc le bateau solaire qui a fait le tour du monde sans consommer d’énergie autre que le soleil. Et donc, c’était durant l’étape entre Miami et Cancún, et là encore une fois, j’étais bluffé de voir que le solaire, ça fonctionnait très bien, que les nouvelles technologies, c’était parfait. Et donc là, je me suis dit : « Il faut vraiment y aller, c’est possible ». Et en décembre 2012, j’étais à Gare Saint-Lazare. Il y a énormément de personnes, c’était un flot humain. C’était décembre. C’étaient les gens qui étaient avec des cadeaux, etc. Ils avaient tous l’air extrêmement triste, oppressé, et j’ai trouvé ça absolument redoutable. Olivier Roland : Oui. Gauthier Toulemonde : Ça m'a fait penser au film « L’œuf du serpent ». On voyait des gens qui ont l’air très triste, les images en noir et blanc qui sont terrifiantes. Et j’ai pensé à ça et je me suis dit : c’est quand même absurde. La plupart de ces gens-là qui travaillent dans les services pourraient peut-être travailler un petit peu à distance de chez eux. Ce serait possible. Et donc, je me suis dit : OK, on va faire une opération un peu spectaculaire, et c’est comme ça qu’est né Web Robinson. Lorsque j’ai pris le métro, je me suis dit : ce serait Web Robinson. Je me souviens, c’était entre Pigalle et Lamarck-Caulaincourt et voilà. C’est né comme ça. Olivier Roland : C’est là où vous avez eu l’idée du titre ? Le nom de l’aventure, du site web ? Gauthier Toulemonde : C’est là où j’ai eu l’idée du titre, où me sont revenus le bruit des oiseaux, des chants d’oiseaux à Clipperton, le bruit du ressac et tout ça. Olivier Roland : Juste Clipperton, parce que je ne pense pas que tout le monde connaît, c’est une petite île française. Gauthier Toulemonde : Alors c’est un petit îlot de terre française qui flotte en plein milieu du Pacifique, il n’y a rien autour et elle n'est peuplée que d’oiseaux et de crabes. Olivier Roland : Et c’est à peu près à 2 000 kilomètres à l’ouest du Mexique, si je me rappelle bien ? Gauthier Toulemonde : Très exactement à 1 200 kilomètres d’Acapulco. Olivier Roland : Donc, c’est au milieu de rien. Gauthier Toulemonde : C’est au milieu de rien. Olivier Roland : La France a ça. Gauthier Toulemonde : La France a ça, c’est quand même une zone... Olivier Roland : De pêche. Gauthier Toulemonde : qui permet d’avoir des droits de pêche qui sont assez considérables. C’est une zone qu’elle n’exploite pas beaucoup et que par contre, les Mexicains ne se privent pas pour exploiter. Olivier Roland : D’accord. Vous êtes allé là-bas. C’est là que vous aviez eu le premier déclic, deuxième déclic sur le bateau solaire. Et dans le métro donc, l’idée du titre. C’est là où vous vous êtes dit : « je me lance vraiment, on y va. » Gauthier Toulemonde : Voilà. Olivier Roland : Donc, c’était en décembre 2012. C’est ça ? Gauthier Toulemonde : Absolument. Olivier Roland : D’accord. Et donc, vous avez mis combien de temps à préparer tout ça ? À trouver l’île ? Gauthier Toulemonde : Il a fallu 6 mois pour trouver l’île qui n’était pas mal, où les gens m’accepteraient parce que l’administration indonésienne a un droit de regard. Quand vous êtes dans la presse, un patron de presse plus un journaliste doublé de tout ça, ben les gens se disent : « Oulà, il va faire de l’espionnage. » Donc, on m’a refusé pas mal d’îles. Et puis finalement, grâce à quelqu’un qui s’appelle Alvaro Cerezo qui est un Espagnol, qui a le site Docastaway, quelqu’un avec qui j’ai correspondu par le net, et puis il m’a dit : « j’ai trouvé une île, etc. » C’est comme ça que j’ai pu trouver cette île au large de Sumatra. Olivier Roland : Waouh ! OK. Donc, vous avez trouvé l’île. C’est bien. Comment vous avez fait les préparations ? Comment vous avez pu savoir tout ce dont vous avez besoin sans vous tromper ? Parce qu’il ne faut pas se tromper, c’étaient 40 jours sans voir personne. Gauthier Toulemonde : Il ne faut pas oublier un ouvre-boîte ou ce genre de choses. Olivier Roland : C’est ça. Gauthier Toulemonde : Mais ça tombe bien, je n’avais pas de boîtes. Il fallait surtout des panneaux solaires. Donc là, j’ai bénéficié de l’infrastructure de PlanetSolar. Raphaël Domjan, qui était initiateur du projet, avait pas mal d’idées sur ce que je pouvais faire. Donc on a pris 4 panneaux solaires, 2 batteries, 2 ordinateurs, un de sécurité, puisqu’il faut toujours tout doubler sur une île déserte. Et puis, un téléphone satellitaire et une thuraya pour avoir la connexion au satellite. Olivier Roland : Donc, le téléphone satellitaire, c’est pour appeler. Le thuraya, c’est pour avoir la connexion Internet. Gauthier Toulemonde : Tout à fait. Olivier Roland : D’accord. OK. Gauthier Toulemonde : Donc, voilà. Raphaël Domjan m’a accompagné pendant 2 jours parce que je n’étais pas très bon en technique et le pari, c’était vraiment que ça fonctionne. Donc, il fallait vraiment qu’on soit certains que tout fonctionne bien avant son départ. Deux jours plus tard, il est parti et puis après c’était le début de l’aventure. Olivier Roland : D’accord. Vous êtes arrivés à deux sur l’île. Gauthier Toulemonde : Voilà. Olivier Roland : OK. Donc, vous avez volé jusqu’en Indonésie. Vous êtes arrivés là-bas. Deux jours de préparation, et après c’est le grand saut. Gauthier Toulemonde : Voilà. Tout à fait. Olivier Roland : OK. Et vous avez d’ailleurs raconté tout, enfin, pas tout, mais vous avez partagé énormément sur votre page Facebook de là-bas. Sur votre blog aussi, on pouvait suivre. Il y a des gens qui ont pu suivre. Il y a les médias qui ont beaucoup relayé l’information. C’est comme ça que je vous avais découvert d’ailleurs. Alors, racontez-nous un petit peu comment ça s’est passé sur place. C’était donc une petite île du genre de… Gauthier Toulemonde : Oh ! C’est une île de 700 mètres de long, 500 de large, donc c’est… Olivier Roland : Waouh ! C’est vraiment… Gauthier Toulemonde : C’est petit. Voilà. Avec une jungle extrêmement dense au milieu, qui était peuplée de serpents, de varans, d’oiseaux aussi un peu sympathiques. Et puis sur le pourtour, une plage qui était toujours recouverte à marée haute parce que vraiment, c’était un petit halo de terre qui flottait sur pas grand-chose. Olivier Roland : Zéro être humain ? Gauthier Toulemonde : Zéro être humain, ce qui était vraiment la condition pour aller sur place. Il fallait vraiment que je n’aie aucun contact avec la civilisation. Dans Web Robinson, il y a à la fois Web, les nouvelles technos. Et puis, il y a aussi Robinson qui est resté quand même pas mal de temps tout seul, donc je voulais vraiment être seul. Voilà. Olivier Roland : D’accord. Donc comment ça s’est passé les premiers jours ? Gauthier Toulemonde : Affreusement mal. Olivier Roland : C’est vrai ? Gauthier Toulemonde : Parce qu’en fait, j’étais parti au moment de la pire saison. C’était la saison des pluies. Et donc, j’ai eu des orages absolument monstrueux tous les soirs, une partie de la journée. Et quand vous devez travailler face à l’océan puisqu’il n'y a que là où j’avais la connexion Internet, là vous vous rendez compte que ça devient très compliqué de travailler. Donc, je travaillais en partie dans la tente qui logeait le matériel technique. J’avais un hamac pour dormir. Et puis, c’était tout. Mais quand il pleut beaucoup, qu’il y a des orages qui sont très forts. Les orages ici, même dans les Alpes par exemple, ça paraît monstrueux. Mais là, en Asie, c’est parfois prodigieusement terrible. Donc, il a fallu s’acclimater pendant 15 jours à une nature qui était carrément hostile. Et après, on s’aperçoit qu’on s’ha

    23 min
  4. 02/28/2014

    J’arrête de râler (en 4 étapes simples) – Interview avec l’auteur

    https://www.youtube.com/watch?v=iirpnbnZZ6Q Télécharger le mindmap de l’interview (version JPEG) Vous pouvez aussi télécharger la version audio MP3 en cliquant ici Acheter « J'arrête de râler ! Un livre précieux, un livre nécessaire » sur Amazon.  Transcription texte sur comment arrêter de râler Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog « Des livres pour changer de vie. ». Je suis actuellement avec Christine Lewicki qui est l’auteure d’un best-seller qui s’appelle « J’arrête de râler ! » Donc, bonjour Christine. Christine Lewicki : Bonjour. Olivier Roland : Ecoute, ça me fait vraiment plaisir de t’accueillir aujourd’hui dans cette interview ; parce que tu as écrit un livre, tu l’as publié. Il est un petit peu sorti de nulle part. Je dis ça entre guillemets. Parce que comme on le verra plus tard, en fait tu avais écrit un blog à la base. Et puis vraiment il y a eu un succès incroyable. Tu me disais tout à l’heure qu’il s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires, c’est ça ? Christine Lewicki : Oui. Olivier Roland : Waouh ! Et je me rappelle la première fois que je suis tombé sur ce livre, j’étais dans un aéroport. J’allais à Athènes et je suis tombé là-dessus. Ça m’a fait rigoler de voir le titre. Je l’ai montré à ma copine en disant : « Tiens, ça te ferait du bien ! » Ça n’a pas trop plu à ma copine, mais blague mise à part. Après, je me suis mis à lire le livre et j’ai trouvé ça très intéressant. J’ai commencé d’ailleurs le défi que tu proposes, il y a peu de temps. Et voilà. J’ai voulu t’accueillir pour qu’on discute un petit peu du contenu du livre. Alors déjà, est-ce que tu peux me dire comment ça a démarré cette idée d’arrêter de râler ? Christine Lewicki : Il y a énormément d’éléments qui m’ont amenée finalement un jour, un soir dans mon lit, à prendre la décision d’arrêter de râler. Ce qui s’est passé c’est que concrètement, ce soir-là, dans mon lit, je me suis couchée. Je venais de coucher mes trois enfants. Et après le troisième verre d’eau où l’enfant demande : « J’ai encore envie de boire un verre d’eau ». Ou alors ma fille qui me dit : « Ah, j’ai oublié de te faire signer le papier super important pour la sortie de classe de demain ! » Après tous ces épisodes, finalement, finalement mes enfants étaient couchés. Et je me souviens très bien avoir traversé le couloir et m’être écroulée dans mon lit et me dire : « Aaaaaah ! Enfin ! Ils étaient couchés ! C’était vraiment une journée pourrie aujourd’hui ! » Et l’instant d’après, là j’ai eu un déclic. C’est là où j’ai eu mon, ce qu’on appelle en anglais le « ahah moment », le moment où on a un déclic. Et là, je me suis dit : « Le problème Christine, c’est que cette journée soi-disant pourrie, en fait c’est une journée normale de ta vie. Et en fait, il ne s’est rien passé de grave aujourd’hui. Tu as juste géré ton quotidien. » Et là, je me suis dit : « Mais je ne veux pas me coucher dans cet état-là le soir. Ce n’est pas possible qu’une journée ordinaire de ma vie me fasse autant souffrir et que je la subisse autant. » Et alors là, je me suis dit : « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui qui fait que je me couche dans cet état-là ce soir ? » Et c’est là où j’ai compris. J’ai dit : « ben en fait, t’as résisté. T’as résisté à tout ce qui t’était arrivé ». Alors oui, c’est vrai que le quotidien de ma vie, ma vie ordinaire, c’est vrai qu’elle n’est pas toujours très sexy, mais ce n’est pas une raison pour le subir en fait. Le fait est, c’est qu’une grande partie de ma vie, je l’ai choisie. Mes enfants, je les ai tous choisis. L’endroit où je vis, mon travail. Il y a plein de bonnes choses dans ma vie. Mais du coup, tout ce qui venait un petit peu interférer dans mon quotidien, je le subissais. Alors ça, c’est un peu mon « ahah » moment que j’ai eu dans mon lit, ce moment de réalisation. Alors après, ce qu’il faut savoir c’est que ce soir-là quand j’étais dans mon lit, moi je suis coach, donc j’avais déjà une compréhension de certains concepts et de certaines choses et je savais déjà que mes râleries étaient une habitude en fait. On râle par habitude, on râle en mode automatique. Quand on râle, on est en autopilote. On ne réfléchit pas en se disant : « Ah zut ! Il y a cette chose-là qui m’embête, je vais râler comme stratégie pour satisfaire mon besoin de calme, de respect, d’ordre », on est complètement en pilote automatique. Et ça, je le savais. Ce soir-là, quand j’étais dans mon lit, je me suis dit : « Christine, si tu veux vraiment arrêter de subir ton quotidien, si tu veux arrêter de râler, tes bonnes intentions ne vont pas suffire. Il va falloir que tu te sèvres d’une habitude, d’un mode automatique dans lequel tu te mets. » Et je savais aussi, de par mon métier de coach, que pour se sevrer d’une habitude, il fallait faire un effort conscient pendant 21 jours consécutifs. Aux États-Unis, il y a des livres pour changer en 21 jours. Dans les librairies, c’est rempli de ça. 21 jours pour se mettre à méditer ; 21 jours pour augmenter sa confiance en soi, 21 jours pour arrêter de râler. Tout ça, c’est vraiment quelque chose qui est courant aux États-Unis. Donc ce soir-là, quand j’étais dans mon lit, je me suis dit voilà : c’est ça qu’il faut faire, il ne faut pas juste avoir la bonne intention d’arrêter de subir son quotidien parce que je savais que ma bonne intention de me dire : « Allez, maintenant, à partir de maintenant Christine, tu vas arrêter de subir ton quotidien », je savais que ça allait passer vite. Je savais très bien que le lendemain matin, j’allais me lever et que la spirale du quotidien allait reprendre le dessus et que j’allais oublier cette belle intention que j’ai pour moi-même d’arrêter de subir mon quotidien. Et concrètement, j’avais entendu parler d’un challenge pour arrêter de râler sur 21 jours. Et donc, ce soir-là, dans mon lit, je me suis dit : « Ah ! C’est ça ! Il faut que je fasse ça ! » Il faut vraiment que je fasse un challenge ; et il faut vraiment que je décide de me sevrer de cette habitude ; et que pendant 21 jours consécutifs, je fasse un effort conscient de fonctionner autrement. Un effort conscient où je choisis le matin en me levant que quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, je ne serai victime de rien ni de personne. Olivier Roland : Waouh ! Génial ! Et puis, c’est quand même assez audacieux. Enfin je veux dire, ce n’est pas donné à tout le monde. 21 jours consécutifs. C’est-à-dire que si tu te mets à râler ou à te plaindre par exemple au 15e jour, tu reviens à zéro. Christine Lewicki : Voilà, on revient à zéro, exactement. Donc moi, il m’a fallu un peu plus de 4 mois pour arriver aux 21 jours consécutifs. Sachant que c’est plutôt un bon score, 4 mois, c’est plutôt assez bon. Je pense que la grande majorité des gens vont mettre plus que 4 mois pour faire le challenge en 21 jours. Moi, en l’occurrence, j’ai mis 4 mois parce que déjà, je suis coach donc j’avais quand même une belle boîte à outils pour me remettre en question et pour me poser les bonnes questions. Et en plus, très rapidement en fait, on va parler tout à l’heure du blog, ce qui s’est passé c’est que j’ai immédiatement ouvert un blog sur lequel tous les jours, je postais une vidéo de mon challenge. Je partais du principe que quoi qu’il arrive, à la fin de la journée, que j’aie râlé ou que je n’aie pas râlé, quoi qu’il arrive, j’avais quelque chose à apprendre. J’avais une leçon à tirer de ma journée. Et donc tous les soirs je faisais une vidéo de 2 minutes, 3 minutes, 1 minute, 4 minutes, ça dépendait des jours, dans laquelle je partageais ce que j’appelle « les pépites du jour », les leçons que j’avais apprises de cette journée. Et en fait très vite, le blog a eu un succès énorme sur Internet. C’est arrivé dans la presse, dans les blogueurs, il y a eu toute cette croissance qui m’a énormément surprise. Et donc du coup, j’avais une audience. Et c’est vrai que j’ai réussi à le faire en 4 mois, je pense aussi, parce qu’on me regardait. J’avais des comptes à rendre. Pas juste avec moi-même, j’avais des comptes à rendre avec d’autres personnes. Olivier Roland : Alors ça, c’est très intéressant. C’est une manière de se motiver, c’est de clamer un peu au monde son objectif pour faire en sorte qu’il y ait des gens qui suivent ce qu’on fait et que du coup, on ait le sentiment qu’on a des comptes à rendre justement. Christine Lewicki : Voilà, exactement. Et ça, c’est d’ailleurs un élément que je vais développer dans mon prochain livre qui sort en avril qui s’appelle « Wake up ». C’est le pouvoir de la déclaration, de déclarer publiquement cette possibilité qu’on voit pour nous-mêmes. J’ai vu ce soir-là dans mon lit la possibilité d’arrêter de subir mon quotidien, la possibilité de pouvoir vivre mon quotidien pas toujours sexy, mais dans le plaisir, dans la joie et dans le bien-être. J’ai vu cette possibilité pour moi-même. Et je ne l’ai pas gardée pour moi, je l’ai déclarée. J’ai déclaré au monde, et j’ai déclaré à ma famille, j’ai déclaré à mon entourage, j’ai déclaré à Internet, j’ai déclaré sur Facebook, que c’était décidé, j’allais arrêter de subir et j’allais arrêter de râler mon quotidien. Olivier Roland : Waouh. Christine Lewicki : Le fait de le dire publiquement, déjà ça devient vrai, déj

    40 min
  5. 01/07/2014

    Comment Sylvain Jeuland a laissé tomber son doctorat pour créer sa petite entreprise

    Dans cette interview, Sylvain Jeuland du site Soutien Scolaire Vitre nous explique : Comment il a arrêté son doctorat en informatique pour créer sa petite entreprise, après avoir découvert un de mes articles Comment la formation Agir et Réussir l’a aidé à développer son entreprise Comment l’application de quelques conseils concrets ont dramatiquement augmenté sa productivité, sa motivation et son succès Et comment vous pouvez le faire aussi https://youtu.be/bwxliu1niBs Télécharger le mindmap de l’interview (version JPEG) Vous pouvez aussi télécharger la version audio MP3 en cliquant ici Transcription texte (littérale) de l’interview : Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland, bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Donc, je suis actuellement avec Sylvain Jeuland. Bonjour Sylvain ! Sylvain Jeuland : Bonjour ! Olivier Roland : Sylvain, tu m’as envoyé un e-mail il y a quelque temps qui m’a fait beaucoup plaisir puisqu’en gros tu m’as dit : bon voilà, je suis un élève d’« Agir et Réussir » et un des tout premiers d’ailleurs. Et tu me mets entre parenthèses : très motivé de ta formation « Agir et Réussir ». Et c’est super génial parce que j’ai créé mon entreprise. Maintenant, je me lance dans un deuxième projet, tout ça. Tu m’as même dit : en plus, « Agir et Réussir », ça m’a aidé en huit points bien précis. Tu m’as listé tous les points, donc je me suis dit : waouh ! Ça fait plaisir de recevoir un e-mail spontané comme ça de quelqu’un. Puis en plus, tu as l’air d’avoir un parcours très, très intéressant et je voulais en savoir plus. Alors, est-ce que tu peux te présenter rapidement ? Nous dire un petit peu quel a été ton parcours, quel âge tu as aujourd’hui, tout ça pour qu’on puisse te situer un petit peu. Sylvain Jeuland : OK. Alors, je m’appelle Sylvain Jeuland, j’ai 29 ans. Olivier Roland : Oui. Sylvain Jeuland : Donc, je vais commencer par le parcours scolaire. Au lycée, j’étais fasciné en maths. Du coup, j’ai fait une prépa en mathématiques Maths sup Maths spé. Et j’ai enchaîné sur une école d’Ingénieurs en Informatique à Bordeaux qui s’appelle l’ENSEIRB, une école pas mal. Et ensuite dans cette école, je me suis dirigé peu à peu vers la recherche informatique. Donc, j’ai eu le Master en même temps que le Diplôme d’Ingénieur et on m’a proposé de faire un Doctorat. Donc du coup, j’étais dans le Doctorat voir comment ça allait se passer. Et j’ai trouvé que le Doctorat, pour moi personnellement, l’objectif n’était pas clairement défini. Du coup, je ne savais pas trop où j’allais. Il n’y a pas de ligne d’arrivée bien précise. Et bien, je ne savais plus trop comment faire sur la fin du Doctorat. Voilà. Ça, c’est pour l’aspect scolaire. Sinon, je fais des compétitions sportives, du cyclisme depuis l’âge de 13 ans. J’ai continué ça pour les compétitions pendant mes études. J’ai eu un pic en 2008 et j’ai eu une petite anomalie génétique qui a fait que petit à petit, j’ai marché de moins en moins et j’ai mis longtemps à trouver le diagnostic. Et pendant ce doctorat, j’étais un petit peu déçu sportivement. Du coup, je me suis dit que puisque c’est comme ça, je vais créer mon entreprise de soutien scolaire en mathématiques parce que j’aimais bien donner des conseils à mes copains lycéens, des astuces quand j’étais au lycée. Et du coup, j’ai vu un article invité Olivier sur les 9 choses pour le bien-être. Olivier Roland : Oui. Tout à fait. C’était sur FTS. Sylvain Jeuland : Voilà. Méditation, sport, sommeil, nutrition, massages, maîtrise quoi… Par contre, quand j’ai vu le paragraphe sur l’entrepreneuriat, j’ai dit : « Ah ouais ! Ça, c’est cool. » Et donc du coup, je me suis dit puisque c’est comme ça… Mon père m’avait donné l’idée aussi de faire du soutien scolaire en maths. Et au retour du restaurant universitaire, j’en ai parlé à un copain. Je lui dis : tiens, je vais créer ma boîte de soutien scolaire. Et je l’ai créée dans la semaine. Olivier Roland : Ah d’accord ! Tu as créé ton entreprise après avoir découvert mon blog. C’est ça ? Sylvain Jeuland : C’est ça. Olivier Roland : L’article, d’accord. Ah ! Donc c’est ça qui t’avait donné une idée ou ça te trottait déjà un peu dans la tête ? Sylvain Jeuland : C’est ça qui m’a donné l’idée. Olivier Roland : Waouh ! Super ! Sylvain Jeuland : Je me suis dit : tiens, je vais le faire. Olivier Roland : Ah ! Ça me fait plaisir ! Pour moi c’est un combat de dire voilà : ça manque d’entrepreneurs en France et il y a beaucoup plus de personnes qui pourraient être entrepreneurs que ce qu’il y a déjà. Et voilà ! C’est un petit peu ma mission et que ça me fait plaisir quand quelqu’un me dit que c’est grâce à moi qu’il s’est lancé. Alors tu es quand même une tête on peut dire, un doctorat en informatique. Sylvain Jeuland : Non, je ne l’ai pas, j’ai arrêté avant. Olivier Roland : Tu as quand même un bon niveau. Donc, tu décides de créer ton entreprise en soutien scolaire en maths quand même, il faut le signaler. C’était en mathématiques. C’est lié à ce que tu as fait, mais ce n’est quand même pas vraiment ce à quoi tu es destiné, je pense, au départ quand tu t’es lancé dans des études aussi importantes d’ingénieur et d’informatique. Sylvain Jeuland : Disons que je n’ai pas trop réfléchi à qu’est-ce que je voulais faire plus tard. Je me suis dit : je fonce en prépa, je passe mon concours, j’ai mon diplôme d’ingénieur et après je vois. Olivier Roland : Donc, c’est intéressant parce que finalement c’est le cas de beaucoup de jeunes. Sylvain Jeuland : Oui. Olivier Roland : Je veux dire, ils sont très peu nombreux à savoir déjà ce qu’ils veulent faire au moment où ils doivent choisir l’orientation après le bac. Déjà même au moment de choisir : est-ce que je fais un Bac S, ES ? Il y en a beaucoup qui prennent le bac S parce que c’est le choix par défaut. Je veux dire, c’est celui avec le plus de sécurité. Mais voilà, après pour savoir ce qu’ils veulent faire derrière, ce n’est pas évident. Et c’est en lisant cet article que tu t’es dit, enfin ça devait déjà te trotter dans la tête, mais tu t’es dit : « OK, moi, ce que je veux faire c’est créer ma boîte, c’est être un entrepreneur ». Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça. Olivier Roland : Waouh ! Super ! Alors, raconte-moi un petit peu ce moment. C’est-à-dire tu pensais faire quoi avec ton doctorat en informatique ? Enfin après, tu pensais devenir quoi ? Sylvain Jeuland : Je ne pensais rien en fait. Je me disais : je vais essayer d’avoir le doctorat, mais j’aurais sans doute travaillé dans la recherche, j’imagine. Mais ça manque de mission claire pour moi. Donc du coup, j’étais un petit peu en train de patauger. Olivier Roland : Et là, tu te dis : mais oui c’est ça, je veux créer une entreprise. Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça. Olivier Roland : ça a été clair immédiatement pour toi ? Sylvain Jeuland : Oui, clair. Olivier Roland : OK. Ça, c’est intéressant. Et alors, comment tu as décidé de mettre ça en place ? Parce qu’il y a beaucoup de gens qui rêvent de devenir entrepreneurs, mais ils ne vont jamais rien faire de leur vie pour faire ça. Qu’est-ce qui a fait que toi, tu as commencé tout de suite à agir et à faire les premiers pas ? Sylvain Jeuland : Disons que j’ai vu qu’il y avait une structure qui venait de naître, c’était l’autoentreprise. Donc, j’ai clairement vu qu’il fallait aller à l’URSSAF. Donc, j’ai été à l’URSSAF de Rennes. Puis, j’ai rempli des papiers. C’était créer l’autoentreprise. Olivier Roland : Tout simplement. Sylvain Jeuland : Voilà ! Olivier Roland : OK. Tu as fait les démarches administratives d’abord. Mais alors ensuite, c’est bon. Le problème c’est qu’on sait, je crois que la moitié des autoentrepreneurs ne gagnent pas un seul centime parce qu’ils ont juste créé la structure, mais par-derrière, ils ne font rien de concret pour trouver des clients, etc. Alors, comment tu as fait au démarrage pour trouver tes premiers clients ? Sylvain Jeuland : Alors, j’ai monté un site internet. Olivier Roland : Oui. Sylvain Jeuland : Voilà ! Donc, asio-plus.fr, mon site internet local avec des mots-clés. Et sinon, quelqu’un a dit, je ne sais plus d’où ça vient, peut-être les professeurs de soutien scolaire que j’avais contactés. Ils avaient dit que les affiches imprimées dans les commerces locaux type boulangerie, coiffure ou au magasin, ça marchait très bien. Donc, j’ai fait ça. Olivier Roland : OK. Donc, tu as mis des affiches dans les petits commerces locaux ? Sylvain Jeuland : À 25 kilomètres à la ronde de là où j’habitais. Et petit à petit, on m’a contacté assez vite. J’ai fait ça en novembre et dès le mois de décembre, j’avais des clients. Et au mois de janvier, ça continuait. Olivier Roland : Alors, tu as eu tes premiers clients en un mois ? Sylvain Jeuland : C’est ça ! Le temps de poser les affiches partout dans tous les petits villages, à 20 km à la ronde, à 20-25. Olivier Roland : Donc en gros, ce que tu fais c’est du soutien scolaire c’est-à-dire que c’est les parents qui t’embauchent pour aider leurs enfants à devenir meilleurs en maths, à mieux comprendre tout et à être prêts pour les examens. Sylvain Jeuland : C’est ça. En maths et puis des fois, ils peuvent demander des petits conseils dans les autres matières aussi. Certains me demandent si je propose aussi

    39 min
  6. 09/26/2013

    Comment Damien Vernier a créé son entreprise en étant étudiant en histoire et comment il l’a automatisé pour devenir libre

    J’interview aujourd’hui Damien Vernier qui nous explique comment : Il a créé son entreprise La Feuille Verte alors qu’il était étudiant en histoire et en gestion du patrimoine (!) Le fait d’avoir suivi la formation en ligne Une entreprise qui cartonne a totalement changé son business modèle Comment il est passé d’un modèle “solopreneur” où il était homme orchestre à un modèle  “entrepreneur” dans lequel il est le chef d’orchestre Comment il est passé de 5 jours de travail par semaine à un jour de travail par semaine… tout en augmentant la rentabilité de son entreprise Ce qui lui a permis de lancer son nouveau projet, Idyoms Et bien d’autres choses encore ! Et c’est parti pour cette interview passionnante : https://youtu.be/h7TcHq05bx8 Télécharger le mindmap de l’interview (version JPEG) Transcription texte (littérale) de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je suis actuellement avec Damien Vernier. Bonjour Damien ! Damien Vernier : Bonjour ! Olivier Roland : Donc, Damien Vernier est un entrepreneur qui a deux entreprises. C’est une histoire un petit peu étonnante, qui est d’ailleurs une excellente leçon pour tous les entrepreneurs qui nous écoutent, c’est-à-dire que j’ai fait un concours sur Facebook parce que le groupe « Des livres pour changer de vie » sur Facebook allait atteindre les 20 000 fans. Du coup, je me suis dit : « je vais faire un petit concours rigolo. Je vais offrir un bouquin à la personne qui va me donner la date et l’heure la plus proche de la date réelle à laquelle les 20 000 fans les dépassent ». C’était vraiment un petit concours comme ça, sans prétention, juste pour le fun. Et il se trouve que c’est Damien qui a gagné, qui a trouvé la date et l’heure la plus proche. Donc, vraiment quelque chose de totalement aléatoire, on va dire. Du coup, Damien m’a envoyé ses coordonnées. Puis il a mis dans son mail : « Ecoute, Olivier, c’est super ! Je tenais à te remercier parce que j’ai suivi la formation « Mon Entreprise Cartonne », et ça a fait un gros changement dans mon entreprise ». Et ça, c’est une excellente leçon parce que c’est un petit peu le problème. On peut avoir beaucoup de clients contents mais si on ne va pas les chercher pour avoir des témoignages, on ne sera jamais au courant. Et là en l’occurrence, ça m’a quand même frappé parce que je me suis dit : « Waouh ! C’est dingue, parce que si Damien n’avait pas gagné ce concours, si je n’avais pas fait ce concours qui, complètement, vient de nulle part, je n’aurai jamais été au courant ». Donc ça, c’est juste une parenthèse pour vous dire : « Entrepreneurs, ayez en place des process pour récolter des témoignages clients ». Cette parenthèse faite, Damien, tu m’as expliqué que tu as 2 entreprises aujourd’hui dont une qui s’appelle « La Feuille Verte », c’est ça ? Damien Vernier : Exactement, oui c’est ça. Olivier Roland : Donc, qui est une entreprise de service à la personne en gros ? Damien Vernier : C’est plutôt le service aux entreprises parce que c’est du nettoyage de locaux mais tout ce qui est bureaux, cabinets médicaux et résidences. Olivier Roland : D’accord. Aujourd’hui, elle emploie 7 personnes sans te compter. Damien Vernier : C’est ça. Olivier Roland : Ok. On va en parler. Justement en suivant cette formation « Mon Entreprise Cartonne », tu as bien appliqué. Ça, c’est génial déjà parce qu’il faut savoir que la plupart des gens qui suivent une formation ne l’appliquent pas. Donc, on va voir comment tu as fait ? Qu’est-ce qui t’as différencié des autres ? Et en appliquant, tu as réussi à vraiment optimiser de manière très importante cette entreprise, ce qui t’as permis derrière d’en créer une deuxième. On en parlera après. Mais on peut déjà donner son nom qui s’appelle Idyoms. Déjà avant de commencer, est-ce que tu peux nous dire quand tu as créé « La Feuille Verte » et qu’est-ce que tu faisais avant ? Damien Vernier : « La Feuille Verte » a été créée il y a bientôt 3 ans. Avant, j’étais simple étudiant et il s’est trouvé qu’il a fallu que je travaille rapidement pour subvenir à mes besoins. Et la création de cette entreprise, j’ai eu énormément d’opportunités pour la créer. J’ai créé cette entreprise sur un modèle traditionnel de nettoyage de locaux. C’est là que j’ai commencé. Olivier Roland : Tu venais d’avoir ton diplôme, c’est ça ? Damien Vernier : Exactement, c’est ça. Olivier Roland : Et tu as fait quoi comme étude ? Damien Vernier : J’ai eu un parcours un petit peu chaotique. Mais j’ai fait une licence d’histoire et une licence de protection du patrimoine culturel. C’est quelque chose qui n’a rien à voir. Olivier Roland : Ça n’a effectivement rien à voir. C’est intéressant parce que tu es loin d’être le seul entrepreneur à avoir une formation qui n’a rien à voir avec son entreprise. Une licence d’histoire et une licence de gestion du patrimoine, explique-moi, comment un étudiant en histoire et en gestion du patrimoine se dit : « Ok, je vais créer une boîte pour gagner ma vie ». Comment ça s’est passé ? Damien Vernier : Ça a été par, essentiellement, des opportunités, les contacts que j’ai eus. En fait, ça a été essentiellement du bouche-à-oreille et du contact avec les personnes que je connaissais de plus ou moins loin qui m’ont permis d’avoir justement ces opportunités, et aussi d’autres entrepreneurs avec qui j’ai pris contact qui m’ont justement conseillé et qui m’ont dit que la meilleure solution c’était simplement de créer une société puisque j’avais tous les outils en main pour commencer. Olivier Roland : D’accord, c’est intéressant. C’est ton environnement relationnel qui t’as poussé à faire ça ? Damien Vernier : Oui. Tout seul, moi de mon côté, je serais parti sur un modèle employé dans une entreprise simplement. Olivier Roland : C’est intéressant, ça veut dire qu’il y a beaucoup de personnes finalement qui ont la capacité de créer une entreprise mais comme elles n’ont pas eu la chance d’avoir un environnement qui les incite à ça, elles n’ont même pas l’idée de le faire. Damien Vernier : Exactement. Olivier Roland : Toi, c’est ton cas. Tu serais sans doute salarié aujourd’hui si tu n’avais pas eu ces personnes qui t’avaient dit : « Waouh ! Fais ça, c’est génial quoi. » Damien Vernier : C’est sûr à 95%, oui. Olivier Roland : Super. Donc, tu crées ton entreprise dans un but pour en vivre tout simplement. Je suppose que les études que tu as faites, ce n’est pas facile de trouver du boulot dans cette branche-là. Damien Vernier : Quand on fait une licence d’histoire, le métier que tout le monde a en tête et c’est relativement vrai, c’est être prof d’histoire. Olivier Roland : Oui, les places sont limitées. Damien Vernier : Exactement, oui. Puis, je n’avais pas envie qu’on me dise où aller. Je n’ai pas envie qu’on me téléguide. C’est pour ça qu’aussi, l’entreprenariat m’a beaucoup plu dans le sens où c’est toi qui es maître de ton travail et de là où tu veux aller. Olivier Roland : C’est intéressant. C’est souvent une motivation qui revient, ce désir d’indépendance, de liberté. Alors, tu crées ta boîte en 2010 et ça marche bien. Damien Vernier : C’est ça. Au début je suis tout seul. Tout se passe bien. C’est moi qui fais la gestion, le travail lui-même, etc. Mais au fur et à mesure que les choses avancent, j’ai de plus en plus de contrats, de plus en plus de connaissances aussi puisque là, je me fais connaître. Et au fur et à mesure des signatures de contrats, le travail s’accumule. Puis, c’est là que j’ai commencé à, pas à employer, parce que moi j’utilisais un autre modèle, c’était celui de la sous-traitance avec des auto entrepreneurs que j’ai trouvé assez intéressant. Et c’est à partir de là que j’ai évolué justement pour avoir un petit peu plus de monde autour de moi et justement pour automatiser les choses au mieux pour que moi je fasse au maximum de la gestion. Olivier Roland : Donc, au début tu faisais uniquement l’externalisation. Et les 7 personnes qui travaillent aujourd’hui pour toi, finalement, c’est-à-dire que tu as quand même embauché des personnes pour seconder ces prestataires. Comment ça s’est passé ? Damien Vernier : Non, justement. Aujourd’hui en fait pour préciser, j’ai 2 associés avec moi à qui j’ai confié justement des responsabilités puisque forcément quand il faut aller en clientèle très régulièrement, quand il faut aller sur les locaux et voir les personnes, je ne voulais pas donner ça forcément à n’importe qui. Donc, j’ai des associés qui gèrent ensuite eux la partie, comme tu disais, externalisation et sous-traitance. Olivier Roland : D’accord. C’est eux qui gèrent les sous-traitants. Damien Vernier : Exactement. Olivier Roland : Et les employés alors ? Damien Vernier : Il n’y a pas d’employé en fait. Pour l’instant, c’est ce modèle-là que j’utilise. Olivier Roland : D’accord, vous avez 7 sous-traitants et 2 associés. Donc, si ça marche bien, combien d’heures tu travaillais à peu près par semaine sur cette entreprise ? Damien Vernier : Avant, c’était environ une quarantaine voire cinquantaine d’heures par semaine au minimum. Olivier Roland : C’est quand même beaucoup. Mais finalement, c’est très courant pourun entrepreneur. Et là, tu as accès à la formation « Mon Entreprise Cartonne », en tant que cadeau puis

    39 min
  7. 09/05/2013

    Les 4 habitudes des personnes indépendantes financièrement

    Ces dernières années j'ai côtoyé de nombreuses personnes ayant atteint la liberté financière absolue beaucoup étant des entrepreneurs, mais pas seulement. Faire de l'argent et atteindre l’indépendance financière ne sont pas réservés à une élite, et certaines habitudes reviennent systématiquement chez ceux qui réussissent. Au fur et à mesure de ces rencontres, j'ai commencé à remarquer que ces personnes avaient des points communs qui revenaient sans cesse, des habitudes qui semblaient très courantes chez eux mais très rares chez les autres. Si vous vous demandez comment devenir riche, vous verrez que ces habitudes font toute la différence. J’en avais déjà parlé dans cette vidéo : évitez une erreur qui m'a couté des années, même si ce n’était pas le sujet principal. Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Roger Lannoy, coach international en motivation, partenaire de Tony Robbins pour les francophones en Europe et vivant dans l’indépendance financière dans le sud de l’Espagne, qui est en plein dans un lancement intitulé “Les clés de l’abondance”, dans lequel il vous donne des vidéos gratuites sur le thème de l’indépendance financière. (Je suis un partenaire pour ce lancement. Ce qui signifie que si vous cliquez sur un lien dans cet article qui y mène et que vous décidez d’acheter la formation de Roger, je toucherai une commission d’affilié sans que cela augmente le prix final. Merci si vous le faites :) ) Dans cette interview, Roger nous donne une définition en trois étapes de la liberté financière ; et des 4 habitudes communes à beaucoup de ceux qui l’ont atteint. Si vous souhaitez gagner de l'argent et progresser vers votre indépendance financière, ces conseils sont faits pour vous. C’est parti ! https://youtu.be/TP15tkN5Bko Téléchargez le mindmap de l'interview (version JPG) Transcription texte (littérale) de l'interview sur liberté financière absolue: Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je suis actuellement avec Roger Lannoy qui est un coach international qui travaille notamment avec Tony Robbins. Bonjour Roger ! Roger Lannoy : Bonjour Olivier ! Olivier Roland : On est là ensemble aujourd’hui pour parler d’indépendance financière puisque tu es actuellement en plein lancement sur un produit qui s’appelle « les Clés de l’abondance » dont je suis partenaire. Beaucoup de personnes cherchent à faire de l'argent, mais peu connaissent réellement les étapes pour y parvenir. Tu es indépendant financièrement depuis deux ans. C’est ça, ce que tu me disais ? Roger Lannoy : C’est ça. Pour moi, il y a trois étapes dans l’indépendance financière que j’ai l’occasion d’ailleurs de développer dans des séminaires. Si vous vous demandez comment devenir riche, il est essentiel de suivre ces étapes avec rigueur. Il y a une première étape que j’appelle « Avoir la sécurité financière ». La sécurité financière, pour moi, c’est une des bases que je recommande à tout le monde d’avoir très rapidement. C’est de prendre un peu quels sont tes frais mensuels incompressibles sans faire des dépenses, sans aller au restaurant, des trucs comme ça. Mais vraiment l’incompressible. Qu’est-ce que tu as vraiment besoin que tu ne puisses pas diminuer tous les mois, multiplié par 6 ou par 12, six mois ou un an pour avoir cette première somme de côté. Ce qui permet déjà, surtout quand on est entrepreneur ou salarié, d’avoir une certaine sécurité d’esprit aussi parce que si tous les mois, tu dis : « Ok, il faut que j’y arrive », et que tu sais que tu as ce petit matelas de côté, je peux te dire que je suis passé par là, je suis parti de zéro, mais déjà là, tu te sens nettement mieux pour travailler. Chacun évidemment a ses émotions, son caractère, mais tu te sens déjà beaucoup plus à l’aise pour travailler. Si c’est Ok, bon. Je peux faire un mauvais mois mais je sais que j’ai une pomme pour la soif ; comme on dit chez nous en Belgique. C’est la première étape pour gagner de l'argent de manière plus sereine et bâtir son indépendance financière. Olivier Roland : C’est l’idée d’avoir que même s’il y a une grosse catastrophe qui arrive et qu’on perd toute source de revenu, au moins on a entre 6 et 12 mois pour se retourner et trouver une solution puisqu’on a de l’argent de côté typiquement sur un livret A ou quelque chose de très liquide. C’est une sécurité essentielle pour ceux qui veulent faire de l'argent sans stress. Roger Lannoy : Tout à fait, c’est exactement ça. Évidemment le but, ce n’est pas de le toucher, ce n’est pas d’aller le chercher. Mais je peux te dire qu’avec l’expérience que j’ai en coaching ; d’abord, je l’ai vécu moi-même, mais l’expérience aussi que je n’avais tué personne, c’est vrai que ça aide psychologiquement. Il y a un autre aspect aussi intéressant. Beaucoup de gens qui sont à zéro ou proches de zéro voudraient directement arriver à être milliardaires. Mais le trou est tellement grand qu’à des moments, quand ils sont motivés : Ça va, je vais le faire. Mais dès qu’il y a le moindre doute qui arrive, là, ils abandonnent tout. En suivant une approche progressive et structurée, il est bien plus facile de comprendre comment devenir riche sans se décourager. En y allant dans les trois étapes, comme on va en parler ce matin, cela permet de partager l’objectif, de le rendre moins « énorme » et ainsi d’augmenter ses chances de gagner de l'argent durablement. Olivier Roland : Oui, c’est ça. C’est un objectif qui paraît plus atteignable et qui est en trois étapes. La première, c’est « la sécurité financière ». Quoi d’autre ? Roger Lannoy : Ensuite, tu as ce que moi j’appelle « La liberté financière ». Pour moi, la liberté financière, c’est la deuxième étape. Là aussi, je voudrais mettre un point important. C’est que parfois il y a des gens, et j’en vois beaucoup, dès qu’ils ont un peu de capital, c’est-à-dire s’il a je dirais la bouée de sécurité, ils veulent immédiatement l’investir en bourse ou faire de l'argent en « jouant avec ». Ça, ce n’est pas la chose à faire parce que sinon tu mets ta sécurité en danger. Par contre dans la deuxième étape, là, c’est de te dire : Ok, qu’est-ce que j’ai besoin pour vivre à l’aise : me payer un restaurant, me payer des vacances, pouvoir m’offrir des plaisirs, avoir une vie « à l’aise » et que tes revenus reviennent. Mais pour revenir sur les cadrans Kiyosaki, je suppose que la majorité des personnes qui te suivent sur ton blog connaissent Kiyosaki, son approche permet de mieux comprendre comment devenir riche de manière progressive et structurée. Avoir des revenus de tes deux cadrans de droite, c’est-à-dire le cadran n° 3 et le cadran n° 4. C’est-à-dire le 3, ce sont des revenus de royalties, généralement : avoir sur des bouquins, sur des programmes qui tournent en automatique. Le cadran n°4, quant à lui, repose sur les investissements, une approche clé pour gagner de l'argent de façon durable et atteindre une liberté financière totale. Les cadrans de Kiyosaki 1 : Employé Celui qui travaille pour le système 3 : Entrepreneur Celui qui détient une partie du système 2 : Indépendant Celui dont les activités font le système 4 : Investisseur Celui qui met de l’argent dans le système pour en gagner plus   Olivier Roland : Ok. Là, si je me rappelle bien les cadrans de Kiyosaki, en gros, tu as d’abord ceux qui sont employés, qui travaillent pour quelqu’un et qui, du coup, c’est très difficile pour eux d’atteindre l’indépendance financière et de faire de l'argent autrement qu’en échangeant leur temps contre un salaire. Ensuite, il y a ceux qui sont auto employés, qui se sont créé leur job. Roger Lannoy : Entrepreneurs oui ! Petits entrepreneurs je dirais. Olivier Roland : Les petits entrepreneurs. Après, tu as les chefs d’entreprise qui sont propriétaires de leur boîte et qui ont plein de gens qui travaillent pour eux. Et après, je crois que tu as les investisseurs qui, eux, investissent mais ne sont pas opérationnellement dans l’entreprise, ce qui est une clé essentielle pour gagner de l'argent de manière passive. Roger Lannoy : Pour moi, il y a une légère marge entre le 2 et le 3. Le 2, ce ne sont pas forcément uniquement les auto entrepreneurs. Si tu as une entreprise et que tu as déjà employé mais que tu dois tout le temps être là à faire tourner la boutique, je considère ça plus comme un 2 qu’un 3. Maintenant, on peut évidemment ergoter là-dessus, on peut en créer un débat. Mais je pense que pour moi aussi, ce que je dis souvent dans des séminaires : si tu prends les cadrans, pour la visualiser, la partie de gauche avec le 1 et le 2, le 1 c’est-à-dire le quartier qui va de 9 heures à midi et celui en dessous de 6 heures à 9 heures pour reprendre une horloge, ça pour moi, c’est de l’esclavage moderne. On est esclave, esclave d’un patron ou d’une entreprise. Quand tu es de l’autre côté, je veux dire de midi à 6 heures, là tu deviens libre parce que tu es maître de ton temps et que tu comprends réellement comment devenir riche sans être prisonnier d’un emploi. Olivier Roland : D’accord ! Alors là, je mets à l’écran le cadran de Kiyosaki pour ceux qui ne connaissent pas : employés, indépendants, entrepreneurs et investisseurs. Et donc, il faut être entrepreneur et investisseur si on veut pouvoir atteindre la deuxième étape qui est la liberté financière parce qu'on voit dans les revenus de Royalties, les revenus d’investissement permettent de faire de l'arge

    51 min
  8. 08/23/2012

    Emission de radio : les livres et le développement personnel

    Décidemment… Après que l’Express ait classé Des Livres Pour Changer de Vie dans les 25 blogs les plus utiles pour les entrepreneurs, la journaliste Isabelle Gonse m’a fait le plaisir de m’inviter dans son émission “Un bout de chemin ensemble” consacrée au développement personnel. Après une rapide présentation de mon parcours d’entrepreneur, j’aborde en particulier la relation entre les livres et le développement personnel, en vous donnant de nombreux conseils concrets à mettre en pratique immédiatement pour améliorer votre vie. Je pense que cette émission est une excellente introduction au développement personnel (à offrir en cadeau à un ami qui veut s’y initier !) et un excellent rappel des bases pour les plus aguerris d’entre vous ;) . Vous pouvez écouter ce podcast en live en cliquant sur le bouton Play en haut. Téléchargez le MP3 en cliquant ici, ou le récupérer dans iTunes directement (note : le podcast connaît un problème technique sur iTunes actuellement. Il sera bientôt à nouveau fonctionnel d’après Apple). Transcription texte de l’émission : Isabelle Gonse : Bonjour et bienvenue sur notre nouvelle émission « un bout de chemin ensemble ». Vous êtes aujourd'hui avec Isabelle Gonse comme un vendredi sur deux. Et j'ai le plaisir aujourd'hui d'accueillir Olivier Roland qui est blogueur professionnel. Bonjour Olivier! Olivier Roland : Bonjour Isabelle. Isabelle Gonse : Bonjour et bienvenue sur Radio Enghien. Vous êtes venu de Lille tout exprès pour cette émission, merci de vous être déplacé. Nous allons passer une heure et demie ensemble et aborder pas mal de sujets. Vous vous demandez sans doute ce qu'un blogueur professionnel vient faire ici, et ce qu'est un blogueur professionnel d’ailleurs. Nous allons voir tout cela. Alors, aujourd'hui, nous allons parler de développement personnel. Car c'est toujours le sujet de l'émission et à travers le blog d'Olivier Roland qui s'appelle « des livres pour changer de vie ». Olivier Roland : C'est bien cela. Isabelle Gonse : Des livres pour changer de vie, c'est tout un programme. Nous allons passer différentes idées de livres qui vous ont vraiment aidé, ainsi que vos auditeurs. Nous n'allons pas rester dans la théorie puisque vous allez aussi donner des conseils très pratiques que vous avez appliqués vous-même dans votre propre vie pour réussir dans votre métier de blogueur et aussi pour avancer. Voilà le programme. Je vous rappelle que vos appels sont les bienvenus à la radio. Si vous souhaitez poser des questions, n'hésitez pas à nous appeler au 01.34.12.12.22 sur radio Enghien et Olivier Roland répondra à vos questions. Pour commencer, Olivier quel a été votre parcours? Olivier est un jeune homme d'une trentaine d'années... Olivier Roland : C'est cela, 31 ans. Isabelle Gonse : 31 ans, curieux, dynamique, qui s'intéresse à tout, ce qui est un peu votre force. Il y a 3-4 ans vous vous êtes lancé dans les blogs. Racontez-nous comment vous en êtes arrivé là. Olivier Roland : J'ai toujours été entrepreneur dans l'âme puisque j'ai créé ma première entreprise à 19 ans. J'ai quitté l'école à 18 ans avant même d'avoir le bac pour me lancer dans l'aventure de la création de l'entreprise. D'ailleurs j'aime dire que j'ai un bac -2. J'ai attrapé le virus de l'entrepreneuriat très tôt, j'ai créé une entreprise dans les services de l'informatique, qui a été une aventure incroyable, géniale à tous les niveaux mais qui au bout de quelques années commençait à m'ennuyer car je passais beaucoup de temps dans cette entreprise, j'avais un rythme de vie déséquilibré. Je travaillais plus de 60 heures par semaine, souvent 70... Je n'avais pas un équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle et je cherchais un moyen de m'en échapper. Isabelle Gonse : Nous allons détailler cette expérience, c'est quand même formidable, sans avoir le bac, avec une formation littéraire à la base, mais passionné d'informatique...geek on peut dire...Vous vous lancez à 19 ans sans l'aide de vos parents ni de qui que ce soit. Vous y croyez et lancez votre entreprise et au bout de 10 ans vous avez jusqu'à 10 salariés... Olivier Roland : Non, j'ai eu 3 salariés. C'était une petite entreprise qui a bien fonctionné, puisqu’après 10 ans je l'ai cédée ; car je voulais me consacrer pleinement à ma nouvelle aventure sur internet. C'est une entreprise qui a réalisé jusqu'à 230 000 euros de chiffre d'affaires, avec 3 salariés. C'était une petite entreprise sympathique qui n'a pas trop connu la crise. Cela m'a permis de court-circuiter le système classique des longues études, du diplôme, et ensuite de devoir trouver un job. Isabelle Gonse : ...mais qu'est-ce qui fait que finalement vous vous retrouvez à travailler trop et n'avez pas assez de temps pour votre vie personnelle et pour faire des choses qui vous plaisent. Olivier Roland : C'est un problème qui touche énormément d'entrepreneurs. Beaucoup de personnes, un tiers des Français selon un sondage, rêvent de créer leur entreprise. Cela peut être une extraordinaire manière de s'épanouir, de se développer personnellement, puisque le sujet de l'émission c'est le développement personnel, de devenir plus indépendant, plus libre de pouvoir faire un peu ce que l'on veut. Mais c'est aussi un piège dans lequel tombent un grand nombre de personnes qui arrivent à créer leur entreprise. Créer une entreprise est quelque chose de bon en soi, énormément de personnes en rêvent mais finalement peu le font. Créer c'est bien, créer une entreprise pérenne c'est mieux. Il faut savoir que 50% des entreprises mettent la clef sous la porte avant leur 5 ans, ce qui n'est pas négligeable. Au-delà de ça, parmi ceux qui ont une entreprise qui tient la route, beaucoup travaillent comme des fous et ont bien du mal à équilibrer leur vie personnelle et professionnelle, comme je l'ai fait, et qui se retrouvent à travailler 50-70 heures par semaine. On est bien loin des 35 heures. Isabelle Gonse : Alors je m'imagine que vous vous faisiez quand même plaisir dans votre boulot puisque déjà adolescent vous étiez passionné par l'informatique...vous étiez à fond là-dedans...peut être il n'y avait que ça qui comptait... Olivier Roland : J'étais un peu l'exemple typique de l'adolescent timide, mal dans sa peau, qui avait du mal à aller vers les autres, les filles m'intimidaient énormément, et comme pour beaucoup de personnes qui étaient dans ce cas là, l'informatique était une bonne échappatoire. J'aime bien dire que la logique des ordinateurs est plus facile à comprendre que la logique des femmes. Donc c'est un refuge pour des personnes qui ont eu comme moi des problèmes relationnels. Je me suis lancé dans l'informatique à 15 ans et très rapidement j'ai développé des compétences que j'ai acquis tout seul, avec un ami... Isabelle Gonse : Je vais tenter une comparaison un peu audacieuse, on pourrait presque vous comparer à Mark Zuckerberg qui lui aussi d'après le film n'était pas très à l'aise au niveau relationnel mais qui a très bien réussi. Olivier Roland : ...lui, il a quand même un peu mieux réussi que moi...effectivement il y a beaucoup d'exemples de personnes comme ça qui étaient assez branchées au niveau technique et qui ont pu réussir, Bill Gates en était un aussi, qui ont pu s'épanouir dans la création d'entreprise. Isabelle Gonse : Qu'est-ce qui fait qu'au bout d'un moment vous en avez marre? Vous vous dites : « je ne peux pas continuer comme ça ». Tout à coup, vous avez l'idée d'aller vers autre chose, un blog en l’occurrence, et sur le développement personnel. Il y a eu un déclic? Olivier Roland : C'est une longue histoire que je vais essayer de faire courte. Cette entreprise créée à 19 ans c'était une belle aventure, même si j'ai fait beaucoup d'erreurs au début, et qu'elle a failli se planter au bout de six mois...cela ne s'est pas fait sans mal. Après tout, je suis passé de l'adolescence à l'âge adulte grâce à cela. Et pendant plusieurs années, cela ne me dérangeait pas de travailler à fond dans mon entreprise. Comme beaucoup d'entrepreneurs, j'étais très motivé, mais au bout d'un moment j'ai commencé a ressentir ce déséquilibre, ce manque, et j'ai cherché autre chose pour vivre un peu mieux. Malheureusement, quand on est entrepreneur en France, on n'a pas le droit aux ASSEDIC, et donc ce n'est pas facile de sortir de son entreprise. J'ai cherché pendant plusieurs années un moyen de faire autre chose et j'ai découvert un jour un blogueur américain qui s'appelle Steve Pavlina. Et j'ai trouvé son blog très intéressant. J'ai découvert pour la première fois la notion qu'un blog c'était autre chose qu'un journal intime sur internet, cela m'a vraiment étonné. Steve Pavlina est un blogueur, très connu aux USA, qui écrit des articles sur le développement personnel, notamment des articles sur la productivité, comment changer sa vie...ce genre de choses. Il a écrit des choses extrêmement pertinentes. Il a écrit un article qui disait « comment gagner sa vie avec son blog ». Dans cet article, il expliquait qu'il gagnait environ 40 000 $ par mois... Isabelle Gonse : Ah, quand même! Olivier Roland : Une belle somme...alors qu'il écrivait des articles comme il voulait, sur des sujets qui le passionnaient, il aidait des gens à vivre une meilleure vie, ce qui était positif pour lui à tous les points de vue. Isabelle Gonse : Il était journaliste par ailleurs? Pas du tout. Il était développeur de jeux vidéo, ce qui n'a rien à voir. Quand j'ai lu ça, je me suis dit que cela avait l'air intéressant, qu'un blog pouvait être un moyen de communication, et le fait d'avoir des lecteurs qui nous lisent était génial. Je me sui

    1h 34m

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