ESSENTIEL – Le rendez-vous culture – Sandrine Sebbane. Elle reçoit Elisa tovati pour son livre “Merci pour le non” aux éditions du rocher. Sophie Médioni, à l'affiche de « Filiation », une comédie dramatique à découvrir au Studio Hébertot jusqu'au 28 novembre. Et Gérard Unger pour son livre “Les années folles en France 1918-1931” aux éditions Perrin. À propos du livre « Merci pour le non » paru aux éditions du rocher Et si les moments où la vie nous dit NON étaient précisément ceux qui nous construisent le plus ? Derrière chaque NON, il y a une histoire. Derrière chaque fissure, il y a un passage. Dans ce livre, Élisa Tovati part à la rencontre de celles et ceux qui ont vu une porte se fermer avant de trouver leur propre chemin. Artistes, sportifs, écrivains, chefs cuisiniers, entrepreneurs ou personnalités publiques racontent le moment où tout a vacillé. Un refus. Un échec. Un doute profond. Dévoilant avec une immense sincérité les traversées du désert, les moments sombres, les colères, le désespoir, mais aussi les renaissances, chacun montre comment il est parvenu à transformer ce NON, et la force insoupçonnée qu'il en a tirée. Au fil des rencontres et de son propre récit, Élisa Tovati compose une cartographie sensible des fissures humaines. C'est lorsque l'on croit que tout se brise qu'une lumière inattendue pénètre. Parce qu'un NON n'est pas toujours une fin. Parfois, c'est exactement là que la vie commence. Élisa Tovati est comédienne, chanteuse et autrice. Depuis plus de trente ans, elle explore les chemins de la création entre cinéma, musique et télévision. À propos de la pièce de théâtre « Filiation » Un test ADN et tout bascule… Alexandra ne s’attendait pas à découvrir un secret de famille enfoui depuis plus de 18 ans. Un résultat inattendu fait voler en éclat toutes ses certitudes et l’entraîne dans une quête de vérité au cœur du passé de ses parents. Jusqu’où faut-il aller pour savoir d’où l’on vient ? Entre émotion, humour et suspense, Filiation est une comédie dramatique qui explore avec humanité la recherche d’identité, le poids des non-dits et le parcours en PMA. À propos du livre « Les années folles en France 1918-1931 » paru aux éditions Perrin L'entrée de la France dans la modernité. Loin des clichés véhiculés par l'expression "Années folles" - les garçonnes, Joséphine Baker, l'Art déco -, le présent ouvrage traite plus largement de l'histoire de la France sous tous ses aspects de 1919 à 1931, moment où commence à se faire sentir la crise économique apparue aux États-Unis deux ans plus tôt. L'auteur évoque en détails la politique intérieure, dominée par les figures de Raymond Poincaré et Aristide Briand ; les affaires étrangères, centrées sur les relations franco-allemandes ; la situation des colonies, qui voit la triomphe de l'Exposition coloniale se heurter aux premières fêlures apparues dans l'empire. Au-delà, il traite de la vie économique du pays où, à côté d'une agriculture qui peine à se relever et d'une industrie textile vieillissante, la modernité surgit dans les usines métallurgiques ou automobiles, faisant de la France une des principales puissances mondiales. Il évoque aussi longuement le déclin relatif de la paysannerie, la place croissante de la classe ouvrière et une bourgeoisie qui donne une présence grandissante aux vacances, aux spectacles et au sport, avec notamment la tenue des Jeux olympiques à Paris, en 1924. Les ombres de la période ne sont pas cachées, à savoir, entre autres, les conséquences particulièrement dommageables des pertes humaines et des destructions de la guerre, la faiblesse de la démographie, une idéologie pacifiste qui empêche de mesurer la montée des périls antidémocratiques et d'y faire face. Enfin, l'accent est mis sur l'extraordinaire efflorescence de la vie scientifique, littéraire et artistique, qui fait de Paris la capitale intellectuelle du monde entier. Henri Bergson, Louis de Broglie, André Gide, Colette, Paul Valéry, Aristide Maillol, Robert Mallet-Stevens en sont les figures de proue, sans oublier les étrangers tels que Picasso, Hemingway, Modigliani ou Le Corbusier. Tous font rayonner la France au zénith de la culture mondiale. Une grande synthèse qui faisait défaut