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J-Source, led by the journalism programs at Toronto Metropolitan University and Carleton University, is supported by the post-secondary journalism programs at member institutions of J-Schools Canada/Écoles-J Canada, the R. Howard Webster Foundation and a group of donors. French-language publication Projet J, hosted by J-Source, is led by the journalism program at the Université du Québec à Montréal and funded by a group of donors.

Episodes

  1. 05/16/2014

    Paule Beaugrand-Champagne à la présidence du Conseil de presse

    Il n’y avait déjà pas beaucoup de postes de Paule Beaugrand-Champagne n’ait occupé jusque là dans l’univers des médias québécois, et voilà qu’elle en accroche un autre à son CV. Le Conseil de presse vient en effet d’annoncer que c’est elle qui occupera dès lundi, le fauteuil de président, laissé vacant par John Gomery. Il n’y avait déjà pas beaucoup de postes de Paule Beaugrand-Champagne n’ait occupé jusque là dans l’univers des médias québécois, et voilà qu’elle en accroche un autre à son CV. Le Conseil de presse vient en effet d’annoncer que c’est elle qui occupera dès lundi, le fauteuil de président, laissé vacant par John Gomery. Par Hélène Roulot-Ganzmann «Les membres du Conseil sont fiers d’annoncer que Paule Beaugrand-Champagne deviendra, le lundi 19 mai, la neuvième personne à occuper la présidence du Conseil de presse du Québec – et la toute première femme à être investie de cette fonction, peut-on lire dans le communiqué diffusé cet après-midi. À l’unanimité, les membres du conseil d’administration ont jugé que, forte d’une longue et brillante carrière en journalisme, Mme Beaugrand-Champagne avait tous les atouts nécessaires pour assumer pleinement les responsabilités incombant à la présidence de l’organisme.» De fait, Paule Beaugrand-Champagne a été tour à tour éditrice de l’Actualité, PDG de Télé-Québec, rédactrice en chef au Journal de Montréal et à Radio-Canada/RDI Nouvelles, rédactrice en chef adjointe au Devoir, à l’Actualité et à Châtelaine, adjointe au directeur de l’information à La Presse, directrice de l’information au Jour, après avoir été journaliste à La Presse, au Jour et pour diverses autres publications ainsi que chargée de cours en journalisme à l’Université de Montréal pendant de nombreuses années. Elle a également  fondé le Trente, magazine de Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), dont elle a été la présidente en 1976 et 1977. Et si elle sort aujourd’hui de sa retraite pour prendre la présidence du Conseil de presse, c’est en fait d’une retraite active puisqu’elle n’a pas complètement cessé ses activités, devenant consultante en journalisme et en information. «Un organisme indispensable à la vie démocratique» «Nous sommes extrêmement heureux d’accueillir cette femme d’exception au bagage exceptionnel, a déclaré le secrétaire général du Conseil, Guy Amyot..Personne, au Québec, ne peut se targuer d’avoir une feuille de route aussi riche et diversifiée que la sienne. Partout où elle est passée, Mme Beaugrand-Champagne a toujours insisté sur l’importance de pratiquer un journalisme de qualité, au service des citoyens. En ce sens, le mandat qu’elle vient d’accepter n’est rien d’autre qu’une autre manière de défendre ces valeurs fondamentales.» De son côté, la nouvelle présidente du Conseil, Mme Paule Beaugrand-Champagne, affirme que depuis sa fondation, le Conseil de presse du Québec  est à ses yeux un organisme indispensable à la vie démocratique. «Le droit du public à une information de qualité, libre de pressions internes ou externes aux médias, est un droit que je défends avec vigueur depuis mon premier jour de travail dans ce métier, un des plus beaux qui soient parce que si nécessaire en démocratie, écrit-elle. Des citoyens bien informés sont des citoyens libres, en mesure de se faire une opinion et de prendre des décisions éclairées. C’est essentiellement ce qui me guide encore aujourd'hui en acceptant cette importante responsabilité, que j’accepte avec grand enthousiasme». Déontologie et convergence S’il est trop tôt pour savoir quels seront les dossiers  que voudra porter Mme Beaugrand-Champagne, force est de constater que la déontologie journalistique a toujours fait partie des préoccupations de celle qui a coécrit, au début des années 1990, Questions d’éthique – Jusqu’où peuvent aller les journalistes? Dans cet ouvrage, elle réfléchit sur les meilleures pratiques à adopter lorsqu’il s’agit de traiter notamment de  suicide ou d’agressions sexuelles, de parler des victimes ou des suspects ayant droit à la présomption d’innocence. Déontologie toujours lorsqu’en novembre 2010, elle sort de sa réserve pour prendre la défense de ses ex-collègues du Journal de Montréal, en lock-out à l’époque depuis vingt-et-un mois. Dans une chronique parue dans l’Actualité et intitulée Réquiem pour le Journal de Montréal, elle dénonce «l’aveuglement de son propriétaire», Pierre-Karl Péladeau, qu’elle accuse de vouloir «casser» les employés syndiqués que son père, Pierre, fondateur du quotidien, avait choyé lorsqu’il dirigeait les affaires. En cause selon elle, la convergence. «Puis, petit à petit, après l’arrivée de PKP à la tête de Québecor, la convergence a commencé à faire son apparition, écrivait-elle. De strictement promotionnelle pour d’autres «produits» de l’empire ou d’assez subtile au début sous la forme de «suggestions» de reportages, elle s’est faite de plus en plus lourde. Les employés ont réagi en se défendant, ce qui au fond était bien naturel: la convergence était imposée d’en haut, n’avait pas été expliquée ni mise dans le contexte de l’industrie et attaquait l’indépendance de l’information.» Rassurée par la qualité de la relève Depuis, ce fameux propriétaire est entrée en politique et siège à l’Assemblée nationale à Québec. A l’annonce de sa candidature à Saint-Jérôme, tous les partis ont fustigé les conséquences de la convergence et de la concentration des médias sur l’indépendance du journalisme. L’avenir dira si la présence de Mme Beaugrand-Champagne à la tête du Conseil de presse sera de nature à faire bouger les lignes à ce sujet. Quoi qu’il en soit, la nouvelle présidente arrive à un moment où l’industrie des médias vit, si ce n’est une crise, du moins une grande restructuration. Dans une entrevue accordée à ProjetJ à l’issue du congrès de la FPJQ en 2009, elle se disait déjà inquiète face à la situation, précisant pourtant être une optimiste de nature. «J’ai l’habitude de voir le meilleur plutôt que le pire, mais là, je m’inquiète depuis un petit bout de temps, de ce qui va arriver notamment à la presse écrite, qui a toujours été mon point faible depuis très très jeune», confiait-elle, ajoutant que l’information allait certainement se transmettre différemment et avouant faire confiance à la relève. «Je n’étais pas venue au congrès depuis plusieurs années, et je suis épatée par la relève, affirmait-elle. Elle est présente, elle participe, elle discute, elle pose des questions. Je me dit que malgré les remous, cette profession est belle et bien en vie. Je me reconnais quand nous, nous avions le même âge, pendant la révolution tranquille. J’ai été frappée par la qualité des œuvres qui ont été finalistes pour les prix Judith-Jasmin. Je suis donc rassurée par l’avenir de la profession.» Un avenir sur lequel Paule Beaugrand-Champagne va peser durant les deux prochaines années au moins de son mandat à la présidence du Conseil de presse du Québec. Cet article vous a intéressé? Faites un don à ProjetJ À voir aussi: «Que Québecor réintègre le Conseil de presse apparait comme une exigence absolue» Une mouche dans votre journal? Avisez le Conseil de presse du Québec! The post Paule Beaugrand-Champagne à la présidence du Conseil de presse first appeared on J-Source.

  2. 03/11/2014

    Candidature de PKP: inquiétudes sur le front de la liberté de la presse

    Après plusieurs semaines de rumeurs et de démentis persistants, le Parti québécois a confirmé hier, la candidature de Pierre Karl Péladeau, propriétaire de Québecor, dans la circonscription de Saint-Jérôme. Une annonce qui a engendré une véritable éclipse médiatique, en même temps que de vives inquiétudes du point de vue de la liberté de la presse et de l’indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir politique. Après plusieurs semaines de rumeurs et de démentis persistants, le Parti québécois a confirmé hier, la candidature de Pierre Karl Péladeau, propriétaire de Québecor, dans la circonscription de Saint-Jérôme. Une annonce qui a engendré une véritable éclipse médiatique, en même temps que de vives inquiétudes du point de vue de la liberté de la presse et de l’indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir politique. Par Hélène Roulot-Ganzmann Un conditionnel qui sonne comme une affirmation. Samedi soir, peu avant minuit, Louis Lacroix, journaliste à FM93, propriété de Cogeco, annonce sur son compte twitter que Pauline Marois annoncerait le lendemain la candidature péquiste de Pierre Karl Péladeau dans la circonscription de Saint-Jérôme. Deux heures auparavant, le chef du bureau parlementaire de Radio-Canada à Québec, Sébastien Bovet, se demandait, lui aussi sur le réseau social, si le fait que l’attachée de presse de PKP ne retourne pas les appels, pouvait être considéré comme un indice entourant la personnalité du candidat mystère dans Saint-Jérôme. La confirmation est finalement venue dans la matinée de dimanche, d’abord dans les médias, puis sur le compte twitter du Parti québécois, avant la présentation officielle du candidat Péladeau par la première ministre, Pauline Marois. Depuis, le sujet a occupé presque 43% du temps médiatique consacré à la campagne, selon les chiffres d’Influence Communication. Le mot clé #PKP a également été le plus utilisé au Québec dans les dernières 24 heures, et le troisième à l’échelle de tout le Canada. Principal sujet de préoccupation, l’impact de cette entrée en lice sur la l’indépendance des médias, alors même que l’homme possède 40% de toute l’information produite au Québec, selon la Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ), et qu’il a, à plusieurs reprises, martelé qu’ils ne vendraient pas ses actions et qu’ils les placeraient plutôt en fiducie. Berlusconisation? Dans ce contexte, Josée Legault, sur son blogue au Journal de Montréal, évoque une possible «berlusconisation» du Québec. «L’expression fait référence à l’omnipuissance de Silvio Berlusconi, le richissime ex-président du Conseil italien et magnat des communications tout à la fois, écrit-elle. Si pour sa part, PierreKarl Péladeau a plutôt démissionné de tous ses postes à Québecor, il en restera par contre pour s’inquiéter de voir autant de pouvoir au Québec bientôt concentré entre les mains d’une seule personne.» Dans une conférence de presse donnée ce matin, le chef du Parti libéral (PLQ), Philippe Couillard a en effet vivement réagi. «Il est irresponsable de la part de Mme Marois de n’avoir pas pris davantage de précautions avant d’ajouter à son équipe une personne, quelles que soient ses qualités personnelles, qui contrôle une grande partie des médias écrits et électroniques au Québec, accuse-t-il. Je ne mets pas en doute la compétence et le professionnalisme des journalistes des médias de Québecor, mais il faut que le question de l’influence de M. Péladeau soit discutée. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut balayer rapidement sous le tapis. C’est une question essentielle pour une démocratie». Appel au Commissaire à l’éthique et à la déontologie Une inquiétude que l’on peut juger partisane de la part de M. Couillard, mais que la FPJQ fait également sienne. Dans un communiqué émis ce matin, la principale représentation des journalistes au Québec parle de mélange explosif, et rappelle que la province a aujourd’hui une presse libre parce qu’elle a su affronter l’État et que des journalistes ont été emprisonnés pour préserver la liberté d’expression. «Même s’il vient de quitter la présidence du conseil d’administration de TVA, celle de Québecor Média et le conseil d’administration de Québecor, et même s’il place les actions qui lui donnent le contrôle de Québecor dans une fiducie sans droit de regard, son pouvoir d’influence demeure réel, peut-on lire. Il s’agit ici d’une influence sur un groupe de presse majeur qui couvre l’ensemble des activités d’un gouvernement dont il serait partie prenante. Il faut des coupe-feu plus solides», prévient-on, avant d’en appeler à une enquête du Commissaire à l’éthique et à la déontologie. Joint par les journalistes présents dans l’autobus de la caravane péquiste, le commissaire Saint-Laurent a expliqué qu’il se prononcera sur les risques de conflits d’intérêts associés aux actifs placés dans la fiducie de M. Péladeau lorsqu’il sera élu, rapporte Alexandre Robillard de la Presse Canadienne. «Dans un contexte préventif, le commissaire va faire des commentaires et des recommandations au député ou au membre du conseil exécutif par rapport à des intérêts qui peuvent présenter des risques de conflits d’intérêts, a-t-il précisé. Il va suggérer de prendre les mesures nécessaires pour corriger la situation.» Péladeau vs Deschênes Au micro de Marie-France Bazzo ce matin, le candidat de Saint-Jérôme a réitéré qu’ils ne vendraient ses parts sous aucun prétexte, par respect pour son père d’une part, et parce que les garde-fous existeraient déjà bel et bien, selon lui. [Précision, mardi 11 mars à 10h30: par voie de communiqué, PKP a atténué ses propos hier soir, affirmant qu'il respecterait la loi, le code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale, et toutes les directives qui seront énoncées par le commissaire à l’éthique et à la déontologie.] «Il s’agit d’une compagnie publique, cotée en bourse, s’est-il justifié. Il y a des administrateurs et des administratrices qui sont chevronnés et qui ont de l’expérience. S’il y a des questions concernant des conflits d’intérêts, ils vont y répondre. Ce ne sera pas à moi de trancher ces questions. (…) J’ai démissionné de tous mes postes, je vais me consacrer à la politique. Il y a des dirigeants d’entreprise qui sont en poste aujourd’hui à Québecor et qui sont sous la gouverne du conseil d’administration sur lequel je n’ai aucune influence.» Marie-France Bazzo lui faisant cependant remarquer que son esprit planerait toujours sur l’entreprise… alors même qu’il avoue vouloir léguer l’entreprise, fleuron de l’économie québécoise et dont le siège social se trouve à Montréal, à ses propres enfants. L’homme d’affaires, politicien depuis hier, avait déjà dû répondre à cette polémique plus tôt en matinée au micro de Mathieu Boivin du FM93. Celui-ci le faisait notamment réagir à des propos d’Alexis Deschênes, ex-journaliste devenu avocat et aujourd’hui candidat péquiste dans Trois-Rivières, qui à l’époque de son départ de TVA, avait reproché à ses patrons de trop s’immiscer dans son travail. «Les salles de rédaction chez Québecor ont toujours été indépendantes et la politique de la rédaction, c’est de faire en sorte que nous puissions être le véhicule du plus grand nombre d’opinions. Je pense qu’il (Alexis Deschênes) avait tort. Je ne connais pas ses motivations et je me souviens d’ailleurs qu’à l’époque de ces déclarations, j’avais été grandement surpris», a-t-il répondu, avant d’ajouter que sans doute, ils évoqueraient le sujet ensemble lorsqu’ils se croiseront durant la campagne. «Votre Journal ne changera pas» Quoi qu’il en soit, le Journal de Montréal a cru nécessaire de prendre les devants en publiant dès hier soir un texte sous la plume de son rédacteur en chef et vice-président Information de Sun Media Québec, Dany Doucet, pour assurer les lecteurs que leur journal ne changera pas. «Le Journal de Montréal, qui fêtera son cinquantième anniversaire cette année, tout comme le Journal de Québec, qui a été fondé en 1967, n’ont jamais dit à leurs lecteurs pour qui voter, ou comment penser, écrit-il. Cela ne changera pas aujourd’hui. Tous nos concurrents ont des pages éditoriales qui adoptent des positions chères à leurs propriétaires, ce que ni le Journal de Montréal, ni le Journal de Québec n’ont jamais voulu faire. Au contraire, nos pages Opinions sont les plus diversifiées au Québec. Elles rassemblent des gens de toutes les orientations politiques et sociales: de gauche comme de droite, fédéralistes comme souverainistes. Oui, René Lévesque a déjà été chroniqueur chez nous. Mais Robert Bourassa aussi.» Dans sa chronique radiophonique au micro de Benoit Dutrizac au 98.5FM, Antoine Robitaille, éditorialiste au journal Le Devoir, a d’ailleurs abondé dans ce sens. «Au moment du lock-out, le nationalisme et le néo-libéralisme étaient vraiment dominants dans les pages du Journal. Depuis, il me semble que ça a changé. Il y a des chroniqueurs de toutes les couleurs, de toutes les opinions, même que ça en est parfois étourdissant le matin de voir tous ces visages avec des opinions totalement différentes. Mais ce qui est certain, c’est qu’il y a une diversité.» À voir aussi: Pierre-Karl Péladeau quitte le poste de PDG de Québecor Le Buzz: deux ans de lock-out et un rapport The post Candidature de PKP: inquiétudes sur le front de la liberté de la presse first appeared on J-Source.

  3. 01/08/2013

    Checking your bias

    Do your biases affect your journalism? Field Notes Editor Nicole Blanchett Neheli talks with American J-prof Sue Ellen Christian, and reporters from across Canada, about strategies to ensure every story is as balanced as possible, and how reflection and ethics are the keys to objective reporting. Do your biases affect your journalism? Field Notes Editor Nicole Blanchett Neheli talks with American J-prof Sue Ellen Christian, and reporters from across Canada, about strategies to ensure every story is as balanced as possible, and how reflection and ethics are the keys to objective reporting.   Everyone has biases. But if you’re a journalist, bias can potentially affect how other people interpret important events and see the subjects you interview. After teaching for eight years, Sue Ellen Christian became so concerned with her students’ inability to separate beliefs from fact that she began exploring why and how biases are formed. The result is a book (and accompanying website) of reporting best practices aimed at preventing personal prejudice from interfering with accurate storytelling. Overcoming Bias is a how-to-guide that includes examples from professional journalists about dealing with their own prejudice while working in the field. In one anecdote, a reporter describes how surprised he was to find a poverty-stricken family was actually quite happy, not miserable as he had assumed it would be. As Christian described it, “Just like we remind ourselves, don’t promise confidentiality to a source without a lot of thinking and vetting, or don’t accept gifts because it might compromise your integrity or your appearance of such…you cannot apply your own standards and your own morays to people who live in a completely different situation than you do.” The basic premise of the book is that journalists need to find the time to train themselves to look at situations from a variety of perspectives and know that everyone’s truth is different because their perspectives are different. David Squires reports for NTV News in St. John's Newfoundland and says working in a smaller market adds a unique layer to dealing with bias because the subjects you interview are often people you know, even friends. Then there is the added concern of the daily news grind: Trying to turn around a story in a day for an evening newscast, it can be challenging to cover all aspects and express all points. With cuts and VJ work dominating in smaller markets, investigative reporting has faded.  Christian is cognizant that finding time to do justice to a story—never mind reflect on it—isn’t easy for a journalist because she used to be one. She reported for 10 years at the Chicago Tribune and before that at other outlets including the LA Times and The Detroit News: “Nothing I say is meant to be holier than thou, it’s because I love the craft and I have great admiration for it and I want to raise up people who make it even better.” According to Christian, the best way to do this is to cultivate open minds, both in J-school and professional newsrooms: challenge presumed story lines and narratives reflect on how bias might affect a story look for alternatives to “go-to” sources weigh word choices, especially when using terms like terrorist Sneha Kulkarni, now a reporter/anchor with Sun News Network in Toronto, recognized her personal bias could be an issue while she was covering a story for CTV in Calgary. She was reporting on attempts to stop a methadone clinic from setting up in a neighbourhood strip mall: I felt sympathetic to the clinic, since I felt that providing additional services, especially in a city with long wait lists, is more important than perpetuating a stigma against addicts. Also, having spent time with the clinic's clients, I felt I was biased to their cause. I tried to push my interviews on the opposing side, more than perhaps I normally would have on this kind of story. At the end of the day, I simply accepted that my job was to report on the facts, regardless of whether I agreed on the opinions being expressed. Christian believes that existing codes of ethics provide guidelines that “embody a lot of the solutions to our cognitive biases and errors.” For example, accountability is a recognized strategy to check bias, and it’s a pillar of journalism. Karen Owen, a reporter for 20 years in Calgary,  said, “Knowing everyday that my job is to present the facts, both sides of the story, as free of bias as possible, is not really a strategy; it's what every reporter should strive to do. If I truly feel I can't overcome my personal bias, then I ask that I be reassigned. That is a perfectly acceptable strategy, but one that is not often used—so when it is by anyone in the newsroom, the request is respected.” A good journalist wants to tell a good story—end of story. Acknowledging that bias affects everyone, including those who consider themselves quintessentially objective, is an essential aspect of that process. As Christian put it, “We are always going to bring ourselves to the story, but I’d like us to bring our best self to the story. A journalist is more prepared through his or her own awareness of our thinking habits to write a more accurate and less distorted news account.” To hear an excerpt of Nicole Blanchett Neheli's interview with Sue Ellen Christian click below, or read more on bias in reporting on the Redefining Journalism blog.   Your browser does not support the audio element. var audioTag = document.createElement('audio'); if (!(!!(audioTag.canPlayType) && ("no" != audioTag.canPlayType("audio/mpeg")) && ("" != audioTag.canPlayType("audio/mpeg")))) { document.getElementById('auidoplayerhtml5podbeaneee4b754d274987777216ebbc9777773').parentNode.removeChild(document.getElementById('auidoplayerhtml5podbeaneee4b754d274987777216ebbc9777773')); document.write(''); } Podcast Powered By Podbean [node:ad]                                       The post Checking your bias first appeared on J-Source.

  4. 09/25/2012 ·  Video

    Canadian farm writer awards released

    The Canadian Farm Writers Federation has released the results of its annual competition. Long time Winnipeg Free Press regional reporter Bill Redekop won the top press feature award. Top winners of daily, weekly and monthly press reporting were, respectively: Mia Rabson, Winnipeg Free Press, Mary MacArthur, Western Producer and Mary Baxter, Better Farming magazine. Ontario Farmer editor Peter Reschke took gold for press column and freelance writer Ray Ford took gold for technical feature. Reporters with the Winnipeg Free Press and Ontario Farmer took home the most awards, each with five, while Western Producer reporters garnered four. According to its news release, CFWF represents 350 English speaking agricultural journalists, broadcasters and communicators from across Canada. The awards were presented Saturday during the organization's annual conference, this year held in Winnipeg. Here's a full list of winners, with links to their work:   Television News Reporting The Jack McPherson Award Sponsor: Dairy Farmers of Canada Gold: Rachel Kehrig Saskatchewan Pulse Growers Michael Smith visits a lentil farm Silver: Joey Sabljic University of Guelph, Spark Higher oil soybeans, a bigger bottom line Bronze: Natalie Osborne University of Guelph, Spark Sugar particles from corn   Radio News Reporting The Tom Leach Award Sponsor: Bayer CropScience Inc. Gold: Alice McFarlane  Flea beetles threaten canola *Silver and bronze were not awarded   News Release The Alice Switzer Award Sponsor: Farm Business Communications Gold: Karli Reimer Ducks Unlimited Canada A bin full of reasons to grow winter wheat Silver: Lilian Schaer  Apple and tender fruit growers appreciate support in wake of widespread crop damage Bronze: Tracey Feist  Environmental contest winners implement plan   General Periodical The Felix Schmaltz Award Sponsor: AdFarm Gold: Owen Roberts University of Guelph Agrifood yearbook 2011-2012 Silver: Amanda Ryan Saskatchewan Pulse Growers Annual Report Bronze: Kevin Hursh Farm Credit Canada AgriSuccess   Technical Feature The Peter Lewington Award Sponsor: CanWEA Gold: Ray Ford Ontario Farmer Fly Guy hunts with truck-mounted butterfly net Silver: John Greig Ontario Farmer Post cervical insemination could cut AI boar numbers in half Bronze: Tamara Leigh  Lean manufacturing offers competitive edge   Press Column The Frank Jacobs Award Sponsor: MANA Crop Protection Gold: Peter Reschke  No-win situation for the province Silver: Ray Ford  Great forage, good for the soil. Bronze: Kevin Hursh The Western Producer AgriInvest may be short-lived in boom times     Press Editorial The O.R. Evans Award Sponsor: Richardson Gold: Sheri Monk Alberta Farm Express Defending America in a cow-eat-cow world Silver: Tom Henry Small Farm Canada What it means to be a farmer [node:ad] Bronze: Gord Gilmour  I feed myself   Press Feature The Dick Beamish Award Sponsor: Monsanto Canada Gold: Bill Redekop Winnipeg Free Press The man who killed the family farm Silver: Anne Lazurko  Who is the Canadian farmer? Silver: Lorne McClinton  Distribution central Bronze: Kevin Hursh  Market freedom   Monthly Press Reporting The Jack Cram Award Sponsor: Canadian Seed Growers' Association Gold: Mary Baxter Better Farming Do crown patents protect you against government incursions on your property rights? Silver: Steve Biggs  Their success is no secret Bronze: Maggie Van Camp  Risk, Reward   Weekly Press Reporting The Q.H. Martinson Award Sponsor: Ontario Farmer Publications Gold: Mary MacArthur The Western Producer New pioneers clear the way Silver: Barb Glen The Western Producer Grizzlies a growing concern for ranchers Bronze: Karen Dallimore  Opposition points to economic fallout   Daily Press Reporting The C.B. Fairbairn Award Sponsor: Western Producer Gold: Mia Rabson Winnipeg Free Press Pivotal vote on wheat board Silver: Larry Kusch Winnipeg Free Press Feds wrest control of Prairie agency Bronze: Murray McNeill Winnipeg Free Press CWB a more flexible version of an old model   World Wide Website The Henry Heald Award Sponsor: Quarry Integrated Communications Gold: Shaun Haney RealAgriculture Real Agriculture.com Silver: Tracey Shelton Richardson Richardson.ca Bronze: Allison Finnamore Farm Credit Canada FCC Express     Feature Photograph The Don Baron Award Sponsor: George Morris Centre Gold: Glenn Lowson The Grower Pressures on water are rising Silver: William DeKay The Western Producer Family takes a leap Bronze: Joe Bryksa Winnipeg Free Press Sand bag   News Photograph The John Phillips Award Sponsor: Better Farming Gold: William DeKay The Western Producer Mud wrestlers Silver: Joe Bryksa Winnipeg Free Press Long day Bronze: Sharon Grose Ontario Farmer Strawberries The post Canadian farm writer awards released first appeared on J-Source.

  5. 07/06/2012

    J-Links for July 6: Former Radio-Canada reporter to run for PQ; Cartoonists on Q; Al-Jazeera’s Twitter hacked

    Today’s media links from Canada and beyond: Former Radio-Canada reporter gets support to run for PQ, cartoonists talk to Jian Ghomeshi, one journo writes an obit for journalism and Al-Jazeera’s The Stream’s twitter gets hacked. And today’s read: Canadian unemployment rate falls to 7.2 per cent.     In Canadian media: Former Radio-Canada broadcaster to run for PQ After 25 years working as a reporter for Radio-Canada, Pierre Duchesne resigned last month. His most recent work at Radio-Canada was done as chief correspondent at the legislature. He will be a Parti Québécoi candidate running in Quebec’s next provincial election. Current leader Pauline Marois defends Duchesne saying he is “a man of great integrity.” Jian Ghomeshi, cartoonists discuss the changing state of editorial cartoons Yesterday on CBC’s Q, Jian Ghomeshi talked to longtime Montreal Gazette editorial cartoonist Aislin and Pulitzer nominated Matt Bors from The Cartoon Movement about the state of editorial cartoons and how it’s changing. One journo’s farewell to journalism The opinion’s editor of McMaster University’s student paper, The Silhouette, bids adieu to journalism as we know it.   [node:ad] In international media: Al-Jazeera’s Twitter account #hacked Al-Jazeera’s English-language show The Stream’s Twitter account was hacked by supporters of Syrian President Bashar Assad. The hackers tweeted links to pro-Assad material yesterday.   Today’s read: Canadian unemployment rate falls unexpectedly in June According to Statistics Canada, Canadian employment increased by 7,300 in June and the jobless rate fell to 7.2 per cent. Bay Street analysts predicted that it would remain at 7.3 per cent.   The post J-Links for July 6: Former Radio-Canada reporter to run for PQ; Cartoonists on Q; Al-Jazeera’s Twitter hacked first appeared on J-Source.

  6. 11/09/2008 ·  Video

    Kidnapped CBC reporter freed

    The kidnapping in Kabul of CBC journalist Mellissa Fung was kept secret for four weeks. On Saturday the CBC reported her release “into the custody of Canadian officials.” … CBC said reporter Mellissa Fung, previously based in Regina, “was taken by armed men who approached her in a refugee camp on the outskirts of Kabul on Oct. 12. The journalist, who was stationed at the NATO military base in Kandahar but was visiting the Kabul-area camp to report on a story, was then taken to the mountains west of the Afghan capital.” The men were bandits, said CBC. The story quoted an Afghanistan spokesperson saying she “was freed after tribal elders and provincial council members negotiated her release.” CBC said Fung is “in good health and undergoing a medical examination.” A video of CBC publisher John Cruickshank’s press conference about Fung’s release is here. (It’s in QuickTime; there are other links on the main story for those with different media players.) An Associated Press report noted, “Western news organizations in Afghanistan, including The Associated Press, had been aware of Fung’s abduction, but the CBC requested that her case not be publicized for safety considerations while officials tried to negotiate her release.” AP also reported “Fung is the second abducted foreign journalist to be released in two days. On Friday, a Dutch journalist kidnapped just outside of the capital, Kabul, was freed unharmed after nearly a week in captivity …. Joanie de Rijke, 43, was kidnapped Nov. 1 while working on a story for Belgium’s P magazine on the deaths of 10 French troops in a Taliban ambush in August.” The post Kidnapped CBC reporter freed first appeared on J-Source.

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