Les podcasts de l'ISP

Prépa ISP

ISP - Prépa d'excellence aux concours juridiques et administratifs : ENM ; CRFPA ; police ; DGSE ; douanes ; DSGJ ; greffiers ; pénitentiaire ; pjj ; Commissaire de justice ; Haute Fonction publique.

  1. Scrutin proportionnel et scrutin majoritaire

    6D AGO

    Scrutin proportionnel et scrutin majoritaire

    Le droit de vote est une exigence démocratique, mais comment les électeurs sont-ils représentés ? Quels sont les différents modes de scrutin, leurs avantages et inconvénients ? Dans le scrutin proportionnel, les sièges sont répartis en proportion du nombre de voix obtenus par chaque liste, alors que dans le scrutin majoritaire la liste en tête remporte tous les sièges. Par principe, le débat sur le mode de scrutin se focalise sur les élections législatives. Mais il concerne aussi les autres scrutins : aux élections municipales c'est un scrutin mixte, proportionnel avec une prime majoritaire, qui prévaut depuis les élections de 1973 ; aux élections régionales, après la proportionnelle intégrale à partir de 1986, une prime majoritaire s'applique depuis le scrutin de 2004. Si la proportionnelle a toujours prévalu aux européennes, elle ne s'est pas toujours exercée dans le cadre d'une unique circonscription nationale. Quant aux départementales, le scrutin est certes majoritaire, mais pour élire non plus un mais deux candidats (un homme et une femme, parité oblige) depuis 2015... Bref, en matière de mode de scrutin, les multiples objectifs poursuivis (représentation des minorités, majorités stables) se traduisent par des évolutions particulièrement fréquentes, et tout particulièrement en France. Comment caractériser ces différents modes de scrutin ? Quelle est leur utilisation en France ? Parviennent-ils à concilier l’idéale représentation des différents courants d'opinion et la nécessaire stabilité gouvernementale ? et donc on connaît la fragilité ou le caractère désormais utopique. Pour traiter ces différentes questions et revenir une nouvelle fois sur un sujet donné dans le cadre des grands oraux des concours, je reçois aujourd'hui Benoît Quennedey, enseignant de droit public et de culture générale à la Prépa ISP.

    38 min
  2. Le rôle de l'Etat et du droit dans la lutte contre les défaillances des entreprises

    FEB 4

    Le rôle de l'Etat et du droit dans la lutte contre les défaillances des entreprises

    Longtemps le failli a été considéré comme indigne, indigne de poursuivre une activité commerciale. Ce temps est révolu, non seulement les défaillances d’entreprises ne sont plus honnies, sauf banqueroute, mais en sus notre économie prend en charge ces défaillances pour en limiter les effets sur l’entreprise en difficulté, ses salariés, ses partenaires et clients, voire sur la société en général. Ici, le droit devient un vecteur de l’économie et de la politique. Derrière ce mouvement, se dessine une idée portée par l’économie libérale de marché mais aussi une facette de l’état providence. L'Etat veille et doit veiller à la "santé des entreprises" parce que la santé des entreprises est souvent synonyme de santé de l’économie française en général. Un constat qui se fait dans des temps exceptionnels comme pendant l’état d’urgence sanitaire instauré en raison de l’épidémie de Covid-19, mais aussi dans des temps plus communs, comme présentement. Constamment, l’on ambitionne d’améliorer la prise en charge des défaillances d’entreprises par le droit et l’Etat. Les réformes législatives se multiplient sans satisfaire. Pour envisager donc la difficile question du rôle du droit et de l'État dans la lutte contre les défaillances des entreprises, j’ai le plaisir de recevoir Jacob BERREBI, l’habituel animateur des podcasts de l’ISP, qui pour une fois sera l’interviewé.

    55 min
  3. La Cour des comptes a-t-elle encore une utilité ?

    JAN 21

    La Cour des comptes a-t-elle encore une utilité ?

    Quel point commun existe-t-il entre François Barbé-Marbois, Pierre Joxe, Philippe Seguin, Didier Migaud ou encore Pierre Moscovici ? Tous ont occupé les fonctions de Premier Président de la Cour des comptes. Une institution traditionnellement considérée comme essentielle bien que le plus souvent méconnue du grand public, si ce n’est des juristes et économistes eux-mêmes. Son rôle, ses compétences et pouvoirs, il est vrai, ne sont connus que de certains spécialistes, de quelques connaisseurs des sciences politiques et des acteurs de l’Etat. Pourtant, régulièrement, l’on cite dans les médias et le discours politique le rapport annuel de la Cour des comptes, souvent pour dénoncer l’utilisation, la mauvaise utilisation des deniers de l’Etat et l’état pathologique de nos finances publiques. Dans le débat public, ses détracteurs sont plus nombreux que ses admirateurs. La Cour des comptes serait une institution qualifiée de poussiéreuse ; ses recommandations seraient sans effets. Elle ne serait qu’un instrument politique, une antichambre destinée à préparer et justifier en amont les réformes du Gouvernement. Sa partialité serait connue, comme son absence d’indépendance nuirait à son objectivité. Face à cette opinion commune, la question de l’utilité de la Cour des comptes peut légitimement se poser notamment dans ce contexte budgétaire actuel particulièrement dégradé que nous avons déjà évoqué. Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris, Docteur en droit public et intervenant au sein de la Prépa ISP.

    46 min
  4. Les addictions

    JAN 14

    Les addictions

    Le terme même d’addiction est relativement moderne. C’est un vocabulaire usité en médecine au XXème siècle, plus sûrement d’ailleurs en France dans la seconde moitié de ce siècle. Cela lui donne naturellement une connotation médicale, se dessine l’idée de pathologie, mais aussi l’idée d’un problème de société, qu’il faut chercher à résoudre. Le terme renvoie aussi plus simplement à l’idée de dépendances, et en cela y réfléchir ouvre d’autres perspectives : une vision historique, humaine, individualiste, une perception parfois moins sévère ou lourde comme la passion, l’excès ou simplement le besoin. C’est un prisme pour regarder la société, certains en profiteront pour la juger, juger l’autre, mettre en évidence la déliquescence, la dépravation des temps modernes, oubliant que les dépendances, et les addictions constituent un problème de tous les temps, fortement documentés et illustrés à tous les niveaux de la société. Certes, immédiatement l’on pense à la drogue comme exemple, aux junkys, aux salles de shoot, aux seringues… une image sévère, on oublie, la sympathie que l’on a à l’égard de Sherlock Holmes, le héros de Arthur Conan Doyle, qui aimait prendre de la cocaïne, de la morphine ou encore de l’héroïne, Sherlock Holmes junky. Charles Beaudelaire aussi évoquait dans son œuvre « les paradis artificiels » et sa relation très étroite avec les drogues. On parle de hashish ou encore de l’opium. La drogue n’est pas la seule substance addictive que l’on trouve dans la littérature, on pense aussi à « L’assommoir » de Zola et les ravages de l’alcool dans le monde ouvrier, ou encore à l’addiction au sexe dans « Les jardins de l’ogre » de Leila Slimani. Les addictions touchent toutes les populations jusqu’aux célébrités, j’apprécie beaucoup pour ma part, un artiste, Macklemore qui a fait parler de lui s’agissant de consommations de drogues : on pense à son titre « Otherside », traduit en ces termes « l’autre côté », ses paroles évoquent la consommation de produits addictifs. Le film « le dernier pour la route » : film français de Philippe Goudeau, sorti en 2009 avec François Cluzet qui raconte le combat contre l’alcool. François Cluzet a confessé qu’il était un ancien alcoolique, avoir pu interpréter son propre rôle à certains égards, cela faisait écho à sa propre histoire. Les addictions touchent des personnes politiques, quand le pouvoir n’est pas lui-même considéré comme une addiction, en lien avec le syndrome de l’hubris. D’autres dépendances sont tout aussi connues et sont aujourd’hui considérées comme problématiques : l’addiction aux jeux, aux réseaux sociaux, au travail et même aux sports ou à l’effort physique (on a pu dire de votre serviteur il y a quelques années, que j’étais work addict et c’était sans doute réalité). Bref, le sujet des addictions est vaste et complexe, sociétale, politique mais aussi directement en lien avec l’humain, l’individu. Un sujet indissociable d’autres maux de notre temps. Pour envisager ce thème d’envergure donc, j’ai le plaisir de recevoir Charlotte Lepaisant, CPIP et intervenante au sens de la Prépa ISP.

    53 min
  5. 10 questions sur l’OTAN

    12/29/2025

    10 questions sur l’OTAN

    L’OTAN : L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est un peu mystérieuse, ne serait-ce que parce qu’on rencontre rarement des institutions ou convention nommée, de manière énigmatique, Organisation. Une organisation mystérieuse, un sujet difficile présent ces dernières années parmi tous les sujets de culture générale des différents concours, parfois à l’écrit, parfois à l’oral. Créée en 1949, l’OTAN est également nommée Alliance Atlantique. L’une des ses dimensions consiste en une organisation militaire intégrée, notion sur laquelle nous reviendrons évidemment. L’OTAN a joué un rôle essentiel depuis la seconde guerre mondiale, notamment pendant la guerre froide et pas seulement. Qu’en est-il aujourd’hui ? La question est d’autant plus légitime au regard des changements de contextes géopolitiques observés dans le monde au cours des dernières années. Dans un entretien publié par « The Economist » en novembre 2019, Emmanuel Macron avait déclaré que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Pourtant, après l'offensive russe en Ukraine en février 2022 deux nouveaux Etats - la Suède et la Finlande - ont rejoint l'OTAN. La Russie qui n’est évidemment pas partie à l’OTAN est fortement opposée à ce que l'Ukraine rejoigne l'OTAN, cela a été d’ailleurs un des arguments avancés pour justifier l’attaque russe et c’est une question au cœur des bribes de négociations de paix. Ces éléments témoignent de l'importance encore accordée à l'OTAN, alors même que celle-ci est très peu intervenue militairement depuis sa création en 1949. Quel est aujourd'hui le rôle de l'OTAN dans le contexte de conflits internationaux conduisant nombre d'experts des relations internationales à évoquer une nouvelle guerre froide ? Par ailleurs, comment la remise en cause des règles de la diplomatie mondiale par la seconde administration Trump conduit-elle à revoir l'avenir et le fonctionnement de l'organisation, alors que les pays européens cherchent à renforcer une défense autonome des Etats-Unis ? Pour évoquer ces différentes interrogations je reçois Benoît Quennedey, enseignant de culture générale et de droit public à la Prépa ISP.

    31 min
  6. Juger vite, juger bien

    12/24/2025

    Juger vite, juger bien

    Bienvenue dans cet épisode consacré à un thème cardinal de la Justice, une question fondamentale et ce qui apparait à l’évidence comme un dilemme voire une utopie : juger vite, juger bien. C’est également l’un des sujets de grand oral du concours de l’ENM 25. « Le temps est père de vérité », disait François Rabelais. Ainsi, pendant longtemps, l’on a considéré que la lenteur de la justice était une vertu, car elle permettait d’assurer la qualité de la justice. A l’opposé, Montesquieu affirmait qu’« il faut que la Justice soit prompte. Souvent l’injustice n’est pas dans le jugement, elle est dans les délais » (Discours prononcé à la rentrée du Parlement de Bordeaux, in Œuvres complètes, t. 1, Gallimard, Biblio. Pléiade, 1949, p. 47.) Le temps est un élément inséparable du procès civil comme du procès pénal, une donnée objective qui marque le temps de gestation du jugement. La prise en compte du temps par la justice donne lieu aujourd’hui à un véritable droit processuel. Par application de l’article 6§1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits et libertés fondamentaux, le justiciable a un droit au déroulement du procès dans un délai raisonnable. Le 15 décembre 2025, la France a été mise en cause devant la Cour européenne des droits de l’Homme pour une procédure de redressement et liquidation judiciaires qui a duré… plus de 28 ans… en 1ère instance. Si une telle situation demeure extraordinaire, on comprend que de manière générale, les exigences processuelles modernes de célérité imposent à l’État de prendre les mesures normatives et matérielles nécessaires à la réalisation de cet objectif, sous peine de sanctions, à la fois internes et européennes. Une bonne administration de la justice suppose que le juge puisse prendre son temps, pour examiner en profondeur le dossier et en apprécier sérieusement toutes les subtilités. Néanmoins, face à une société de l’instantané, de l’immédiat, la justice ne serait ni crédible, ni efficace, sur un plan humain comme sur un plan économique, si la décision mettant fin à la contestation était rendue à l’issue d’une procédure trop longue. Aussi, est-il possible aujourd’hui de « Juger vite et juger bien » ? explorons comment concilier célérité et qualité dans le fonctionnement de la Justice. Pour cela, nous recevons Franck TOURET, enseignant de procédure civile au sein de la prépa ISP.

    35 min

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