Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 1d ago

    Blocages des lycées en France : violences et revendications

    À la une de la presse ce vendredi : une colère, une élection sous tension et des retrouvailles. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Le mouvement lycéen est il en train de dégénérer ? C'est l'avis d'une grande partie de la presse ici en France ce matin. Le Parisien évoque des blocus qui virent à l'émeute. Plus de 2 000 interpellations, nous dit le quotidien et surtout un gouvernement qui peine à réagir. Alors à qui la faute ? Et bien à la France insoumise, si on en croit Le Figaro, qui relaie une note de la préfecture pointant du doigt les responsabilités de "proxys" des insoumis. Violence certes mais minoritaire, comme le rappelle La Croix, qui tempère la présentation insurrectionnelle du mouvement. Et les revendications des lycéens ? Il faut ouvrir Libération pour trouver mentions des demandes des principaux concernés : plus de moyens, des locaux en bon état et des professeurs et personnels éducatifs en nombre suffisant. De l'autre côté de l'Atlantique, Jornal Do Brasil évoque l'élection présidentielle avec ce duel entre l’actuel président Lula et le fils de Jair Bolsonaro, Flavio. Selon le titre, les derniers sondages donnent Lula gagnant du premier tour mais le second s’annonce très serré. C’est en tout cas une campagne électorale tendue qui s’achève.  O Globo nous apprend que le débat opposant les deux candidats principaux a été annulé par le même média après le refus des deux têtes d’affiche d’y participer. Avec également  une ingérence du tribunal supérieur électoral dans le débat, souligne Folha de Sao Paulo. Le tribunal a notamment retoqué la décision de Globo de ne pas laisser de chaise vide pour les candidats absents, une tradition au Brésil.  Enfin, l'Équipe se réjouit de retrouvailles. Celle entre l'équipe de France de football et le stade de France. Premier match des Bleus depuis mars 2025 dans l’enceinte de Saint-Denis. Des Bleus convaincants depuis le début de ce rassemblement et la prise de fonctions de Zinédine Zidane comme sélectionneur. L'équipe de France espère enchaîner un troisième succès d'affilée face à l'Italie. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  2. 2d ago

    Vol Flydubai : détournement évité et interrogations

    À la une de la presse ce jeudi : un drame évité de peu, une enquête et un départ en forme d'adieu. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Que s’est-il passé exactement à bord du vol de la compagnie Flydubai reliant Dubai à Tel Aviv ce mercredi. Une tentative de détournement évitée par ses passagers. C’est ce que nous dit le quotidien israélien Haaretz, qui évoque ces passagers héros qui ont donc empêché le pire en maitrisant le pilote assaillant. The Jerusalem Post nous apprend que le commandant de bord aurait été attaqué par son co-pilote, un Omanais. Ce dernier aurait ensuite tenté d'écraser l'appareil. Attaque terroriste ou tentative de suicide ? The Daily Telegraph s'est fait un avis et parle d'un 11-Septembre israélien évité de peu. En tout cas, ce drame évité entraînera des répercussions politiques. C’est l’avis du libanais L’Orient-Le Jour, qui le dit à sa une : l’hypothèse terroriste s’invite dans la campagne. Les élections législatives sont prévues à la fin du mois en Israël et, selon le quotidien, Benjamin Netanyahu va, a n’en pas douter, tenter de tirer un bénéfice politique de l’incident. La presse américaine de son côté évoque une affaire aussi grave que sordide. The New York Times revient sur un scandale de viol collectif à la prestigieuse université de Cornell. Les faits remontent à 2024 mais le dossier a été rouvert par la justice après une nouvelle plainte. Une jeune femme de 20 ans aurait été violé par sept étudiants. Selon The Washington Post, ces mêmes hommes échangeaient des messages sur Snapchat demandant si "le magasin était encore ouvert". Dans un autre registre, El Mundo nous apprend ce matin que le champion russe Kasparov a été ciblé par le Kremlin cet été. Les services secrets de Moscou auraient tenté d’assassiner le grand maître d’échec, aujourd’hui opposant de premier plan de Vladimir Poutine et vivant à New York depuis 2013. Ce sont les services américains qui ont informé cet été Kasparov d’une tentative d’assassinat le visant. cinq hommes affiliés aux services russes ont été arrêté. Et puis comment admettre que l’on est plus le champion que l’on a été ? C’est la question que devra se poser Cristiano Ronaldo. Le footballeur star a quitté le rassemblement de la sélection portugaise après avoir été mis sur le banc lors de la dernière rencontre. "De tristes adieux", nous dit le quotidien sportif portugais A Bola. Longtemps intouchable, Cristiano Ronaldo s’est fendu d’un message sur Instagram ou il affirme s’être entretenu avec son sélectionneur et le président de la fédération avant de prendre cette décision. Une fin de carrière internationale semble désormais plus proche que jamais pour Cristiano Ronaldo. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  3. 3d ago

    Le RN face aux révélations sur Jordan Bardella : "Dinguerie", "barbouzerie", "manip"

    À la Une de la presse : une manifestation d'étudiants contre le régime iranien à Téhéran, malgré la répression en cours ; la désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Première ministre du Maroc après la victoire de son parti aux législatives ; l'onde de choc, en France, après les révélations sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella ; et la lecture du roman anglais "Jane Eyre" au programme des écoliers chinois. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse : la manifestation, lundi, à Téhéran, de dizaines d'étudiants, malgré la répression en cours. D'après Radio Free Europe, des étudiants de l'université Allameh Tabatabai se sont rassemblés pour "protester contre la loi sur le hijab, réclamer la libération de leurs camarades emprisonnés et dénoncer les mauvaises conditions de vie sur le campus" – une mobilisation devenue rare, alors que les autorités iraniennes ont intensifié la répression depuis la guerre avec les États-Unis. Sur une vidéo vérifiée par RFE, on voit une foule d'étudiants applaudir et scander des slogans, tandis que dans une autre, seulement évoquée par la radio, un membre des basidjis semblerait "menacer de 'mettre les étudiants dans un sac', ou dans un sac mortuaire". De son côté, le site d'opposition Iranwire indique que la campagne "Non aux mardis des exécutions", contre la peine de mort, s'étend désormais à 66 prisons à travers le pays. Dans le communiqué qu'ils ont publié hier, à l'occasion de leur 140eme semaine consécutive de mobilisation, les membres de cette campagne font état d'au moins 79 prisonniers, dont six femmes, exécutés au cours du seul mois d'août. Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri a été désignée hier Première ministre après la victoire de son parti aux législatives. La maire de Marrakech, co-dirigeante du Parti authenticité et modernité (PAM), a été chargée de former un nouveau gouvernement par le roi Mohammed VI – annonce tout en sobriété sur le site du Matin, quotidien officiel. La presse marocaine insiste sur le fait que Fatima Ezzahra El Mansouri est la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du Royaume – ce que le site Hespress perçoit comme un signe des "transformations du monde islamique à l'ère moderne". Le magazine Tel Quel, qui s'est entretenu avec les élus de sa ville, Marrakech, observe que "tous évitent de dire du mal" de cette personnalité "à la fois crainte et respectée". À l'étranger, The New York Times rappelle que sa nomination intervient après des élections "caractérisées par la plus faible participation depuis près de vingt ans sur fond de frustration généralisée face au chômage et à la médiocrité des services publics, et d'inquiétude face à l'exode de nombreux Marocains". The Guardian évoque lui aussi le récent "spectacle des jeunes migrants traversant à la nage les eaux marocaines pour rejoindre Ceuta", et ce qu'il a révélé de "la frustration de toute une génération". "De manière inquiétante, une réponse nationale adéquate à ce défi générationnel majeur semble encore bien loin", écrit le journal, et, pour résumer, ce n'est pas une Coupe du monde football qui y changera quoi que ce soit. À lire aussiMaroc : Fatima Ezzahra El Mansouri, de la mairie de Marrakech à la tête du gouvernement Politique, encore, en France, touchée par l'onde de choc des révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella. "Une dinguerie", "une manip", une "barbouzerie" : Le Parisien/Aujourd'hui en France raconte la contre-attaque du RN qui "fait bloc" derrière son président, dont l'entourage assure avoir prévenu Marine Le Pen de l'enquête de Mediapart, bien que celle-ci ait semblé la découvrir lundi. Le RN dit vouloir porter plainte en diffamation mais Le Figaro indique que les délais étant particulièrement longs, l'affaire pourrait ne pas arriver devant la justice "avant un an et demi". En attendant, Marine Le Pen conseille à Mediapart "d'enfiler son costard en kevlar" – des propos que le site juge "menaçants", témoignant selon lui de "la nature profonde, de (la) violence et de (l') hostilité à la presse" d'une extrême droite engagée dans ce qu'elle qualifie elle-même de chasse à la "taupe". En tête de ces "chasseurs" auto-proclamés, L'Infiltré, dont le premier numéro a été diffusé hier. Le petit dernier des médias de la sphère Bolloré promettait de révéler l'identité du prétendu "traître" du RN à l'origine des fuites. Mais comme le constatait Le Monde hier soir, "vingt heures ont sonné, et rien", rien dans le magazine, à l'heure de sa diffusion sur le RN et sa "taupe" présumée. "Les infaillibles investigateurs ont failli dans leur quête du félon lepéniste", ironise le journal. Malgré l'unité affichée, les révélations de Mediapart risquent de raviver les tensions au sein du RN. Libération les voit "semer le bazar au plus haut niveau de l'organigramme" du RN, l'hypothèse qu'elles soient "une conséquence" de la campagne pour la présidentielle "n'étant pas exclue", selon lui, "ce qui en dit long sur la longueur des couteaux qui circulent sous les manteaux frontistes". Le Soir cite la politologue Safia Dahani, qui relève, de son côté, qu'à moins d'un mois du congrès du RN, "les cartes sont rebattues", notamment avec le retour de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen. "Au RN, conclut le journal belge, tout finit par se jouer dans le premier cercle. Et si Jordan Bardella a incarné une sorte de gendre idéal à un moment donné, il n'a jamais réellement fait partie de la famille". On termine cette revue de presse en Chine, où un roman inattendu a fait son entrée dans les programmes scolaires. The Times rapporte que "Jane Eyre", le classique de la littérature anglaise de Charlotte Brontë, est désormais obligatoire en neuvième année, chez les 14/15 ans. "Les écoliers chinois ne pourront échapper aux fantasmes romantiques de l'Angleterre victorienne", s'amuse le journal, qui explique que le livre a été choisi officiellement pour enseigner aux élèves "la manière de devenir une personne équilibrée", mais surtout vanter les vertus du mariage et de la famille traditionnelle, lubies d'un régime obsédé par le déclin démographique. Mais le régime a-t-il bien lu Jane Eyre, qui disait : "Je ne suis pas un oiseau et aucun filet ne me prend au piège. Je suis un être humain libre doté d'une volonté indépendante" ?.   Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  4. 4d ago

    Révélations de Mediapart : "Jordan Bardella dans l'extrême droite ligne de Jean-Marie Le Pen"

    À la une de la presse, ce mardi 29 septembre, les réactions aux révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués au président du RN, Jordan Bardella. La condamnation par contumace, hier, en Italie, de trois officiers égyptiens, à dix ans de prison, pour le meurtre d'un étudiant italien il y a dix ans, au Caire. Le happy end de l’affaire "Maricarmen" en Espagne. Du foot. Et le désespoir des organisateurs de Mister Angleterre. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, les réactions aux révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués au président du RN, Jordan Bardella entre 2013 et 2015. Le site d’info dit avoir mis la main sur des échanges datant du début de sa carrière politique alors qu’il était un tout jeune militant du Front national, le futur RN 6 des propos relevant d’un «antisémitisme obsessionnel», selon Mediapart, dont Jordan Bardella conteste les informations. Pour la presse de gauche, pas de doute. L’Humanité voit dans ces révélations «la preuve que derrière la dédiabolisation, l’idéologie du parti des Le Pen n’a pas changé», d’où le photomontage à la Une des visages de feu Jean-Marie Le Pen et Jordan Bardella. Le quotidien communiste ne croit pas au «philosémitisme» affiché aujourd’hui par un parti «fondé par des héritiers de Vichy et longtemps dirigé par un antisémite notoire», Jean-Marie Le Pen. Le journal évoque «une imposture» «balayée» par les révélations de Mediapart. Jean-Marie Le Pen, Bardella, même combat? Le dessin de Coco, publiée par Libération, montre Jordan Bardella, biberonné et sur les genoux de Le Pen père, qui s’était illustré, entre autres, par ses propos sur les «Durafour crématoires». «Impossible, assure Bardella. En 2013, je passais mon temps chez la nounou». Libération s’est intéressé à une personnalité moins connue du RN: Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Dans ce parti où tout, décidément, se passe en famille, le mari de Marie-Caroline Le Pen, une des sœurs de Marine Le Pen, travaille dans l’ombre à la «dédiabolisation» du RN mais se nourrit aussi, du «terreau d’extrême-droite dont il est issu», selon Libé. Le journal raconte le parcours «en zigzag» de ce cadre chargé de ripoliner l’image du RN, mais a rendu hommage au militant d’extrême droite Quentin Deranque et à Gilles Soulas, un éditeur de textes négationnistes. «C’est vraiment un mec d’extrême droite avec une stratégie de divers droite», résume un ancien conseiller du RN. L’extrême-droite suite et fin, c’est aussi la décision de la mairie RN et Reconquête ! de Vierzon d’annuler une pièce intitulée «Amazonia» sur les conditions de travail et le parcours d'un salarié d'une plateforme de distribution… au motif qu’elle serait «clivante» et «politique». Le Figaro rappelle qu’en juin dernier, le metteur en scène Alexis Michalik avait déjà dénoncé la déprogrammation de sa pièce «Passeport» sur des parcours d'exilés par la municipalité RN de Castres. En Italie, trois officiers égyptiens ont été condamnés par contumace, hier, à 10 ans de prison, pour le meurtre d'un étudiant italien il y a dix ans, au Caire. Dix ans après que la découverte, au bord d’une autoroute, du corps mutilé de Giulio Regeni, un étudiant qui travaillait sur le sujet sensible des syndicats, ses tortionnaires, des membres de la NSA, le service de sécurité intérieure, ont été condamnés. La Repubblica exprime son «soulagement» face à un jugement qui «démontre, selon lui qu'une démocratie fondée sur l'État de droit peut poursuivre et résister à la violence d'un régime revendiquant l'impunité». Il Manifesto, le journal communiste, salue le travail de la justice mais regrette que «le véritable instigateur (de ce meurtre), le régime d'Abdel Fattah al-Sissi», reste impuni, alors qu’il demeure «le principal responsable d'un système détenant des dizaines de milliers de prisonniers politiques dont la dignité humaine est bafouée, plongeant tout un pays dans un climat de peur, de pauvreté et de désespoir». En Espagne, l’avocat de Maricarmen Abascal, l'octogénaire devenue le symbole de la crise du logement a annoncé hier son retour dans son appartement. El Pais précise que la société d’investissement qui l’avait expulsée de l’appartement qu’elle occupait depuis 70 ans accepte finalement qu’elle réintègre les lieux, et retrouve son loyer initial de 500 euros et non plus les 1600 exigés. Un happy end qui résulte d’une grande mobilisation et même de l’intervention du pape, qui a dénoncé, dans l’avion le ramenant de France «le système qui permet qu’une femme âgée soit expulsée de chez elle». «L’affaire Maricarmen» pourrait provoquer un «changement spectaculaire» en matière de politique du logement, selon El Pais, qui fait état d’une avancée sans précédent des négociations entamées depuis des mois au sein de la coalition gouvernementale, notamment sur l’amélioration de la protection des locataires et l’augmentation de la TVA sur les appartements touristiques. L’autre bonne nouvelle du jour, en tout cas pour les Bleus, c’est leur victoire, hier soir, face aux Diables rouges, battus 1 à 0 en Ligue des nations. Une équipe de France largement renouvelée et séduisante et un but sublime en guise de «coup de grâce» signé Michael Olise à la 88ème minute. Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur des Bleus a donné leur chance à trois petits nouveaux, Jacquet, Diouf et Da Cunha, qui n’a pas boudé son plaisir: «Une première sélection, ce n'est pas rien. Il y a quelques années j'étais en deuxième division, donc ça montre que, quand tu travailles, quand tu ne lâches pas, les choses arrivent». Une déclaration citée par L’Equipe. Beau trio en tout cas. Transition diabolique vers The Guardian, qui fait état du «désespoir» des organisateurs du concours de Mister Angleterre: à 13 jours de la finale, seuls 7 candidats sont inscrits - d’où la question: «Où sont passés les beaux gosses?». Une étude, citée par The Times, explique peut-être le problème à l’origine du concours de Mister Angleterre. Selon cette enquête, il apparaît que les hommes s'attribuent en général des notes plus élevées que les femmes concernant leur attrait physique - surestimation qui vaudrait aussi pour leur QI - mais que les Britanniques sont moins prétentieux que les autres nationalités. Un excès de modestie, en somme. Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  5. 6d ago

    Poussée RN aux sénatoriales : "Le plafond de verre se fendille encore un peu plus"

    À la une de la presse, ce lundi 28 septembre, la percée du Rassemblement national aux sénatoriales. L’enthousiasme des catholiques français pour la visite du pape Léon XIV, qui a abordé, entre autres, les questions de l’euthanasie et des violences sexuelles au sein de l’Église. Un grand entretien avec la rabbine Delphine Horvilleur sur l’après-7-Octobre. L’inventivité des autorités chinoises pour augmenter le nombre de mariages. Et les pratiquants religieux face au sexe. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, la percée du Rassemblement national aux sénatoriales. Le Monde voit dans cette nouvelle poussée de l’extrême droite, qui permettra RN de former, pour la première fois, un groupe au sénat, "une étape importante dans l’institutionnalisation du RN" - une progression aux dépens de la droite, qui reste toutefois majoritaire et liée aux bons scores du RN aux municipales de mars dernier, facilités par son allié UDR, le parti d’Éric Ciotti. Marine Le Pen et Jordan Bardella se félicitent d’un résultat "historique" et Le Figaro relève qu’un "revers aurait été un élément de plus alimentant l’existence d’un plafond de verre contre la candidate lepéniste". En Belgique, Le Soir évoque la "prise symbolique" d’un "bastion historique de la droite, qui faisait figure de dernier verrou institutionnel, où l’extrême droite demeurait à la marge", "un gain de poids politique dont les effets pourraient surtout se faire sentir après 2027". "Habemus senatores" : L’Humanité s’est mis au latin, visite du pape oblige, et met en garde contre la tentation de minimiser la portée de cette nouvelle poussée RN de faire comme si "la fracture du pays (qui en est à l’origine) n’était pas si béante".  Le pape poursuit sa visite en France - une tournée qui suscite l’enthousiasme de la communauté catholique. Le Figaro lui dit «merci» pour «sa parole libre et forte», pour avoir fait passer «un moment de concorde et d’espérance» et même «un élan d’inspiration divine» sur le pays. Pour le quotidien catholique La Croix, qui parle de «liesse» et de «ferveur», «Léon délivre une parole aussi claire que tranchante, à destination non seulement des croyants mais aussi d’une époque qui court le risque de l’égarement à force d’assèchement spirituel». Une parole qui va porter aujourd’hui, à Metz «sur l’Europe et la paix, dans les pas de Robert Schuman», l’un des pères fondateurs de l’UE. D’après Le Parisien, le pape rencontrera, auparavant, les chefs des autres cultes pour une «séquence interreligieuse», dont l’objectif sera de signer «un document sur la paix» et l’engagement des religions à y contribuer. Enfin Le Figaro indique qu’Emmanuel Macron sera présent à l’ultime messe de cette visite, cet après-midi - «un mea culpa pour compenser son absence de samedi place de la Concorde? ». Pour le journal, «c’est en tout cas un moyen de reconnaître l’impact puissant de ce voyage en France». Au cours de cette visite, le pape a notamment abordé la question de l’euthanasie et des violences sexuelles au sein de l’Eglise. Libération relève qu’il a condamné «sans détour le texte adopté en juillet» sur la fin de vie, jugeant «impossible de considérer comme normal de donner la mort». Sur la question des violences sexuelles, France Info cite la réaction des sept victimes qui ont pu échanger hier avec Léon pendant près de deux heures. Elles saluent son «écoute profonde» et «authentique». De son côté, le pape a dénoncé le «douloureux fléau» de la ­pédocriminalité dans l’Eglise, mais ce discours laisse sur sa faim El Pais, le quotidien espagnol, qui regrette que le pape ait semblé avant tout vouloir «tourner la page», sans formuler «aucune autocritique», en s’abstenant «de toute condamnation et admonestation». Dans une tribune publiée par Le Monde, Marie-Jo Thiel estime que «si les causes des violences dans l’Eglise ne sont pas traitées, les mêmes réalités aboutiront aux mêmes résultats». Pour cette théologienne, la trinité «pouvoir, sexe, genre» au sein de l’Eglise forme un «verrou cléricaliste» maintenant «de nombreux dysfonctionnements qui s’alimentent de manière systémique: le pouvoir lié à l’obligation de célibat, les ministères ordonnés réservés à la seule gent masculine et des femmes invisibilisées, pour l’essentiel». Des femmes dans l’Eglise aux femmes dans le judaïsme. A lire aussi ce matin, la grande interview de Delphine Horvilleur à Libération. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre sur l’après 7-Octobre, la rabbine française se remet en question et raconte l’«angle mort» qu’a été pour elle, dans les mois qui ont suivi l’attentat du Hamas, la «tragédie endurée par les Gazaouis». Une prise de parole et un questionnement dont Libération salue le «courage», «tant notre monde vit aujourd’hui de certitudes, assenées comme autant de vérités en noir ou blanc», comme si «les mots, comme le dit Delphine Horvilleur, n’étaient plus que des armes, des outils de combat et plus des outils de débat». Sur le terrain, à Gaza, le déblaiement des quelque 60 millions de tonnes de décombres de guerre où gisent des vies, des souvenirs et des bombes israéliennes qui n’ont pas explosé, a commencé. The Guardian évoque «l'une des plus importantes opérations de déminage de l'histoire moderne» et cite le chiffre de 10000 corps probablement encore enfouis. On termine cette revue de presse en Chine où les autorités font preuve d’inventivité pour tenter d’enrayer le déclin démographique. The Wall Street Journal indique que Pékin décidé de réagir à la chute brutale du taux de mariage en permettant aux couples de se marier n'importe où, et non plus seulement dans leur ville d'origine. Une stratégie qui semble porter ses fruits, puisqu’après un an d’application, le nombre annuel de mariages dépasse à nouveau les 6 millions. D’après le journal, ce changement crée aussi une concurrence entre les villes pour capter le nouveau marché du tourisme de mariage, comme à Nankin, où le nouveau bureau d'enregistrement se trouve sur une île en forme de cœur, où des panneaux invitent les couples à ne pas «marcher trop vite» car «le bonheur doit être savouré». Et puisqu’on parle des joies du mariage, The Atlantic faisait état d’une enquête, il y a deux jours, assurant que les Américains qui ont le plus de relations sexuelles sont les couples qui fréquentent régulièrement des lieux de culte - qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans. Autrement dit, les pratiquants pratiqueraient plus la bagatelle que les couples laïques. Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  6. Sep 24

    "Maricarmen", le visage de la crise du logement en Espagne

    À la une de la presse, ce jeudi 24 septembre, l’indignation, en Espagne, après l’expulsion, hier, d’une retraitée de 87 ans du logement madrilène qu’elle occupait depuis soixante-dix ans. La rencontre, hier, entre Pedro Sanchez et le maire de New York, Zohran Mamdani, en marge de l’AG de l’ONU. Un nouveau "plan" du "Conseil de la paix" pour Gaza. Et le coup d’envoi, ce soir, de la Ligue des nations. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’indignation, en Espagne, après l’expulsion, hier, d’une retraitée de 87 ans de son logement madrilène. Une vieille dame handicapée transportée sur un brancard après avoir été délogée de l’appartement qu’elle occupait depuis 70 ans, parce qu’elle n’avait pas les moyens de payer un loyer passé de 500 à 2750 euros - plus du double de sa modeste retraite. L’image fait la Une de plusieurs quotidiens espagnols, ce matin, dont La Vanguardia, le journal catalan, qui voit en María del Carmen Abascal, connue sous le nom de Maricarmen, "le symbole de la crise du logement" en Espagne. La mobilisation de centaines de ses compatriotes et même de l’ONU n’y aura rien changé. El Pais évoque ce matin «le bouleversement», le choc, à la fois «social et politique» provoqué par ce drame. Le journal publie une série de photos signées Olmo Calvo montrant des policiers se frayant un chemin jusqu’à l’appartement de Maricarmen entre des meubles disposés par des voisins et des militants pour les empêcher d’entrer. D’après le journal, l’entreprise propriétaire de l’appartement, la société d’investissement Urbagestión, a exploité une "faille juridique" pour contester le bail de Maricarmen, avant de rejeter l'offre faite par "une écrivaine célèbre" de prendre en charge l’augmentation de loyer aussi longtemps que nécessaire. Pour El Pais, "Maricarmen incarne l'angoisse des jeunes, des salariés et des retraités face au cercle vicieux qui sévit en Espagne: louer n'est pas une option viable et acheter est hors de portée". Ce drame humain a tourné au débat politique. Si le très à droite ABC reconnaît que c’est «une tragédie qu'à un âge si avancé, une femme doive quitter ce qui a été son foyer pendant presque toute sa vie», le journal explique que «tout drame n’est pas injustice» et que la loi, qui est théoriquement la même pour tous, «ne peut pas être taillée sur mesure pour chaque vie, comme un vêtement confectionné à la main, car elle cesserait d'être une loi et, par conséquent, d'être utile». El Mundo, pour sa part, observe que "tout le monde se rejette mutuellement la faute de l’expulsion de Maricarmen". Le quotidien conservateur, qui dit regretter "l’exploitation politique" de ce "drame humain", accuse le socialiste Pedro Sanchez d’en être le principal responsable et d’avoir «ignoré» la crise du logement depuis huit ans qu’il est au pouvoir. Le Premier ministre impute, lui, cette «tragédie sociale» à la municipalité et à la Communauté de Madrid. La Vanguardia rappelle que son gouvernement a présenté trois initiatives ces trois derniers mois au Congrès «pour tenter d’éviter de telles situations», mais que «toutes ont échoué» à cause de désaccords entre les groupes qui ont soutenu l'investiture de Pedro Sánchez et son parti, le PSOE. Pedro Sanchez, qui a participé, hier, en compagnie du maire de New York, Zohran Mamdani à un forum économique en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. The Washington Post voit dans la rencontre entre ces «deux figures de la gauche» la volonté d’une partie des démocrates américains de rechercher des homologues étrangers «partageant leurs idées dans la lutte contre le populisme de droite», un mouvement décrit comme étant «dans la lignée de l'Administration Trump» et en «pleine expansion». Pedro Sanchez et Zohran Mamdani partagent, entre autres, un point de vue extrêmement critique vis-à-vis du gouvernement de Benyamin Netanyahou, attendu aujourd’hui à l’ONU - une institution que The Wall Street Journal accuse de «forger», de construire «un biais anti-israélien». Le quotidien conservateur américain en déduit cette question qui n’en n’est pas vraiment une: «Pourquoi les États-Unis et d'autres démocraties financent-ils (une) discrimination qui compromet la capacité de tous à lutter contre le terrorisme?». Ces critiques sur le parti-pris supposé de l’ONU interviennent en tout cas au même moment que la présentation, toujours en marge de l’AG de l’ONU par le soi-disant «Conseil pour la paix» de Donald Trump d’«un plan de six mois et de près de 2 milliards et demi de dollars pour désarmer, nettoyer les débris, fournir une aide humanitaire et établir un gouvernement de transition à Gaza». Un projet dont les responsables reconnaissent toutefois dans The New York Times que les fonds «provenant de donateurs internationaux n'ont pas encore été débloqués». Israël avait déjà rejeté le précédent «plan» du «Conseil de la paix», en juillet dernier. Sans transition, du foot, avec le coup d’envoi, ce soir, de la Ligue des nations. Premier match ce soir entre le Portugal, tenant du titre, et le pays de Galles, et 234ème rencontre internationale pour Cristiano Ronaldo. Jorge Jesus l’a annoncé hier: le quintuple Ballon d'Or, 41 ans, sera titulaire ce soir. «Cristiano Ronaldo est un symbole du Portugal , a justifié le sélectionneur portugais, tandis que l’intéressé défiait les mauvais esprits qui s’offusqueraient de ce choix: «Me tuer? Seulement avec un fusil et encore, je peux esquiver la balle» -  tant que ça n’est pas le ballon. Un défi lancé à la face du monde ou plutôt à la Une du journal A Bola, la Bible du foot portugais, qui rapporte que oui, CR7 veut toujours atteindre son objectif d’atteindre les 1000 buts. Rendez-vous ce soir à Lisbonne, à 20h45 heure de Paris. Pour les Bleus, ce sera demain face à la Turquie. Premier match à la tête des Bleus pour Zinedine Zidane. D’après L’Equipe, le choix de Zizou de positionner son capitaine Kylian Mbappé sur le côté gauche de son trio offensif avec Ousmane Dembele et Michael Olisé «rouvre le débat sur ce qu'est réellement le meilleur poste» de Kiki. Le choix de Zinedine Zidane pour sa première en tant que sélectionneur sera-t-il efficace? Quel suspense. Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  7. Sep 18

    Élections législatives en Russie : un vote "pourri jusqu'à la moelle"

    À la Une de la presse ce vendredi 18 septembre, les élections législatives en Russie, l'administration Trump accusée de crimes de guerre, et la spéculation autour de la première liste du sélectionneur de l'équipe de France, Zinedine Zidane. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Tous les regards sont tournés vers la Russie ce vendredi 18 septembre à l'occasion des élections législatives qui vont déterminer la composition de la chambre basse du Parlement. Des élections qui se passent dans l'ombre de la guerre selon la Une du journal La Croix qui nous propose un reportage en double page à Kostroma, une ville à 350 kilomètres de Moscou, où il est, par exemple, presque impossible de trouver des affiches de candidats d'opposition. Le Temps parle plutôt d'un "Kremlin nerveux". Ces premières législatives depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022, seraient quasiment une "opération spéciale", selon le quotidien helvétique. Le media américain The Conversation explique que ce vote ne "constituera pas un baromètre de l'opinion publique concernant la guerre, la situation économique ; ni, d'ailleurs, quoi que ce soit d'autre". Du côté des journaux d'opposition russes, Novaya Gazeta parle d'une campagne électorale "schizophrène", où les débats sont organisés malgré le fait que la plupart des vrais sujets sont "hors limites". Un avis partagé par le journal d'opposition The Moscow Times (basé à Amsterdam) qui décrit un vote "pourri jusqu'à la moelle". Un rapport des experts de l'ONU publié hier accuse les États-Unis de crimes de guerre. L'Humanité explique que des experts de l'ONU "ont trouvé des motifs raisonnables de croire que l'administration Trump a commis des crimes de guerre" notamment lors du bombardement d'une école à Minab qui a tué plus de 150 personnes dont plus de 100 enfants. Selon le rapport, les États-Unis ont lancé cette frappe en se basant sur des renseignements suggérant qu'un commandant militaire iranien était présent sur le site, sans vérifier les informations. Libération propose une tribune ironique, rédigée par le dramaturge Behzad Farahani, qui invite le président américain Donald Trump à visiter les ruines de Minab avec lui puisque "partout où il pose le pied, il apporte avec lui un parfum de paradis et de bienveillance". Une tribune infusée de dérision vous l'aurez compris, il continue en expliquant que cette visite permettrait aux enfants de "comprendre comment le président pacifique des États-Unis apporte cette essence d'humanité et de paix" au monde. En France, les fans de foot attendent impatiemment la première liste tant attendue du sélectionneur français Zinedine Zidane. "Entre surprises, ruptures et noyau dur", Le Figaro se demande quels noms figureront dans cette sélection. L'Equipe s'attend à quelques choix audacieux qui devraient donner le "la" pour la suite du mandat de Zidane. Toujours dans le monde du sport, la révélation d'un terrain de jeu inédit pour les Jeux olympiques de 2032 en Australie fait couler beaucoup d'encre. L'Huffpost explique que les épreuves d'aviron et de canoë vont se dérouler sur un fleuve infesté de crocodiles mangeurs d'hommes. Le fleuve Fitzroy abrite environ 500 crocodiles marins, dont certains très gros. Un crocodile de 4,6 mètres aurait d'ailleurs été capturé à 6 kilomètres du parcours. Heureusement, les athlètes australiens ont une solution. Le médaillé olympique Drew Ginn, explique qu'il faudra juste ramer un peu plus vite. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  8. Sep 17

    UE - Canada: "Trump, c'est pour un moment, un bureaucrate bruxellois, c'est pour toujours"

    À la une de la presse, ce jeudi 17 septembre, les réactions se font nombreuses après la proposition de faire du Canada "le premier membre associé" de l’UE. Le premier rapport scientifique sur l’origine des inondations dévastatrices, le mois dernier, au Népal et au Tibet, établit clairement le rôle du réchauffement climatique provoqué par l’homme, également à l’origine des vagues de chaleurs meurtrières de cet été en Europe. Enfin : la suite de la polémique Ed Sheeran et un dessert étonnant. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, les réactions à la proposition d’Ursula von der Leyen de faire du Canada "le premier membre associé" de l’Union. Un partenariat «pour (une) force commune» et non «contre quiconque», a pris soin de préciser la patronne de l’UE lors de son discours, hier, sur l’état de l’Union, soucieuse, visiblement, de ne froisser personne. Euractiv, le média européen, relève toutefois qu’Ursula von der Leyen «n'a pas précisé en quoi consisterait» cette association, même si «le concept n'est pas entièrement nouveau», puisque le chancelier allemand «avait déjà proposé que l'UE crée un statut de «membre associé» pour l'Ukraine». La version européenne de Politico évoque un discours «qui semblait faire écho» à l’intervention, en janvier dernier, du Premier ministre canadien à Davos, «dans lequel il appelait les «puissances moyennes» à s'unir contre les autocrates», chinois et russes. Le Soir, en tout cas, applaudit l’appel à enrayer «l’affaiblissement» de l’UE «dans ce monde de brutes», avant de conclure que «la balle est dans le camp des états membres». Et c’est là que ça coince: L’Opinion fait état de «l’enthousiasme limité» qui a accueilli la proposition, certains diplomates estimant même «que le projet n’a aucun avenir : « trop de complications juridiques, trop de questions potentiellement explosives si les deux parties décidaient d’harmoniser un minimum leurs législations». Au Canada, Le Devoir se demande ce que le pays aurait «à gagner» à une «association» dont la seule évocation fait bondir le chef de l’opposition, qui dénonce «une menace » pour « la souveraineté canadienne». «Il est déjà compliqué de s'entendre entre membres européens lorsqu'il est question d'enjeux et d'intérêts territoriaux, qu'en sera-t-il pour un nouveau pays membre aussi géographiquement éloigné?», s’interroge Radio Canada. The Globe and Mail est pour le moins sceptique face à cette «alliance européenne plus ambitieuse» que réellement «définie», et rappelle que le Canada «a déjà conclu un accord commercial avec l'UE il y a dix ans mais (que) 10 des 27 pays membres» ne l'ont toujours pas ratifié. Tiédeur en Europe et au Canada et grosse colère aux Etats-Unis. Malgré les précautions oratoires d’Ursula von der Leyen, sa proposition déclenche les foudres de Donald Trump, qui menace de rompre les échanges commerciaux avec l’Union européenne. Des représailles évoquées dans Le Parisien. Trump, accusé par The New York Times d’avoir poussé les Canadiens dans les bras européens: «Trump voulait que le Canada devienne le 51ème état américain. Il a fini par le pousser vers l’UE», ironise le journal. «Le Canada, on le comprend, n'a aucun intérêt à devenir le 51eme État mais devenir le 28eme membre honoraire de l'Union européenne serait une folie», prévient The Washington Post, dont l’argument contre l’idylle euro-canadienne est le suivant: «Donald Trump, c'est pour un temps. Un bureaucrate bruxellois, c'est pour toujours». Donald Trump, le climatosceptique, n’approuvera sans doute pas le premier rapport scientifique sur l’origine des inondations dévastatrices, le mois dernier, au Népal et au Tibet. Selon cette étude de l’Imperial College de Londres, citée par The Guardian, des températures anormalement élevée ont déclenché l’effondrement glaciaire, qui a provoqué à son tour une avalanche de 110 millions de mètres cubes responsable des crues éclair qui ont frappé de plein fouet les populations vivant en aval - des habitants qui ont «payé de leur vie une crise provoquée par les émissions de combustibles fossiles à des milliers de kilomètres de là», selon la professeure de climatologie qui a dirigé cette étude. En Europe, le réchauffement climatique provoque des vagues de chaleur également meurtrières. Selon le bilan de Santé publique France, les canicules de l’été 2026, le plus chaud dans l’Hexagone depuis 1900, ont causé 8 124 décès excédentaires - un chiffre encore provisoire, derrière lequel il y a des vies, des visages, dont ceux de 11 victimes dont Le Monde raconte l’histoire. Celle de Françoise Gouyon, 82 ans, atteinte d’insuffisance respiratoire chronique, retrouvée morte par sa femme de ménage dans son appartement cossu du 16ème arrondissement de Paris le 25 juin, le lendemain du jour où le record absolu de température a été battu dans la capitale pour un mois de juin: 40,6 °C. L’histoire, aussi, de Nicolas Stragier, un paysagiste de 40 ans, qui s’est effondré le même jour sur son lieu de travail «sur un chantier d’espaces verts à Comines», dans le nord de la France, en vigilance rouge canicule depuis la veille. Quand les pompiers sont arrivés, sa température corporelle était de 42 °C. Dans la presse, également, la polémique, qui n’en finit pas, autour de la tournée américaine d’Ed Sheeran. Accusé par le rappeur américain Macklemore de l’avoir évincé de sa tournée en raison de ses déclarations propalestiniennes, le chanteur anglais s’est défendu d’avoir été à l’origine de cette initiative, invoquant son apolitisme - mais cette neutralité affichée n’a pas convaincu les autres artistes de sa tournée, qui ont annulé leur participation et elle ne convainc pas non plus The Guardian, qui dénonce sa «vacuité» face à ceux «qui étouffent la liberté d'expression», et salue, à l’opposé, le «courage» des artistes qui ont annulé leur participation. Robert Kraft fait-il partie de ceux que le journal accuse de nuire à la liberté des artistes? The Wall Street Journal affirme, en tout cas, que le propriétaire des New England Patriots, a menacé directement Ed Sheeran d’annuler ses dates de tournée au Gillette Stadium «si Macklemore n'était pas retiré de l'affiche», le milliardaire estimant que les propos du rappeur relèvent de «l'incitation à la haine et non de la liberté d'expression». D’après le journal, «d'autres propriétaires de franchises NFL étaient prêts» à lui emboîter le pas. On termine cette Revue de presse en Corée du sud, où un tribunal a condamné le gérant d'un des restaurants les plus réputés de Séoul pour un motif inédit. The Guardian rapporte que l’exploitant d'Evett, deux étoiles au guide Michelin, dans le quartier huppé de Gangnam, a été condamné à une amende de 5 400 livres pour avoir servi… un dessert garni de fourmis, un insecte dont la consommation est interdite par la législation locale en matière de sécurité alimentaire. Pourtant, les fourmis, c’est bon! Je peux en témoigner.   Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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