A la Une de la presse, ce mardi 17 février, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. Les tergiversations européennes autour du "Conseil de la paix" de Trump. Le lourd bilan humain du démantèlement de l’USAID. Et les célébrations du Nouvel an chinois. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. "La mission de l’Iran : les diplomates à Genève, et les généraux dans le détroit d’Ormuz". Tehran Times annonce à la fois la reprise de négociations sur le nucléaire avec Washington et des exercices navals, depuis hier, dans le golfe Persique. D’après le site d’opposition Iranwire, ces manœuvres conduites par les Gardiens de la révolution, ont pour but de démontrer la capacité de Téhéran, "à perturber les flux énergétiques mondiaux en cas d'attaque" américaine. Côté diplomatique, c’est le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui sera chargé de discuter avec l’envoyé spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff - deux hommes que tout oppose, et contraints tous deux à faire des "concessions", selon The Guardian. Le quotidien britannique souligne la très longue expérience accumulée par Araghchi en près de 15 ans de négociations nucléaires et auteur, d’ailleurs, d’un livre sur l'art de la négociation diplomatique à l’iranienne, inspirée, selon lui, des négociations dans les bazars, faites de feintes, de patience et de sang-froid. Gaza, futur Doha ? "L’art de la négociation", dont se prévaut aussi Donald Trump, qui annonce 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Dans un entretien au New York Post, le président des Etats-Unis précise que ces 5 milliards constituent un "acompte" aux 70 milliards consacrés à des projets approuvés par son "Conseil de la paix", dont l’ambition affichée, est de transformer l’enclave en équivalent palestinien de Dubaï ou Doha. Sa première réunion est prévue ce jeudi à Washington. La version européenne de Politico annonce la participation de la commissaire européenne pour la Méditerranée comme "observatrice" - une participation "sans adhésion", a rappelé la Commission. Participation sans adhésion, aussi, de l’Italie, représentée par son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, d’après La Repubblica. Le journal italien rapporte que ce choix du gouvernement Meloni, est très critiqué par les oppositions, qui accusent la présidente du Conseil de "vendre" l’Italie aux intérêts de la Maison Blanche. Le journal communiste Il Manifesto dénonce le "mauvais tournant" pris selon lui par Giorgia Meloni, qui espère que cette "nouvelle formule" de pays "observateur", "incitera d'autres membres de l’UE", notamment l’Allemagne, à participer à ce "Conseil de la paix" auto-proclamé. "Stratégie égoïste" L’Administration Trump, dont le choix, il y a un an, de démanteler l’Agence américaine pour le développement international, l’USAID, a de très lourdes conséquences. Le Soir relaie une étude de l’université de Boston, dont les calculs établissent que cette décision a déjà causé la mort de plus de 265 000 adultes et 551 000 enfants. Ces chiffres catastrophiques révoltent le quotidien belge, qui dénonce la "stratégie égoïste" de décideurs politiques "prônant le repli sur leurs intérêts nationaux" - une stratégie "qui pourrait vite se retourner contre eux", dans la mesure où l’accès aux traitements contre la tuberculose et le VIH s’étant considérablement réduit, "une résurgence mondiale de ces pathologies est à redouter y compris en Occident". Selon une autre étude récente, publiée par la revue médicale The Lancet, si la totalité des programmes financés par l’Usaid reste suspendue, le nombre de vies perdues pourrait monter jusqu’à plus de 14 millions d’ici 20"0, dont 4,5 millions d’enfants. La presse internationale revient aussi sur la visite, hier, du secrétaire d’Etat américain en Hongrie. The New York Times cite les propos de Marco Rubio, qui a déclaré que le président Trump était "profondément attaché" à la réussite de Viktor Orban, qui s'est vanté de son côté d'avoir créé un "État illibéral". Une nouvelle marque de soutien que le quotidien attribue à l'approche de législatives "très disputées", en avril prochain. Dans une longue enquête, Mediapart détaille la façon dont le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois, "mobilise tous les moyens d’Etat pour redresser sa popularité et arracher un cinquième mandat", une "propagande sans équivalent dans l’Union européenne". Le site d’info français raconte par exemple comment Index, ancien média indépendant de référence jusqu’à son "orbánisation" en 2020, a affirmé au début de l’automne que le parti Tisza, le principal parti d’opposition, préparait "une hausse brutale de l’impôt sur le revenu". Une soi-disant révélation "sur la base de la fuite mystérieuse d’un document du parti", qui s’avérera être un faux. Préserver la paix familiale en Chine On termine cette Revue de presse en Chine, qui célèbre aujourd’hui le Nouvel an lunaire. The Financial Times annonce deux semaines de festivités pour marquer le début de cette année du cheval, et le déplacement de centaines de millions de personnes à-travers tout le pays. Des vacances autant attendues que redoutées par les plus jeunes, confrontés au "harcèlement" de leurs parents au sujet de leur progéniture à venir; à tel point que nombre d’entre eux partagent leurs astuces sur les réseaux sociaux pour esquiver les questions indiscrètes ou éviter les rendez-vous arrangés qui tournent au fiasco. D’après The Financial Times, certains célibataires vont jusqu’à engager de faux partenaires pour préserver la paix familiale, tandis que d’autres utilisent carrément l'intelligence artificielle. pour créer de fausses radios de fractures, et avoir ainsi une excuse valable de ne pas aller chez leurs parents. Le journal observe que les coups de pression des géniteurs chinois sont aussi maladroits qu’inefficaces, puisque le taux de natalité continue de chuter, malgré leurs efforts et ceux de l’Etat. Les jeunes Chinois auraient-ils le blues ? Le Figaro voit dans le succès rencontré par une peluche de cheval défectueuse la preuve d’un "certain pessimisme". La mascotte, dont le sourire inversé est le résultat d’une erreur de fabrication, un ouvrier ayant inversé la bouche et les narines de la bestiole, est vendue chaque jour à plus de 15 000 exemplaires. Le "cheval qui pleure" est devenu, paraît-il, la star de ce Nouvel an chinois, qui commence bien en tout cas pour les salariés de l’entreprise qui le fabrique, puisque sa patronne n’ayant pas pu identifier le ou la responsable de cette erreur, a décidé de donner un bonus à tout le monde. Sinian kuaïle! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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