Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 11M AGO

    Arrestation d'Andrew : "un taxi pour Andy"

    À la Une de la presse ce vendredi : une disgrâce, ses conséquences et une lassitude. La veille, l'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Une déflagration, un choc. Les qualificatifs ne manquent pas ce matin dans la presse pour qualifier l’arrestation d’Andrew, frère du roi Charles dans le cadre de l’affaire Epstein. La photo de l’ancien prince déchu dans le véhicule de police est à la une du Daily Telegraph notamment.  Pour The Times, cette affaire pourrait déboucher sur une crise de régime car c’est la première fois depuis 380 ans qu’un membre de la famille royale britannique est placé en détention. Un tabou a été brisé avec cette arrestation, nous dit le The Guardian. La monarchie est dépouillée de ses atouts et pourrait surtout voir son influence politique grandement affectée. Les retentissements de cette arrestation font aussi la une de la presse en France. Le Parisien nous parle d’un Andrew "prince des ténèbres". Libération et Le Parisien de leur côté évoquent aussi ces crues historiques en France. Avec une lassitude, voir une exaspération, et aussi une facture qui s’annonce très salée pour les assureurs à près d'un milliard d’euros. Pour les 250 000 sinistrés, le temps s’annonce long aussi, avant de pouvoir reprendre une vie normale, même lorsque l’eau se sera retirée. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 1D AGO

    Insultes racistes dans le foot : "Le racisme s'avance toujours masqué"

    À la Une de la presse, ce jeudi 19 février, le début, en France, du procès intenté par des associations de défense de l’environnement et la Ville de Paris contre TotalEnergies. Une plainte, aux États-Unis, contre le démantèlement de la politique environnementale par l’Administration Trump. Des enquêtes ouvertes pour racisme présumé envers le joueur du Real Vinicius Jr. Et le bonheur des dames françaises en biathlon. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, le début du procès intenté par des associations de défense de l’environnement et la Ville de Paris contre TotalEnergies. Premier grand procès climatique contre un géant pétrogazier, en France: L’Humanité annonce "un procès hors norme" pour "contraindre la multinationale française à cesser sa contribution à l’aggravation du changement climatique et à se conformer à l’objectif de l’accord de Paris" de 2015. "Un moment décisif dans une longue bataille juridique qui pourrait faire jurisprudence", selon L’Huma. Le journal indique que le ministère public veut faire valoir, pour sa part, que "la loi sur le devoir de vigilance, votée en 2017, ne s’étend pas au changement climatique" – une position perçue par L’Huma comme "un soutien sans ambiguïté à TotalEnergies", 6ᵉ producteur mondial de pétrole et de gaz en 2024. L’Humanité, qui rappelle, au passage, que le groupe français fait face depuis des décennies "à de nombreuses procédures pour son implication présumée dans des violations des droits humains", notamment en Ouganda et au Mozambique, ce qui a conduit à la saisine, en novembre dernier, du parquet antiterroriste par une ONG pour "complicité de crimes de guerre, de torture et de disparitions forcées" dans ces deux pays. Les associations de défense de l'environnement déposent plainte aux Etats-Unis Les associations de défense de l’environnement et de la santé, qui ont déposé une plainte, mercredi, aux États-Unis contre l’Administration Trump. Le site anglophone de France 24 précise que ces associations contestent l’abrogation, il y a une semaine, du texte qui servait de fondement à la lutte contre les émissions de CO₂, une révocation qu’elles jugent "illégale". Là encore, cette plainte devrait lancer une longue bataille judiciaire, qui pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême. À la rubrique judiciaire américaine, toujours, The Guardian, le quotidien britannique, fait état du dépôt d’une autre plainte, mardi, par la "Commission américaine pour l'égalité des chances en matière d'emploi", qui affirme que l’entreprise Coca-Cola a enfreint la loi fédérale en organisant un événement pour 250 employées femmes en 2024 à Las Vegas. Argument de la présidente de cette agence gouvernementale, nommée par Trump : les programmes de diversité, d'équité et d'inclusion dans le milieu professionnel s'apparentent à une "discrimination inversée" et nuisent à la prise de décision fondée sur le seul mérite. Au Tchad, le retour des soldats français n'est pas exclu Au Tchad, l’hypothèse d’un retour des soldats français ne serait pas exclue – c’est ce qu’indique le journal Le Monde, qui rappelle que le dispositif militaire français, historique au Tchad, imposé en 1900 par une expédition coloniale et perpétué malgré l’indépendance en 1960, a pris fin le 30 janvier 2025 après que le président Mahamat Idriss Déby a "brusquement sommé la France" de se retirer. Un an plus tard, presque jour pour jour, le maréchal tchadien a été reçu à l'Élysée, où il a été "convenu" de "transformer la coopération bilatérale", "sans que la question sécuritaire soit éludée pour autant". Le journal explique que Mahamat Idriss Déby cherche toujours "des partenaires fiables" pour le Tchad, "pays entouré de voisins fragiles dont un, le Soudan, est plongé dans une guerre civile dévastatrice".  À lire aussi sur le sujet, le reportage du Monde sur l’ambition du président tchadien de valoriser un atout unique : le plus gros cheptel de dromadaires de la planète, avec près de 11 millions de têtes. Le journal raconte que le pays est encore incapable d’exploiter, pour le moment, cette richesse, notamment à cause des problèmes de sécurité. Mais le marché de la viande de dromadaire et du lait de chamelle, évalué à plus de 10,5 milliards de dollars actuellement, est très prometteur, avec des projections dépassant les 15 milliards d’ici 2035. Un marché qui appâte beaucoup de monde, dont, entre autres, la Hongrie de Viktor Orban, qui s’est engagée à établir un centre de recherche sur le lait de chamelle à N’Djamena et a promis la construction de deux fermes laitières dans la foulée. Enquête ouverte après des accusations de racisme dans le foot Du sport, également, avec la décision de l’UEFA d’ouvrir une enquête après les accusations de racisme portées par Vinicius Jr contre Gianluca Prestianni. L’attaquant brésilien du Real Madrid accuse le joueur argentin du Benfica de l’avoir traité de "singe" lors d’un match de la Ligue des champions, mardi, à Lisbonne, ce que nie Prestianni. Si les accusations de Vinicius sont avérées, le joueur argentin risque "une suspension d’au moins 10 matchs", selon le règlement disciplinaire de l’UEFA, cité par El País, ce qui serait sans précédent. Jornal de Noticias annonce que Prestianni est également passible de poursuites au Portugal, où le racisme est un délit inscrit dans le code pénal, et où l'Autorité pour la prévention et la lutte contre la violence dans le sport a également ouvert une enquête. "Le racisme s’avance toujours masqué et je remarque qu’on arrive encore à mettre en doute ce qu’il s’est passé. Pourtant, Vinicius a raconté les faits. Kylian Mbappé a raconté les faits. Mais non, ça ne suffit pas. Le doute persiste. On n’est pas sûrs" : dans un entretien au journal L'Équipe, l’ancien défenseur des Bleus Lilian Thuram, très engagé dans la lutte contre le racisme, laisse éclater sa colère et n’épargne pas l’entraîneur du Benfica, José Mourinho, symbole à ses yeux du "sentiment de supériorité blanche". L'Équipe, qui revient aussi ce matin sur une autre actualité nettement plus réjouissante. Malgré un début poussif, les Bleues ont écrasé le relais des Jeux olympiques en biathlon et décroché un troisième grand titre, après le relais mixte et l'individuel femmes. Cinquième médaille d’or pour la discipline, sixième pour l’équipe de France. Bravo mesdames, et bravo à L'Équipe pour la "ref" littéraire, comme disent les jeunes, à Émile Zola: "Au bonheur des Dames". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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  3. 2D AGO

    Diplomatie : quand l'ambassadeur américain à Bruxelles "sème la zizanie"

    À la Une de la presse, ce mercredi 18 février, la convocation, mardi, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles, qui n’est pas une première depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. Neuf interpellations en France après le meurtre du jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque.  Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la convocation, hier, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La Libre Belgique, qui accuse cet ambassadeur, Bill White, de "semer la zizanie", rapporte que la polémique a été déclenchée par l'ouverture d'une enquête : trois hommes d’Anvers sont soupçonnés de pratiquer des circoncisions sans formation médicale certifiée. Cette enquête a conduit Bill White à dénoncer "un harcèlement inadmissible" de la communauté juive et à réclamer l’arrêt des poursuites. Pour le journal, l'ambassadeur américain "n'a pas seulement commis une faute diplomatique : il a franchi plusieurs lignes rouges, l'insulte, d'abord, l'ingérence, ensuite". "Exiger l'arrêt d'une enquête revient à sommer un État souverain de suspendre le cours de sa justice. C'est inacceptable", fustige le quotidien belge. Colère aussi du journal Le Soir, qui indique que Bill White a également menacé de "sanctions diplomatiques" le président des socialistes flamands, Conner Rousseau, qui avait eu l’audace de poster une vidéo sur les réseaux sociaux dénonçant les interventions de l’ICE, les services d’immigration américains, et faisant un parallèle avec la montée du nazisme. Bill White se comporte "en agent infiltré de Trump et de la sphère Maga" : Le Soir critique "une confusion des genres" ne relevant pas, selon lui de la "maladresse du débutant" – Bill White est entré en fonction en novembre — mais d’une volonté délibérée, "son homologue à Paris, Charles Kushner, ayant lui aussi fustigé les insuffisances supposées de la France dans la lutte contre l’antisémitisme". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles n’est en effet pas une première. The Wall Street Journal relève que "les ambassadeurs américains en France mais aussi en Pologne ont également eu des différends avec les pays dans lesquels ils sont en poste, ce qui leur a valu des réprimandes de Paris et de Varsovie". "Au cours de l'année écoulée, l'Administration Trump a eu recours à une diplomatie non conventionnelle, à la diplomatie de la canonnière et, dans les crises les plus sensibles, à une diplomatie sans diplomates", constate The New York Times, qui souligne le rôle crucial de Steve Witkoff, ami de Trump venu de l’immobilier et de Jared Kushner, le gendre de Trump et fils de Charles Kushner, condamné notamment pour fraude fiscale aux États-Unis, et donc actuel ambassadeur américain à Paris. Les deux hommes sont au cœur des discussions sur l’Iran et l’Ukraine, mais aussi Gaza. C’est dans ce contexte de grand chamboule-tout diplomatique que Brent Bozell, le nouvel ambassadeur américain, vient d’arriver en Afrique du Sud "sur fond de tensions entre Pretoria et Washington". Le Monde rappelle que les relations entre les deux pays "sont au plus bas" depuis le retour de Trump, qui reproche au gouvernement sud-africain une prétendue "persécution" des Afrikaners, les descendants des colons européens, et sa plainte pour "génocide" devant la Cour internationale de justice contre Israël pour sa guerre à Gaza. Neuf interpellations après la mort de Quentin Deranque En France, neuf personnes ont été interpellées, mardi, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant d’extrême-droite Quentin Deranque. Le Figaro annonce que "l’étau se resserre sur LFI et la Jeune Garde", groupuscule antifasciste auquel appartient l’un des interpellés, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Le journal somme le patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de "s’expliquer". Le journal L’Opinion critique, lui, "le silence coupable de la gauche sur LFI" – d’où le dessin de Kak, où Jean-Luc Mélenchon explique à Olivier Faure qu’il ne peut pas "trop condamner les antifas" parce qu’il a "besoin d’eux", et le patron des socialistes lui répond : "Comme nous avec vous". "L’enquête progresse, le débat politique régresse" : Mediapart regrette que LFI soit "jugée coupable sans autre forme de procès". Le Monde a enquêté sur le parcours de la victime, Quentin Deranque. Le journal décrit "un étudiant traditionaliste", "au croisement de plusieurs chapelles de l’extrême-droite radicale". Un jeune homme "en pleine recherche identitaire", paroissien "assidu" d’une église traditionnaliste de Lyon, après s’être converti "il y a quelques années". Le regain d’intérêt des Français, en particulier des plus jeunes, pour le catholicisme, sur lequel revient le journal La Croix. D’après le quotidien catholique, "plusieurs signaux faibles, liés aux réseaux sociaux ou aux sorties culturelles", laissent penser à un "réveil catholique". Une spécialiste des tendances de société décrypte : "On sent une volonté des jeunes d’avoir une religion qui se voit, qui se montre, comme la croix sur le front du mercredi des Cendres. Il y a chez eux un côté 'équipe de foot'. Comme on soutiendrait l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain, il y a la 'team Carême', la 'team ​Ramadan', la 'team Kippour'". Marcel Proust a la côte  Personnellement, je le confesse, je suis de la "team Marcel Proust" – et je ne suis visiblement pas la seule. La Croix, toujours, rapporte qu’une souscription publique lancée par la Bibliothèque nationale de France pour acquérir des archives de l’écrivain Marcel Proust rencontre un "grand succès" : 525 000 euros déjà récoltés. Une mobilisation qui témoigne de "l’attachement" à cette immense figure du patrimoine français, d’après La Croix, qui évoque aussi, pour les amoureux de Proust, une "reconnaissance de dette" : "Voici ma modeste participation, écrit un donateur, en remerciement du bonheur que m’ont donné les lectures de la Recherche (du temps perdu, NDLR) depuis plus d’un demi-siècle". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. 3D AGO

    Nouvel an lunaire : "La jeunesse chinoise a-t-elle le blues?"

    A la Une de la presse, ce mardi 17 février, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. Les tergiversations européennes autour du "Conseil de la paix" de Trump. Le lourd bilan humain du démantèlement de l’USAID. Et les célébrations du Nouvel an chinois. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. "La mission de l’Iran : les diplomates à Genève, et les généraux dans le détroit d’Ormuz". Tehran Times annonce à la fois la reprise de négociations sur le nucléaire avec Washington et des exercices navals, depuis hier, dans le golfe Persique. D’après le site d’opposition Iranwire, ces manœuvres conduites par les Gardiens de la révolution, ont pour but de démontrer la capacité de Téhéran, "à perturber les flux énergétiques mondiaux en cas d'attaque" américaine. Côté diplomatique, c’est le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui sera chargé de discuter avec l’envoyé spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff - deux hommes que tout oppose, et contraints tous deux à faire des "concessions", selon The Guardian. Le quotidien britannique souligne la très longue expérience accumulée par Araghchi en près de 15 ans de négociations nucléaires et auteur, d’ailleurs, d’un livre sur l'art de la négociation diplomatique à l’iranienne, inspirée, selon lui, des négociations dans les bazars, faites de feintes, de patience et de sang-froid. Gaza, futur Doha ? "L’art de la négociation", dont se prévaut aussi Donald Trump, qui annonce 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Dans un entretien au New York Post, le président des Etats-Unis précise que ces 5 milliards constituent un "acompte" aux 70 milliards consacrés à des projets approuvés par son "Conseil de la paix", dont l’ambition affichée, est de transformer l’enclave en équivalent palestinien de Dubaï ou Doha. Sa première réunion est prévue ce jeudi à Washington. La version européenne de Politico annonce la participation de la commissaire européenne pour la Méditerranée comme "observatrice" - une participation "sans adhésion", a rappelé la Commission. Participation sans adhésion, aussi, de l’Italie, représentée par son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, d’après La Repubblica. Le journal italien rapporte que ce choix du gouvernement Meloni, est très critiqué par les oppositions, qui accusent la présidente du Conseil de "vendre" l’Italie aux intérêts de la Maison Blanche. Le journal communiste Il Manifesto dénonce le "mauvais tournant" pris selon lui par Giorgia Meloni, qui espère que cette "nouvelle formule" de pays "observateur", "incitera d'autres membres de l’UE", notamment l’Allemagne, à participer à ce "Conseil de la paix" auto-proclamé. "Stratégie égoïste" L’Administration Trump, dont le choix, il y a un an, de démanteler l’Agence américaine pour le développement international, l’USAID, a de très lourdes conséquences. Le Soir relaie une étude de l’université de Boston, dont les calculs établissent que cette décision a déjà causé la mort de plus de 265 000 adultes et 551 000 enfants. Ces chiffres catastrophiques révoltent le quotidien belge, qui dénonce la "stratégie égoïste" de décideurs politiques "prônant le repli sur leurs intérêts nationaux" - une stratégie "qui pourrait vite se retourner contre eux", dans la mesure où l’accès aux traitements contre la tuberculose et le VIH s’étant considérablement réduit, "une résurgence mondiale de ces pathologies est à redouter y compris en Occident". Selon une autre étude récente, publiée par la revue médicale The Lancet, si la totalité des programmes financés par l’Usaid reste suspendue, le nombre de vies perdues pourrait monter jusqu’à plus de 14 millions d’ici 20"0, dont 4,5 millions d’enfants. La presse internationale revient aussi sur la visite, hier, du secrétaire d’Etat américain en Hongrie. The New York Times cite les propos de Marco Rubio, qui a déclaré que le président Trump était "profondément attaché" à la réussite de Viktor Orban, qui s'est vanté de son côté  d'avoir créé un "État illibéral". Une nouvelle marque de soutien que le quotidien attribue à l'approche de législatives "très disputées", en avril prochain. Dans une longue enquête, Mediapart détaille la façon dont le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois, "mobilise tous les moyens d’Etat pour redresser sa popularité et arracher un cinquième mandat", une "propagande sans équivalent dans l’Union européenne". Le site d’info français raconte par exemple comment Index, ancien média indépendant de référence jusqu’à son "orbánisation" en 2020, a affirmé au début de l’automne que le parti Tisza, le principal parti d’opposition, préparait "une hausse brutale de l’impôt sur le revenu". Une soi-disant révélation "sur la base de la fuite mystérieuse d’un document du parti", qui s’avérera être un faux. Préserver la paix familiale en Chine On termine cette Revue de presse en Chine, qui célèbre aujourd’hui le Nouvel an lunaire. The Financial Times annonce deux semaines de festivités pour marquer le début de cette année du cheval, et le déplacement de centaines de millions de personnes à-travers tout le pays. Des vacances autant attendues que redoutées par les plus jeunes, confrontés au "harcèlement" de leurs parents au sujet de leur progéniture à venir;  à tel point que nombre d’entre eux partagent leurs astuces sur les réseaux sociaux pour esquiver les questions indiscrètes ou éviter les rendez-vous arrangés qui tournent au fiasco. D’après The Financial Times, certains célibataires vont jusqu’à engager de faux partenaires pour préserver la paix familiale, tandis que d’autres utilisent carrément l'intelligence artificielle. pour créer de fausses radios de fractures, et avoir ainsi une excuse valable de ne pas aller chez leurs parents. Le journal observe que les coups de pression des géniteurs chinois sont aussi maladroits qu’inefficaces, puisque le taux de natalité continue de chuter, malgré leurs efforts et ceux de l’Etat. Les jeunes Chinois auraient-ils le blues ? Le Figaro voit dans le succès rencontré par une peluche de cheval défectueuse la preuve d’un "certain pessimisme". La mascotte, dont le sourire inversé est le résultat d’une erreur de fabrication, un ouvrier ayant inversé la bouche et les narines de la bestiole, est vendue chaque jour à plus de 15 000 exemplaires. Le "cheval qui pleure" est devenu, paraît-il, la star de ce Nouvel an chinois, qui commence bien en tout cas pour les salariés de l’entreprise qui le fabrique, puisque sa patronne n’ayant pas pu identifier le ou la responsable de cette erreur, a décidé de donner un bonus à tout le monde. Sinian kuaïle! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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  5. 4D AGO

    Meurtre de Quentin à Lyon : "La violence politique jusqu'au meurtre"

    A la Une de la presse, ce lundi 16 février, la mort, samedi, à Lyon, d’un jeune étudiant de la mouvance nationaliste, en marge d’une conférence de l’eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan. Un drame qui tourne à la polémique politique. La montée de l’AfD en Allemagne, où la jeunesse semble de plus en plus perméable aux discours de l’extrême droite. La belle moisson des Bleus aux JO d’hiver. Et la lauréate du traditionnel concours de cri de la mouette du carnaval de Dunkerque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la mort, samedi, à Lyon, d’un jeune étudiant de la mouvance nationaliste, en marge d’une conférence de l’eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan. "Après le lynchage de Quentin, l’extrême gauche en accusation" : Le Figaro accuse LFI d’avoir "nourri la violence politique à l’origine de ce drame". Pour le journal, le jeune homme de 23 ans, "dans cette histoire", "n’est pas "un militant" pris dans une "rixe" mais un martyr de la liberté d’expression, que l’extrême gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par sa hideuse loi de la meute". "Climat insupportable d’outrance" Le quotidien Les Echos, estime, lui, que "l'assassinat de ce jeune nationaliste par des hommes cagoulés proches, semble-t-il, de l'ultragauche" met le patron de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, "face à ses contradictions", et regrette l’absence de  "mea culpa" de sa part, "y compris sur la violence du discours politique". LFI, qui condamne le crime dont Quentin a été victime. Au-delà de cette affaire, Libération dénonce "le climat insupportable d’outrance et d’intolérance dans lequel baigne depuis un certain temps la politique française" - un climat qui "ne peut qu’engendrer ce genre de drame en échauffant des esprits trop simples de quelque bord qu’ils soient". Enfin L’Humanité voit dans la mort de Quentin un "climax de la violence politique", "une tragédie honteusement récupérée par la galaxie réactionnaire". Plusieurs voix, dont celle de la cheffe de file du RN, Marine Le Pen, demandent le classement des "antifas" comme organisations terroristes. Le Figaro rapporte que la mort brutale de Quentin a aussi été commentée en Allemagne. Selon Alice Weidel, co-leader du parti d’extrême-droite AfD, "les antifasdoivent désormais être classés comme organisation terroriste, comme c’est déjà le cas aux États-Unis", où Donald Trump a signé un décret en ce sens, le 22 septembre dernier, deux semaines après l’assassinat de l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk par un jeune homme de 22 ans. Salut hitlérien "pour rire" L’AfD est créditée par les sondages de 40% des voix à l’élection régionale de Saxe-Anhalt de septembre prochain et ses idées infusent de plus en plus l’ensemble du pays, en particulier la jeunesse, selon une enquête du journal Die Zeit. Le quotidien évoque un phénomène se produisant "depuis plusieurs années", "à l'Est comme à l'Ouest", "dans les zones rurales comme dans les villes", dans "les établissements scolaires défavorisés comme dans les lycées prestigieux". Un lycéen témoigne avoir vu l’un de ses camarades dire à un ami portant du vernis à ongles noirs: "Je pense que les homosexuels devraient être gazés", d’autres faisant le salut hitlérien "pour rire", ou "le signe suprémaciste blanc" consistant à former un cercle avec le pouce et l'index en écartant les trois autres doigts. Le mois dernier, l’AfD a publié une liste de mesures à appliquer en Saxe-Anhalt en cas de victoire. Dans Le Grand Continent, le chercheur Amaury Coulomb étudie l’une d’entre elles, proposant que les demandeurs d’asile soient soumis à des travaux de "reboisement", en attendant leur très probable expulsion. Selon lui, "l’AfD se pare d’arguments écologiques" "pour justifier ses attaques systématiques contre les politiques de transition énergétique", et "l’association de la forêt allemande à une forme de travail forcé suit ne vision du monde organiciste exacerbée par l’Allemagne nazie". Celle-ci compare la société "à un organisme biologique" dont il faudrait préserver la santé et la pureté supposées. Dans la presse, également, l’annonce de probables nouvelles sanctions contre Moscou, après la confirmation, par 5 pays européens, de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny. Le gratuit Metro relaie la déclaration, hier, de la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, indiquant que son pays envisage "d'accroître les sanctions" contre la Russie - déclaration qui fait suite à une enquête européenne affirmant que le chef de l'opposition russe a été tué par l’administration d’une toxine mortelle, produite par la grenouille-dards, une espèce équatorienne. Moscou dément, et assure qu’Alexeï Navalny est mort le 16 février 2024, à 47 ans, de "causes naturelles". JO : "Le conte est bon" Direction aussi l’Italie et les JO d’hiver, où la France a égalé, hier son meilleur total historique. Avec quinze médailles au compteur, les Bleus dépassent déjà leur record des JO de Pékin, il y a 4 ans. Pour L’Equipe, "le conte est bon", d’autant qu’il reste encore une semaine d’épreuves. C’est malheureusement loupé, en revanche, pour Daniel Tschofenig. L’Autrichien a été disqualifié dès la première manche sur grand tremplin à cause de chaussures trop longues de quatre millimètres. On ne plaisante pas avec l’équipement, comme l’a récemment prouvé l’enquête lancée sur l’élargissement des combinaisons de sauteurs à ski, par agrandissement du pénis. Un mot, pour terminer, du traditionnel concours du cri de la mouette de Dunkerque. Cette belle tradition du carnaval de la ville, créée il y a 13 ans, a été remportée cette année par une dénommée "Maître Mouette & Chandon", qui dit s’être beaucoup entraînée dans sa voiture entre deux rendez-vous.  La jeune femme a vu ses efforts récompensés par l’honneur de soulever le célèbre bouclier de Mouettus, un an après un certain Michel Polnamouette. A regarder sur le site de France Info. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. FEB 13

    JO d'hiver : le rêve brisé de Vladislav Heraskevych

    À la une de la presse ce vendredi : un rêve brisé, un contrat et un questionnement. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Son casque orné de photos est à la une d'une grande partie de la presse ce vendredi. Le Franffurter Allgemeine Zeitung met l'athlète Vladislav Heraskevych à sa une. Ce dernier s'est vu disqualifié de la compétition de skeleton des Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 pour des photos d'athlètes ukrainiens, morts au combat, affichées sur son casque. The Guardian nous rappelle que les règles du Comité international olympique (CIO) sont strictes et que l'Ukrainien s'était vu proposer des solutions alternatives. Le Parisien relaie le soutien que le sportif a reçu notamment du président Volodymyr Zelensky.  À lire aussiJO 2026 : disqualifié pour son "casque mémoriel", l'Ukrainien Heraskevych saisit la justice La Tribune met un avion à sa une ce matin : le rafale. Le ministère de la Défense indien a annoncé un accord pour l'acquisition de 114 avions de combat français. Le Figaro note le montant historique du contrat : 30 milliards d'euros. L'accord doit encore être finalisé, mais c'est un succès indéniable pour l'avionneur Dassault. Le Monde précise que la grande partie des chasseurs seront fabriqués en Inde.  Enfin, Libération s'est rendu dans le Nevada, aux États-Unis, où les data centers poussent comme des champignons. Pour alimenter l'intelligence artificielle, ces vastes infrastructures sont devenues essentielles. Pourtant, les habitants sont loin d'être ravis. La consommation en eau très importante de ces data centers dans l'État le plus sec des États-Unis pose question. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. FEB 12

    Gisèle Pélicot, "le combat pour l'égalité ne sera jamais vain"

    À la Une de la presse ce jeudi 12 février, la publication du livre-témoignage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. La présentation, aujourd'hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation de l'énergie. Un sujet qui fait débat en France, en Europe, mais plus aux États-Unis. Et un entraîneur aux multiples casquettes (ou plutôt vestes). Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse française, ce matin, le visage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. À l'occasion de la sortie mondiale de son livre, "Et la joie de vivre", celle qui fut victime des viols chimiques commis par son mari et une cinquantaine de ses complices, pendant des années, sort du silence pour la première fois pour raconter "sa vie d'avant" et "sa vie d'après". Libération évoque une parole "attendue, scrutée, presque sommée de produire du sens collectif", mais Gisèle Pelicot "refuse d'être un modèle et encore moins une 'icône'". "Je me suis réattribué ma vie", dit-elle, refusant, aussi, que "le statut de victime devienne son identité définitive". "Je ne veux plus de ce statut de victime", martèle encore Gisèle Pélicot dans Le Figaro, où elle dit vouloir témoigner de la façon dont elle a "surmonté ces épreuves" pour "donner de l'espoir aux femmes qui, comme (elle), ont pu, un jour, se sentir démunies". Le Nouvel Obs cite la formule de la philosophe Simone de Beauvoir, "on ne naît pas femme, on le devient", et salue "cette femme tout à la fois ordinaire et extraordinaire dont la trajectoire personnelle a percuté durablement notre expérience collective", qui a prouvé que "le combat pour l'émancipation et l'égalité ne sera jamais vain". Également à la Une de la presse française, la présentation, aujourd'hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation pluriannuelle de l'énergie pour les dix prochaines années. La Croix parle d'un sujet "qui divise les politiques", dans un contexte de relance du nucléaire et de progression moins rapide que prévu des énergies renouvelables. "Après le vote du budget, deuxième crash-test pour le gouvernement de Sébastien Lecornu", annonce Le Figaro, critiquant sa méthode du "en même temps". Le journal se fait surtout l'écho des inquiétudes de la droite et met en garde "contre l'impact négatif du renouvelable pour le nucléaire". Débat, aussi, au sein de l'Union européenne (UE). La version européenne de Politico fait état du bras de fer entre les industriels et plusieurs dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz et la patronne de la Commission, pour qu'elle s'attaque au "pilier" de la politique climatique de l'Union : le système d'échange de quotas d'émission carbone, "qui réglemente près la moitié des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique au sein de l'UE". Aux États-Unis, le président américain Donald Trump a tranché et devrait revenir aujourd'hui sur le "constat de mise en danger" établi en 2009 et reconnaissant la menace des gaz à effet de serre pour le climat. Cette déréglementation aux effets massifs et durables, pour les États-Unis et pour la planète, est perçue par The Wall Street Journal cité par Courrier International comme "un retour en arrière d'une portée inédite de la politique climatique des États-Unis". L'administration Trump justifie cette destruction de l'encadrement des émissions de gaz à effet de serre par la volonté de fournir une énergie bon marché, mais The Washington Post, qui rapporte que Donald Trump ordonne au Pentagone d'acheter de l'électricité produite au charbon, doute que ce combustible très polluant soit en réalité vraiment compétitif, notamment à cause du coût de la modernisation des centrales à charbon. La "fiche d'information" publiée sur le site de la Maison-Blanche assure en tout cas que "Donald Trump renforce la sécurité nationale des États-Unis grâce à son beau parc de centrales électriques au charbon propre". Cette décision intervient au moment où de nombreux scientifiques affirment que le réchauffement climatique s'accélère plus rapidement que jamais. The Washington Post, qui a consulté des données recensées par la NASA sur les températures moyennes mondiales entre 1880 et 2025, affirme que ces données montrent que l'augmentation des températures mondiales s'est accélérée de 42 % sur la dernière décennie. "La poursuite du réchauffement climatique pourrait s'engager sur une voie irréversible en déclenchant des points de basculement climatique", alertent également plusieurs scientifiques cités par The Guardian, le quotidien britannique. En Italie, c'est le froid combiné au mal-logement qui a tué six sans-abris, ces dernières semaines, à Milan, où se déroulent les JO d'hiver. The New York Times, qui a accompagné des volontaires venant en aide aux personnes de la rue, rapporte que certains des sans-abris décédés ont été retrouvés non loin des sites olympiques, où les spectateurs déboursent jusqu'à 1 650 dollars pour assister aux compétitions. Une réalité qui montre, selon The NYT, "une aggravation des inégalités" à Milan, où de nombreux habitants n'ont plus les moyens de se loger, alors que la ville attire des investisseurs fortunés du monde entier "grâce à des avantages fiscaux considérables accordés aux hauts revenus et aux professionnels étrangers". "On dirait que cette ville et cette société deviennent de plus en plus une société du tout ou rien", constate une bénévole. Toujours aux JO d'hiver, un entraîneur a retenu l'attention du journal La Repubblica. On dit que "l'habit fait le moine". Benoît Richaud, lui, doit souvent retourner sa veste ou plutôt en changer, car ce coach de 38 ans entraîne au total 16 patineurs représentant 13 nations différentes. Sept d'entre eux ont concouru dans le programme court masculin mardi soir, obligeant Benoît Richaud à courir entre chaque interview pour changer de tenue. Au point qu'il a jugé nécessaire de préciser : "C'est toujours moi, j'ai juste changé de veste". Le journal explique que si Benoît Richaud est aussi couru, c'est parce qu'il compte parmi les entraîneurs et chorégraphes les plus respectés au monde : meilleur chorégraphe de patinage artistique de 2024, finaliste de ce prix en 2025. Autrement dit, son métier lui va… comme un gant. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. FEB 10

    Sophie Adenot, astronaute française : "Je me suis accrochée à mes rêves d'enfance"

    A la Une de la presse, ce mardi 10 février, la situation en Ukraine, où l’offensive hivernale de l’armée russe entraîne de lourdes pertes humaines. La crainte de l’Europe d’un nouvel affront de la part des Etats-Unis lors de la prochaine conférence de Munich. Les résultats mitigés d’une réunion sur le Sahara occidental sous la houlette de Washington. Le combat des femmes dites "de réconfort" en Corée du sud. Et le tout prochain voyage dans l’espace de l’astronaute française Sophie Audenot. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la situation en Ukraine, où l’offensive hivernale de l’armée russe entraîne de lourdes pertes humaines. Près de quatre ans après le début de l’invasion russe, l’Ukraine subit une campagne de bombardements intensifs et redoute une offensive "de grande envergure au printemps et en été", d’après le Kyiv Post. Le journal ukrainien affirme qu’en dépit de leur violence, les combats en cours n’offrent à la Russie que "de maigres gains territoriaux" et qu’en dépit des discours du Kremlin, "les généraux de Poutine prévoient toujours de vaincre l'Ukraine et de dicter les conditions de la paix". A Kherson, dans le sud du pays, l’envoyé spécial du Figaro raconte comment les habitants subissent les attaques incessantes des drones russes une "chasse à l’homme aérienne", dont les protègent à peine des filets de pêche offerts par des marins bretons. Vitali Howuka, chirurgien dans un hôpital de la ville, témoigne : "Tous les jours on vient au travail la peur au ventre. On n’est à l’abri nulle part. Mais on ne partira pas. La Russie ne mène pas cette guerre pour conquérir un territoire mais pour détruire notre nation". Désunion européenne Côté diplomatique, les Européens peinent toujours à s’imposer dans les discussions entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis. L’Humanité déplore "la désunion" des membres de l’UE, dont une partie, la France et l’Italie, "réclame la reprise du dialogue avec Moscou", alors que la Pologne, le Royaume-Uni et l’Allemagne "s’y opposent fermement". L’Europe craint un nouvel affront de la part des Etats-Unis lors de la prochaine conférence de Munich sur la sécurité, qui débute vendredi. Le Parisien/aujourd’hui en France annonce que le secrétaire d’Etat Marco Rubio, représentera cette année les États-Unis à la place du vice-président JD Vance, dont le discours extrêmement agressif, l’année dernière avait consterné les Européens. Le journal indique que le secrétaire d’Etat entamera également une visite européenne, incluant des rencontres avec les dirigeants hongrois et slovaques, à la droite de la droite. The Guardian, qui a consulté le rapport préparatoire de cette Conférence de Munich, fait état du "douloureux constat" des Européens qu’ils doivent désormais se montrer "plus affirmés et plus indépendants militairement vis-à-vis d’une Administration américaine " autoritaire, qui ne partage plus son attachement aux normes et aux valeurs démocratiques libérales". "Intérêt purement géopolitique" Les Etats-Unis, qui sont parvenus à réunir autour d'une même table, dimanche et hier, à Madrid, en Espagne, les acteurs du conflit au Sahara occidental. El Confidencial, qui a révélé l’existence de cette réunion, précise qu’elle s’est tenue en présence des ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario et de  l'envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, sous la houlette des Américains. Si peu d'informations ont filtré sur son contenu, le site espagnol rapporte que la rencontre s’est terminée "sans résultats concrets, malgré les pressions" de la diplomatie américaine, qui cherche à faire signer rapidement un accord entre le Maroc d’une part et le Front Polisario et l'Algérie d’autre part, pour mettre fin à ce conflit vieux d’un demi-siècle. Washington entend aussi "servir ses propres intérêts dans la région", selon les médias africains cités par Courrier International. L’hebdo relaie notamment l’analyse du journal burkinabé Le Pays, rappelant que "les États-Unis ne s’invitent pas dans le dossier par altruisme ou attachement sentimental, mais par intérêt purement géopolitique" pour un territoire situé "aux portes de l’Europe et au croisement de routes commerciales et énergétiques sensibles". Etrange proposition En Corée du sud, 117 anciennes femmes dites "de réconfort" ont porté plainte, l’année dernière contre l’armée américaine. Le Monde raconte le combat judiciaire de ces femmes, dont les poursuites constituent "une première pour un pays accueillant toujours des bases américaines". Le journal indique que la plainte de ces victimes a toutefois peu de chances d’aboutir en raison du très statut très protecteur des forces américaines, défini en 1966 par un cadre interdisant toute poursuite contre les Etats-Unis si leurs militaires commettent des crimes à l’étranger. D’où le choix des plaignantes d’assigner le gouvernement sud-coréen, qui pourra ensuite demander le remboursement d’éventuelles indemnisations à Washington. La Corée du sud, où un élu local a fait une proposition pour le moins étrange pour lutter contre la dénatalité : importer des femmes du Vietnam ou du Sri Lanka. Une déclaration qui a beaucoup choqué ses compatriotes et provoqué son limogeage, selon Le Figaro. Y croire Le Figaro revient aussi sur une actualité plus enthousiasmante, le départ, demain, vers l’espace de la Française Sophie Adenot, vingt-cinq ans après Claudie Haigneré. Reporté de 24 heures à cause de la météo, ce séjour spatial à bord de l’ISS, prévu pour 9 mois sera l’aboutissement d’un rêve d’enfance. Sophie Adenot a expliqué il y a quelque jours devant 300 jeunes que chaque étape a été "une marche de plus, malgré les doutes". "Il faut y croire, vous allez entendre comme moi “elle est mignonne avec son rêve”, mais il faut s’accrocher. Le déclic, je l’ai eu à 14 ans, lors du décollage de Claudie Haigneré, et ça fait vingt-neuf ans que je m’y accroche". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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