Happy End

Sarah Dumont

Et si on vivait en paix avec la mort ? Si on arrêtait de la chasser de nos vies comme si elle n’existait pas ? C'est la mission que s'est fixée Happy End, le podcast qui parle de la mort sans tabou. Chaque mois, Sarah Dumont, créatrice du site Happyend.life part à la rencontre d'une personnalité qui a une histoire particulière avec la mort. Une façon de vous aider à l’apprivoiser…  Musique : Ludovic Bource.  Couverture : Hervé Hauboldt. Co-production : Stereolab Découvrez le site Happyend.life (www.happyend.life) qui parle de la fin de vie, de la mort et du deuil sans tabou ! 

  1. 3d ago

    #31 Papa solo et veuf : ce que personne ne dit sur le veuvage masculin

    Thierry avait deux enfants de 5 et 10 ans quand leur maman est décédée d'un cancer à 41 ans. Maxence avait un petit garçon de 20 mois quand sa femme Lise, enceinte de 3 mois, a été percutée par un camion alors qu'elle circulait à vélo. C'était en 2020. Ils sont près d'un demi-million en France à vivre cette réalité : perdre son conjoint avant 55 ans, avec des enfants encore à élever. Et pourtant, on en parle peu. Surtout quand on est un homme. Dans cet épisode, nous revenons sur : ▪️ Comment annoncer à un enfant de 20 mois que sa maman ne reviendra pas  ▪️ Les gestes les plus lourds à porter quand on est père solo et qu'on doit aussi encaisser le chagrin  ▪️ Le sentiment de solitude profond des veufs et pourquoi on cesse de les inviter à dîner  ▪️ Ce que les hommes en deuil n'expriment pas de la même façon que les femmes  ▪️ Comment parler d'elle avec les enfants, et les rituels pour la faire vivre  ▪️ Ce que leurs enfants portent aujourd'hui, et ce qu'ils n'osent pas toujours dire  ▪️ Comment les Veuvries mixtes sont nées, et ce que les hommes y apportent Un échange rare, brut et profondément humain sur le veuvage précoce, la parentalité solo et la force de ne pas traverser ça seul. Chez Happy End, nous organisons depuis plusieurs années des Petites Veuvries entre amies, des groupes de parole réservés aux femmes devenues veuves. Un jour, Thierry nous a posé la question : « Mais pourquoi les hommes n'ont pas le droit de venir ? » Grâce à lui et à Maxence, les veufs ont désormais leur espace.  Les Veuvries entre ami·es : pour participer, écrivez à happyendasso@gmail.com 🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.  👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché.  💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.

    #31 Papa solo et veuf : ce que personne ne dit sur le veuvage masculin
  2. Jul 7

    #30 Une fée au chevet des enfants en fin de vie

    Cynthia Marion a été infirmière en soins palliatifs. Puis un jour, elle a enfilé un costume de fée. Elle est devenue Alizé, une Neztoile,  un personnage elfique et fantasmagorique qui entre dans les chambres de ceux qui vont partir pour y apporter ce qu'elle appelle des soins de joie. Elle ne propose pas de divertissement ou de spectacle, elle va chercher la joie là où la maladie n'a pas accès. Cynthia est la seule Neztoile à accompagner des enfants en fin de vie. Dans cet épisode, nous revenons sur : ▪️ Ce qu'est une Neztoile et comment ce personnage imaginaire ouvre des portes que la parole ne peut pas franchir▪️ Pourquoi un enfant en fin de vie reste dans la vie jusqu'au bout et ce qui le distingue d'un adulte▪️ La peur silencieuse que portent les enfants malades : non pas de mourir, mais d'être oubliés et de laisser leurs parents derrière eux▪️ Les objets sacrés qu'elle laisse dans les chambres et celui qu'une famille a glissé dans un cercueil pour le voyage▪️ Ce que les soignants ne savent plus faire et que l'intuition humaine a toujours su▪️ Le travail intérieur qu'elle a dû mener sur elle-même pour accompagner des enfants en fin de vie quand on est soi-même parent▪️ Ce qu'elle dit aux soignants : vous êtes les derniers remparts de l'humanité des soins Son livre : La blouse blanche du papillon (éd. Jadoncre) Son site à destination des soignants : Confiance en soins Les Neztoiles, pour découvrir leur formation et leur approche : neztoiles.com Ecouter aussi l’épisode avec Sandra Meunier,  fondatrice des Neztoiles  🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.

    #30 Une fée au chevet des enfants en fin de vie
  3. Jun 19

    #29 Accompagner la fin de vie de son animal : l'ultime preuve d'amour

    Yessenia Alves Leiva est vétérinaire. Pendant plus de dix ans, elle a exercé en clinique et comme urgentiste à domicile. À force de voir des animaux mourir dans le stress et des familles repartir sans un mot, sans un rituel, sans aucune reconnaissance, elle a décidé que ça ne pouvait plus se passer comme ça. Après s'être formée aux soins de fin de vie aux États-Unis et au Canada, elle a fondé Vet'Eden en 2021, le premier service vétérinaire à domicile entièrement dédié à la fin de vie des animaux de compagnie. Dans cet épisode, nous revenons sur : ▪️ Ce que vivent réellement les animaux en fin de vie et la question que se posent tous les maîtres : savent-ils qu'ils vont mourir ? ▪️ Pourquoi certaines personnes quittent la pièce au moment de l'euthanasie ▪️ L'histoire bouleversante d'une adolescente atteinte d'un cancer qui a dû dire adieu à son chat de 19 ans ▪️ La place des enfants dans les derniers instants de vie d'un animal ▪️ Le deuil animalier, cette souffrance encore largement incomprise et minimisée ▪️ Les évolutions récentes du funéraire animalier et des cérémonies d'hommage ▪️ Les demandes d'euthanasie dites "de convenance" auxquelles les vétérinaires sont parfois confrontés ▪️ Le manque de formation des vétérinaires face à la mort, aux émotions et au deuil Un échange sensible et éclairant sur l'amour que nous portons à nos animaux, la place qu'ils occupent dans nos vies et la manière dont leurs départs nous transforment. Son livre : J'accompagne la fin de vie de mon animal (éd. Courrier du Livre). Son site : veteden.fr 🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes. 👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché. 💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.

    #29 Accompagner la fin de vie de son animal : l'ultime preuve d'amour
  4. Jun 8

    #28 Devenir quelqu'un d'autre après la perte

    Un jour de 2024, Jérémie Renier voit passer une vidéo sur les réseaux sociaux. Un aventurier de l'extrême y partage ses aventures. Il like la vidéo ce qu'il ne fait jamais. Une conversation démarre. À ce moment-là, Jérémie traverse une période très sombre. Le 19 janvier 2022, il a perdu son meilleur ami Gaspard Ulliel dans un accident de ski. Depuis "la mort s'est immiscée dans ses veines jusqu'à atteindre son cœur”. L'homme derrière cette vidéo s'appelle Loury Lag. Il a 40 ans. Au moment où Jérémie le découvre sur Instagram, lui aussi est habité par la mort. Son père est en train de partir. Et Loury s'apprête à traverser le passage du Nord-Ouest en solitaire : 3 000 kilomètres sur la banquise, dans des températures pouvant descendre jusqu'à -61 degrés. Il va alors proposer à Jérémie de l'accompagner. De cette rencontre improbable est né un film. Un documentaire intime qui s'appelle D'un monde à l'autre.Dans cet épisode, nous revenons sur : -La perte du meilleur ami de Jérémie et le bouleversement qu'elle a provoqué-Le départ pour le passage du Nord-Ouest et cette aventure hors norme sur la banquise-Ce qui pousse un homme à suivre un inconnu jusqu'au bout du monde lorsqu'il traverse une période sombre-La maladie du père de Loury et ce qu'elle a changé dans son rapport à la vie et à la mort-Le deuil d'un ami, cette douleur dont on parle peu et qui se vit souvent en silence-Ce que deux hommes en deuil se sont apporté dans l'immensité blanche de l'Arctique-Et comment cette expédition a donné naissance au documentaire D'un monde à l'autreUn échange rare sur le deuil, l'amitié et ces rencontres qui surviennent parfois au moment où l'on en a le plus besoin. Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes. Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché. Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens. #perte #deuil #amitié #renaissance #voyage

    #28 Devenir quelqu'un d'autre après la perte
  5. May 11

    #27 Conseillère funéraire et médium

    Pendant des années, Christelle Dubois a gardé un secret. Responsable de deux pompes funèbres en Bretagne, elle accompagne chaque jour des familles endeuillées. Et chaque jour, elle perçoit ce que les autres ne perçoivent pas : les défunts lui parlent. Aujourd'hui, avec son livre Les signes extérieurs de l'au-delà (éd. Fayard), elle ouvre les coulisses d'un métier où s'entremêlent l'accompagnement des vivants et le dialogue avec ceux qui viennent de partir. Dans cet épisode, nous revenons sur : Son expérience de mort imminente à 8 ans, lors d'un accident de voiture, et sa rencontre avec un grand-père qu'elle n'avait jamais connu Son parcours d'aide-soignante en soins palliatifs avant de rejoindre le funéraire Ce qu'elle perçoit lors des soins mortuaires et pendant les cérémonies L'histoire bouleversante d'un mari parti 15 jours après sa femme Le jeune homme en colère qui a fait disjoncter tout le crématoriumComment reconnaître un vrai médium d'un mentaliste La transmission de ses capacités médiumuniques à ses enfants Et cette conviction : « le deuil, c'est une porte qui s'ouvre »Un échange rare, où Christelle assume pour la première fois publiquement cette double casquette qu'elle a longtemps tue par peur du jugement. Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes. Likez, commentez et partagez si cet échange vous a fait réfléchir. Le livre de Christelle Dubois : Les signes extérieurs de l'au-delà, dans l'intimité des chambres funéraires (éd. Fayard)

    #27 Conseillère funéraire et médium
  6. Apr 27

    #26 Mourir à l'indienne : une mort douce

    Dans cet épisode, je reçois Marie de Hennezel, psychologue clinicienne et pionnière des soins palliatifs en France a passé des décennies au chevet des mourants. Son rapport au gouvernement en 2003 a inspiré directement la loi Leonetti. Aujourd'hui elle publie La mort sereine : dignité d'une fin consentie (éd. Plon). Un livre qui dérange. Pas parce qu'il parle de mort, elle l'a toujours fait. Mais parce qu'il parle d'une mort que personne ne veut voir : ces personnes très âgées qui, à un moment, choisissent de cesser de s'alimenter et de boire. Comme un acte spirituel pour une mort choisie et consciente. Ce n'est pas un cas isolé, ce choix représenteraient 10 % des morts en EHPAD et 2,5 % des décès en France. Et pourtant, personne ne le nomme alors que des milliers de familles le vivent, souvent dans la culpabilité et le silence. Dans cet épisode, nous avons parlé de : - Ce phénomène qu'elle appelle « mourir à l'indienne », et pourquoi personne n'en parle  - Ce qui se passe dans le cerveau des personnes très âgées qui n'ont plus faim ni soif  - Pourquoi cesser de boire et de manger, sans pathologie, ne fait pas souffrir  - La différence entre syndrome de glissement et mort choisie et sereine  - Pourquoi l'alimentation forcée est une maltraitance, et ce que dit la loi  - Les histoires de sa belle-mère et de son ex-mari qu'elle a accompagnés dans ce choix  - La culpabilité des familles qui ont « laissé faire », et comment la dépasser  - La peur des personnes âgées d'être poussées à mourir pour ne pas peser financièrement avec le projet de loi pour l'aide active à mourir - Ce que la loi sur l'aide active à mourir risque de changer — et pourquoi elle s'en inquiète  Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.  Likez, commentez et partagez si cet échange vous a fait réfléchir. Le livre de Marie De Hennezel : La mort sereine : dignité d'une fin consentie (éd. Plon)

    #26 Mourir à l'indienne : une mort douce
  7. Mar 22

    #25 Quand la maladie devient incurable, qui décide vraiment ?

    Quand la maladie devient incurable, qui décide vraiment ? La question surgit au moment où la médecine ne peut plus guérir, seulement accompagner. Et aujourd’hui, elle est au cœur d’un débat qui divise profondément : celui de l’aide à mourir. Dans cet épisode, je reçois Elsa Walter et François Blot, co-auteurs du livre La mort confisquée : pour le droit de choisir une mort qui nous ressemble, pour interroger une question centrale : la place réelle des malades dans les décisions de fin de vie. Elsa a été bénévole pendant plusieurs années en service de cancérologie, au plus près de ce qui se vit dans les chambres et est aujourd’hui vice-présidente de l’Association pour le Droit à mourir dans la dignité. François Blot est médecin réanimateur à Gustave Roussy, confronté depuis plus de 30 ans à ces situations de fin de vie. Dans cet épisode, nous avons parlé de :• ce qui se joue concrètement quand la bascule s’opère entre “soigner” et “accompagner”• du manque d’information donné aux patients… et de tout ce que ça empêche• des non-dits, des silences, et de la difficulté à nommer la mort• de la décision médicale “partagée”, souvent très théorique• des volontés des patients parfois ignorées ou contournées• de la sédation profonde et continue et de ses limites dans la pratique• de la place encore trop tardive des soins palliatifs• et de cette parole du malade, qui reste souvent la moins entendue 💬 “La mort est confisquée quand la parole ne circule pas.” Un épisode qui remet une chose au centre : on ne peut pas parler de liberté en fin de vie sans écouter ceux qui la vivent. 🎧 À écouter pour comprendre ce qui se joue vraiment, au-delà des positions. 📚 Pour en savoir plus : • Livre La mort confisquée : pour le droit de choisir une mort qui nous ressemble • ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) • Loi Claeys-Leonetti (2016)  • Dossier fin de vie – Ministère de la Santé  • Projet de loi sur l’aide à mourir

    #25 Quand la maladie devient incurable, qui décide vraiment ?
  8. Mar 8

    #24 Biographe hospitalière : Écrire pour ceux qui restent

    Sophie Bobbé est anthropologue de formation et biographe hospitalière depuis plus de dix ans. Elle accompagne des personnes, souvent en fin de vie, à raconter leur histoire au sein du Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon et de l’Institut Curie. Elle n’est ni notaire, ni confesseur, ni psychothérapeute. Elle n’écrit pas des testaments. Elle aide à retrouver le fil. À travers les récits qu’elle recueille, elle permet à celles et ceux qui s’approchent de la fin de déposer, transmettre, apaiser. Parfois de nommer l’indicible. Parfois de reformuler une colère. Parfois de faire un dernier geste d’amour.  💬 Dans cet épisode, Sophie raconte :✨Comment naît une biographie hospitalière✨Pourquoi la relecture est un moment décisif✨Ce que cela change de prénommer les absents✨Comment un survivant de la Shoah a parlé pour la première fois à 87 ans✨Ce qu’un adolescent de 17 ans lui a appris sur la dignité✨Comment une phrase comme “mon fils est un con” peut devenir un chemin d’apaisement✨La fragilité financière et politique de ce métier encore peu reconnu✨Pourquoi raconter peut devenir un véritable soin de support À travers ses récits se dessine une autre manière d’accompagner la fin de vie : non pas en cherchant à réparer, mais en permettant à chacun de se redresser, même au seuil de la mort.. Pour aller plus loin :  Le site de Sophie Bobbé https://www.sophiebobbe.com/  Pour continuer à explorer comment parler de la mort, transmettre, accompagner… et rester vivant au cœur de tout ça, écoutez les autres épisodes du podcast Happy End.

    #24 Biographe hospitalière : Écrire pour ceux qui restent

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