Aux Imaginales, l’imaginaire ne se limite pas aux livres, aux auteurs et aux tables rondes. Sous les tentes, il prend aussi la forme de bijoux, de céramiques, d’objets en bois, d’illustrations ou de petits catalogues indépendants. Justine, des Caprices de Justine, mêle pierres, symboles païens, esthétique victorienne, magie et piraterie. Wood Whisper travaille le bois en relief, entre tableaux fantastiques et accessoires pour le jeu de rôle. Les éditions Tanibis, venues pour la première fois, défendent une bande dessinée entre réel, surréalisme et imaginaire. Émilie Blanc, avec Faune Céramique, fait surgir hiboux, renards, blaireaux et rouge-gorges sur grès et porcelaine. L’Alsacienne Indépendante poursuit, malgré les difficultés, ses collections fantastique, fantasy, romance paranormale et anticipation. Lucie, du studio Lujaam, dessine des œuvres nourries de nature, de mythologie, de tarot et d’ésotérisme. Certains exposants reviennent depuis plusieurs années, d’autres découvrent Épinal pour la première fois. Tous trouvent aux Imaginales un public familier des symboles, des créatures et des mondes parallèles. Le festival reste un rendez-vous littéraire, mais ses allées racontent aussi ce que l’imaginaire fabrique hors des pages. Ici, il se porte, se façonne, se feuillette et se touche