Gestionnaires en action Podcast

Les Affaires

Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.

  1. 5D AGO

    Bombardier : un avenir sous le signe de la diversification

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Bombardier a dévoilé de bons résultats financiers au quatrième trimestre de son exercice 2025, mais d’autres éléments positifs ont aussi retenu l’attention de Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. «Globalement, on parle de résultats solides, surtout cohérents avec ce qu'on appelle la transformation de Bombardier des dernières années. Au quatrième trimestre, les revenus ont atteint 3,69 milliards de dollars (G$US), ce qui représente une croissance de 19 % sur un an. La progression vient surtout des livraisons plus élevées des jets d'affaires, mais aussi d'un mix de produits favorables. Mais ce qui frappe le plus que la croissance des revenus, en fait, c'est l'amélioration de la rentabilité. Écoutez, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) a atteint 658 millions de dollars (M$US)», résume-t-il. Selon lui, les résultats montrent que Bombardier ne fait pas que vendre des avions, elle génère aussi davantage de bénéfices par avion. Il retient trois éléments importants des résultats trimestriels. Bombardier a livré 64 avions au quatrième trimestre, comparativement à 57 l'année dernière. L'amélioration de la rentabilité avec un bénéfice avant intérêts et impôts (BAII) qui passe à 486M$US, ce qui constitue une hausse de 37% sur un an. Cet élément indique que la restructuration des dernières années a porté ses fruits avec une meilleure discipline financière, une chaîne d'approvisionnement plus stable et une meilleure efficacité industrielle. Génération de liquidités avec des flux de trésorerie libres au quatrième trimestre qui ont dépassé 1G$US. Luc Girard note également la progression du carnet de commandes, qui a atteint 17,5G$US au 31 décembre, lui qui était de 14,4G$US un an auparavant. «C'est quand même une progression de 22% et ce chiffre-là, il est important pour deux raisons. Premièrement, il confirme que la demande pour les jets d'affaires demeure solide, malgré les taux d'intérêt plus élevés et l'incertitude économique mondiale. Deuxièmement, il vous donne une visibilité sur les livraisons futures et ça stabilise les attentes au niveau du marché», dit-il. Prévisions, tensions commerciales et division des services Pour l’exercice 2026, Bombardier vise plus de 10G$US, plus de 157 livraisons d'avions, un BAIIA supérieur à 1,625G$US et des flux de trésorerie libres entre 600M$US et 1G$US. «C'est sûr que les prévisions indiquent que la direction anticipe la poursuite de la croissance, mais avec une certaine prudence sur la génération des liquidités, ce qui reflète quand même un environnement économique encore incertain», soutient Luc Girard. Du côté des tensions commerciales avec les États-Unis, le gestionnaire de portefeuille estime qu’il s’agit du principal point d’interrogation en ce qui concerne le futur proche de Bombardier. «Toute discussion sur des tarifs ou des restrictions commerciales, ça va créer de la volatilité boursière. Mais il faut faire la distinction entre les déclarations et les politiques réelles. À ce stade-ci, on parle davantage d'un risque de perception que d'un effet opérationnel concret», juge-t-il. Luc Girard voit aussi d’un bon œil la bonne performance de la division des services, qui inclut entre autres la maintenance des appareils et le remplacement des pièces. «Ça génère des revenus récurrents et ça donne quand même des marges plus élevées que lorsqu'on vend initialement l'appareil. Plus la flotte installée par Bombardier augmentera, plus cette activité deviendra importante, ce qui rend l'entreprise moins dépendante dans le cycle des nouvelles commandes», explique-t-il. Il note aussi l’émergence des activités de Bombardier dans le secteur de la défense, qui réduisent la dépendance de l’entreprise aux cycles de l’aviation civile. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  2. FEB 6

    Bourse : le point sur Alphabet et sur Anthropic

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Alphabet a fait état de résultats financiers robustes au quatrième trimestre de son exercice 2025, mais les investisseurs s’inquiètent des gigantesques dépenses en capital que la direction prévoit effectuer en 2026. «Les résultats d’Alphabet (GOOGL, 331,25$US) ont été exceptionnels, surtout pour une entreprise de cette taille», résume François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital et actionnaire de longue date de la société spécialisée dans la recherche en ligne et les services infonuagiques. Globalement, l’entreprise a dévoilé un bénéfice net de 34,5 milliards de dollars américains (G$US) durant le trimestre, et des revenus de 113,8G$US. «On parle de plus de 400G$US de revenus en 2025. À ce niveau, une croissance de 18% des revenus sur un an est phénoménale», dit-il. Les marchés ont toutefois fait preuve de prudence devant la volonté de la direction de dépenser entre 175G$US et 185G$US cette année pour financer, notamment, l’avancement de ses services d’intelligence artificielle, qui passent par l’agent conversationnel Gemini.   Alphabet a les moyens de ses ambitions «Je pense que c'est difficile pour des gens, actionnaires ou non, de poser un jugement là-dessus. Alphabet ne va pas donner tous ses secrets, mais il faut voir quel est le réel objectif de ces gros investissements. La bonne nouvelle, c'est que la société a les moyens de payer 185G$US en un an, puisqu’elle génère plus de 200G$US annuellement en flux de trésorerie libres», explique l’investisseur. Il rappelle que Gemini a vu son nombre d’utilisateurs grimper à 750 millions sur une base mensuelle. «En un an, ils ont vraiment fait un travail extraordinaire parce que c'était une réelle menace. Quand ChatGPT est sorti il y a trois ans, Google a très bien réagi. Même le président d'OpenAI, Sam Altman, a reconnu que Gemini était une excellente application. Ça a probablement coûté très cher à développer, mais je pense que ça a préservé le cœur du modèle d’affaires de Google», raconte François Rochon. Ce dernier souligne qu’au dernier trimestre, la division de services infonuagiques Google Cloud a vu ses revenus progresser de 48% sur un an, pour atteindre 17,7G$US. «C’est une meilleure progression que pour les services concurrents AWS d’Amazon (AMZN, 222,69$US) ou Azure de Microsoft (MSFT, 393,67$US)», dit-il.   Le pavé dans la marre d’Anthropic Outre les résultats d’alphabet, la semaine a aussi été marquée par une mise à jour majeure de l’agent conversationnel Claude, conçu par Anthropic, qui améliore grandement sa capacité à effectuer des tâches de programmation, générer des analyses financières ou rédiger des documents légaux. Le secteur des technologies a reculé à la suite de cette annonce, un geste que François Rochon considère comme une «surréaction». «Il y a des entreprises qui ont vu leur titre baisser de 10% à 15% en une journée qui restent extrêmement solides, qui existent depuis des décennies et qui possèdent des avantages concurrentiels difficiles à déloger. Il n’y a pas de niveau d’irrationnalité qui ne peut pas être atteint. Ça fait partie du jeu, mais je pense que la réaction des marchés a été exagérée», dit-il. La mise à jour de Claude ne remet donc pas en question les investissements de Giverny Capital dans des entreprise comme Alphabet ou Meta Platforms (META, 670,21$US). Le titre d'Alphabet a terminé la séance du 5 février sur un léger recul de 1,79$US, ou de 0,54%, à 331,25$US. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  3. JAN 30

    Bourse: les risques d'une diminution de l'indépendance de la Réserve fédérale américaine

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont choisi de ne pas toucher à leur taux directeur cette semaine. La suite est toutefois plus floue, surtout du côté américain, alors que la Fed se prépare au départ du président Jerome Powell, prévu en mai prochain. La décision de la Fed de garder son taux directeur stable entre 3,5% et 3,75% a d’ailleurs été prise à 10 contre deux. Parmi les deux dissidents, Stephen I. Miran et Christopher J. Waller auraient préféré une diminution du taux directeur d’un quart de point. Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, estime qu’il ne faut pas trop s’inquiéter des deux dissidents, puisque Stephen I. Miran a été nommé à la Fed par Donald Trump en août dernier et que Christopher J. Waller aspire à remplacer Jerome Powell à la tête de la banque centrale américaine dans quatre mois. «Je pense que si on regarde dans l'ensemble, quand on lit le discours de la Fed, qu’il y a plutôt une volonté de maintenir les taux. La Fed a indiqué que le marché de l'emploi s'était amélioré par rapport à ses perspectives du mois de décembre, que l'économie aussi allait mieux. Donc, quand on regarde ça, il y a vraiment un changement de tendance au niveau de la Réserve fédérale pour peut-être reporter les baisses de taux d'intérêt», estime-t-il. Marc L’Écuyer ajoute que même si le prochain président de la banque centrale américaine est enclin à recommander des baisses de taux d’intérêt pour se conformer à la volonté du président Donald Trump, que la décision doit être prise à la majorité parmi tous les gouverneurs de la banque centrale. «L’arrivée d’un nouveau dirigeant est un risque, c'est certain. Oui, ça peut provoquer une diminution de l'indépendance de la Fed par rapport au pouvoir politique. Toutefois, ça ne veut pas dire que la Fed va perdre son indépendance simplement parce qu’elle a un nouveau président qui est nommé par Donad Trump», tempère-t-il. Il concède toutefois que Cote 100 est une entreprise qui investit dans des entreprises en ayant des objectifs à long terme et préfère les pays où la banque centrale est indépendante. «Si à un moment donné, vraiment, on voit que l'indépendance de la Réserve fédérale américaine est compromise. Oui, ça pourrait peut-être remettre en question nos décisions d'investir aux États-Unis», affirme-t-il. Le principal risque d’une diminution de l’indépendance de la Fed serait, selon lui, que des baisses de taux trop agressives fassent rebondir l’inflation, ce qui serait un élément fort négatif pour la croissance économique des États-Unis. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  4. JAN 23

    Bourse : attention aux fonds obligataires

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Après trois années de bons rendements boursiers, les investisseurs qui souhaiteraient augmenter la portion obligataire de leur portefeuille en misant sur des FNB ou des fonds communs doivent auparavant porter une grande attention à ce qu’il y a sous le capot. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, reconnaît que le marché obligataire peut servir d’outil pour tempérer les ardeurs du gouvernement américain, puisque la dette atteint 38 billions de dollars américains, soit l’équivalent de 38 000 milliards de dollars américains. «Tout est lié, puisque 30% de cette dette est détenue par des investisseurs étrangers, notamment le Japon, le Royaume-Uni, la Chine et… le Canada! Si tous ces pays décidaient de vendre leurs titres de dette en même temps, il serait plus coûteux pour les États-Unis de refinancer leur dette», explique-t-il, estimant que le pays a besoin de ses partenaires commerciaux, qu’il le veuille ou non. Du côté des investisseurs individuels, après trois années de bons rendements boursiers malgré les multiples tensions géopolitiques qui ont émergé en cours de route, le moment pourrait être bien choisi pour procéder à un rééquilibrage de certains portefeuilles. «Dans certains portefeuilles, on pourrait voir un certain déséquilibre en faveur des actions, puisque cette catégorie d’actifs a très bien performé ces dernières années. Par contre, ce qu'il faut savoir, c'est que la règle d'or en investissement, c'est que l'actualité financière ne devrait jamais dicter l'allocation d’actifs de notre portefeuille», explique Vincent Fournier. Selon lui, chaque individu doit faire ses choix selon ses objectifs à long terme, ce qui implique de ne pas se laisser influencer par l’actualité.   Des fonds de titres obligataires peu avantageux Selon lui, les investisseurs qui décideraient d’augmenter la portion de titres à revenu fixe dans leur portefeuille doivent d’abord bien évaluer les véhicules qu’ils choisiront. «On parle beaucoup des avantages des fonds négociés en Bourse (FNB) pour les actions et on aurait tendance à penser que c'est la même chose du côté des FNB ou des fonds communs de titres à revenus fixes. Il faut faire attention parce que l'investissement indiciel de titres à revenu fixe  investissent généralement 75% de leur actif sous gestion dans des titres d'obligations fédérales et provinciales, qui sont les outils qui donnent le taux d'intérêt le plus faible au Canada», affirme-t-il. À son avis, les obligations de sociétés, qui offrent des rendements plus élevés, permettent de contourner ce problème. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  5. JAN 16

    Bourse : de la doctrine Monroe à la doctrine Donroe

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le voyage de Mark Carney en Chine peut réchauffer les relations diplomatiques avec le Canada, mais cela pourrait soulever l’ire de Washington. «Le Canada a besoin de diversifier ses marchés d'exportation et nos partenaires économiques. Donc, c'est naturel de vouloir penser à la Chine», explique Sébastien Mc Mahon, vice-président, stratège en chef, économiste sénior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs. Selon lui, il est important de rétablir les relations Canada-Chine, qui s’étaient passablement détériorées sous le règne de Justin Trudeau. «Si on veut s'affranchir de la relation avec les États-Unis et diversifier nos marchés, il faut penser à l'Europe et à l'Asie», plaide-t-il. Un premier pas Il précise qu’il faudra encore plusieurs rencontres entre les dirigeants canadiens et chinois avant que des retombées économiques tangibles profitent aux marchés boursiers du pays. «Au début, on va parler probablement des tarifs sur les voitures électriques chinoises. Bien sûr, l'Ontario ne veut pas qu'on fasse le sacrifice là-dessus. Toutefois, la Saskatchewan et le Manitoba aimeraient qu'on diminue les tarifs sur les autos électriques pour pouvoir, en retour, ramener les ventes de produits agricoles en Chine», dit-il. Sébastien Mc Mahon ne peut passer sous silence que le périple chinois de Mark Carney survient alors que les États-Unis vont de l’avant avec la doctrine Donroe, qui s’inspire de la doctrine Monroe, établie en… 1823! Selon la doctrine Monroe, les États-Unis devaient s'opposer à toute tentative de colonialisme européen en Amérique. Aujourd'hui, la doctrine Donroe repose sur le contrôle accru des États-Unis sur les Amériques au détriment de la Chine et de la Russie. «La stratégie de sécurité des États-Unis qui a été publiée au mois de novembre dernier, est basée sur l'idéologie américaine comme quoi la cour arrière des États-Unis, ce sont les Amériques. Il y avait un enjeu au Venezuela, il y en a un à Cuba, il y en a un au Nicaragua, qui sont plus alignés avec la Russie», explique-t-il, ajoutant que le problème, selon lui, est que le gouvernement de Donald Trump est allé écrire noir sur blanc que les États-Unis devraient faire tout en leur pouvoir pour repousser les sociétés étrangères qui investissent dans les Amériques. «Donc là, on passe d’une stratégie de sécurité à une autre qui est plus économique. La Chine a investi massivement en Amérique du Sud au cours des 20 dernières années. De vouloir repousser les entreprises chinoises à l'extérieur du continent pourrait provoquer de grandes frictions géopolitiques», affirme-t-il. Le stratège ne serait donc pas surpris que Washington voit d’un mauvais œil le voyage du premier ministre du Canada en Chine. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  6. JAN 9

    Venezuela: un frein de 100 milliards de dollars américains

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le sujet qui retient l'attention en Bourse en ce début d'année est l'arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par l’armée américaine, survenue dans la nuit du 2 au 3 janvier, et son extradition aux États-Unis. Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital, constate que cette arrestation a pour le moment eu un effet négatif sur le secteur canadien de l’énergie, en recul de 2% depuis le début de l’année, alors que l’indice S&P/TSX est en progression de 1,25%. «La raison derrière ça, c'est le fait que le Venezuela pourrait potentiellement recommencer à exporter son pétrole vers les États-Unis, même s’il y a un important bémol. Le Venezuela produit actuellement un million de barils de pétrole par jour. Si on retourne à leur sommet, en 1997, ils en produisant 3,3 millions. Donc oui, il y a de la capacité d'augmenter leur production puis d'exporter leur pétrole», raconte-t-il. Il précise toutefois que les installations pétrolières du pays sont désuètes et que selon les premières estimations, les remettre à niveau coûterait au minimum 100 milliards de dollars américains. «La taille des investissements constitue un frein important, sans oublier qu’il n’y a pas eu de changement de régime au Venezuela, puisque Delcy Rodriguez, qui était le bras droit de Nicolas Maduro, est à présent au pouvoir», dit-il. Selon lui, il faudra que le gouvernement local vote des lois ou des garanties pour que les investissements étrangers commencent à affluer au pays, pour éviter que des expropriations aient lieu comme ce fut le cas sous les règnes de Hugo Chavez et de Nicolas Maduro. Sans oublier que le prix du baril de pétrole se négocie toujours à moins de 60$US, ce qui rend tout investissement plus difficile à rentabiliser. «À ce prix, très peu vont vouloir s'engager au Venezuela. L’économie mondiale produit actuellement 1 million de barils de pétrole de plus qu’elle n’en consomme chaque jour. Si jamais le pays voulait ouvrir les vannes, l’offre augmenterait d’autant et pourrait pousser les prix encore plus bas», soutient Nicolas Vaugeois. Il entrevoit donc que le prix de l’or noir devrait rester proche de ses niveaux actuels cette année ou potentiellement baisser. Outre la situation au Venezuela, les marchés financiers ne doivent pas perdre de vue que la situation de l’emploi sera critique aux États-Unis. «Les données sur la capacité des ménages américains à rembourser les paiements sur leur compte de carte de crédit ou les prêts auto seront à surveiller», note-t-il. Les marchés surveillent aussi le jugement à venir de la Cour suprême des États-Unis sur la légalité des tarifs douaniers imposés par le gouvernement Trump depuis un an. «Si l’imposition des tarifs est jugée illégale, le gouvernement pourrait devoir rembourser les entreprises qui ont été affectées par ces derniers. Plusieurs sociétés sont déjà prêtes à lancer des poursuites», affirme-t-il. L’autre dossier majeur sera la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  7. 12/19/2025

    Bourse : les prévisions 2026 de Julie Hurtubise

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Après une troisième année consécutive de bons rendements boursiers, 2026 sera marquée par la continuité des grandes thématiques qui ont prévalu tout au long de cette année. C’est du moins l’avis de Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD. «Jusqu’à présent en 2025, le S&P/TSX a eu une très bonne année avec un rendement largement positif de près de 30%, ce qui est un des meilleurs résultats dans les marchés développés. Par contre, ce qui est important de dire, c'est que ce ne sont pas tous les secteurs qui ont profité de cette hausse. Les banques et les ressources naturelles ont été les grandes gagnantes», dit-elle. Après une année aussi forte que 2025, il est à son avis normal que l’on doive s’attendre à un ralentissement en 2026, qui devrait tout de même être positive. «Au Canada, les banques devraient continuer de bien performer dans un contexte de taux plus stables, de bilans financiers solides et de dividendes attrayants. Du côté des ressources, le pays demeure très bien positionné, sans oublier que la demande pour l'énergie, les métaux et les infrastructures restera structurellement forte», précise-t-elle.   Actions américaines : encore l’intelligence artificielle En 2025, les marchés boursiers américains ont aussi connu une bonne année, bien que la performance a été très concentrée dans la technologie autour de l'intelligence artificielle (IA). «À l'inverse, d'autres secteurs comme l'énergie, les services à la collectivité et l'immobilier ont été pénalisés par le niveau des taux d’intérêt. Certains segments de la consommation discrétionnaire ont été aussi volatils», résume-t-elle. Julie Hurtubise soutient qu’un thème important à surveiller en 2026 sera celui des investissements en infrastructures autour des centres de données liés à l’IA, qui vont s’étaler sur plusieurs années. Un autre secteur qu'il ne faut pas oublier est celui des soins de la santé. Le secteur a moins de bien fait en 2025 et se positionne bien pour l’année à venir. Grâce à des valorisations encore raisonnables, c'est un secteur moins exposé à l'intelligence artificielle et à l'endettement qui peut être un bon complément à ajouter en portefeuille.   Obligations : entre rendements et taux d’intérêt La conseillère en placements estime que les taux d’intérêt devraient être beaucoup plus stables en 2026 qu’ils ne l’ont été cette année. «Au Canada, le taux directeur devrait rester proche des niveaux actuels. Aux États-Unis, les marchés ciblent une à deux baisses d’un quart de point. Concrètement, ça veut dire qu'on peut acheter des obligations gouvernementales ou de sociétés de bonne qualité qui obtiennent un rendement autour de 3% à 4% au Canada, puis près de 4% aux États-Unis sans prendre de risques excessifs», explique-t-elle. Si les taux baissent un peu aux États-Unis, la valeur des obligations peut augmenter légèrement en plus du revenu qu'elles versent.   Métaux précieux : l’or, le cuivre et l’argent En 2025, le prix de l’once d’or ajusté à l’inflation a battu un record vieux de 40 ans. Peut-on penser que la croissance va se poursuivre en 2026? Oui, selon Julie Hurtubise, qui souligne que Morgan Stanley prévoit que le prix de l'once d’or, actuellement d’un peu plus de 4300$US, pourrait atteindre environ 4500$US vers le milieu de 2026, porté par une demande stable des banques centrales, des FNB ainsi que des anticipations de baisse de taux. «Un autre élément à surveiller pour 2026 c'est l'augmentation des fusions des acquisitions dans le secteur minier. Pour ce qui est de l'argent, la demande industrielle reste forte. Les panneaux solaires, l'électronique et les technologies soutiennent aussi les prix. En ce qui concerne le cuivre, c'est encore plus clair. L'offre est limitée, les nouveaux projets prennent du temps et la demande continue d'augmenter», dit-elle.   Vers un rebond du prix du pétrole? Le prix du baril de pétrole brut, descendu sous les 55$US, à un creux depuis 2021, devrait rester relativement stable l’an prochain, selon la conseillère en placements. «Le secteur de l'énergie entre aussi dans une phase un petit peu plus normalisée. On s'attend à ce que les prix du pétrole restent autour de 60$US le baril. Ce niveau reflète un marché bien approvisionné avec une production mondiale en hausse et une demande qui continue de croître à un rythme plus modéré», raconte-t-elle. Elle précise qu’aux niveaux actuels, les entreprises restent rentables, mais avec des marges plus serrées. Un tel environnement favorisera surtout les producteurs plus disciplinés, ceux qui ont des coûts de production plus bas et des bilans solides.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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  8. 12/12/2025

    Bourse : sept éléments à surveiller chez les banques canadiennes en 2026

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Après avoir dévoilé des performances éclatantes en 2025, sept éléments seront à surveiller en 2026 pour que les grandes banques canadiennes poursuivent sur leur lancée. «La force des banques canadiennes repose, selon moi, sur quatre piliers : la diversification des revenus, la qualité du crédit, la marge nette d'intérêt et le ratio du capital», explique Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. Du côté de la diversification des revenus, ce dernier note que les segments des marchés des capitaux et de la gestion de patrimoine ont littéralement explosé, avec des hausses respectives de 50% et de 40% par rapport à l’an dernier. «De plus, quand on parle de qualité de crédit, on regarde des provisions pour perte sur créances qui sont restées sous les prévisions, ce qui démontre vraiment une bonne maîtrise du risque», dit-il. Selon lui, toutes les grandes banques ont dévoilé de bons résultats financiers au quatrième trimestre, mais il soutient que la Banque Royale (RY, 230,00$), la CIBC (CM, 127,64$) et la Banque Nationale (NA, 172,56$) sont, dans l’ordre, celles qui ont le mieux performé.   Sept éléments à surveiller Luc Girard retient sept éléments qui seront à surveiller l’an prochain si les titres bancaires veulent continuer sur leur lancée : La stabilité des taux d'intérêt pour 2026. La Banque du Canada a laissé entendre que les taux actuels étaient au bon niveau pour garder l'inflation autour de 2%. Le message du moment est donc pour une pause prolongée plutôt qu'une nouvelle baisse de taux; La marge nette d'intérêt doit demeurer stable. La marge nette, c'est le différentiel entre ce que la banque gagne sur ses prêts et ce qu'elle paye sur ses dépôts. Cette donnée devrait rester stable en 2026; La qualité du crédit. Oui, il y a une prudence, mais qui est quand même maîtrisée. Les provisions pour pertes sur créances, le coussin qui est pour couvrir les prêts qui tournent mal devront rester dans la même fourchette qu'en 2025; Croissance des prêts et des dépôts. Les banques parlent quand même d'une très belle croissance des prêts autour de 3% à 5% et d'une bonne dynamique au niveau des dépôts; Rendement du capital. Le coussin de sécurité devra rester autour de 13% à 14%; Moteurs de croissance. Les segments des marchés des capitaux et de la gestion de patrimoine vont rester des piliers si les marchés financiers demeurent porteurs; Risques sous surveillance. Bien évidemment, les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais aussi l’immobilier résidentiel où il faudra surveiller les défauts de paiements dans les zones plus fragiles. Luc Girard voit aussi d’un très bon œil les récentes transactions dans le monde bancaire. Il soutient que la vente de la Banque Laurentienne (LB, 39,98$) à Fairstone et à la Banque Nationale vient renforcer la position de cette dernière dans le marché des PME. La Banque équitable (EQB, 98,46$) a aussi récemment acheté la Banque Le Choix du Président à Loblaw (L, 61,42$) pour un montant de 800 millions de dollars. La transaction démontre à son avis le dynamisme des banques de taille moyenne et augmente la concurrence dans le secteur au Canada, deux éléments positifs.   *Le balado «Gestionnaires en action» a reçu un honneur, étant reconnu en juin dernier dans le Top 100 des meilleurs balados sur les marchés financiers en ligne par la société américaine Million Podcasts. Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

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