Exposed : le podcast de Film Exposure

Exposed

EXPOSED, c'est le podcast de www.filmexposure.ch dans lequel nous exposons l'actualité du cinéma à la lumière de l'histoire du 7e art.

  1. 26 : THE RIP, le poids tragique de l'argent

    FEB 12

    26 : THE RIP, le poids tragique de l'argent

    Tantôt moteur de l’ascension sociale, tantôt promesse de liberté, au cinéma, l’argent est surtout et très souvent le point de départ de catastrophes. Dans le polar comme dans le drame, il agit rarement comme une solution : il est une tentation, un mirage, un révélateur brutal de nos faiblesses. Car l’argent n’est jamais neutre à l’écran. Il met à nu les rapports de force, exacerbe les désirs, accélère les trahisons. Il ne crée pas la violence : il la rend inévitable. Il ne fabrique pas la corruption : il la révèle lui donne un prix. THE RIP de Joe Carnahan récemment sorti sur Netflix s’inscrit pleinement dans cette tradition de récits où l’argent devient une force de gravité. Une somme qui se transforme en opportunité, et provoque un mauvais choix. Chez Carnahan, l’argent n’est pas un objectif abstrait : c’est une pression constante, presque physique, qui pèse sur les corps, sur les nerfs, sur les relations du duo de GOOD WILL HUNTING. À l’occasion de cet épisode, nous avons eu envie de revenir sur des films qui prennent ce postulat au sérieux : des œuvres où l’argent ne sert pas de simple prétexte narratif, mais devient le cœur du drame, l’élément qui fissure les consciences et fait voler en éclats les certitudes morales. Des films qui montrent comment une promesse de gain peut suffire à désagréger une famille, un couple, une amitié — ou une vie entière. Pour explorer cette thématique, nous évoquerons HANA-BI de Takeshi Kitano, où l’argent se charge d’un poids tragique et sacrificiel, A SIMPLE PLAN de Sam Raimi, démonstration implacable de la manière dont une liasse de billets peut contaminer chaque pensée, et BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU’RE DEAD de Sidney Lumet, chronique désespérée d’une famille prête à se dévorer pour une illusion de réussite financière. --- (00:00) Introduction (03:47) THE RIP (Joe Carnahan, 2026) (34:30) A SIMPLE LAN (Sam Raimi, 1998) (54:25) BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU’RE DEAD (Sidney Lumet, 2007) (01:12:55) HANA-BI (Takeshi Kitano, 1997) --- Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thomas Gerber, Alexandre Rallo, Thibaud Ducret.

    1h 47m
  2. 25 : AVATAR FIRE AND ASH, peut-on conclure en réitérant ?

    12/22/2025

    25 : AVATAR FIRE AND ASH, peut-on conclure en réitérant ?

    Sur Terre, trois ans se sont écoulés alors que sur Pandora ce ne sont que quelques heures ou tout au plus quelques jours qui nous sépare de la fin des événements de The Way of Water. Nous avions laissé Jake Sully et sa famille meurtris, endeuillés par la mort de Neteyam, contraints de quitter les récifs metkayina après l’affrontement final, tandis que Quaritch, une fois encore, survivait à sa propre défaite. Ce qui a commencé comme une révolution visuelle et un phénomène industriel est devenu, au fil des chapitres, une mécanique presque cyclique : émerveillement, critique, répétition, renaissance. Avatar : Fire ad Ash — troisième volet attendu comme un grand spectacle — sort au terme d’une année particulièrement pauvre en superproductions de qualité. En 2022, The Way of Water, avait été presque unanimement salué pour ses prouesses techniques, mais aussi critiqué par certains pour la simplicité de ses enjeux dramatiques. Nous en parlions à l’époque à ces mêmes micros comme d’un épisode supérieur au premier notamment en raison de sa densité émotionnelle. Aujourd’hui, James Cameron revient, non seulement avec de nouvelles tribus et territoires, mais aussi avec la lourde tâche de clore un premier arc composé de trois films, avant peut-être de retourner sur Pandora une 4e et une 5e fois. Là où l’eau promettait fluidité, harmonie et immersion, le feu suggère violence, destruction et rage. Critique de THE FURIOUS écrite par Alex Rallo : https://filmexposure.ch/2025/09/08/the-furious-le-spectacle-corporel-virtuose-comme-vecteur-de-syncretisme-et-dinnovation/ --- Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thibaud Ducret, Thomas Gerber, Alexandre Rallo.

    1h 37m
  3. 23 : OPPENHEIMER, le cinéma atomisé

    08/09/2023

    23 : OPPENHEIMER, le cinéma atomisé

    Bienvenue dans le 23e épisode d'Exposed consacré aux petits atomes et aux gros boom. Car nous ne sommes apriori pas ici pour parler de BARBIE ou de MISSION IMPOSSIBLE 27 mais de cette autre sortie commerciale estivale : OPPENHEIMER, adaptation par Christopher Nolan d’« American Prometheus – Oppenheimer : Triomphe et Tragédie d’un génie » dans sa sa traduction française- de Kai Bird et Martin Sherwin, biographie sur la personnalité homonyme, à qui l’espèce humaine doit le cadeau empoisonné dont il sera question dans ce film et (au moins) trois autres que nous aborderons également. Un mois d’août d’il y a 78 ans, les forces américaines lâchaient une première bombe nucléaire le 6 sur Hiroshima et une seconde le 9 sur Nagasaki. Qu’est-ce qui a mené à l’élaboration puis à l’usage de cette arme de destruction massive ? Et quel avenir a-t-elle ouvert à l’humanité ? Le film de Nolan résonne à l’évidence avec une actualité où l’expression « hiver nucléaire » ne paraît plus catégoriquement désuète (elle n’aurait vraisemblablement jamais dû le paraître), l’année où le G7 a eu le bon goût de se dérouler à Hiroshima, durant un été propice aux résonnances mémorielles. Avec la figure cryptique, ambivalente, sciemment indéchiffrable de J. Robert Oppenheimer, c’est ce legs qu’il convient aussi d’interroger. Notre regard se portera ensuite sur un contre-champ radical au bombardement que le film ne montre pas : PLUIE NOIRE de Shohei Imamura, sur les conséquences à long-terme pour des victimes de la bombe de Hiroshima, ceux qu’on appelait au Japon les « hibakusha ». Cap ensuite sur de la prospective morose - et dans les deux cas britanniques de la fin de la Guerre Froide : le long-métrage d’animation WHEN THE WIND BLOWS de Jimmy T. Murakami et le téléfilm de la BBC THREADS de Mick Jackson. Pour fissionner ou fusionner l’atome, selon nos éventuels consensus ou dissensions, sont présents 1) Thomas - qui tenait pourtant tant à ce que cette émission porte sur l’autre grand succès de l’été- 2) Alex - à qui l’on doit sur Filmexposure une étude détaillée d’un film d’Europe de l’Ouest (LA SOURIS QUI RUGISSAIT) et d’un autre d’Europe de l’Est (LA GUERRE), au tournant des années 50 et 60, sur la menace atomique 3) Sébastien qui s’est en dernière minute englouti ces trois feel-good movies pour venir en parler avec nous. Une fois lancée, difficile de dire où notre course à l’armement cinéphilique s’arrêtera. Boom Shakalaka. --- (00:00) Introduction (03:07) OPPENHEIMER (Christopher Nolan, 2023) (58:50) PLUIE NOIRE (Shohei Imamura, 1989) (01:20:11) THREADS (Mick Jackson, 1984) (01:45:57) WHEN THE WIND BLOWS (Jimmy T. Murakami, 1986) (02:14:00) Conclusion (02:28:18) Les Conseils --- Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Sébastien Gerber, Thomas Gerber, Alexandre Rallo, Jean Gavril Sluka.

    2h 33m
  4. 22 : JOHN WICK, parangon ou fossoyeur de la postmodernité ?

    04/14/2023

    22 : JOHN WICK, parangon ou fossoyeur de la postmodernité ?

    En 1997, dans son livre L’écran post-moderne, un cinéma de l’allusion et du feu d’artifice, Laurent Jullier distingue deux formes de postmodernité au cinéma. D’un côté, il y aurait celle qui se définit par le recyclage. Il s’agit ici d’utiliser des formes pré-existantes de manière intelligente, en faisant comprendre que la citation est volontaire et de miser sur le fait que le spectateur saura reconnaître et apprécier. Le pillage culturel devient un clin d’œil, on parle alors de cinéma allusionniste. Aujourd’hui, la mode étant aux franchises qui se citent et se recyclent elles-mêmes, on pourrait aller plus loin que Jullier et parler de post-modernité cannibale. De l’autre côté, la postmodernité au cinéma pourrait également se définir par ce que Jullier appelle le « contournement des formes anciennes ». On renonce ainsi au récit d’une histoire complète, on mêle la réalité à la représentation. Ici, le cinéma se présente comme une suite de stimuli dispensant de pures sensations que l’on peut goûter sans trop réfléchir. Les films post-modernes correspondant à cette alternative mettraient l’accent sur le plaisir physique des formes et des couleurs (ce que Serge Daney appelait le « son et lumière). Le risque serait donc ici, pour le cinéma pyrotechnique ou le « film-concert », de régresser dans la pyramide des arts et de ne plus faire office de référence, esthétique ou économique. Et justement, la saga John Wick nous semble être particulièrement intéressante à réfléchir sous cette lumière. Avec la sortie d’un quatrième opus qui repousse encore plus loin le dépouillement scénaristique et qui mise au maximum sur la sensation, se pose la question de la relation qu’entretient la franchise de Chad Stahelski avec la postmodernité. Alors, Baba Yaga, parangon ou fossoyeur de la post-modernité ? L’ancien cascadeur devenu réalisateur correspond-il à ces artistes post-modernes qui, comme le disait Jean-Luc Chalumeau, sont des « dandys superficiels et désabusés, néo-conservateurs qui pillent au lieu de citer, exactement comme les tenants de l'art stalinien » ? Bienvenue dans Exposed épisode 22, consacré à JOHN WICK 4 de Chad Stahelski. --- Autres films évoqués : JOHN WICK (Chad Stahelski. 2014), JOHN WICK 2 (Chad Stahelski. 2017), JOHN WICK PARABELLUM (Chad Stahelski. 2019), BLADE 2 (Guillermo Del Toro, 2002), MINORITY REPORT (Steven Spielberg, 2002), THE VILLAINESS (Jeong Byeong-gil, 2017), CARTER (VILLAINESS (Jeong Byeong-gil, 2022), LE SENS DU DEVOIR 4 (Yuen Woo-ping, 1991), PROMARE (Hiroyuki Imaishi, 2019), REDLINE (Takeshi Koike, 2010), THE BLADE (Tsui Hark, 1995), SILENT NIGHT (John Woo, 202?), AVATAR: THE WAY OF WATER (James Cameron, 2022), REBEL MOON (Zack Snyder, 2023), ZACK SNYDER’S JUSTICE LEAGUE (Zack Snyder, 2021), 300 (Zack Snyder, 2006 ), MAN OF STEEL (Zack Snyder, 2013), SEVEN SWORDS (Tsui Hark, 2005), la trilogie INFERNAL AFFAIRS (Andrew Lau et Alan Mak) Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thomas Gerber, Alexandre Rallo, Sébastien Gerber.

    1h 27m
  5. 21 : THE FABELMANS, le cinéma avant tout !

    02/20/2023

    21 : THE FABELMANS, le cinéma avant tout !

    Art particulièrement propice à l’autoréflexion et à la mise en abyme, le cinéma s’est très vite saisi de lui-même comme sujet privilégié. Ses métiers, sa vocation, ses coulisses, son histoire ; le 7e art a souvent brillé lorsqu’il était éclairé par ses propres projecteurs. De LA BANDE À ZAPATA d’Urban Gad qui mettait en scène une équipe de tournage qui ne parvient plus à distinguer les brigands de sa fiction des vrais voleurs, à l’hommage uchronique de Tarantino au Hollywood des années 1969 en passant par la rencontre avec Méliès, premier père inspirateur, dans HUGO CABRET, les films qui parlent de cinéma sont innombrables. Cela témoigne-t-il d’une obsession narcissique pour son propre reflet ? Faut-il en déduire que ce retour sur soi, qui prend souvent la forme de bilan, fait office d’étape indispensable à tout grand cinéaste ? À l’heure où Damien Chazelle s’intéresse lui aussi à l’histoire de sa propre industrie, nous avons décidé de parler de films davantage portés sur l’intime. La sortie du nouveau fim de Steven Spielberg, qu’on pourrait qualifier d’autobiopic, sera l’occasion pour nous de nous intéresser à une série de films qui dépeignent le cinéma comme une vocation ou comme une passion dévorante. Une série de films dans lesquels les personnages vouent leur vie entière au cinéma, au détriment parfois des autres dimensions de leur existence. Il s’agit de l’américain BOULEVARD DU CRÉPUSCULE de Billy Wilder, de l’italien CINEMA PARADISO de Giuseppe Tornatore et du japonais WHY DON’T YOU PLAY IN HELL? de Sono Sion. Bienvenue dans Exposed épisode 21, consacré à THE FABELMANS de Steven Spielberg. --- (00:00) Introduction (03:07) THE FABELMANS (Steven Spielberg, 2023) (41:03) BOULEVARD DU CRÉPUSCULE (Billy Wilder, 1950) (59:55) CINEMA PARADISO (Guiseppe Tornatore, 1988) (01:25:07) WHY DON'T YOU PLAY IN HELL? (Sono Sion, 2013) (01:50:09) Conseils --- Jean : ON CINEMA AT THE CINEMA, une web series de Tim Heidecker et Gregg Turkington Alex : PATHAAN, un film de Siddarth Anand Thomas : IMORTALITY, un jeu vidéo de Sam Barlow Sébastien : SHIRKERS, un film de Sandi Tan --- Autres films évoqués : BABYLON (Damien Chazelle, 2023), SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE (Cecil B. DeMille, 1952), E.T., L’EXTRA-TERRESTRE (Steven Spielberg, 1982), RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (Steven Spielberg, 1977), A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (Steven Spielberg, 2001) ARRÊTE-MOI SI TU PEUX (Steven Spielberg, 2002), L’ESPRIT DE LA RUCHE (Victor Erice, 1973) UNE LONGUE JOURNÉE QUI S’ACHÈVE (Terence Davies, 1992), CHEVAL DE GUERRE (Spielberg, 2011), READY PLAYER ONE (Steven Spielberg, 2018), WEST SIDE STORY (Steven Spielberg, 2021), PENTAGON PAPERS (Steven Spielberg, 2017), LA LA LAND (Damien Chazelle, 2016), HAMILTON (Thomas Kail, 2020), WHITE NOISE (Noah Baumbach, 2022), BARBIE (Greta Gerwig, 2023), LA REINE KELLY (Erich von Stroheim, 1932), SAMSON ET DALILA (Cecil B. DeMille, 1949), ASSURANCE SUR LA MORT (Billy Wilder, 1944), QUINZE JOURS AILLEURS (Vincente Minnelli, 1962), FEDORA (Billy Wilder, 1978), CERTAINS L’AIMENT CHAUD (Billy Wilder, 1959), MULHOLLAND DRIVE (David Lynch, 2001), LE GOUFFRE AUX CHIMÈRES (Billy Wilder, 1951), THE DISASTER ARTIST (James Franco, 2017), THE ROOM (Tommy Wiseau, 2003), AMARCORD (Frederico Fellini, 1973), LA TERRE TREMBLE (Luchino Visconti, 1948), WHIPLASH (Damien Chazelle, 2014), FIRST MAN (Damien Chazelle, 2018), THE GREASY STRANGLER (Jim Hosking, 2016), HIMIZU (Sono Sion, 2011), GUILTY OF ROMANCE (Sono Sion, 2011), LOVE EXPOSURE (Sono Sion, 2008), TAG (Sono Sion, 2015), LAND OF HOPE (Sono Sion 2012), NOPE (Jordan Peele, 2022), SUICIDE CLUB (Sono Sion, 2001), BELLE DE JOUR (Luis Buñuel, 1967), COLD FISH (Sono Sion, 2010), LOVE AND PEACE (Sono Sion, 2015) Titre d’outro : Destruction Babies, Shutoku Mukai Exposed est un podcast animé par l’équipe de www.filmexposure.ch : Thomas Gerber, Alexandre Rallo, Jean Gavril Sluka.

    2h 1m

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