CENTRALE for contemporary art

CENTRALE for contemporary art

Sounds of CENTRALE for contemporary art https://www.centrale.brussels/

  1. Wait & See avec Mitja Tušek

    06/24/2025

    Wait & See avec Mitja Tušek

    La Centrale présente l’exposition Mitja Tušek & Bertille Bak – Wait and See (10.04 > 24.08.2025). Inclassable, aux multiples visages, la peinture de Mitja Tušek entre en conversation avec les vidéos à la fois engagées et décalées de Bertille Bak. Avec humour et gravité, les deux artistes interrogent l’image et la représentation. La peinture de Mitja Tušek se déploie en tableaux et séries nourris de références à l’histoire de l’art et à la culture européenne, du moyen-âge à Ensor en passant par les tests de Rorschach dont les formes rappellent la multitude de représentations et de perceptions possibles d’une image. Les tableaux de Mitja Tušek se jouent des codes de la figuration et de l’abstraction : les peintures figuratives touchent à l’abstraction, tandis que dans celles qui semblent abstraites figurent souvent portraits ou paysages. Les matériaux qu’il utilise – cire, plomb, pigment d’interférence – contribuent par leur pouvoir d’absorption ou de réflexion, à susciter une perception ambiguë de l’image ; on la devine plus qu’on ne la voit et pourtant on en conserve une présence presque palpable. Plusieurs séries de toiles de grand format permettent d’embrasser la diversité des formes que prend la peinture de Tušek. Celle-ci déplace le regard, interroge l’image et son double, le médium et sa matérialité, à partir de la plus petite parcelle d’image, presque le pixel qui se voit zoomé et agrandi, gagnant en densité au fil des strates successives appliquées par le peintre au fil des années. Pour cette exposition à la Centrale, Mitja Tušek invite l’artiste Bertille Bak. Vidéaste et plasticienne, Bertille Bak porte un regard engagé sur le monde, s’attachant aux récits personnels et collectifs, interrogeant tant la réalité quotidienne des communautés qu’elle rencontre que la représentation que l’on peut (s’) en faire. A travers ses installations et vidéos, « Bertille Bak ne cherche pas à créer une illusion de vraisemblance, mais à dévoiler les coulisses de la construction de toute image et à avertir le public, d’une manière à la fois tendre et loufoque, que l’art n’est qu’un simulacre » (Exposition Abus de Souffle, 2024, Jeu de Paume, Paris).

    25 min
  2. Accumuler les énergies

    03/12/2024

    Accumuler les énergies

    Dans le cadre de l'exposition ACCUMULATOR, la plasticienne Maren Dubnick et Clémentine Davin, curatrice du projet, discutent avec Badïa Larouci, assistante à la direction artistique de la CENTRALE. La CENTRALE présente l’exposition ACCUMULATOR de Maren Dubnick à la CENTRALE | vitrine (04.04 > 01.09.2024). À l’heure où la CENTRALE s’engage dans un important processus de transformation de ses espaces dédiés à l’accueil de ses expositions et de ses publics, réaffirmant, de fait, sa nouvelle identité, Maren Dubnick (artiste plasticienne) et Clémentine Davin (curatrice) réactivent la fonction initiale du lieu, dans le but de proposer une traversée sociale et historique du centre d’art, autrefois 1ère centrale électrique de la Ville de Bruxelles. Via une installation qui prend place au sein de la CENTRALE | vitrine, le duo pose un regard sur l’évolution des usages de l’électricité et de leur impact sur nos sociétés contemporaines, tel un trait d’union métaphorique entre les vies passée et future de la CENTRALE. Le duo artiste-commissaire Maren Dubnick, plasticienne & Clémentine Davin, historienne de l’art et critique d’art, se sont rencontrées à Bruxelles en 2018. Depuis, elles collaborent de manière régulière au développement de leurs projets respectifs, et plus spécifiquement sur les questions relatives à la médiation et à la place de l’art dans la société. Leurs préoccupations communes sont multiples mais, avant tout, elles partagent un intérêt marqué pour les démarches artistiques collaboratives qui visent à démocratiser l’art. En 2021, elles travaillent ensemble à l’élaboration d’un projet de résidence-laboratoire intitulé « Axis-Mundi de l’ancrage au Monde », soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de son appel à projets Un Futur pour la Culture 2021-22. Maren DUBNICK (°1972, BE/DE) met en œuvre et en espace des stratégies d’empilement et d’enroulement qui visent à questionner notre rapport au temps. Telle une représentation de l’infinité, sa pratique s’exerce selon un procédé répétitif voire méditatif qui requiert à la fois maîtrise et patience. Clémentine DAVIN (°1985, FR) travaille depuis de nombreuses années aux côtés des artistes en participant activement à la réalisation de leurs expositions et projets. Par ailleurs, elle est une contributrice régulière des revues d’actualité artistique l’art même et Flux News et, depuis 2022, membre du conseil d’administration de Fédération des Arts Plastiques (FAP).   Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    14 min
  3. L'art de rien avec François de Coninck

    02/13/2024

    L'art de rien avec François de Coninck

    Dans ce podcast, François de Coninck, commissaire de l'exposition, et Laura Pleuger, responsable des publics, vous guident à travers les oeuvres et y apportent éclairage et anecdotes. La CENTRALE présente l’exposition collective L’art de rien (23.11.2023 > 17.03.2024). L’exposition collective L’art de rien rassemble des artistes, majoritairement bruxellois·es, qui partagent le talent du moindre geste ainsi qu’une prédilection pour les matériaux humbles : à des fins esthétiques et poétiques, ils et elles réemploient et détournent des matériaux pauvres ou redonnent une dignité à des objets usuels, ordinaires – de ceux que l’on déclasse, une fois consommés, dans le chaos ménager du monde moderne. Cette sélection d’artistes invité·e·s est complétée – avec humour et poésie – par un choix d’œuvres puisées dans la collection de François de Coninck ainsi que dans le formidable cabinet de curiosités contemporaines de Galila Barzilaï Hollander, dont on connaît la passion sensible pour l’objet incongru, en faisant la part belle à des artistes internationa·ux·les. « Les œuvres faites avec presque rien me touchent profondément. De la tête de taureau composée d’un guidon et d’une selle de vélo par Picasso aux productions fragiles et poétiques de l’Arte Povera, tout m’enchante quand pauvreté rime avec générosité. Tout m’étonne, me questionne, m’amuse et me séduit dans cette économie de moyens au service d’un geste artistique. Ce qui fait sourire des yeux donne à penser. Et il suffit d’un rien pour déplacer et donc renouveler le regard qu’on porte sur les choses. Aujourd’hui, je suis d’autant plus sensible à la poétique du moindre geste que l’art actuel me semble marqué, comme d’autres champs de production et de consommation, par la prolifération des matériaux et des moyens technologiques coûteux, hélas souvent destinés à épater la galerie. A l’opposé, le dépouillement formel des œuvres nées de presque rien donne un surcroît de sens, et de beauté, à leur infime présence en ce monde clinquant. » – François de Coninck, curateur invité   Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    37 min
  4. A eurovision of antagonists

    06/12/2023

    A eurovision of antagonists

    In preparation for the exhibition "Sapristi, Sorcellerie & saint Sacrilège", artist Antoine Waterkeyn talks with curator Tania Nasielski. Antoine Waterkeyn‘s artistic practice manifests itself in the perpetual writing and rewriting of plots and narrative constructions. He plays with archetypes and characters from famous novels or from our collective memory. In his works, the narrative is deliberately left open to interpretation. For his exhibition at CENTRALE | vitrine, Antoine Waterkeyn presents an installation of larger-than-life painted figures. The artist is inspired by the character of the monstrous figure in Mikhail Bulgakov’s Heart of a Dog and the Court of Miracles (La Cour des miracles) in Victor Hugo’s Notre-Dame de Paris. Based on these stories, Waterkeyn imagines a Eurovision competition for intellectuals, bringing together the winners of an atypical, little-awarded category: a collection of anti-heroes and villains from popular culture. The artist takes us back to the marginalized figures of the Court of Miracles in the Middle Ages: beggars, hoodlums, vagabonds posing as cripples in the streets of Paris to deceive passers-by. As if by a miracle, at nightfall, they suddenly start walking normally, or regain their sight or the use of their limbs. By gathering these iconic characters, Antoine Waterkeyn pays tribute to the anti-heroes of his collection. In this way, the artist holds up an inverted mirror of today’s dominant society to the passers-by of the Sainte-Catherine Street.   ― Where am I? cried the affrighted poet. ― In the Cour des Miracles, replied a fourth spectre. who had joined them. ― Miracles, upon my soul, rejoined Gringoin, for here are blind who see and lame who run. A sinister laugh was their only answer. The poor poet cast his eyes around him. He was actually in that dreaded Cour des Miracles, into which no honest man had ever penetrated at such an hour; a magic circle, in which the officers of the Chatelet and the sergeants of the provost who ventured within it were disposed of in a trice; the haunt of thieves; a hideous wen on the face of Paris; a sewer disgorging every morning and receiving every night that fetid torrent of vice, mendicity, and roguery which always overflows the streets of great capitals; a monstrous hive to which all the drones of the social order retired at night with their booty; the hospital of imposture where the gypsy, the unfrocked monk, the ruined scholar, the blackguards of all nations, Spaniards, Italians, Germans, of all religions, Jews, Christians, Mohammedans, idolaters, covered with painted wounds, beggars by day, transmogrified themselves into banditti at night; immense robing-room, in short, whither all the actors of that eternal comedy which theft, prostitution, and murder are performing in the streets of Paris, resorted at that period to dress and undress. Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831), extract

    25 min
  5. Turning Brussels' messiness into art

    03/21/2023

    Turning Brussels' messiness into art

    In preparation for the exhibition "Wolken boven Brussel (Nuages)", artist Yannick Ganseman talks with curator Tania Nasielski. Since 2008, Yannick Ganseman’s work has consisted of private scenes, still lifes, portraits and landscapes in oil paint and ceramics, mixing sculpture and painting. His work has been exhibited in museums and galleries in Flanders, the Netherlands and Japan.    Wolken boven Brussel (Nuages) is his first solo exhibition in Brussels. For CENTRALE | lab, he is challenging himself to produce new works by transposing the context of the Place Sainte-Catherine undergoing construction works.    The artist will produce a series of large bas-reliefs throughout the exhibition with the intention of linking the outdoor space with CENTRALE | lab. The bas-reliefs will be made of wood, plaster, PU foam and polystyrene. They will be moved to the outside of the lab and thus subjected to the alterations of the weather and to the possible interventions of passers-by. The work process will be visible, with the artist working in the exhibition space. He will be available to meet the visitors.   This project at the lab is the first step in the creation of a work for public space, representing the clouds and the stormy sky of Brussels.  Yannick Ganseman (1984, lives and works in Brussels) studied at the Academy of Leuven in Sculpture 2002-2003 and in Drawing 2003-2009. He also studied Art History at the VUB in Brussels from 2015 to 2016. His works have been shown in institutions and galleries in Belgium, in France and in Germany. He is represented by OttyPark Gallery, Antwerp.  With the support of the Wallonia-Brussels Federation

    21 min

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