“L’étoffe de l’artiste”de Rosa Bonheur à Sonia Delaunayau Musée Bourdelle, Parisdu 23 septembre 2026 au 24 janvier 2027 Entretien avec Lili Davenas,Responsable des peintures et arts graphiques au musée Bourdelle, conservatrice du patrimoine,et Valérie Montalbetti Kervella,Responsable des sculptures et des collections de Bourdelle,commissaires scientifiques de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 octobre 2026, durée 30’36, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/10/23/3744_l-etoffe-de-l-artiste_musee-bourdelle/ Communiqué de presse Commissariat général : Ophélie Ferlier Bouat, ancienne Directrice du musée Bourdelle, Directrice du Petit Palais, conservatrice générale du patrimoine Commissariat scientifique : Lili Davenas, Responsable des peintures et arts graphiques au musée Bourdelle, conservatrice du patrimoine Valérie Montalbetti Kervella, Responsable des sculptures et des collections de Bourdelle Assistées de Louise Desmond et Justine Poncin Conseil scientifique : Denis Bruna, Conservateur en chef au musée des Arts décoratifs de Paris À la suite de la redécouverte des vêtements d’Antoine Bourdelle dans l’ancien appartement de sa fille Rodhia en 2020, le musée Bourdelle explore, dans une nouvelle exposition, les représentations et les stratégies de mise en scène des artistes à travers leurs habits, de la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle. Le parcours de L’étoffe de l’artiste est ponctué de vêtements méconnus portés par des figures emblématiques ou plus confidentielles, hommes comme femmes – notamment Gustav Klimt, Rosa Bonheur, Foujita, Sonia Delaunay, Camille Bernier –, en dialogue avec des peintures, sculptures, arts graphiques et photographies. À la fin du 19e siècle, les vêtements d’artistes tendent à se diversifier. Certaines personnalités incarnent un nouvel idéal d’artiste au travail et s’affichent en blouse, salopette ou combinaison. Les codes vestimentaires se démultiplient bientôt, à la faveur d’un mouvement de singularisation. Au tournant du 20e siècle, la garde-robe devient alternativement un manifeste révolutionnaire, la prolongation de l’acte créateur, voire l’affirmation d’une identité : fluidité de genre et jeux de travestissements, quête d’ailleurs réels ou rêvés, appartenances ou marginalités… Les artistes se composent soigneusement une tenue, et tracent des silhouettes reconnaissables pour la postérité. Si le rapport des artistes au vêtement a déjà été exploré, L’étoffe de l’artiste adopte une approche novatrice, à la croisée de l’histoire de l’art, de la sociologie et de l’histoire de la mode. Pour la première fois ont été rassemblés plus de 50 pièces textiles, accessoires et objets portés par les artistes, grâce à un long travail de recherche mené par les commissaires dans les collections et archives d’institutions et de collections privées. Ces pièces uniques sont mises en regard de 50 photographies, 33 peintures, 12 dessins et 9 sculptures dans un parcours chrono-thématique, pour saisir les styles, allures et mises en scène qui constituent l’identité des artistes. Une attention particulière a été apportée à la diversité des artistes représentés, avec près d’un quart de femmes artistes exposées. Fruit de cinq années de travaux et de recherches, L’étoffe de l’artiste bénéficie de prêts exceptionnels de la part de grandes institutions françaises et européennes telles que le musée d’Orsay, le musée des Arts décoratifs de Paris, le Musée d’Art moderne de Paris, le Palais Galliera, la maison-atelier Foujita, le Museo di arte moderna e contemporanea di Trento e Rovereto (Italie), le Wien Museum (Autriche) ou encore le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main (Allemagne). De nombreux prêts proviennent également de collections privées. L’étoffe de l’artiste bénéfi cie du généreux soutien de la Fondation Tavolozza, de Lestang 1573, de Madame Lucrezia Recchi Argyropoulos et de l’Institut culturel italien de Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.