Il y a des périodes dans l'année où tout semble s'aligner. Le mois de mai est l'une d'elles avec : Ascension, Pentecôte, Sainte Sarah, Fête des Mères. C'est un calendrier initiatique qui nous parle de la même chose : descendre en soi pour s'élever vers le soleil. Pour comprendre les énergies de mai, il faut d'abord comprendre la polarité entre les deux grandes saisons. L'hiver est une saison de gestation. On y reçoit l'énergie christique, cette énergie d'amour, de foi, de lumière intérieure, on la cristallise, on la laisse s'installer dans nos profondeurs. C'est la période de l'Avent, de Noël, de l'intériorisation profonde. Une saison yin, tournée vers le dedans. L'été, lui, est une saison d'épuration et d'expansion. Tout ce qui a été reçu en hiver remonte à la surface pour être transmué, libéré, rayonné. On le voit même dans le corps : la transpiration est une mémoire de l'eau qui se libère, qui laisse s'évaporer au soleil ce qui n'a plus lieu d'être. Le soleil, symbole du Christ, symbole de Dieu, symbole de cette intelligence divine rayonnante vient cuire, purifier, faire naître. Et au milieu : le printemps C'est un tremplin. Une initiation progressive qui nous rapproche du centre solaire, de cette énergie lumineuse et divine, en nous demandant d'abord d'aller la chercher à l'intérieur. La Pentecôte est le feu de l'Esprit Saint qui descend dans le cœur, dans le ventre, dans les profondeurs avant de remonter comme création, comme expression, comme manifestation. Revenir en son centre. Accueillir ce feu sacré depuis l'intérieur avant de le déployer vers l'extérieur. C'est là que les grandes naissances se préparent. Les projets qui émanent de quelque chose de plus grand que soi, les révélations profondes, les élans créateurs authentiques, ils se préparent dans le silence du printemps pour éclore en été. Ce mouvement : descendre pour remonter. On le retrouve dans des traditions et des archétypes qui transcendent les cultures. Perséphone : passe l'automne et l'hiver dans sa grotte intérieure, dans les profondeurs. Au printemps, elle remonte vers sa mère Déméter, et la nature refleurit. Elle incarne exactement ce que mai nous demande : aller chercher dans nos profondeurs pour faire bourgeonner l'énergie solaire. Le 24 mai, on célèbre la Sainte Sarah : la Sainte cachée, gardienne des seuils, celle qui marche entre les mondes. Figure associée à la Vierge Noire, à la grotte intérieure, à la source cachée. Un équilibre parfait entre yin et yang, entre feu intériorisé et lumière manifestée. La Fête des Mères : cette invitation collective à rencontrer le principe maternel-nourricier, l'énergie mariale, le féminin qui reçoit et qui fait germer. Ce que tout cela signifie Le mois de mai avec ses fêtes et ses seuils initiatiques nous dit une seule chose, répétée sous mille formes : arrête de regarder le soleil depuis l'extérieur. Rentre dans ta grotte. Apprivoise le feu qui est déjà là, en toi. Et depuis cet espace ancré, laisse-le remonter comme création, comme rayonnement, comme expansion. Ce que tu reconnais dehors, tu le portes aussi dedans. Le travail du printemps, c'est de solidifier ce feu intérieur pour qu'il devienne créateur et non destructeur. Pour qu'il soit un feu qui éclaire plutôt qu'un feu qui consume. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.