Demain à la une

Les chroniqueurs des trois médias de FMM analysent les événements qui feront l'actualité de la semaine à venir en croisant leurs regards. Le samedi à 10 h 15.

  1. 02/09/2024

    Les Houthis : des acteurs régionaux désormais incontournables ?

    Les opérations militaires américano-britanniques continuent au Yémen contre les Houthis. Un nouveau front s'est ouvert dans ce Moyen-Orient déjà embrasé, avec la guerre d'Israël contre le Hamas à Gaza. Les frappes américaines font suite aux multiples opérations des rebelles Houthis en mer Rouge depuis novembre dernier. Leurs attaques, visant des navires marchands ou de guerre, impactent sérieusement le commerce mondial.  L’insurrection des Houthis au Yémen a démarré en 2004 contre le régime d’Ali Abdallah Saleh. Mais c’est après que ce dernier a quitté le pouvoir, à la suite du Printemps arabe, que les rebelles s’emparent de la capitale et s’imposent vraiment dans le pays. En 2015, une coalition de pays arabes dirigée par Riyad et soutenue par Washington lance la guerre aux Houthis. Mais les premières frappes saoudiennes interviennent dès 2009. C'est à cette période que Téhéran manifeste son intérêt pour le Yémen.  Entre 2015 et 2023, l’Occident semble peu intéressé par la situation au Yémen alors que l’ONU affirme que le pays connaît l'une des plus graves crises humanitaires au monde. Au total, 80 % de la population du pays peine à accéder à la nourriture et à des services de base en 2023.  Les Houthis reviennent à la une de l’actualité en novembre dernier, quand ils ont commencé à s’attaquer à des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden qu’ils estiment liés à Israël, en "solidarité" avec les Palestiniens à Gaza. À lire aussiAttaques des Houthis en mer Rouge : quelle marge de manœuvre pour la coalition internationale ? Plus de 80 % du commerce mondial de biens se fait par voie maritime et 12 % de celui-ci transite par cette zone contrôlée par les Houthis. Avec ces attaques, des armateurs ont décidé de suspendre les transits par la mer Rouge et de contourner l’Afrique. Ce qui risque d’impacter les prix alimentaires mondiaux. Les États-Unis et le Royaume-Uni ripostent avec le risque d’élargir le conflit dans un Proche-Orient déjà sous tension.

    26 min
  2. 02/02/2024

    Présidentielle américaine 2024 : les dessous de l’investiture républicaine

    Les primaires républicaines continuent la semaine prochaine, après le premier Caucus remporté par Donald Trump dans l’Iowa le 15 janvier et la primaire du New Hampshire du 23 janvier. Les défaites successives de Nikki Haley confirment l’avance prise par l’ancien locataire de la Maison Blanche. Mais la candidate, qui est seule aujourd’hui à représenter la résistance interne à Trump, n’a pas encore dit son dernier mot. Au début, ils étaient 14 La course des candidats à l’investiture républicaine a commencé le 15 janvier par le premier caucus du parti, remporté par Donald Trump dans l’Iowa. Une semaine après, c'est une primaire qui était organisée au New Hampshire, le 23 janvier. Avant le début des primaires, il y avait 14 candidats républicains. Mais 11 se sont retirés, dont plusieurs – comme le gouverneur floridien Ron DeSantis – en faveur de Donald Trump. Toujours en lice, Nikki Haley espère réunir les voix des républicains traditionnels et une frange importante d'électeurs indépendants. Sauf qu’à la primaire du New Hampshire, c’est encore Donald Trump qui l’emporte, avec 54 % des voix. Haley s’en sort avec 43 %, plus que ce que prédisaient les sondages et assez pour la convaincre de rester dans la course. Aujourd’hui, outre l'ancien président et son ancienne ambassadrice à l'Onu, il ne reste plus que Ryan Binkley : un chef d’entreprise texan qui assure avoir été appelé par "Dieu" à se présenter à la présidentielle américaine. Il n’a engrangé le soutien d’aucun délégué jusqu’à présent. Et la justice dans tout ça ? La prochaine primaire importante pour Nikki Haley se tiendra le 24 février en Caroline du Sud, État dont elle est l'ancienne gouverneure. Pour elle, le plus important est de rester dans la course, car si les ennuis judiciaires de Trump venaient à l'empêcher de se présenter, elle serait alors la seule candidate encore en lice. Même s’il la devance dans les urnes, le maintient de Nikki Haley dérange Donald Trump, car tant que sa rivale reste dans la course, l’ancien président doit continuer à financer sa campagne à coup de millions de dollars. Or, les multiples procès qui lui sont intentés lui coûte aussi très cher. Autre volet judiciaire : la Cour suprême des États-Unis se prononcera le 8 février sur l’appel déposé par l'ex-président contre la décision rendue en décembre par le Colorado, qui lui interdit de figurer sur les bulletins de vote de la primaire républicaine dans cet État. L’ancien président est accusé d’avoir participé à une tentative d'insurrection menée le 6 janvier 2021 par ses partisans au Capitole. Le 25 mars, c'est le procès de Donald Trump pour falsification de ses comptes de campagne qui se tiendra, et le 20 mai, l'ex-président sera jugé pour recel de documents classifiés. Quid de Joe Biden ? La candidature de Nikki Haley dérange aussi la Maison Blanche. Joe Biden, candidat à sa propre succession, préférerait faire face à Donald Trump plutôt qu'à l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud. Tous les spécialistes expliquent que "seul Biden peut battre Trump. Mais Trump est le seul que Biden puisse battre." Le président sortant, qui peine encore à convaincre, est aussi critiqué par nombre de démocrates qui trouvaient, avant sa prise de parole le 5 janvier en Pennsylvanie, que sa campagne était "molle". Outre le problème de son âge avancé, des dossiers comme l’immigration ou le soutien à Israël dans sa guerre à Gaza, lui coûtent des points. Il connaît d’ailleurs la pire cote de popularité pour un président en exercice lors d’un mois de décembre précédant une élection. And now, what’s next ? Les 50 États, ainsi que le district de Columbia (D.C.) et cinq territoires américains n’ayant pas le statut d’État, doivent s’exprimer d’ici juin pour choisir le candidat républicain pour la présidentielle à venir. Chacun de ces territoires et États dispose de délégués. Une fois les primaires et caucus achevés, ces délégués se réuniront en juillet prochain pour la Convention nationale républicaine. C’est là qu’ils éliront officiellement le candidat du parti républicain pour l’élection présidentielle de novembre 2024. Les débats républicains Donald Trump n’a jamais participé aux débats des candidats à la primaire républicaine. Il refuse d'ailleurs la principale condition pour pouvoir y participer, à savoir de s'engager à soutenir le candidat nommé par le parti au terme des primaires – si ce n'est pas lui. Le premier débat républicain a eu lieu le 23 août 2023 à Milwaukee, dans le Wisconsin, et était organisé par Fox News. Donald Trump a accordé une interview à Tucker Carlson pendant le même créneau horaire. Le deuxième débat républicain s'est tenu le 27 septembre 2023 à Simi Valley, en Californie, organisé par Fox Business. Donald Trump était alors en meeting dans le Michigan, en même temps que le débat. Le troisième débat a eu lieu le 8 novembre 2023 à Miami, en Floride, organisé par NBC News. Donald Trump avait alors organisé un grand meeting à Hialeah, en Floride, le même jour et à la même heure. Le quatrième débat s’est tenu le 6 décembre 2023 à Tuscaloosa, en Alabama, organisé par NewsNation. Donald Trump préfère assister à une collecte de fonds pour un Super PAC en Floride. Le cinquième débat a eu lieu le 10 janvier 2024 à Des Moines, dans l'Iowa, il était organisé par CNN. Là encore, Donald Trump lui préfère une réunion publique organisée par Fox News dans l'Iowa. Les sixième et septième débats seront eux annulés. Le premier, organisé par ABC News, devait se tenir le 18 janvier 2024 dans le New Hampshire. Le second était prévu le 21 janvier dans le New Hampshire aussi, organisé par CNN. Nikki Haley avait annoncé qu’elle n'y participerait pas si Donald Trump continuait à boycotter le débat. Ron DeSantis était donc le seul participant disponible pour les deux débats, ce qui a conduit ABC News et ensuite CNN à annuler les deux dates. DeSantis annoncera le soir où devait se tenir le 7e débat son retrait de la course à l’investiture républicaine Le programme des primaires et caucus républicains à venir Février 24 : Primaire républicaine en Caroline du Sud Mars 3 : Primaire républicaine dans l’État de Washington 5 : Super Tuesday, avec notamment les primaires en Californie, Alaska, Virginie ou encore au Texas Juillet 15-18 : Convention nationale républicaine à Milwaukee, dans le Wisconsin, pour choisir la candidat républicain Septembre 16 : Premier débat présidentiel entre le candidat républicain et le candidat démocrate au Texas

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