La Guerre de cent ans et nous

Jean-Michel Moyen-Âge

Refaire revivre nos héros d'autrefois de la guerre de cent ans : Bertrand Du Guesclin, Charles V, ... Vous pouvez me retrouver sur : https://la-guerre-de-cent-ans-et-nous.com/ https://youtube.com/channel/UChF2vdGbwbsDlLOiApG69oA

  1. 01/22/2024

    Le dernier combat de John Chandos, le 31décembre 1369

    Un petit rappel de la sortie de mon livre «  Bertrand du Guesclin en Espagne 1365 – 1369 » qui parle de son arrestation à la bataille de Najéra et de la participation de John Chandos au paiement de sa rançon pour sa libération. https://www.simply-crowd.com/produit/du-guesclin/ Revenons au dernier combat de John Chandos. John Chandos est l’égal de Bertrand du Guesclin. C’est un petit noble anglais. Il s’est fait remarquer dans les combats par sa bravoure, son courage, sa tactique sur les champs de bataille et son abnégation pour son roi et son fils. Il a été à Édouard III et au Prince noir ce qu’a été Bertrand du Guesclin au roi de France, Charles V. Un peu d’histoire sur ce grand chef de guerre. Il est né vers 1320 et est mort en 1370. Comme Bertrand du Guesclin, de petite noblesse bretonne, il a gagné la reconnaissance des siens grâce à ses talents de militaire. En 1339, il se fait remarquer par le roi Édouard III lors du siège de Cambrai pourtant délaissé par celui-ci avant l’arrivée de l’ost de Philippe VI. En 1346, il est aux côtés d’Édouard III et de son jeune fils, Édouard de Woodstock surnommé le prince noir, lors de leur chevauchée et la bataille de Crécy. Il chevauche avec le prince noir dans le sud en 1355 et dans le nord de la France en 1356 ; il est considéré comme le vainqueur de Poitiers. En 1364, il commande l’armée anglo-bretonne à Auray ; il inflige une dure défaite aux Franco-Bretons de Charles de Blois-Châtillon qui meurt dans les combats et fait prisonnier Bertrand du Guesclin. 1367, il est vainqueur à la bataille de Najéra en Espagne, aux côtés du prince noir contre les Franco-Castillans du roi Henri et de Bertrand du Guesclin qui est, une nouvelle fois, fait prisonnier. Il participera au paiement de sa rançon pour sa libération, un an plus tard. 1369, le prince noir le nomme sénéchal du Poitou ; il part combattre les Français qui ont repris les hostilités contre l’Angleterre. Le 31 décembre 1369, il est mortellement blessé dans un banal combat, et bien malencontreusement, contre une compagnie de Bertrand du Guesclin sur le pont qui enjambe la Vienne à Lussac-les-Châteaux entre Poitiers et Limoges. Je vais vous raconter ce combat :

    Le dernier combat de John Chandos, le 31décembre 1369
  2. 12/27/2023

    Jean de Dunois ternit sa gloire et se rachète

    Reparlons de Jean de Dunois (1403 - 1468) que j’avais un peu délaissé ces dernières semaines. Après sa jeunesse et ses premières armes, ses sièges de Montargis, d’Orléans et de Rouen, en 1440 Jean de Dunois est dans la tourmente puis, se rachète auprès du roi aux sièges de Verneuil-sur-Avre, de Harfleur et de Caen. La gloire ternie et le pardon du roi Une rébellion des princes naît, en 1440, la Praguerie, quand le roi décide de faire la paix avec les Anglais après trente ans de combats impitoyables. De la Trémoille, en disgrâce, en prend la tête. Dunois, oubliant ses devoirs et aveuglé par la haine au comte de Richemont, participe à cette rébellion. Lors d’une de leurs réunions, Arthur de Bretagne s’incruste dans cette assemblée et demande que tout cela cesse. Ils sont six cents alors que le connétable n’est accompagné que par vingt personnes de son hôtel. Ils sont tous prêts à l’arrêter. Grâce à l’intervention du sire de Chabannes, qui est contre son emprisonnement, le connétable est libéré. Il dit, alors, à l’assemblée. — L’arrestation du premier officier de la Couronne pourrait rompre les pourparlers avec les Anglais et les faire revenir, chez nous, dès qu’ils apprendront que le roi de France est privé de son chef des armées. Dunois s’aperçoit, très tôt, qu’il a fait une erreur en prenant part à cette rébellion. Il voit le roi à Poitiers et embrasse ses genoux en implorant sa clémence. Charles VII l’accable de reproches. Il lui accorde, quand même, son pardon et l’envoie en Île-de-France expulser les Anglais.

    Jean de Dunois ternit sa gloire et se rachète
  3. 10/31/2023

    Chapitre 3, ascension et consécration pour Jean de Dunois

    Image: Charles VII entre dans Paris, le 12 novembre 1437 Après leur réussite au siège d’Orléans, Jean de Dunois et Jeanne d’Arc rencontrent le roi à Loches. Charles VII les comble de louanges. Le comte d’Alençon, prisonnier à la bataille de Verneuil en 1424, paie sa rançon et rentre en France. Il y rencontre le roi. Il lui donne le commandement suprême de son armée pour continuer la guerre contre l’occupant. Celui-ci nomme, le bâtard d’Orléans, son premier lieutenant. De leur côté, les restants des troupes anglaises d’Orléans prennent Jargeau, Mehun et Beaugency. Ils demandent des renforts à Bedford ; il leur envoie une armée, commandée par Fastoff, de trois mille cinq cents hommes, tous picards et normands. Mais, les Français veillent. 12 juin 1429, ils reprennent Jargeau. Il y a six cents morts anglais, Suffolk est prisonnier et son frère William de la Pole se noie en voulant traverser la Loire. Quelques jours plus tard, Beaugency est dans le collimateur des Français. Un événement entache l’autorité de Jeanne d’Arc. Le comte de Richemont, ex-connétable de France, marche avec ses hommes pour venir en aide aux Français. Jeanne d’Arc reçoit l’ordre de Charles VII de l’arrêter. La Hire, Xaintrailles et une majeure partie des capitaines sont contre cette décision du roi, car on ne peut pas traiter, en ennemi, un prince breton. Dunois se range à leur avis et le défend. Jeanne d’Arc se plie à la décision de ses capitaines. Beaugency est attaquée par le comte d’Alençon qui donne le commandement de son armée à son oncle, le comte de Richemont. Le 17 juin, la forteresse demande sa reddition. À Mehun, Talbot quitte la ville suivi de trois mille cinq cents hommes, rejoint Fastoff pour protéger Paris. Ils livrent bataille à Patay le 18 juin. Les Anglais y laissent deux mille cinq cents hommes, morts, blessés ou prisonniers dont Talbot, leur général. Fastoff s’enfuit ; Bedford le réprimande et il en perd l’ordre de la Jarretière....

    Chapitre 3, ascension et consécration pour Jean de Dunois
  4. 10/18/2023

    Jean de Dunois, chapitre 2

    Chapitre 2 Après Jean de Dunois, sa jeunesse et le siège de Montargis, continuons le déroulement de la vie de ce grand chef de guerre, l’équivalent de Bertrand du Guesclin, le siècle précédent. Avec le siège d’Orléans, il rencontre la première fois Jeanne d’Arc. Le siège d’Orléans Charles VII, le roi de Bourges comme on le surnommait par dérision, se félicita de la victoire à Montargis contre les Anglais et gratifia Dunois de son succès. Malheureusement, ce prince ne profita guère des chances qu’il avait de battre son ennemi. Il se montrait faible, sans volonté, sans confiance en lui-même, et se laissant diriger par ses favoris que ses plus fidèles serviteurs n’acceptaient pas. De son côté, Henri VI, roi d’Angleterre, chargea le comte de Salisbury de chasser Charles VII du centre de la France, du Berry qu’il occupait. Parti de Calais, avec six cents archers gallois, il réunit seize mille soldats picards et bourguignons. Sur sa route, huit mille partisans des villes le rejoignirent ; il traversa la Seine, longea la Loire et s’empara de Rambouillet, Noyon et d’autres villes. Son avant-garde arriva devant Orléans par la rive gauche de la Loire. Charles VII, réveillé de sa mollesse, donna le commandement d’une armée de secours à Jean de Dunois, car le comte de Richemont, qu’il avait disgracié, ne pouvait plus combattre comme connétable de France. Il partit de Gien avec mille cinq cents hommes et entra dans Orléans, le 4 octobre 1428, par la barrière de la Bourgogne. Les maréchaux de Boussac, de La Fayette, Xaintrailles et Malet de Graville l’accompagnaient. Les Orléanais furent enthousiasmés par l’arrivée de ses renforts. Dunois veut sauver Orléans, ville de son frère Charles, duc d’Orléans, prisonnier des Anglais à Londres après la bataille d’Azincourt. Dans les cités voisines, on envoya vivres, argent, et hommes pour soutenir la ville assiégée. Salisbury planta son campement dans les débris encore fumants du faubourg de Saint-Augustin, le 10octobre. À l’arrivée des renforts, le capitaine de la garnison, le sire de Gaucourt, voulut remettre son commandement à Dunois qui refusa par modestie...

    Jean de Dunois, chapitre 2

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