Postface – Caroline Gutmann

Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ. Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres. Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans. Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010. Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman. Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

  1. 2d ago

    Françoise Sliwka pour son livre « La Traversée » et un coup de cœur pour le livre « La conquête de l’ordinaire » de Jérémy Sebbane

    POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Françoise Sliwka pour « La Traversée » aux Éds de l’Observatoire. Et un coup de cœur pour le livre « La conquête de l’ordinaire » de Jérémy Sebbane aux éditions Mazarine À propos du livre : « La Traversée » paru aux éditions de l’Observatoire « J’ai écrit ce texte pour ne pas oublier. Probablement aussi pour ne pas minimiser, pour ne pas faire selon une vieille habitude, “comme si de rien n’était”. Pour dompter ces vagues fracassantes et ne pas me laisser engloutir par elles. Pour décrire mon radeau, c’est-à-dire ma vie, la regarder d’un autre œil puisqu’elle menaçait de s’éteindre, pour la célébrer malgré la peur et les douleurs. L’épreuve m’a permis de réunir les signes d’une existence comme les autres, heurtée par les violences ordinaires et extraordinaires, portée par l’amour et l’amitié, ravivée par la beauté toujours présente à qui sait la remarquer. Un radeau, c’est petit et c’est frêle, mais ça tient bon. Alors oui, la traversée se poursuit. » C’est la maladie qui a inspiré à Françoise Sliwka ce récit qui est avant tout une déclaration d’amour à la vie. Avec son écriture sensorielle et malicieuse, puisant dans des sources littéraires variées, elle éloigne les ombres et éclaire sa « traversée ».

  2. May 26

    Caroline Huppert pour son livre « Une histoire cachée »

    POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Caroline Huppert pour son livre « Une histoire cachée » aux éditions Mercure de France. À propos du livre : « Une histoire cachée » paru aux éditions Mercure de France Raymond et Annick ont 19 ans quand ils se rencontrent en 1934 à Paris. Annick appartient à la bourgeoisie catholique, Raymond est étudiant à HEC. Les sentiments amoureux naissent rapidement. Mais lorsque Raymond révèle qu'il est juif, il provoque un cataclysme : un "mariage mixte" est impossible. La rupture est inévitable. Bientôt, la guerre se profile : Raymond reçoit ses papiers militaires, mais partir sans avoir revu Annick est impensable. Son amour est intact. Bravant les interdits familiaux, Annick et Raymond choisissent de s'aimer coûte que coûte. Une fois Raymond démobilisé, ils se marient le 26 octobre 1940. Dans la France occupée, Raymond doit trouver du travail, mais les mesures antisémites s'aggravent, la ligne de démarcation est difficile à franchir, les familles sont séparées... Annick et Raymond surmontent les épreuves, soudés, et prouvent que leur amour est une force. Éminemment romanesque, faite de rebondissements multiples, cette histoire est une histoire vraie. Raymond et Annick sont les parents de Caroline Huppert, qui livre ici le récit émouvant de leur vie, celle d'un couple d'amoureux ballottés par la guerre.

  3. Apr 28

    Pierre Vavasseur pour son livre « L’homme humilié », les coups de cœur de Barbara Lambert pour « La pharmacie » et « Terra Murata »

    POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Pierre Vavasseur pour son livre « L’homme humilié » chez Buchet-Chastel Et les coups de cœur de Barbara Lambert pour « La pharmacie » de Pascal Leclercq aux éditions DO et « Terra Murata » de Laura Ulonati chez Denoël À propos du livre : « L’homme humilié » paru aux éditions Buchet-Chastel Henri-Lazare était polisseur sur marbre. Un matin, alors qu’il se rendait à son atelier, l’appel d’air d’un camion le projeta sur le côté, tête la première sur un gros caillou. Il en gardera une lenteur, une démarche d’infirme. « Tu voulais être tailleur de pierre, c’est une pierre qui t’a taillé », résume Pierre Vavasseur, son fils. C’est lui qui prend la plume pour restaurer l’honneur de ce père. Car ce dernier fut contraint de laver les sols de l’usine, malgré son handicap ; d’ignorer les railleries ; d’encaisser l’amertume de sa femme, que l’aigreur avait rendue méchante. Ce père-là parlait à peine, aimait dessiner. Dire « mon p’tiot », c’était déclarer son amour. En retour, Pierre Vavasseur, enfant, lui massait les pieds. D’une écriture tremblante et magnifique, il déploie un monde disparu, où les hommes broyés trouvent encore la force d’être doux. Où les fils, devenus grands, devenus manieurs de mots, peuvent, enfin, réparer les pères. Pierre Vavasseur est né en 1955 à Chalon-sur-Saône. Il est écrivain, poète et journaliste. Il signe ici son texte le plus personnel. À propos du livre : « La pharmacie » paru aux éditions DO Comment se forment les souvenirs de jeunesse, ceux qui fondent une existence ? Sont-ils le fruit de ce que notre mémoire se rappelle précisément, ou bien travaille-t-elle à tout reconstituer à partir d'éléments disparates, ou même parfois plus tardifs ? Pourquoi autant d'indécision quand on se met à raconter, alors que tout dans notre esprit semblait pourtant si précis ? A la faveur d'une escapade nocturne à bicyclette, le narrateur de La Pharmacie se retrouve nez à nez avec celle dans laquelle ont vécu et travaillé, durant de longues années, ses grands-parents, un lieu qui a profondément marqué son enfance. Cet événement sonne le départ d'une quête pour tenter de reconstituer ce lieu devenu pour lui comme légendaire, avec les êtres et les objets qui le peuplaient, avec ses coins et ses recoins, dont chacun recèle sa propre histoire tout en faisant partie d'un ensemble. De cette quête, néanmoins, il ne pourra que très vite constater l'échec... en même temps, bien sûr, qu'il est en train de l'écrire. La Pharmacie est une tendre et délicate méditation sur l'enfance et l'âge adulte, le rêve et la réalité, le souvenir et l'oubli. Elle a même parfois le goût de la miche dorée à la croûte croquante du petit-déjeuner du dimanche. Pascal Leclercq est né en 1975 à Liège. Poète, typoète et traducteur de l'italien, il a fondé les ateliers d'impression Poésie Pur Porc au sein desquels s'épanouissent les éditions du Boustrographe et la revue plastique et poétique Boustro. Il a notamment publié Epuisé (La Dragonne, 2o18), Analyse de la menace (Maelström, 2018) et Dans un pays pourtant phénoménal (L'Herbe qui tremble, 2022). À propos du livre : « Terra Murata » paru aux éditions Denoël Il y a des branches jusqu’au sommet du parapet, jusqu’à l’ancien chemin de ronde qui avait résisté pendant quatre siècles aux attaques de pirates. Le voilà couronné d’épines et de fleurs jaunes, humilié de ronces : ce sont les buissons de genêts qui feront tomber Terra Murata. Immacolata grandit à Procida, une île au large de Naples dominée par Terra Murata, carcasse d’une prison désaffectée. Pendant que l’île se laisse envahir par une foule de touristes venus assister à la fête de la Sagra del Mare, le père d’Imma, hôtelier influent, projette de racheter la ruine pour la réhabiliter en hôtel de luxe, au mépris de l’histoire du lieu et de l’opposition des riverains. Rien ne résiste à l’homme fort — à l’homme violent. À part sa fille — qui refuse d’obéir, rejetant le carcan de la tradition qui pèse sur elle. Tel Thésée face à son Minotaure, Imma affronte lepère tout-puissant. Mais triompher de lui, c’est aussi braver les yeux aveugles de Terra Murata, c’est briser les attaches du passé pour prendre son envol.

  4. Apr 21

    Natalie David Weill pour son beau texte « La petite fille au ruban bleu » chez Flammarion

    POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Natalie David Weill pour son beau texte « La petite fille au ruban bleu » chez Flammarion À propos du livre : « La petite fille au ruban bleu » paru aux éditions Flammarion "La Petite Fille au ruban bleu est l'un des tableaux les plus connus de Renoir. Son modèle, Irène Cahen d'Anvers, faisait partie de la grande bourgeoisie juive de la fin du XIXᵉ siècle, très influente dans le monde de l'art. La destinée du tableau révèle les tumultes de l'époque. Commandé à Renoir en 1880 par les parents d'Irène, mécènes brillants, sa spoliation par les nazis, plus de cinquante ans plus tard, marque l'effondrement d'une élite qui finira en majorité déportée. Après la guerre, Irène Cahen d'Anvers récupère son tableau et le vend à un marchand d'armes proche des Allemands. Paradoxalement, plus La Petite Fille au ruban bleu gagne en célébrité, plus son modèle s'efface des mémoires. En réalité, on ne sait à peu près rien d'Irène Cahen d'Anvers. Elle est perçue comme l'épouse indigne de Moïse de Camondo, qui a, lui, laissé l'image d'un homme généreux, cultivé et respecté. À la lumière d'archives inédites et de rencontres, j'ai découvert tout un monde, celui de Parisiennes élégantes dont la vie a basculé dans la tragédie. Parmi elles, se dégage une Irène féministe avant l'heure, idéaliste et déterminée. Faire revivre la femme cachée derrière le portrait, tel a été mon objectif." Natalie David-Weill, journaliste et écrivain, a notamment publié Les Mères juives ne meurent jamais (Robert Laffont, 2011) et L'Atelier d'écriture (Stock, 2023).

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Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ. Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres. Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans. Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010. Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman. Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

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