Postface – Caroline Gutmann

Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ. Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres. Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans. Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010. Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman. Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

  1. Sep 29

    Sergueï Shikalov pour son livre « La Grenouille » et Jean Birnbaum pour la pièce « le Courage de la nuance »

    Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Sergueï Shikalov pour son livre « La Grenouille » aux éditions du Seuil et reçoit en fin d’émission Jean Birnbaum qui viendra présenter « Le seul en scène » ou « La conférence théâtrale » qu’il présente au théâtre de la Concorde du 10 au 17 octobre intitulée « Le courage de la nuance ». À propos du livre : « La Grenouille » paru aux éditions du Seuil Sélection Prix Renaudot 2026. Au début de la guerre en Ukraine, une star de cinéma russe prend la fuite. Elle s’exile à Paris, persuadée que la situation se rétablira, que tout finira par rentrer dans l’ordre. Mais rien ne se rétablit. Rien ne revient à la normale. Quelque chose s’est cassé. Commence alors une chute brutale dans l’anonymat et l’indifférence. Elle n’est plus qu’une silhouette parmi d’autres, étrangère sur sa terre d’accueil, paria chez elle. En errant dans Paris, elle fume, conjugue mentalement des verbes français, s’émerveille, boit du champagne puis s’arrête tout à coup. Des souvenirs. De ce qu’elle a été, et de ce qu’elle n’a jamais pu être. Et si cet effacement était une chance ? Se regarder autrement, se remettre en question, prendre position pour retrouver sa dignité. Sergueï Shikalov est né en Russie dans une famille russo-biélorusse et s’installe en France en 2016. Son premier roman, Espèces dangereuses, paru en 2024, finaliste du Goncourt du Premier roman, remporte le prix André-Malraux dans la catégorie « Fiction engagée » et le prix du Roman gay. À propos de la pièce : « Le courage de la nuance » Sale temps pour la nuance. Rude époque pour tous ceux qui chérissent le doute et la complexité. Les voilà accusés d’être des rêveurs, des tièdes, des lâches, voire des complices du pire. Or dans un moment de polarisation où le combat remplace le débat, où la mauvaise foi fait écho à la mauvaise foi, et la haine à la haine, défendre la nuance relève moins de la facilité que du courage. Librement inspirée de l’essai Le Courage de la nuance de Jean Birnbaum, cette conférence théâtrale fait de la scène un terrain d’expérimentation pour la pensée. Entre pédagogie et humour, confrontation d’idées et dialogue avec le public, elle interroge notre capacité à habiter les contradictions plutôt qu’à les effacer. Avec Jean Birnbaum Mise en scène par Benjamin Guillard ©A di Crollalanza, Le Courage de la nuance (Seuil)

  2. Sep 22

    Franck Maubert pour son récit « Sur la route du retour »

    Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Franck Maubert pour son récit « Sur la route du retour » chez Arlea. Et les coups de cœur de Barbara Lambert pour les livres suivants : « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? » de Lucie Rico chez POL et « À voix haute » de Polina Panassenko aux éditions de L'Olivier. À propos du livre : « Sur la route du retour » paru aux éditions Arlea Il m’arrive de songer aux amnésiques, à ceux qui ne se sou­viennent pas, ceux qui ont oublié qui ils sont, d’où ils viennent. Moi je sais et je ne sais pas, je flotte dans le lit d’un passé où je me tourne et me retourne. De sa mémoire, Franck Maubert fait un art. Surgissent alors, dans un jaillissement de routes de campagne, ses rencontres avec l’art, la beauté de la nature, les bour­rasques du vent - et le portrait corrosif d’une mère qui n’a pas su l’aimer. C’est dans le désordre de cette enfance que naît sa confiance dans la littérature. À propos du livre : « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? » paru aux éditions POL Jennifer a une vie qui la satisfait quand, au détour d’une panne de clavier d’ordinateur, une phrase surgit, inachevée, qui fait déraper l’apparente logique de son existence. « Devant Autant en emporte le vent, Vivien Leigh et Clark Gable vont s’embrasser quand quelqu’un appuie sur pause et ». Et rien. Un blanc après ce et qui envahit la page, troue sa mémoire. Jennifer se lance alors dans une enquête hilarante et inquiétante. Seuls indices : Perpignan, la ville de son enfance, une scène de baiser dans le célèbre film, la présence de son grand-père, une tache de sang sur le petit pull jaune qu’elle portait à... À propos du livre : « À voix haute » paru aux éditions de L'Olivier Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste. Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête. Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute. Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice.

  3. Sep 1

    Laurent Nunez pour son livre « Mots de passe » et « Le dictionnaire amoureux du bonheur » par Jean Paul Enthoven

    POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann Elle reçoit Laurent Nunez pour son livre « Mots de passe » chez Rivages. Sur 13 expressions étrangères qui disent des choses que notre français n’exprime pas. Et son coup de cœur pour « Le dictionnaire amoureux du bonheur » par Jean Paul Enthoven chez Plon. À propos du livre : « Mots de passe » paru aux éditions Rivages En anglais, eye-servant désigne celui qui n'est zélé que lorsqu'on l'observe. En néerlandais, kutzwager nomme le lien étrange entre deux inconnus qui ont aimé la même personne. En islandais, gluggaveður dit le plaisir de regarder l'orage, ou n'importe quel désastre, depuis un lieu où l'on ne risque rien. Le français ne sait pas dire ces choses. Et ce qu'une langue ne sait pas dire, comment pourrait-on le vivre tout à fait ? C'est pour combler de tels silences que Laurent Nunez braque ici les autres langues. De l'Irlande à l'Indonésie, de l'Islande au Liban, il se permet de dérober treize termes intraduisibles, treize mots de passe qui déverrouillent ce qui sommeille en nous. Méditation vagabonde et malicieuse, ce livre croise Platon et Tinder, Duras et Harry Potter, Usain Bolt et Orson Welles, Baudelaire et la réalité virtuelle. Mots de passe est une invitation au voyage et participe à la contrebande d'un trésor retrouvé : celui des mots venus d'ailleurs. Laurent Nunez est écrivain et éditeur. Il a signé plusieurs essais, dont L’Énigme des premières phrases et Il nous faudrait des mots nouveaux, déjà consacré aux mots intraduisibles. Il est aussi l’auteur de romans, parmi lesquels Le mode avion et Tout ira bien. À propos du livre : « Le dictionnaire amoureux du bonheur » paru aux éditions Plon "Il faut aimer le bonheur malgré lui, et résolument." Jean-Paul Entoven partage avec nous les 1001 petits et grands bonheurs qui apportent bonne humeur et entrain à sa vie. Pourquoi le bonheur, ce " Souverain Bien " qui fut longtemps le but ultime de toute existence, a-t-il désormais si mauvaise réputation chez les Modernes ? Pourquoi l'esprit du temps tient-il la moindre félicité en grande suspicion tout en lui préférant l'esthétique des mélancolies et des passions tristes L'auteur de ce Dictionnaire amoureux – un biophile situé par tempérament aux antipodes des conformismes du désespoir – prend ici le parti de revisiter les circonstances, les concepts, les hauts exemples, les esthétiques, les épisodes d'hier et d'aujourd'hui, qui portent et légitiment sa conception d'une allégresse possible. D'où cet ouvrage où l'on croisera, entre cent autres, Sénèque, le prince de Ligne, Camus, Montaigne, Schopenhauer, Apollinaire, Vivant Denon, Hemingway, Stendhal, Philippe Sollers, Lucrèce, ainsi que toute une phalange de femmes intelligentes et joyeuses. On y croisera également des paysages sublimes, des souvenirs, des raisonnements, des saints, des ritournelles, des affects, des légendes, des mythes, des pessimistes, des poètes illustres ou anonymes, tous escortés d'anecdotes ensoleillées et d'amours réussies sans lesquelles le genre humain s'ennuierait en ce monde. " Les hommes cherchent toujours leur bonheur, même ceux qui vont se pendre ", écrivait Pascal. Et si c'était vrai ?

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Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ. Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres. Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans. Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010. Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman. Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

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