Les Bonnes Ondes | Le Maroc en sons et en récits

LES BONNES ONDES

Les Bonnes Ondes – Le podcast marocain qui raconte le monde en sons Les Bonnes Ondes est un studio indépendant de podcasts marocains, basé au Maroc, dédié à la création de contenus audio immersifs et engagés. À travers nos podcasts documentaires, narratifs et culturels, nous explorons des histoires humaines, des récits de société et des voix qui racontent le Maroc et le monde. Une nouvelle écoute du Maroc et du monde Nos podcasts plongent au cœur des réalités marocaines et universelles en mêlant journalisme, storytelling et création sonore. De la mémoire collective aux luttes sociales, de la culture contemporaine aux récits personnels, nous donnons la parole à celles et ceux qui façonnent notre époque. 📢 Pourquoi écouter Les Bonnes Ondes ?✔️ Découvrez des podcasts marocains alliant narration immersive et enquête documentaire✔️ Écoutez des histoires inédites sur le Maroc, sa culture et ses réalités sociales✔️ Plongez dans une expérience sonore unique, portée par des créateurs et journalistes indépendants 🔗 Retrouvez tous nos podcasts ici : https://lesbonnesondes.ma   Les Bonnes Ondes is an independent Moroccan podcast studio that explores human stories and social realities through immersive audio storytelling.   هو استوديو بودكاست مغربي مستقل، يستكشف القصص الإنسانية والواقع الاجتماعي من خلال السرد الصوتي الغامر Les Bonnes Ondes  

  1. 3d ago

    Amwaj | Cadavre exquis sonore : L'eau, la Seine et autres digressions (Atelier Porte Voix)

    Quel est le point commun entre le vol d'un martin-pêcheur, une envie irrépressible d'aller aux toilettes et le refus catégorique de se baigner dans la Seine ? Dans cette capsule sonore inédite, nous vous partageons le résultat brut de notre "atelier cadavre exquis" organisé au Point Éphémère, à Paris. Le principe de ce jeu collectif est simple : construire une chaîne de pensées vocales où chaque participant réagit spontanément à l'audio de la personne précédente. Pour cette session, le thème de départ était l'eau. Ce qui commence comme une réflexion poétique sur le bruit d'une rivière et la force à la fois vitale et dévastatrice de la nature, se transforme rapidement en une délicieuse digression collective. Entre ceux qui avouent au micro n'avoir absolument rien compris aux règles de l'exercice, et ceux qui en profitent pour faire de magnifiques déclarations d'amitié inattendues, nous avons décidé de ne rien couper. Un collage sonore sans filtre, drôle et poétique, qui capture l'essence même de nos ateliers de création : la spontanéité. Envie de participer à nos prochaines rencontres IRL et ateliers ? Pour ne pas que l'algorithme nous sépare, rejoignez la communauté et inscrivez-vous à notre newsletter sur : lesbonnesondes.ma Un atelier produit par le studio Les Bonnes Ondes et animé par Yasmine Mahjoubi. À propos du Studio Les Bonnes Ondes Ce podcast est une production originale du Studio Les Bonnes Ondes, basé à Casablanca. Nous sommes le premier studio indépendant de podcasts au Maroc dédié au documentaire sonore et au récit immersif. Nous explorons la société, la culture et la mémoire collective à travers des créations audio engagées. 🎧 Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous, commentez et laissez 5 étoiles ⭐ sur Apple Podcasts et Spotify pour soutenir la création indépendante. Suivez-nous : 🌐 Site web : www.lesbonnesondes.ma

    Amwaj | Cadavre exquis sonore : L'eau, la Seine et autres digressions (Atelier Porte Voix)
  2. Oct 1

    Talk | Les machines peuvent-elles sauver nos traditions ? (Oum, Guedra Guedra et Fayçal Larouchi)

    Enregistré en public au Point Éphémère, à l'occasion de la journée Porte Voix : Festival Amwaj x Les Bonnes Ondes , ce talk explore la rencontre entre musiques électroniques et traditions ancestrales. Christophe Payet (Sonique, Arte Radio) réunit trois artistes majeurs pour comprendre comment les machines et les pratiques sonores contemporaines deviennent les nouveaux gardiens de la mémoire culturelle. Au-delà du simple "sampling", cet échange pose une question fondamentale : comment transmettre l'âme et le contexte d'un héritage sonore jusque sur un dancefloor ? Fayçal Lahrouchi (artiste sonore et co-fondateur de l'association A.M.E.) explique comment le manque d'archives sonores marocaines l'a poussé à collecter lui-même les musiques amazighes. Il questionne également l'héritage des captations sonores coloniales, notamment à travers ses recherches sur les fonds du musée du quai Branly. Oum (musicienne, auteure, compositrice et interprète) aborde la tradition par le prisme de la transmission orale, intégrant des mots et expressions spécifiques de Marrakech dans ses textes pour les sauvegarder. Elle confie également son récent virage vers la production sur Ableton pour explorer de nouvelles profondeurs émotionnelles. Abdellah M. Hassak, alias Guedra Guedra (producteur et artiste sonore), raconte comment il transforme des archives physiques achetées au kilo en partitions musicales. Il livre aussi sa vision du dialogue complexe entre la rigidité des technologies occidentales et les rythmiques vivantes des musiques traditionnelles. À propos du Studio Les Bonnes Ondes Ce podcast est une production originale du Studio Les Bonnes Ondes, basé à Casablanca. Nous sommes le premier studio indépendant de podcasts au Maroc dédié au documentaire sonore et au récit immersif. Nous explorons la société, la culture et la mémoire collective à travers des créations audio engagées. 🎧 Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous, commentez et laissez 5 étoiles ⭐ sur Apple Podcasts et Spotify pour soutenir la création indépendante. Suivez-nous : 🌐 Site web : www.lesbonnesondes.ma Chapitrage de l'épisode (Timecodes) 00:00 - 01:41 : Introduction du panel et présentation des trois invités. 01:41 - 13:26 : Qu'est-ce qu'une musique traditionnelle ? Le rapport intime et parfois décalé de chaque artiste à son patrimoine. 13:26 - 25:22 : L'urgence de collecter les archives sonores face à la rupture des modes de transmission classiques. 25:22 - 36:02 : La pratique du terrain : utiliser la technologie (téléphones, micros) pour créer sa propre matière d'archive et documenter les codes musicaux. 36:02 - 49:28 : Transmettre le contexte : la sauvegarde du langage oral et la transformation d'anciens journaux marocains des années 40 en partitions MIDI. 49:28 - 58:53 : Les enjeux de pouvoir : repenser les archives coloniales et la question du consentement lors des captations historiques. 58:53 - 67:30 : Le rapport aux machines : comment les outils électroniques permettent de servir l'identité organique d'une artiste. 67:30 - 69:55 : Questions du public : se définir comme artiste, messager ou incarnation de la tradition.

    Talk | Les machines peuvent-elles sauver nos traditions ? (Oum, Guedra Guedra et Fayçal Larouchi)
  3. Sep 28

    Travailleuses invisibles | Les métiers de la discrimination au Maroc

    Et si la majorité des travailleuses que vous croisez chaque jour n'existaient pas sur le papier ? Au Maroc, les statistiques officielles dressent un portrait figé : le taux d'activité des femmes stagne douloureusement autour de 19 %, signifiant que quatre femmes sur cinq en âge de travailler seraient inactives, sagement cantonnées à leur foyer. Pourtant, il suffit de regarder autour de soi pour constater que la réalité du terrain est tout autre. Dans nos villes, les femmes sont partout : derrière les comptoirs, dans les restaurants, chargées du nettoyage dans les bureaux ou arpentant les couloirs des avions. Ces données officielles ne mesurent en réalité qu'une seule facette de l'économie : celle du travail déclaré. Adapté de l'ouvrage collectif Travailleuses invisibles, les métiers de la discrimination au Maroc, publié par la maison d'édition En toutes lettres dans sa collection « Enquêtes », ce podcast propose une plongée saisissante dans le paradoxe de la ville. Fruit d'une collaboration avec le studio de production Les Bonnes Ondes, cet épisode cherche à comprendre un phénomène profondément troublant : pourquoi l'omniprésence des femmes en milieu urbain n'est-elle pas synonyme d'émancipation, mais se traduit-elle bien souvent par un simple déplacement de la précarité ? Présenté par Hicham Houdaïfa, directeur de la collection, cet épisode lève le voile sur deux univers professionnels que tout oppose en apparence, mais qui partagent une même mécanique d'invisibilisation : Le mirage du ciel : Grâce au travail de la chercheuse en sociologie Oumaima Jmad, initié lors du programme Openchabab, découvrez l'envers du décor du métier fantasmé d'hôtesse de l'air. Dans ce secteur hyper-structuré aux contrats solides, les femmes subissent ce que la chercheuse nomme « l'invisibilité dans la surexposition ». Soumises à des critères de recrutement drastiques (avoir moins de 27 ans, mesurer au minimum 1 mètre 60), elles endurent l'épreuve traumatisante de la balance, poussant certaines à des troubles alimentaires graves pour conserver leur poste. Leurs corps deviennent des vitrines pour la compagnie, contraintes de porter des tenues moulantes et des talons hauts, tandis que l'on exige de leurs collègues masculins qu'ils inspirent « le respect et la confiance ». Un prestige de façade qui masque un épuisement professionnel intense et un harcèlement banalisé.Les ténèbres de la nuit urbaine : L'enquête nous emmène ensuite dans l'informel le plus total, au cœur des bars populaires et des cabarets du centre-ville de Casablanca. Des milliers de mères célibataires, fuyant souvent le rejet familial, y gagnent leur vie comme barmaids, serveuses ou entraîneuses. Pour avoir le droit d'y travailler, elles doivent fournir des documents pour une autorisation policière qui, comble de l'ironie, ne leur confère aucun statut légal ni carte professionnelle. Sans couverture médicale ni contrat, elles subissent une pression infernale : leur rémunération dépend directement du nombre de capsules de bière qu'elles parviennent à faire consommer, au détriment de leur propre santé et de leur dignité.Pour éclairer ces récits poignants, incarnés par Yasmine Mahjoubi pour protéger l'anonymat des témoins, la sociologue et experte en politiques publiques Zoubida Reghay analyse l'échec des politiques gouvernementales et le manque de protection sociale. Ce podcast démontre avec force que cette précarité, pénalisant lourdement les carrières féminines, n'est pas un accident économique, mais bien un choix d'organisation dicté par des normes sociales implacables. Un podcast soutenu par l'Institut Français du Maroc, pour ramener le débat public sur des réalités que la société préfère ignorer.

    Travailleuses invisibles | Les métiers de la discrimination au Maroc
  4. Sep 24

    Siyaq | Du produit colonial au rituel social : l'histoire du chocolat au Maroc avec Sanaa Benbelli

    Pour ce premier épisode de Siyaq, Rim Affaya reçoit Sanaa Benbelli.Sanaa est socio-anthropologue et professeure à l'Université Hassan II de Casablanca, elle retrace l'évolution sociale du chocolat au Maroc. Ce produit de luxe, initialement introduit par les voies de la colonisation française et espagnole, s'est progressivement transformé pour devenir un geste banal du quotidien et un objet de consommation populaire. Cette enquête sociologique, co-produite avec le chercheur Abdellah Zouhairi, analyse les dynamiques économiques, historiques et affectives qui ont façonné le rapport des Marocains à cet aliment. Points abordés dans cet épisode : Les racines coloniales : L'introduction du chocolat au Maroc est marquée par l'installation d'un monastère de moines français lors de la Première Guerre mondiale et par l'influence espagnole à travers des marques emblématiques comme Maruja.Santé et rationnement : Pendant la Seconde Guerre mondiale, le chocolat était rationné au Maroc et réservé spécifiquement aux enfants et aux personnes âgées par le biais de coupons.La démocratisation des années 1980 : L'essor de la production locale a vu l'apparition de produits accessibles comme la crème à tartiner, bouleversant le marché grâce à des prix compétitifs et des recettes résistantes à la chaleur.Un marqueur de hiérarchie sociale : Le chocolat illustre les distinctions de classe, qu'il soit consommé tartiné sur du pain dans les milieux populaires, ou utilisé pour remplacer le traditionnel pain de sucre lors des rituels de mariage.Genre et émotions : La consommation du chocolat obéit à des règles sociales genrées, s'inscrivant dans un rituel où ce sont majoritairement les hommes qui l'offrent aux femmes.La démarche sociologique : L'adaptation des enquêtes de terrain face aux fermetures liées au Covid-19 a poussé les chercheurs à s'intéresser aux objets du quotidien pour observer les structures profondes de la société marocaine.Cet épisode a été réalisé grâce au soutien de l'Institut Français du Maroc Production : Les Bonnes Ondes Réalisation : Yasmine Mahjoubi

    Siyaq | Du produit colonial au rituel social : l'histoire du chocolat au Maroc avec Sanaa Benbelli

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