Faire découvrir l'écologie aux enfants

Mélanie

Le podcast des mini-écolos qui veulent apprendre à protéger la planète… en s’amusant !

  1. 02/10/2025

    J'explique à mes enfants... le sac à dos écologique

    Quand on veut connaître son impact sur la planète, on parle souvent d’empreinte carbone (nous avions déjà abordé ce point ensemble d’ailleurs !). Pour rappel, il s’agit d’une simulation permettant de calculer ses propres émissions de CO2. Elle est propre à chacun et dépend de nos modes de vie. Mais finalement, notre impact sur notre belle planète se limite-t-il à comment nous nous déplaçons et à ce que nous consommons ? Evidemment que non ! Alors il est important de compléter l’empreinte carbone avec une autre notion, plus complète : celle de sac à dos écologique ! Mais je vous entends déjà me dire, mais pourquoi est-ce qu’elle nous parle de sac à dos ? Quel est le rapport ? Suivez-moi (ou plutôt lisez-moi !), je vais vous expliquer ! Notre production de déchets En moyenne, un Français produit chaque année 590kg de déchets (source : ADEME) !Pour une famille de 4 personnes, cela fait plus de 2 tonnes. Ce qui représente le poids… d’un éléphant !!! Chaque année, une famille jette donc à la poubelle l’équivalent d’un éléphant en déchets. La notion de sac à dos écologique Lorsque nous calculons notre empreinte carbone, nous prenons en compte toutes les pollutions « visibles ». Mais finalement, nous oublions l’essentiel… En effet, avant d’arriver entre nos mains, un objet consomme énormément de ressources, autres que celles qui le composent. Regardons de plus prêt le parcours d’un objet, depuis sa fabrication :  Pour sa fabrication, il va falloir beaucoup d’énergie et de la matière première (c’est la matière qui le compose et avec laquelle on fabrique l’objet). Une fois fabriqué, il va falloir emballer cet objet. Cet emballage doit lui aussi être fabriqué, et demande donc lui-même de l’énergie et de la matière première. Puis va finir à la poubelle, juste après avoir acheté l’objet. L’objet est fabriqué, emballé, mais… il n’est pas encore arrivé jusqu’à nous ! Il va donc falloir le transporter. Plusieurs moyens de transport seront parfois nécessaires pour qu’il arrive en magasin : un camion, mais aussi parfois un avion ou un bateau. Ces transports produisent généralement des gaz à effet de serre. L’objet est donc arrivé en magasin, il est prêt à être acheté ! Mais ce magasin, pour exister, produit lui aussi des déchets liés à son fonctionnement et consomme de l’énergie (électricité, eau, chauffage, mais aussi sur-emballage, entretien du magasin, et la liste est longue…). Nous finissons donc par acheter cet objet tant convoité ! Nous jetons l’emballage et le ticket de caisse. Puis nous l’utilisons (enfin !). Avec un peu de chance, nous le garderons quelques années, et il servira même peut-être à d’autres personnes. Mais il finira un jour à la poubelle. Et deviendra alors un déchet. En retraçant ce parcours, on se rend bien compte que finalement, le poids de ce déchet n’est rien par rapport à tout ce qu’il a généré avant ! Le sac à dos écologique ou la face cachée de l’iceberg Le sac à dos écologique prend donc en compte que chaque objet a consommé plus de ressources naturelles et d’énergie que son poids ne peut laisser le penser. C’est tout cela que notre objet porte dans un sac à dos invisible : le fameux sac à dos écologique ! En moyenne, ce sac à dos pèse même 30 fois plus lourd que l’objet lui-même… Mais il s’agit d’une moyenne. Prenons quelques exemples : Une brosse à dents de 50g génère 1,5kg de déchets, soit un sac à dos écologique 30 fois plus lourd. Un jean de 600g demande 32kg de matières premières et 8000 litres d’eau pour être fabriqué, soit un sac à dos 53 fois plus lourd. Une voiture pesant 1 tonne génère 70 tonnes de déchets pour être produite, soit un sac à dos écologique 70 fois plus lourd. Un smartphone de 150g demande 70kg de ressources, soit un sac à dos 467 fois plus lourd… Voici une illustration très bien faite, de l’ADEME sur la face cachée des objets : Comment éviter ou réduire ce sac à dos écologique ? Quand on achète un objet neuf, il faut donc bien garder en tête que cet objet et son emballage ne sont pas les seuls déchets produits. La face cachée de l’iceberg, ou le sac à dos écologique qu’il transporte, comprenant aussi les ressources que sa fabrication a demandé, l’énergie, mais aussi les transports. C’est pour cela qu’il est important de réfléchir avant d’acheter : En ai-je vraiment besoin ? Est-ce que je n’ai pas déjà un objet similaire ? Est-il indispensable ? Puis-je l’acheté d’occasion ou le louer ? Est-il possible de faire réparer le précédent ? Et si j’ai vraiment besoin de cet objet, j’essaie d’acheter local ! L’ADEME donne également une liste de 5 commandements pour une consommation plus responsable. Et vous, vous connaissiez le sac à dos écologique ? Vous auriez su l’expliquer à votre enfant ? S’ils ont d’autres questions en rapport avec l’environnement, n’hésitez pas à me les poser en commentaires ! The post Le sac à dos écologique first appeared on Faire découvrir l'écologie aux enfants. L’article Le sac à dos écologique est apparu en premier sur Faire découvrir l'écologie aux enfants.

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  2. 10/07/2024

    Faire classe dehors : l'avenir de l'éducation ?

    Si vous lisez ces lignes, c’est probablement parce que vous avez déjà le sentiment que quelque chose manque dans l’éducation traditionnelle. Vous observez des enfants enfermés dans des classes toute la journée, déconnectés de leur environnement naturel, parfois stressés par les exigences académiques et peut-être même moins curieux ou moins joyeux qu’avant. Mais saviez-vous que les pays scandinaves, pionniers dans l’éducation par la nature et le fait de faire classe dehors, ont compris depuis longtemps comment offrir aux enfants une éducation épanouissante, en plein air ? Aujourd’hui, plus que jamais, nous vivons dans un monde anxiogène. Les enfants, bien que protégés de certaines informations, absorbent ce stress omniprésent. Ils ressentent l’oppression d’un environnement où la productivité est reine, et où les défis environnementaux et sociaux se multiplient. L’urgence est là : reconnecter nos enfants à la nature pour réduire leur anxiété et leur offrir un cadre apaisant ET propice à leur développement. Les pays scandinaves l’ont bien compris. En Suède, en Norvège et au Danemark, les Forest Schools (écoles en forêt) intègrent la nature au cœur de l’apprentissage. Les enfants passent plusieurs heures chaque jour en plein air, découvrant, explorant et apprenant à travers leur environnement, et ce, quelques soit le temps. Cette approche ne se contente pas de les sortir des salles de classe. Elle leur permet de développer des compétences essentielles, bien au-delà de ce que l’on pourrait attendre d’une éducation traditionnelle. Cette approche est loin d’être une simple mode. Elle est le fruit d’une réflexion profonde sur la manière dont les enfants se développent le mieux. Et les résultats sont là : des enfants plus équilibrés, plus autonomes, plus créatifs. Alors, pourquoi faire classe dehors est si efficace ? Et surtout, comment cette pédagogie peut transformer l’avenir de l’éducation ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre ensemble aujourd’hui ! Faire classe dehors optimise le développement global La nature est une « classe vivante ». Des études ont démontré que faire classe dehors stimule la curiosité, la créativité et la capacité des enfants à résoudre des problèmes complexes. En plein air, les enfants ne sont pas simplement exposés à de l’oxygène et à un cadre agréable, mais à un environnement riche en stimuli sensoriels, qui favorisent leur développement. Bien au-delà de l’aspect purement cognitif, l’éducation par la nature touche toutes les dimensions du développement de l’enfant : physique, émotionnelle et sociale. Le développement cognitif et académique En Finlande, une étude a montré que les enfants qui passent régulièrement du temps à l’extérieur améliorent leurs capacités de concentration, de réflexion et réussissent mieux dans les tests académiques. Cela s’explique par le fait que la nature stimule la curiosité naturelle des enfants, ce qui améliore leur envie d’apprendre, leur créativité et leur capacité à résoudre des problèmes (Kuo, Browning & Penner, 2018). La nature offre un terrain propice à l’observation, à la manipulation et à l’exploration directe de concepts scientifiques et mathématiques. Une simple balade en forêt devient une opportunité d’apprendre des notions complexes, telles que les écosystèmes ou les cycles de vie. Faire classe dehors ne vient donc pas en concurrence avec le système éducatif classique. Il vient lui offrir de nouveau outils pour le porter encore plus haut ! N’importe qui peut se lancer dans cette pédagogie tournée vers l’extérieur. Le développement physique L’éducation en plein air incite naturellement les enfants à bouger davantage : grimper, courir, sauter. Des chercheurs ont observé une nette amélioration de la motricité globale et fine, ainsi que de la coordination chez les enfants passant régulièrement du temps à l’extérieur. Les activités comme grimper aux arbres, courir dans des champs, ou encore manipuler des éléments naturels (cailloux, feuilles…) contribuent à améliorer leur santé physique globale (Frumkin, Bratman, Breslow & Cochran, 2017). Le développement émotionnel et social Aujourd’hui, les enfants font face à un contexte bien plus anxiogène que par le passé. Ils sont souvent soumis à une surcharge émotionnelle, même sans être directement exposés aux actualités oppressantes. La nature devient alors un refuge pour eux. Des études (Kuo, Browning & Penner, 2018) ont montré que les enfants qui passent du temps à l’extérieur sont moins stressés et plus aptes à gérer leurs émotions. Cette approche favorise également le travail d’équipe, l’entraide et la coopération. Faire classe dehors, construire un abri, organiser une exploration de terrain ou résoudre des défis imposés par la nature apprend aux enfants à travailler ensemble, à résoudre des problèmes de manière collective, naturelle et ludique. Faire classe dehors pour répondre aux enjeux de la santé mentale La déconnexion avec la nature a des effets négatifs sur la santé mentale des enfants. Selon une étude de l’Université de Stanford (menée par Gregory Bratman), les enfants qui passent du temps en pleine nature présentent des niveaux de stress considérablement réduits, tandis que ceux confinés à des environnements urbains ou intérieurs voient leurs niveaux de cortisol augmenter. Les enfants qui apprennent dehors sont plus heureux, plus épanouis et plus en paix avec eux-mêmes. Le cadre naturel agit comme un régulateur émotionnel, permettant aux enfants de mieux gérer leurs émotions et d’affronter les défis quotidiens avec plus de résilience. Une transition éducative nécessaire Tout comme la transition écologique s’impose dans nos sociétés, nous avons également besoin d’une transition éducative. Dans son livre « Last Child in the Woods », Richard Louv décrit un « syndrome de manque de nature ». Il explore les effets négatifs du détachement croissant des enfants par rapport à la nature. Richard Louv souligne que, avec l’urbanisation croissante et l’augmentation du temps passé devant des écrans, les enfants ont de moins en moins l’occasion d’explorer et de jouer librement dans des environnements naturels. Il associe ce phénomène à divers problèmes physiques, émotionnels et comportementaux observés chez les enfants d’aujourd’hui. Cette approche renforce l’idée que faire classe dehors est non seulement bénéfique, mais surtout nécessaire dans un contexte éducatif où les enfants sont de plus en plus éloignés de la nature. De plus en plus d’enseignants, d’écoles hors contrat, d’associations et de structures privées émergent avec une ambition claire : tirer l’éducation vers l’extérieur, reconnecter les enfants avec la nature. Il s’agit d’un mouvement global qui fait écho à une prise de conscience générale : notre système éducatif actuel ne répond plus aux besoins des enfants et des jeunes. En intégrant l’éducation par la nature, en offrant la possibilité à nos enseignants de faire classe dehors, nous nous tournons vers une solution adaptée à notre époque. Une réponse au niveau scolaire qui chute En France, les dernières réformes éducatives ont souvent conduit à un nivellement par le bas. Les enseignants, surmenés, sous-estimés et parfois dévalorisés, peinent à offrir une éducation de qualité dans des classes surchargées. L’éducation par la nature offre une alternative précieuse. En transposant le programme scolaire à l’extérieur, en allant faire classe dehors, on sort du cadre rigide de la salle de classe et on donne aux enfants la liberté d’apprendre de manière autonome et active. Les bienfaits de la nature s’appliquent également aux adultes, qui n’en seront que plus sereins et épanouis. Faire classe dehors pour préparer les citoyens de demain L’éducation par la nature ne forme pas seulement de bons élèves, elle forme des citoyens du monde, conscients des enjeux environnementaux et motivés à protéger leur planète. L’une des caractéristiques essentielles de cette approche est qu’elle développe un lien profond avec la nature. Les enfants qui apprennent dehors comprennent le cycle des saisons, la fragilité des écosystèmes et l’interconnexion entre les êtres vivants. Ils apprennent à protéger leur environnement, en développant un respect naturel pour la biodiversité. Ces comportements acquis en bas âge les accompagneront tout au long de leur vie et feront d’eux des acteurs du changement environnemental. Faire classe dehors : un modèle qui a fait ses preuves à l’international En Scandinavie, les Forest Schools sont devenues un pilier de l’éducation et pour cause : des études montrent que les enfants qui passent une partie importante de leur journée en extérieur sont plus épanouis et plus performants à l’école. Ils bénéficient d’un cadre d’apprentissage moins stressant, mais tout aussi exigeant. Ce modèle, bien que souvent associé à des environnements ruraux, peut être adapté à tous les contextes. Que vous soyez en ville ou à la campagne, il est toujours possible d’utiliser des espaces naturels (jardins publics, petits parcs, cours de récréation végétalisées) pour faire classe dehors, appliquer cette pédagogie et offrir aux enfants une expérience éducative enrichissante. Assurer une transition sereine vers l’éducation par la nature Il n’y a pas de frein pour faire classe dehors Une des grandes réticences, pour les enseignants et les parents, est la peur de ne pas pouvoir mettre en place ce type de pédagogie. Pourtant, il n’y a pas

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  3. 09/28/2024

    Défi environnement : sensibiliser par le jeu avec Ma Petite Planète

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir de recevoir Léna Vialle, co-responsable du Pôle Scolaire chez Ma Petite Planète (MPP pour les intimes), une initiative que j’ai la chance de suivre de près depuis plusieurs années en tant qu’ambassadrice. MPP et mon blog sont nés à peu près en même temps, et c’est un bonheur de voir cette association se développer avec autant d’impact et de rayonnement, sensibilisant toutes les générations aux enjeux environnementaux à travers des défis ludiques. Depuis le tout début, j’ai eu énormément de plaisir à travailler avec Léna et toute l’équipe de Ma Petite Planète. Leur travail est tout simplement incroyable. Ce jeu de défi environnement permet d’aborder des sujets essentiels, comme la biodiversité, la réduction des déchets ou la consommation responsable, sans jamais culpabiliser mais en motivant à passer à l’action. Je participe personnellement quasiment à chaque édition en créant une ligue, et c’est toujours un moment de partage avec ma communauté. Dans cet épisode, Léna va revenir sur les origines de Ma Petite Planète, l’évolution de ce projet vers les écoles et les familles, et comment ils continuent à innover pour rendre l’écologie accessible à tous. Nous discuterons également des belles anecdotes vécues sur le terrain, des compétences que les enfants développent grâce à ce jeu, et des projets futurs de MPP. Et pour couronner le tout, Lena nous réserve quelques surprises avec des idées de défis un peu fous et inspirants ! Que vous soyez enseignant, parent, ou simplement curieux d’en savoir plus sur la manière dont l’écologie peut devenir un jeu pour sensibiliser les jeunes générations, cet épisode est fait pour vous. Bonjour Lena, pourrais-tu te présenter, nous expliquer ce qu’est Ma Petite Planète et nous dire comment est née cette belle initiative ? Je suis co-responsable du Pôle Scolaire. Ça fait 3 ans que je travaille au sein de l’association et je m’occupe aussi des partenariats et de la mobilisation de nos communautés. En quelques mots, l’association Ma Petite Planète (MPP pour les intimes) est née du constat selon lequel la sensibilisation via le jeu, c’est un bon moyen aujourd’hui d’aborder les enjeux environnementaux actuels sans faire culpabiliser, et pour pouvoir motiver les jeunes comme les moins jeunes à passer à l’action. Ça a commencé en 2020 avec les 3 cofondateurs Mathilde, Christian et Clément. Initialement, c’était pour les adultes, pour jouer en famille, entre amis. Ensuite, une version s’est développée pour les entreprises. C’est aussi notre modèle économique. C’est la version entreprise qui permet de proposer le jeu gratuitement. Il y a aussi une version scolaire sur laquelle on aura le temps de revenir, je pense, dans le cadre de cet échange. Pourquoi as-tu décidé de rejoindre l’aventure Ma Petite Planète ? J’ai rejoint MPP pour mon stage de fin d’études initialement. Et pourquoi ? Parce que j’avais besoin à la fois d’impact, de voir quelque chose de concret qui a un impact dans la vie de tous les jours, entre guillemets, et je voulais un travail en rapport avec mes valeurs. Donc c’était aussi important pour moi d’aborder l’écologie de manière positive, parce que je pense que c’est une bonne manière d’aborder le sujet. Ça me tient à cœur dans ma vie perso de montrer que l’écologie, ce n’est pas que des contraintes. Ça peut être fun. Ça peut être positif. Et enfin, je suis une grande compétitrice. J’aime beaucoup me challenger dans ma vie quotidienne, que ce soit dans le sport, mais aussi dans tout le reste. Donc d’avoir à la fois cet aspect écologie, challenge et éducation, c’était pour moi les trois piliers pour la recette parfaite ! Est-ce que tu pourrais nous en dire un peu plus sur l’édition scolaire ? Est-ce que tu peux nous dire quelle est la différence entre l’édition pour les particuliers et l’édition pour les scolaires ? Et comment est-ce que vous faites pour adapter chaque défi environnement que vous proposez aux enseignants, aux classes, aux élèves, aux parents, etc. En effet, la version adulte s’adresse à tout le monde qui voudrait participer en famille, ou avec ses amis. On a accès à une application. On est plus autonome, on voit tous les défis, on peut réaliser tous les défis qu’on veut pendant 3 semaines. Pour la version scolaire, elle est vraiment adaptée aux établissements. Il y a une possibilité de jouer de la petite section au lycée. C’est vraiment la différence principale : c’est un outil pédagogique. On met à disposition un outil qui fait le lien avec les programmes scolaires, avec les compétences. Les enseignants peuvent s’en saisir pour aborder plein de notions. Mais après, le principe global reste le même : le jeu dure 3 semaines. L’enseignant va animer le jeu au sein de sa classe à l’aide d’un outil qui est une application. Et c’est une bonne manière de commencer à aborder ce sujet avec plein de thématiques : la biodiversité, les déchets, la mobilité, l’alimentation. C’est pour ça aussi que les parents d’élèves, vous allez aussi être impliqués, puisque certains défis environnement peuvent être réalisés en dehors des temps de classe. C’est vraiment un outil, il n’y a aucune obligation. Les enseignants s’en saisissent de la manière dont ils le souhaitent. On a 2 éditions qui sont organisées par an : une en novembre et une en mars. On rassemble tous les élèves au niveau national sur ces temps donnés, parce qu’on joue beaucoup sur le côté force collective. C’est beaucoup plus motivant pour les jeunes de se dire qu’ils sont pleins à jouer partout en France et à l’étranger. Là, par exemple, la dernière édition, ils étaient 82 000 et ils ont fait plus d’un million de défis. Donc, je pense que c’est assez impactant pour eux de se rendre compte que même s’ils font trois, quatre, cinq défis, quand on additionne, l’impact, il est assez important. Quelles compétences espérez-vous que les participants développent grâce à ce défi environnement ? La majorité des défis permettent de travailler les 4 C : Communication, Créativité, esprit Critique et Collaboration. On essaie de faire un lien direct avec ces compétences qui me semblent assez centrales et transversales surtout. Ma Petite Planète Scolaire, c’est un outil pluridisciplinaire qui va pouvoir être utilisé dans le cadre de multiples enseignements. Plus spécifiquement, on a des défis qui permettent de travailler l’expression écrite, l’expression orale, des défis qui se font en équipe aussi, donc de travailler avec le collectif. Des défis qui permettent d’explorer sa curiosité sur différents sujets, la confiance en soi. On rend les élèves assez autonomes et on les place comme de vrais acteurs et actrices du changement. Au-delà des compétences, évidemment, l’acquisition de nouvelles connaissances pour mieux comprendre le monde qui nous entoure. Et tout ça dans un contexte ludique dans lequel on insiste sur la force du collectif. Aujourd’hui, comment les parents sont-ils impliqués dans ce projet ? Pour avoir suivi, l’évolution de Ma Petite Planète, la création de l’édition scolaire, l’évolution de l’application aussi, comment est-ce qu’aujourd’hui les parents sont impliqués dans ce projet-là ? Je sais qu’au début, ce n’était pas forcément facile, techniquement en tout cas, même au niveau des enseignants, de créer ce lien au sein de la classe, au sein de l’école, entre collègues, mais aussi d’impliquer les parents dans le projet. En effet, les parents ont leur rôle à jouer tout autant que les professeurs, parce que pas mal de défis sont à faire en dehors des temps de classe. Par exemple, cuisiner avec des légumes de saison, ça va être quelque chose qu’on va faire plutôt à la maison. Récemment, il y a eu un développement sur l’application qui permet aux parents d’élèves d’avoir accès directement à l’outil. Il y a un code de classe que les enseignants peuvent partager et les parents peuvent avoir accès à tous les défis avec leur explication. C’est vraiment une belle avancée pour nous, puisque les parents peuvent aussi monter en compétence, apprendre de nouvelles choses et surtout échanger avec leur enfant sur le temps familial. Du coup, la force du projet quand même, si on revient sur l’implication des parents, nous, les retours qu’on a en tout cas, c’est que ça a vraiment créé du lien au sein de la communauté éducative, que ce soit entre les élèves avec l’enseignant, mais aussi avec les parents d’élèves, puisque les parents peuvent envoyer les preuves de défi environnement aux enseignants. Par exemple, une petite photo du repas qui a été cuisiné. On a parfois des enseignants qui nous disent : « Je n’avais jamais été en contact avec les parents d’élèves, ils ne répondaient même pas. Et là, on se retrouve à avoir des mails ou des petits messages avec des éléments et les parents sont tout fiers d’envoyer les petites photos. » Donc, le rôle des parents est quand même assez important. Mais si les parents n’ont pas forcément envie de s’impliquer, l’enseignant peut quand même faire plein de choses en classe. On sait qu’il y a certains milieux où les parents ne sont pas forcément très investis et ce n’est pas grave. Les élèves pourront quand même faire les défis en classe. Est-ce que tu pourrais partager avec nous une anecdote marquante que tu as pu vivre avec les enfants à travers un challenge MPP ? C’est difficile d’en choisir une parce que franchement, on reçoit beaucoup de photos, beaucoup d’anecdotes. C’est un plaisir de vo

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  4. 09/17/2024

    Bienfaits de l’école dehors : 8 avantages inattendus qui changent tout !

    Mes enfants ont la chance d’être dans une école qui touche la forêt. Pourtant, malgré cette situation idéale, rares sont encore les maîtresses à y pratiquer l’école dehors. C’est bien dommage, surtout quand on connaît tous les bienfaits de l’école dehors ! Heureusement, nous sommes de plus en plus nombreux à tenter l’expérience et emmener les enfants apprendre en plein air ! Evidemment, ce n’est pas si simple. Faire classe dehors ne se résume pas à simplement lâcher les enfants en forêt. Pour que l’école dehors soit pleinement bénéfique, il est essentiel d’adopter la bonne pédagogie, d’ajuster ses supports, de connaître les règles en matière d’administration et de sécurité, et surtout, d’adapter sa posture d’accompagnant. Les bienfaits de l’école dehors sont aujourd’hui scientifiquement prouvés et reconnus pour leur impact positif sur le développement global des enfants. Je vous propose donc d’explorer ensemble tout ce que l’école dehors peut leur apporter ! Vous allez voir que certains avantages sont même plutôt… inattendus ! J’espère qu’en prenant conscience de l’étendue des bénéfices que propose l’école dehors, tous les parents, enseignants et même les enfants auront envie d’aller apprendre dehors plus souvent ! Les bienfaits de l’école dehors : une base solide pour le développement de l’enfant Avant d’entrer dans les détails des avantages inattendus, il est important de rappeler que l’éducation par la nature repose sur des fondations solides. Les bienfaits de l’école dehors touchent à TOUS les aspects du développement de l’enfant et sont aujourd’hui bien documentés. Compétences cognitives : Lorsque les enfants sont en contact direct avec la nature, leur curiosité s’éveille et leur envie d’apprendre grandit. L’apprentissage en plein air expose les enfants à des situations réelles, souvent complexes, qui stimulent leur réflexion, leur concentration et leur créativité. Imaginez un enfant qui observe un insecte : il commence à poser des questions, mène sa propre enquête et enrichit ainsi son vocabulaire et sa compréhension du monde naturel ! Santé physique et activité : L’un des grands bienfaits de l’école dehors est d’encourager les enfants à bouger. Courir, grimper, manipuler des objets naturels… Toutes ces activités contribuent à un développement physique équilibré. De plus, le simple fait d’être dehors améliore le système immunitaire des enfants et favorise une meilleure santé globale. Même leur alimentation en profite : se reconnecter à la nature les amène à mieux comprendre l’origine de leur nourriture et à faire des choix plus sains. Compétences sociales : En extérieur, les enfants apprennent à communiquer, à partager et à résoudre des conflits de manière plus naturelle. L’école dehors offre un cadre où ils peuvent interagir avec leurs pairs de manière moins formelle, tout en ayant la possibilité de s’isoler si besoin. Cette flexibilité dans les interactions sociales favorise un meilleur équilibre et des relations plus harmonieuses. Bien-être émotionnel : Le contact avec la nature a un effet apaisant sur les enfants. Ils apprennent à réguler leurs émotions de manière plus naturelle, renforçant ainsi leur confiance en eux et leur sentiment de bien-être général. Conscience écologique : Ça coule de source, mais c’est important de le rappeler : en étant régulièrement en contact avec la nature, les enfants développent une conscience écologique. Ils apprennent à aimer, respecter et protéger leur environnement. L’un des bienfaits de l’école dehors est de les sensibiliser dès le plus jeune âge aux enjeux écologiques, ce qui les incite à adopter des comportements durables de manière naturelle. Amélioration de la myopie et autres bienfaits de l’école dehors surprenants pour la santé Nous venons de le voir, les bienfaits de l’école dehors sur la santé des enfants est indéniable. Mais il y a un aspect que j’ai trouvé assez inattendu, qui concerne la vision des enfants. Saviez-vous que passer du temps en plein air peut aider à ralentir, voire à inverser, la progression de la myopie ? Je trouve ça incroyable, mais quand on sait pourquoi, ça semble logique. En effet, des études ont montré que l’exposition à la lumière naturelle et le fait de regarder au loin (vers l’horizon) contribuent à réduire la fatigue oculaire. En passant du temps dehors, les enfants sont naturellement amenés à lever les yeux, ce qui leur permet de soulager leurs yeux tout en profitant du paysage. Et ce n’est pas tout. Parmi les autres bienfaits de l’école dehors, on trouve la réduction des allergies, grâce à une exposition régulière aux allergènes dans un environnement naturel. De plus, l’absence de mobilier scolaire traditionnel améliore la posture des enfants, réduisant ainsi les risques de douleurs dorsales et de troubles musculo-squelettiques. Idée d’activité : Pour maximiser ces bienfaits, pourquoi ne pas organiser une activité autour de l’observation des oiseaux ? Les enfants pourront ainsi explorer leur environnement tout en levant le nez, en projetant leur regard au loin, et ainsi prendre soin de leur posture et de leurs yeux ! Accroissement de la motivation intrinsèque à apprendre L’un des aspects les plus merveilleux de l’éducation par la nature est l’accroissement de la motivation intrinsèque à apprendre chez les enfants. En effet, le cadre naturel stimule leur curiosité et leur envie d’apprendre de manière beaucoup plus spontanée et authentique. Loin de la pression et des contraintes d’un cadre scolaire traditionnel, l’apprentissage en plein air devient une aventure passionnante et pleine de découvertes. Cette motivation naît de la liberté de choix que les enfants ont en nature, du jeu libre, et du lien direct entre eux et les sujets qu’ils explorent. Lorsqu’ils découvrent par eux-mêmes des concepts ou des phénomènes naturels, ils ont envie d’en savoir plus, ce qui les pousse à approfondir leurs connaissances avec enthousiasme. Idée d’activité : Pour mettre en œuvre ces bienfaits de l’école dehors et encourager cette motivation, vous pouvez proposer une activité d’exploration autonome, comme la recherche et l’identification de plantes ou d’insectes. Les enfants pourront ainsi suivre leur curiosité naturelle tout en développant leurs compétences d’observation et d’analyse. Pour cette idée, le Kit sur les insectes « De l’infiniment grand à l’infiniment petit » est là pour vous accompagner. Fiches explicatives, expériences scientifiques, jeux, activités créatives… et escape game, vous n’avez plus à vous laisser porter ! (Mon petit doigt me dit que ce kit est aussi dans l’abonnement !) Amélioration de la gestion des émotions Parmi les bienfaits de l’école dehors, l’amélioration de la gestion des émotions est souvent sous-estimée. Et pourtant, l’environnement naturel offre un cadre idéal pour aider les enfants à mieux comprendre et gérer leurs émotions. Le bruit de l’eau, le vent dans les arbres, le chant des oiseaux… Tous ces éléments ont un effet apaisant qui permet aux enfants de se recentrer et de trouver un équilibre émotionnel. En apprenant à réguler leurs émotions dans un cadre naturel, les enfants deviennent plus résilients face aux défis de la vie quotidienne. Ils développent aussi une meilleure capacité à exprimer leurs sentiments de manière constructive, ce qui les aide à grandir en confiance et en sérénité. L’auto-évaluation est très intéressante à pratiquer en école dehors. En fin de séance par exemple, chaque enfant peut partager ses apprentissages, ses ressentis, ses observations… et aussi ses émotions. En prenant du recul sur ce qu’il vient de vivre et en apprenant à écouter les retours de ses camarades, l’enfant prend l’habitude de s’exprimer en public et d’écouter les autres le faire également. Idée d’activité : Pour favoriser cette gestion des émotions, vous pouvez proposer une activité de méditation guidée en pleine nature ou organiser une marche silencieuse. Ces moments de calme permettent aux enfants de se reconnecter avec eux-mêmes et de mieux comprendre leurs émotions. Renforcement des capacités de coopération Un autre bienfait de l’école dehors plutôt inattendu est le renforcement des capacités de coopération. En effet, les activités en plein air nécessitent souvent un travail en équipe, ce qui encourage les enfants à collaborer et à communiquer efficacement. Que ce soit pour construire un abri ou organiser une chasse au trésor, ils apprennent à travailler ensemble, à partager leurs idées et à résoudre des problèmes collectivement. Ces expériences en extérieur renforcent non seulement les compétences sociales des enfants, mais aussi leur esprit d’équipe. Ils apprennent à se faire confiance, à soutenir les autres et à apprécier le travail collectif, des compétences qui leur seront précieuses tout au long de leur vie. Idée d’activité : Une activité collaborative comme la construction d’un abri avec des branches et des feuilles est idéale pour renforcer ces capacités de coopération. Les enfants doivent travailler ensemble, partager leurs idées et trouver des solutions collectives, ce qui renforce leur esprit d’équipe. Développement de l’autonomie et de la prise de décision Le développement de l’autonomie et de la prise de décision fait aussi partie des incroyables bienfaits de l’école dehors. Lorsqu’ils sont en plein air, les enfants sont souvent confrontés à des situations où ils doivent prendre des décisions par eux-mêmes. I

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  5. 09/06/2024

    Comment utiliser les huiles essentielles sereinement ?

    Dans cet article, couplé à un épisode de podcast, j’ai le plaisir d’être accompagnée par Magali Bruhat. Si vous ne la connaissez pas encore, préparez-vous à être émerveillés ! Magali est une véritable magicienne des temps modernes. Elle possède une expertise unique dans l’accompagnement des femmes, et plus particulièrement des mamans, pour les aider à exploiter tout leur potentiel. Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble comment utiliser les huiles essentielles et leurs super pouvoirs ! Au cours de notre discussion, je me suis sentie comme une apprentie sorcière découvrant un monde fascinant de potions magiques. Les huiles essentielles ont été une véritable révélation pour moi, non seulement en tant que maman, mais aussi en tant que femme, et j’espère que cette conversation avec Magali aura le même effet sur vous. Cet épisode est un peu plus long que d’habitude, mais c’est parce qu’il est d’une richesse… J’ai hâte d’avoir vos retours sur toute la valeur qu’il contient ! C’est une véritable masterclass à lui seul ! Ensemble, nous abordons donc les idées reçues sur les huiles essentielles, la manière de les choisir et de les utiliser correctement, les pièges à éviter, et surtout, leurs incroyables bienfaits sur tous les aspects de la vie de famille, aussi bien sur le corps que sur l’esprit. Magali y distille (c’est le cas de le dire) plein de pépites hyper personnalisées. Je suis sûre que tout le monde y trouvera son bonheur ! Bref, installez-vous confortablement, préparez de quoi prendre des notes, et laissez-vous emporter par cette conversation passionnante avec Magali Bruhat ! Magali, peux-tu te présenter ? Moi c’est Magali Bruhat, j’accompagne aujourd’hui les mamans à vivre la vie la plus épanouie possible pour elle, en éliminant tout ce qui les empêche de briller dans leur quotidien : sur le plan physique / matériel (cosmétiques, produits d’entretien), émotionnel (les émotions qui nous empêchent d’avancer pleinement dans nos vies) et mental (cette petite voix qui nous dit qu’on n’est pas capable, qu’on n’y arrive pas). J’accompagne les mamans à sortir tout ça de leur vie pour pouvoir vivre une vie dans laquelle elles sont à 100% elles-mêmes et épanouies. Quel est le déclic qui t’a poussé à t’intéresser aux huiles essentielles ? Je suis tombée dans les huiles essentielles il y a plus de 20 ans, quand j’étais toute jeune, car j’étais très migraineuse à l’époque. C’est en apprenant comment utiliser les huiles essentielles que j’ai fait un premier pas vers un mieux-être. Ça m’a donné envie de mieux comprendre comment elles fonctionnent. Donc je me suis beaucoup formée à l’époque. Je n’étais pas complètement OK avec ce que ça m’apportait dans mon quotidien. J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose pour être pleinement dans leur utilisation. Ce déclic m’est arrivé quand j’étais enceinte de mon fils, mon plus grand (qui a 8 ans maintenant). Je me suis rendue compte que pour les bébés, on fait beaucoup de produits loin d’être « clean » pour eux. J’ai eu envie de me former encore plus sur l’aromathérapie familiale. Pour être capable d’accompagner mes enfants en utilisant le moins de produits chimiques possible. Il y a vraiment eu un déclic pour moi : les huiles essentielles sont devenues plus seulement des accessoires mais un mode de vie. Aujourd’hui, des huiles essentielles il y en a partout dans notre quotidien. On les utilise tout le temps et c’est vraiment devenu une habitude. C’est quoi une huile essentielle ? Comment sont-elles fabriquées / produites ? Une huile essentielle c’est issu d’une plante. Ça peut être la fleur, la feuille, la racine. On distille aussi de la résine, des fruits (distillation un peu différente). On va faire de la distillation par vapeur : on met dans une cuve, la vapeur d’eau va emmener et en refroidissant, on va récupérer d’un côté l’hydrolat et le surnageant va être l’huile essentielle. C’est la distillation la plus connue. Concernant les agrumes, on fait de la distillation à froid : on presse la peau pour récupérer les huiles essentielles. Comment utiliser les huiles essentielles pour une action sur notre corps et notre esprit ? Les huiles essentielles vont agir de plusieurs manières. Ce sont des composés volatiles, qui vont pouvoir interagir notamment avec notre système nerveux, nos récepteur olfactifs, modifier les neurotransmetteurs (ce qui fait la communication dans notre corps : en fonction des huiles, on va pouvoir agir là-dessus aussi). Ça peut aussi venir agir sur les bactéries. Ça va agir sur tous les niveaux du corps, en fonction des propriétés de chaque huile essentielle. Les 3 voies d’administration principales pour savoir comment utiliser les huiles essentielles sont : Cutané : sur la peau, diluées ou non Olfactif : quand on diffuse ou qu’on respire le flacon Interne : quand on ingère les huiles essentielles. Certaines huiles essentielles sont dermocaustiques : elles vont chauffer plus ou moins fort en fonction de l’huile et de la quantité d’huile. Ça ne veut pas dire qu’on ne va pas utiliser ces huiles essentielles sur la peau, ça veut dire qu’on va plus les diluer. C’est le cas de l’origan, de la cannelle, qu’on va diluer dans une huile végétale pour les appliquer sur la peau. Les huiles dermocaustiques de façon générale, on ne va pas les utiliser chez l’enfant.   Quelle est l’erreur la plus courante avec les huiles essentielles ? Pour moi, il y en a 2 : Utiliser les huiles essentielles sans trop savoir ce qu’on fait : soit les utiliser en trop grande quantité, soit d’une façon qui n’est pas appropriée. Acheter des huiles essentielles comme on achète du pain, parce qu’une huile essentielle de mauvaise qualité est dangereuse : elle peut provoquer des réactions allergiques, des réactions assez fortes au niveau de la peau notamment. C’est aussi un vrai problème, car aujourd’hui, des huiles essentielles on en trouve partout. Au prix où c’est vendu, il faut vraiment se poser la question de ce qu’il y a dans le flacon. Parce qu’une huile essentielle, comme on le disait tout à l’heure, c’est la distillation d’une plante, mais pour que cette plante soit distillée, il faut déjà que quelqu’un l’ait cueilli. Prenons l’exemple de la rose : c’est cueilli le matin, uniquement les pétales et c’est cueilli à la main. Il faut une très grande quantité de pétales pour faire 5ml d’huile essentielle de rose. Dans certains magasins, toutes les huiles sont au même prix. Autant vous dire que vendre de la rose au même prix que la lavande ou que l’orange, il y a quelque part quelque chose qui ne va pas. Ce n’est pas possible que tout soit au même prix. Ce n’est pas du tout le même procédé de fabrication, que le même coût de fabrication. Donc le prix à la fin ne peut pas être le même. Par exemple, l’huile essentielle de sapin Douglas, c’est du recyclage qui est effectué de l’industrie du bois, donc forcément le prix est moins élevé que l’huile essentielle de rose, où la main d’œuvre doit aller cueillir à la main. Si on est logique, ce prix est sensé se répercuté sur le flacon. Logiquement, la personne qui est au tout début de la chaîne est sensée être rémunérée pour son travail à sa juste valeur. Quand on est sur des huiles qui ont toutes le même prix, soit les personnes ne sont pas payées correctement (ce qui est fort possible, puisque les huiles essentielles sont beaucoup produites dans les pays du tiers-monde), soit ce n’est pas de l’huile essentielle qui est dans le flacon (il y a une grande chance que ça soit le cas), soit il y a un problème quelque part. En tant que consommateur, comment fait-on pour s’y retrouver ? Le prix est une bonne alerte. Ensuite, on peut enquêter : Aller chercher la marque sur Internet. Regarder à quel point elle est transparente sur son travail, où elle récolte, comment elle travaille, est-ce qu’il y a des grossistes (entre le moment où c’est récolté et mis en flacon), car quand on a des grossistes (comme dans la grande distribution) on est jamais sur de la qualité extraordinaire, on a une énorme perte de traçabilité. On regarde si c’est distillé sur le lieu de culture quand il s’agit de culture fragile. Quand il y a une semaine d’écart en la cueillette et la distillation, quand c’est de la résine, ce n’est pas très grave, il n’y a pas vraiment de conséquence, mais si c’est du romarin, forcément on perd une partie des données en cours de route. N’hésitez pas à envoyer des mails à la marque qui vous intéresse, pour savoir comment elle travaille. Sa réponse sera déjà assez claire. Si on ne vous répond pas : méfiance ! Si on vous répond, mais qu’on ne vous donne pas toutes les informations : méfiance aussi ! Avez-vous accès à tous les tests qui sont réalisés sur les huiles essentielles ? Ça aussi, c’est hyper important. On a de grandes capacités à frelater les huiles essentielles (mettre des produits chimiques dedans). C’est difficile de les détecter. Par contre, notre corps, lui, il est carrément capable de les détecter. Donc il ne va pas du tout traiter ces huiles essentielles de la même manière qu’une huile essentielle pure. Il faut des tests très pointus et à plusieurs niveaux : sur la plante avant distillation, après distillation, quand c’est mis en cuve et quand c’est mis en flacon. Ce n’est pas le cas de toutes les marques. Il y a beaucoup de marques qui ne font qu’un test après distillation. Sauf qu’une fois que c’est distillé, quand ça va notamment chez d

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  6. 07/22/2024

    Écoanxiété : 5 astuces pour en faire une alliée de choc !

    L’actualité évolue, le réchauffement climatique accélère et les consciences s’éveillent. Nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir une inquiétude face aux problématiques environnementales. Dans quel état sera notre planète dans quelques dizaines d’années ? Quel avenir ont nos enfants dans ce monde qui change si vite ? Qu’est-ce que l’écoanxiété ? Comment se manifeste-t-elle ? Quelles en sont les conséquences ? Mais surtout, comment s’apaiser, la surmonter et en faire une alliée de choc pour ne pas tomber dans l’immobilisme ? C’est à toutes ces questions que nous allons répondre ensemble pour passer à l’action et accompagner nos enfants sereinement dans leur sensibilisation ! C’est quoi l’écoanxiété ? Ecoanxiété adaptative et pathologique L’écoanxiété est le stress lié à la prise de conscience des bouleversements environnementaux actuels et à venir. On peut distinguer l’écoanxiété adaptative et l’écoanxiété pathologique. La première est une réaction adaptative face à un monde qui ne va pas bien. On prend conscience de cette situation et de qui se profile, puis on finit par surmonter cette angoisse (ou bien l’ignorer) pour passer à l’action (ou reprendre le cours de notre vie). L’écoanxiété pathologique, quant à elle, s’inscrit dans une vision plus systémique, plus globale du monde et de ses enjeux. C’est pourquoi elle touche principalement les adultes et les adolescents. Elle va être beaucoup plus intense. Elle va représenter une réelle souffrance pour les personnes concernées, avec de fortes remises en question. Ici, nous allons essentiellement nous concentrer sur la forme adaptative, celle que nous allons surmonter pour passer à l’action ! Une émotion ambivalente Cette écoanxiété est très perturbante du fait de son caractère ambivalent. En effet, en prenant conscience du contexte environnemental actuel et à venir, on se rend compte qu’on est à la fois victimes ET coupables… La bonne nouvelle, qui peut nous aider à sortir de ce double ressenti, c’est que nous sommes aussi à la fois le problème ET la solution ! Comment se manifeste-t-elle ? Chez l’adulte, chez l’adolescent et chez l’enfant ? Chez l’adulte, l’écoanxiété va se manifester par des peurs, des angoisses, des questionnements et des remises en question. Parfois même une paralysie, qui va pousser à l’inaction, à ignorer cette situation effrayante.Chez l’enfant, les symptômes sont plus complexes, car tout petits, ils ne savent pas toujours mettre des mots sur leurs ressentis. On peut observer des maux de ventre, des questionnements, de la peur. Il peut aussi mettre en place une forme de rejet envers cet environnement qui lui fait peur : ne plus vouloir aller se balader en forêt, de peur de l’abîmer encore plus. Mais rassurez-vous ! Si les enfants sont sensibilisés avec bienveillance, qu’on ne leur dévoile pas toutes les facettes de ces dérèglements environnementaux, ils auront une prise de conscience douce et sereine. A partir du moment où ils vont comprendre comment ça se passe, pourquoi la planète va mal et qu’on va leur montrer que des solutions existent, ils vont beaucoup plus facilement surmonter cette écoanxiété que les adultes et passer à l’action ! 1.      L’écoanxiété comme signe d’espoir et non une fin en soi Il faut prendre conscience que l’écoanxiété n’est pas une maladie. C’est un état de conscience, finalement une émotion comme les autres. Quand on prend conscience que la planète ne va pas bien, l’écoanxiété est en quelque sorte un passage obligé, à partir du moment où la situation ne nous laisse pas insensible ! Cette écoanxiété est donc plutôt bon signe, que quelque chose se passe, la preuve d’une réaction ! On peut ainsi la voir comme un signe d’espoir et d’empathie. Prenons un exemple ! A l’image de l’homme des cavernes, qui a su utiliser sa peur des bêtes sauvages pour mettre en place des solutions pour se protéger : feu, grottes, pièges…, nous pouvons utiliser cette angoisse pour chercher des solutions et évoluer ! 2.      Déculpabiliser, accepter l’ambivalence de nos gestes Souvent, en prenant conscience de la situation environnementale, on a envie de bousculer nos habitudes, de tout changer immédiatement ! On rejette tout ce qui comporte du plastique, on bannit les emballages, on ne veut plus prendre la voiture… C’est normal, mais malheureusement, on va rapidement déchanter, car de nouvelles habitudes ne sont pas si simples à ancrer dans notre quotidien. Et cette bonne volonté peut rapidement fondre comme neige au soleil. En effet, on dit qu’il faut en moyenne 21 jours pour installer une nouvelle habitude. Alors, dans cette démarche de transition écologique, il faut aussi accepter l’ambivalence de nos gestes, le fait de ne pas faire tout bien tout de suite. Accepter d’être en transition ! C’est en avançant pas à pas que nous allons mettre en place de nouvelles habitudes sur le long terme ! N’oublions pas que nous vivons dans une société fiduciaire, une société de consommation dans laquelle nous avons forcément besoin de nous déplacer, de consommer (des produits, de l’énergie…), de communiquer…   3.      Surmonter son écoanxiété d’adulte pour accompagner sereinement son enfant Avant de commencer à sensibiliser son enfant, il est important de s’apaiser, d’accepter que le monde est tel qu’il est et que la transition prendra du temps. Une fois rassurés, nous serons plus à-mêmes de sensibiliser nos enfants avec bienveillance en leur transmettant de l’espoir et une envie d’action ! Voici déjà quelques chiffres rassurants et encourageants pour vous aider surmonter cette écoanxiété. Des chiffres qui montrent que les actions menées pour l’environnement sont efficaces, qu’il suffit de s’y mettre ! -28% d’émissions de gaz à effet de serre en 29 ans (1990-2019), 19% de notre énergie provient d’une source renouvelable : chiffre en hausse constante, +75% de pistes cyclables ces dernières années, -10% de consommation de chauffage en 20 ans, +80% de collecte sélective depuis 2000, 55,7 milliards d’euros : budget en hausse en faveur de l’environnement. A travers ces chiffres, on voit que les habitudes changent, que des actions se mettent en place et portent leurs fruits ! Si ça ce n’est pas une bonne nouvelle ! 4.      Passer à l’action ! 2 étapes indispensables Le remède à l’écoanxiété est donc l’action ! A partir du moment où on se met en mouvement, on se sent acteur de son destin, on fait notre part et on se sent moins coupables ! Le premier volet de ce passage à l’action va être l’information. Adultes comme enfants (j’insiste sur ce point, car les enfants vont avoir autant besoin de comprendre pour pouvoir agir !), il est important d’avoir une information complète pour comprendre comment notre environnement fonctionne, ce qui cloche et ce que nous pouvons faire pour l’aider. Pour les enfants, il va donc falloir leur fournir des informations à leur portée, à la fois claires, précises et adaptées à leurs âges. Un exercice intéressant pour un enfant (comme pour un adulte d’ailleurs) est de réfléchir à notre propre impact, de manière ludique et sans culpabiliser. Prenons l’exemple d’un jouet qui lui ferait très envie, neuf dans son emballage. On peut lui expliquer que cet emballage va aller à la poubelle, qu’il sert à protéger le jouet, mais qu’il ne sert finalement qu’à ça. Que le jouet a nécessité des matières premières et de l’énergie pour être fabriqué, puis transporté. Alors, que peut-on faire ? On peut décider de consommer autrement ! Il y a peut-être un autre enfant qui ne se sert plus du même jouet, mais qui reste en bon état ! Cela évite d’en fabriquer un neuf, de jeter un nouvel emballage… Un geste tout bête pour la planète ET pour le portefeuille ! 5.      Transmettre le flambeau à nos enfants, sans écoanxiété ! Nos enfants sont les citoyens de demain, ceux qui prendront les décisions capitales pour l’avenir de notre planète. Il est donc essentiel de les sensibiliser à ces thématiques environnementales dès le plus jeune âge (à leur niveau bien sûr !). Ils auront ainsi toutes les cartes en main pour se construire un avenir durable ! En leur montrant l’exemple, les enfants reproduisent automatiquement nos actions par mimétisme. Le recyclage par exemple, c’est tout naturel pour eux. Mais avons-nous pris le temps de leur expliquer pourquoi ? Ce qui se passe après que la poubelle ait été ramassée ? En comprenant ça, l’enfant aura conscience de son geste et des solutions possibles ! C’est ainsi qu’il pourra inventer les siennes ! Mais l’imitation a malheureusement ses limites. Une étude a démontré que l’impact positif sur les comportements des petits gestes du quotidien n’est que de 2%… Par contre, le simple fait de se connecter à la nature, d’apprendre à nos enfants à la comprendre et à la respecter, a un impact positif sur les comportements à hauteur de 69% ! Alors, c’est parti, tous en forêt, avec des supports pédagogiques adaptés à l’âge pour comprendre comment ça fonctionne !!!   Pour aller plus loin, vous pouvez aussi découvrir l’article : « 4,5 raisons de sensibiliser nos enfants à l’environnement dès le plus jeune âge » : JUSTE ICI ! The post Écoanxiété : 5 astuces pour en faire une alliée de choc ! first appeared on Faire découvrir l'écologie aux enfants. L’article Écoanxiét

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  7. 06/17/2024

    Eco-geste : est-ce vraiment utile ?

    Vous avez sans doute déjà tous entendu cette petite phrase « Il n’y a pas de petit geste », ou encore « Chaque geste compte ». Éteindre la lumière en quittant une pièce, trier ses déchets, opter pour des transports en commun ou réduire sa consommation de viande sont autant de petites actions que nous pouvons intégrer facilement dans notre quotidien. Chaque geste est ce que l’on appelle un « éco-geste ». Ils visent à réduire notre empreinte écologique et à préserver notre planète. Cependant, alors que les catastrophes naturelles se multiplient et que les rapports scientifiques se font de plus en plus alarmants, une question persiste : ces éco-gestes sont-ils vraiment efficaces face à l’ampleur des défis environnementaux ? Peuvent-ils véritablement contribuer à inverser la tendance du réchauffement climatique, ou ne sont-ils qu’une goutte d’eau dans l’océan ? Cette question cruciale divise les experts et les citoyens. D’un côté, les éco-gestes sont présentés comme des solutions simples et accessibles pour chacun d’entre nous, nous permettant de participer activement à la protection de l’environnement. D’un autre côté, certains argumentent que ces actions individuelles sont dérisoires face aux problèmes globaux tels que la déforestation massive, la pollution industrielle ou les émissions de gaz à effet de serre à grande échelle. Alors, pour vous, un éco-geste, c’est une simple action anodine ou un véritable levier de changement ? C’est ce que je vous propose d’explorer ensemble, afin de vous faire votre propre opinion… Qu’est-ce qu’un éco-geste ? Un éco-geste est un geste écologique, une action individuelle ou collective qui vise à réduire notre impact sur l’environnement. Ces gestes peuvent être simples et ancrés dans nos habitudes, comme éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, mais ils peuvent aussi être plus complexes comme changer de banque ou se tourner vers des énergies renouvelables par exemple. Ils demandent alors un effort supplémentaire. Pourquoi est-ce qu’on en parle de plus en plus ? Ces dernières années, les éco-gestes ont gagné en popularité pour plusieurs raisons : Déjà parce qu’il y a une sorte de prise de conscience collective, grâce aux médias, les gens sont de plus en plus sensibles à leur impact sur la planète. Ensuite, parce qu’on commence à être touchés de plein fouet par des événements climatiques extrêmes : canicules, incendies, inondations… ce fameux réchauffement climatique devient tangible et on se rend compte qu’il nécessite des actions concrètes. L’émergence des réseaux sociaux, qui créé une espèce de pression sociale pour adopter certains éco-gestes. Il y a aussi, mine de rien, des réglementations qui sont mises en place par les gouvernements. Des systèmes de subventions ou de pénalités pour encourager les écogestes. Le fait aussi que les alternatives durables deviennent de plus en plus accessibles et faciles à adopter. Les consommateurs, qui se rendent compte qu’ils ont un véritable pouvoir collectif pour guider les entreprises vers la production de produits et services plus écologiques. Eco-geste : juste une goutte d’eau dans l’océan face aux grands défis environnementaux ? C’est vrai que quand on prend chaque éco-geste isolément, il peut sembler dérisoire face à l’ampleur des défis environnementaux mondiaux que nous avons à surmonter, comme la perte de biodiversité, le dérèglement climatique, la pollution à grande échelle. Finalement, prendre ma douche en moins de 2 minutes et éteindre mes appareils en veille ça semble insignifiant ! Les problèmes vont bien au-delà de ça et nécessitent des actions coordonnées à grande échelle, qui impliquent des politiques gouvernementales, des innovations technologiques et des changements systémiques dans l’industrie et l’économie. Quels rôles jouent les éco-gestes ? On peut donc se demander quels rôles jouent réellement les éco-gestes. Explorons chacune de leur utilité ensemble, afin de mieux comprendre et de savoir s’ils sont vraiment utiles. Prise de conscience et éducation En adoptant des pratiques durables au quotidien, les gens deviennent plus conscients de l’impact de leurs actions et plus susceptibles de soutenir des changements plus larges. Changement culturel Chaque éco-geste contribue à un changement culturel, où les pratiques durables deviennent peu à peu la norme. Et finalement, nos éco-gestes influencent aussi les politiques publiques et les pratiques commerciales. L’effet cumulatif des éco-gestes Chaque action individuelle peut sembler petite, mais lorsque des millions de personnes adoptent un éco-geste, les changements deviennent significatifs. On l’a vu en 2022 en France, suite à l’appel massif à baisser son chauffage d’au moins 1 degré, on a baissé notre consommation d’énergie d’un peu plus de 10% ! Chaque éco-geste est le prélude à des changements plus importants Ces changements de comportement à petite échelle sont en fait le prélude à des changements plus importants. On prépare le terrain pour des mesures plus ambitieuses. Enfin, j’espère ! L’éco-geste : le meilleur remède contre l’éco-anxiété Et puis, il ne faut pas oublier que l’action est le meilleur des remèdes contre l’éco-anxiété. Faire un éco-geste permet aux individus de se sentir acteurs, et d’avoir un sentiment de contrôle et d’espoir. Les éco-gestes les plus impactants et faciles à adopter Certains éco-gestes peuvent avoir un effet significatif sur la réduction de notre empreinte carbone individuelle. Observons ensemble ceux qui peuvent avoir le plus d’impact. Déjà, au niveau des transports. L’avion est généralement ce qui plombe le plus notre empreinte carbone. Quand on privilégie des moyens de transport à faible émission, on réduit considérablement notre impact : le vélo, la marche, les transports en commun… Mettre un stop pub : chaque foyer reçoit 40kg de publicités chaque année, qui finissent à la poubelle. Un éco-geste simple, mais efficace ! La consommation d’énergie est aussi un bon levier : ça passe par l’isolation de son domicile pour éviter les déperditions de chaleur, par éteindre les appareils électriques quand on ne les utilise pas, par l’installation d’ampoules à faible consommation, par choisir des appareils électroménagers à forte efficacité énergétique, par changer de fournisseur d’énergie pour une électricité verte. Au niveau de l’alimentation : consommer local et de saison (plutôt que des produits qui arrivent par avion), lutter contre le gaspillage alimentaire, diminuer la consommation de viande, en particulier de bœuf et de porc, qui ont un impact environnemental élevé, acheter en vrac pour réduire les emballages. Economiser l’eau, utiliser l’eau de pluie. Consommer différemment : avec moins, mais mieux ; se poser la question de la réelle utilité des choses. Privilégier l’occasion, la seconde main. Privilégier les entreprises locales et engagées. Opter pour des produits réutilisables plutôt que jetables. Numérique : rationnaliser notre utilisation. Et enfin, faire rayonner cette démarche, en parler autour de soi, convertir les autres, voire s’engager pour l’environnement. Certains éco-gestes peuvent-ils être contre-productifs ou avoir des effets secondaires négatifs sur l’environnement ? Certains éco-gestes nous déculpabilisent et nous poussent à consommer différemment, mais génèrent des effets négatifs qui ne sont pas immédiatement évidents. Il y a par exemple l’effet rebond : l’amélioration de l’efficacité énergétique d’un appareil conduit parfois à l’augmentation de son utilisation. Le recyclage nous pousse à nous dire : « c’est pas grave », cet emballage est recyclable. Mais il ne faut pas oublier que le recyclage n’est pas la solution miracle. Le fait de recycler est très gourmand en énergie et en eau, a un impact parfois similaire à la production de nouveaux matériaux, et surtout tous les matériaux sont encore loin d’être en réalité tous recyclés. Il faut se dire qu’un bon déchet est un déchet qui n’existe pas ! On prône la réparabilité, mais ce n’est pas toujours accessible. Il faudrait s’atteler à faire renaître ce savoir-faire pour que la réparation devienne systématique. Les bioplastiques ne sont pas tous biodégradables. Les voitures électriques : meilleures en termes d’émissions, mais se pose toujours la question de la production et de la fin de vie des batteries. On prône aussi beaucoup la consommation d’aliments locaux VS aliments importés, mais en fonction de leurs méthodes de cultures, certains aliments importés ont parfois une empreinte carbone moins élevée que des aliments locaux. Donc faire attention au mode de culture local. Certains labels dont les critères ne sont pas compliqués à réaliser, donc ne sont pas fiables. Il y a souvent derrière ces labels une question de subvention, d’argent, donc de business (du greenwashing quoi !). Comment faire la distinction entre un véritable éco-geste et une simple action marketing (greenwashing) ? Malheureusement, il y a d’un côté l’économie et d’un autre l’écologie. Et il est souvent difficile de faire rimer ces 2 mots ! Pour réussir à faire la distinction entre un véritable éco-geste et démasquer les techniques de greenwashing, il faut adopter une approche critique et chercher à s’informer. Par exemple, quand on est face à des entreprises qui communiquent des informations vagues ou manquent de transparence, on peut être sûrs qu

    15 min
  8. 06/04/2024

    Sevrage du sucre : est-ce vraiment une drogue ?

    Aujourd’hui, nous allons explorer un sujet brûlant, souvent débattu, sur lequel nous sommes nombreux à faire l’autruche. Pourtant, c’est aujourd’hui une vraie question de santé publique. On entend partout que le sucre est dangereux pour la santé, pourtant notre corps en a besoin pour vivre. En effet, les glucides sont notre principale source d’énergie. Pour autant, notre corps est capable d’en synthétiser lui-même à partir des lipides et des protéines (oui, oui !), qui sont, elles, vraiment indispensables à notre survie. Nous pourrions donc survivre sans manger aucun sucre, autrement dit aucun glucide ! Ça semble fou ! Alors pourquoi en consomme-t-on ? Est-ce le sucre qui nous rendrait accro ? Serait-ce une drogue ? Comment peut-on entamer un processus de sevrage du sucre ? Ou au moins en réduire notre consommation sans frustration pour améliorer notre santé ? C’est à toutes ces questions que je vous propose de répondre ensemble ! Point sur notre consommation de sucre Chiffres-chocs Pour commencer, faisons le point sur notre consommation de sucre. Savez-vous que, selon le CNRS, entre 5 et 10% des Français seraient véritablement accros au sucre ? Alors, là, c’est le cas extrême où une sorte de dépendance ce serait installée (on pourra alors parler de sevrage du sucre). Certains experts comparent même cette dépendance à celle provoquée par la cigarette ou d’autres drogues plus fortes. Nous verrons un peu plus tard si on peut vraiment parler de dépendance et si le sucre peut vraiment être assimilé à une drogue. Autre chiffre intéressant à observer : en moyenne, un Français consomme environ 35 kg de sucre par an. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande pourtant de limiter la consommation de « sucres libres » à moins de 10% de l’apport énergétique journalier, ce qui correspond à environ 25 grammes pour les femmes et 40g pour les hommes, soit un environ 9kg par an pour les femmes et 14kg pour les hommes. On est bien loin de nos 35kg ! Une étude de 2015 a même suggéré de réduire cette consommation à 5% pour des bénéfices additionnels sur la santé. Ce sont des chiffres impressionnants, qui montrent à quel point le sucre est présent dans nos vies. Que sont les sucres libres ? Il s’agit des sucres ajoutés aux aliments et aux boissons directement par le consommateur, par le cuisinier ou par l’industriel, mais également les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. Ils ne concernent donc pas les sucres présents dans les fruits et légumes frais ou encore dans le lait. Le sucre est partout ! A la maison, il est facile de mesurer le « sucre visible », celui qu’on ajoute dans les pâtisseries, dans les boissons… Cela devient plus compliqué quand on mange à l’extérieur ou des produits industriels. Les étiquettes restent très floues sur leur indication de la quantité de glucides et de sucres, car nous n’avons pas la possibilité de distinguer les glucides naturellement présents de ceux ayant été ajoutés. Le sucre est omniprésent dans notre alimentation, souvent caché dans des produits où on ne s’y attend pas. Par exemple, une simple pâte à tartiner peut contenir jusqu’à 57 morceaux de sucre par pot. Des produits du quotidien comme le pain de mie, les sodas, les chips, les pizzas, ou même la ratatouille en boîte contiennent des quantités significatives de sucre ajouté. On ne voit pas toujours la mention « sucre » écrite dessus, mais il faut apprendre à décrypter les étiquettes : glucose, fructose, saccharose, dextrose, mélasse… c’est du sucre aussi ! Mais pourquoi y a-t-il autant de sucre dans les plats préparés, même salés ? Pour les industriels, le sucre a de nombreux avantages ! Tout d’abord, comme le sel, il sert d’exhausteur de goût, favorisant la salivation et permettant aux saveurs de mieux se répartir sur les papilles. Il améliore aussi la texture des produits, favorise la fermentation dans les pâtes à brioche ou à pain, et absorbe l’humidité, empêchant ainsi le développement des microbes. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), 77% des produits alimentaires ultra-transformés contiennent au moins un produit sucrant. En consommant ces produits quotidiennement, nous devenons accros au sucre sans même nous en rendre compte. Donc pour tous ceux qui se sont dit au début de cet article « Mais moi, je ne consomme pas autant de sucre, je suis en-dessous de la moyenne. » ou encore « Parler de sevrage du sucre, ça va un peu loin quand même ! » Méfiez-vous ! Il n’y a pas que les bonbons qui indiquent une consommation excessive de sucre, il y a aussi tous les produits industriels, qu’ils soient sucrés ou salés. On consomme donc beaucoup plus de sucre qu’on ne le pense… L’impact du sucre sur notre santé Outre son effet addictif, le sucre a de nombreux impacts négatifs sur notre santé. Une consommation excessive de sucre est liée à une augmentation du risque de diabète de type 2, d’obésité, de maladies cardiaques et de certains cancers (je vous parlerai de mon cas juste après). Pour nos enfants, cela signifie un risque accru de développer ces maladies à un âge plus précoce. Une étude publiée dans le journal Nature a montré que les régimes riches en sucre augmentent le risque de développer des maladies cardiaques en perturbant le métabolisme des lipides et en favorisant l’inflammation. En France, le surpoids et l’obésité touchent environ 17% des enfants, et une des causes principales est la consommation excessive de sucre. On l’a vu, le sucre se cache souvent là où on ne l’attend pas : dans les boissons gazeuses, les jus de fruits, les sauces, les plats préparés, et même certains aliments dits « sains ». Apprendre à lire les étiquettes et à identifier les différents noms du sucre est une compétence précieuse que nous devons transmettre à nos enfants. C’est un petit pas vers une alimentation plus consciente et plus saine. Qu’est-ce que l’index glycémique ? Qu’ils soient simples ou complexes, tous les glucides provoquent un pic de glycémie 30 minutes après leur ingestion. L’amplitude de ce pic est plus ou moins grande en fonction de la capacité d’un aliment à élever la glycémie. Plus l’IG d’un aliment est élevé, plus il fait grimper fortement et rapidement le taux de glucose dans le sang. Observons rapidement ensemble les effets indésirables du sucre sur notre santé. Si vous pensiez ne pas être concernés par cette question de sevrage du sucre, lisez bien. Il est fort probable que vous ressentiez au moins un de ces effets indésirables, et que la régulation de votre taux de sucre dans le sang pourrait en être la solution ! Les effets à court terme des chutes vertigineuses de glycémie  Après un fort pic, notre glycémie est en chute libre et provoque des symptômes qui varient d’un individu à l’autre : sensations de faim, fringale, fatigue chronique, insomnies, sommeil agité, difficultés à gérer le diabète gestationnel ou le diabète de type 1, bouffées de chaleur, augmentation du risque et de la fréquence des migraines, troubles de la mémoire et des fonctions cognitives. Les effets à long terme des pics de glucose Concernant les effets à plus long terme, ceux que nous avons tendance à ignorer, car ils sont « invisibles » et plus loin dans le temps, ils sont aussi nombreux : Problèmes de peau (acné, rosacée, eczéma, psoriasis : résultent d’un processus inflammatoire) Vieillissement, rides, arthrite, Maladie d’Alzheimer (les études commencent à montrer ce lien entre glycémie et maladies dégénératives chroniques, à tel point que la maladie d’Alzheimer est surnommée « diabète de type 3 », ou « diabète du cerveau ». La bonne nouvelle, c’est que ce déclin cognitif serait réversible en prenant de nouvelles habitudes alimentaires !) Risques de cancers : un enfant qui naît aujourd’hui a 1 chance sur 2 de développer un cancer au cours de sa vie. Sachant que 50% des cancers sont imputables à une mauvaise alimentation ou au tabagisme. Aggravation des symptômes dépressifs et des troubles de l’humeur. Troubles intestinaux : l’inflammation pourrait l’altérer l’étanchéité de la paroi intestinale, laissant ainsi passer des toxines dans l’organisme. Maladies cardiaques,   Infertilité et syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : le taux d’insuline est un des indicateurs qu’a notre corps pour déterminer si notre corps est un environnement propice à la conception, aussi bien du côté féminin que masculin. Résistance à l’insuline et diabète de type 2 : la plus connue des maladies liées à un excès de glucose dans le sang : ½ milliard de personnes dans le monde en souffrent (chiffre en constante augmentation). Stéatose hépatique non alcoolique, aussi appelée maladie du foie gras, Cataracte : avec le temps, l’accumulation de protéines glyquées bloque la lumière : c’est la cataracte. Et si nous lissons notre courbe de glycémie ? Bien sûr, notre code génétique nous prédispose à certaines de ces maladies, mais nous avons le pouvoir d’agir sur le risque et la probabilité qu’elles apparaissent ou se développent. Ce qui est intéressant, c’est qu’en lissant nos pics de glycémie, nous avons la possibilité de ralentir, de guérir, voire de renverser ces processus. Il existe de nombreuses stratégies alimentaires qui permettent de lisser les courbes de glycémie. Dans le module 4 du programme Alimentation Familiale Positiv

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