Faire découvrir l'écologie aux enfants

Mélanie

Le podcast des mini-écolos qui veulent apprendre à protéger la planète… en s’amusant !

  1. Aug 18

    Méditation en forêt

    Et si, pour une fois, on ne proposait pas aux enfants une activité ou un bricolage… mais simplement un moment pour s’arrêter, respirer et ressentir la nature autour d’eux ? C’est exactement ce que j’ai eu envie de proposer avec cette méditation en forêt, pensée pour les enfants, mais aussi pour les parents, les enseignants et tous les adultes qui ont envie de vivre un moment de calme en pleine nature. Je suis une grande adepte de méditation. J’aime ces instants où l’on se pose, on ferme les yeux et on revient doucement à sa respiration, à son corps, à ce qui est là, tout simplement. Mais je me suis rendu compte que je ne trouvais pas vraiment de méditation en forêt adaptée aux enfants : quelque chose de court, de doux, avec des mots simples, une vraie ambiance sensorielle et cette idée de se reconnecter à la nature. Alors je l’ai créée ! Vous trouverez en haut de cet article une barre audio pour écouter cette méditation guidée à écouter dehors, en forêt, dans un parc, au pied d’un arbre ou dans un petit coin de nature. Une parenthèse pour respirer, ralentir, écouter, imaginer ses racines… et se souvenir que nous faisons nous aussi partie du vivant ! Vous pouvez aussi y accéder en cliquant sur cette image, pour l’écouter sur Spotify. Pourquoi proposer une méditation en forêt aux enfants ? Les enfants vivent souvent à cent à l’heure. Ils enchaînent l’école, les activités, les devoirs, les trajets, les écrans, les bruits, les consignes, les sollicitations… Et parfois, ils ont simplement besoin d’un espace pour revenir à eux. La méditation peut leur offrir ce petit temps de pause dont ils manquent souvent (et nous aussi !). Un moment pour ré-apprendre à écouter ce qui se passe à l’intérieur et l’extérieur.   Et quand cette méditation se vit dehors, au milieu des arbres, je trouve que quelque chose d’encore plus puissant se passe. En effet, la forêt devient un support naturel. On ne médite pas seulement « dans sa tête ». On médite avec le corps, les oreilles, les sensations sur la peau, l’odeur de la terre, le bruit des feuilles… La nature aide à revenir au présent. Les bienfaits d’une méditation en forêt Faire une méditation en forêt peut aider les enfants à vivre un vrai retour au calme. Le simple fait de s’asseoir dehors, de fermer les yeux, d’écouter les bruits de la nature et de respirer plus lentement peut déjà changer l’ambiance intérieure. Peu à peu, l’enfant apprend à :   poser son attention sur sa respiration, se reconnecter à ses sensations, écouter les sons de la forêt, sentir son corps posé sur le sol, ressentir son lien avec la nature, retrouver une sensation de calme, de joie et de sécurité. Ce type de moment peut aussi ouvrir de très belles discussions. Après l’écoute, certains enfants auront envie de raconter ce qu’ils ont imaginé. D’autres parleront d’un bruit entendu, d’un animal qu’ils ont cru percevoir, d’une sensation étrange ou agréable.Certains resteront silencieux. Tout est juste. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de vivre ce moment. Juste de s’offrir un moment simple, profond pour se reconnecter au monde vivant. Cette méditation guidée en forêt est conçue pour petits et grands J’ai voulu que cette méditation soit accessible aux enfants de tous les âges. Les plus petits pourront l’écouter avec un adulte, en bougeant un peu si besoin. Les plus grands pourront entrer plus facilement dans la visualisation. Et les adultes y trouveront aussi, je l’espère, un vrai moment d’apaisement ! C’est une méditation très simple, mais elle porte une idée essentielle : nous ne sommes pas séparés de la nature. Nous en faisons partie. Comment préparer une méditation en forêt avec les enfants ? Pour vivre cette méditation dans les meilleures conditions, pas besoin de prévoir grand-chose. Choisissez simplement un endroit calme et sécurisé en extérieur de préférence. Avant de lancer l’audio, vous pouvez expliquer à l’enfant qu’il n’a rien à réussir. Il peut fermer les yeux s’il en a envie. Il peut aussi les garder entrouverts si cela le rassure. Il peut s’asseoir, s’allonger, s’adosser à un arbre ou se poser sur une couverture. L’important, c’est qu’il se sente bien et en sécurité. Je vous conseille aussi de rester à proximité, surtout avec les plus jeunes enfants. Et si les enfants bougent, rient un peu, ouvrent les yeux ou décrochent par moments, ce n’est pas grave. La méditation n’est pas une performance. Certains enfants entreront tout de suite dedans. D’autres auront besoin de plusieurs essais. D’autres encore préféreront simplement écouter les sons de la forêt pendant quelques minutes. Là encore, tout est juste. Cette méditation peut être écoutée : lors d’une balade en forêt, pendant une sortie nature, en classe dehors, pendant un temps calme, lors d’un atelier… et tout au long de l’année ! À chaque saison, l’expérience sera différente. Et si on apprenait plus souvent dehors ? Cette méditation en forêt est une porte d’entrée toute simple vers une idée qui me tient profondément à cœur : les enfants ont besoin de plus de nature. Et cela peut commencer par une méditation ! Mais cela peut aussi continuer avec des activités dehors, des jeux, des expériences, des apprentissages en mouvement, des séances de classe en extérieur, des moments d’observation ou des projets autour du vivant. Si vous avez envie d’aller plus loin, j’ai créé plusieurs ressources pour vous aider à faire entrer davantage la nature dans le quotidien des enfants. Ma formation en ligne « Apprendre dehors : 7 jours pour (enfin) se lancer » vous accompagne pas à pas pour organiser vos premières séances d’école dehors, choisir un lieu, poser un cadre, gérer la sécurité, préparer le matériel et construire des moments d’apprentissage en extérieur. Et si vous cherchez surtout des idées d’activités concrètes qui suivent le programme scolaire, mes 2 eBooks « Apprendre dehors en maternelle » et « Apprendre dehors en primaire » vous permettent de piocher des activités classées par matières et compétences, pour transposer le programme scolaire dehors toute l’année. Que vous soyez parent, enseignant, éducateur ou simplement curieux de proposer plus de nature aux enfants, il y a de quoi commencer simplement ! Le texte de cette méditation guidée pour enfants Si vous préférez lire la méditation vous-même, ou si vous souhaitez l’adapter pour un groupe d’enfants, vous pouvez aussi retrouver le texte complet ci-dessous. Vous pouvez le lire lentement, en laissant des silences entre les phrases. Bonjour à tous,et bienvenue dans cette méditation guidée à faire en forêt. Je t’invite à trouver un petit coin calme.Un endroit tranquille.Un endroit où tu te sens bien. Tu peux t’asseoir ou t’allonger, directement sur le sol, comme tu préfères.Sur la terre.Sur l’herbe.Sur un tapis ou sur une couverture. Installe-toi confortablement. Prends le temps de sentir si ton corps est bien posé.Si tu as besoin de bouger un peu, de changer de position, tu peux le faire. Et quand tu te sens prêt, tu peux doucement fermer les yeux. Laisse-toi guider par la musique.Par ma voix.Par mes mots.Mais surtout… par tes sensations. Il n’y a rien à réussir.Rien à faire parfaitement.Tu as simplement à être là. Ici.Maintenant.Dans cette forêt qui t’accueille. Commence par porter ton attention sur ta respiration. Sans la forcer.Sans essayer de respirer d’une manière spéciale. Tu observes simplement l’air qui entre…et l’air qui sort de ton corps. L’air entre par ton nez.Il descend dans ta poitrine.Peut-être jusque dans ton ventre. Puis l’air ressort doucement. À chaque respiration, ton corps peut se relâcher un peu plus. Maintenant, imagine que ton corps devient très lourd. Comme s’il se déposait doucement dans la forêt. Tes épaules se relâchent. Elles n’ont plus besoin de porter quoi que ce soit. Tes bras deviennent lourds.Très lourds.Comme s’ils voulaient s’enfoncer un peu dans le sol. Tes mains se détendent.Tes doigts deviennent mous. Ton ventre se relâche. Tes jambes deviennent lourdes elles aussi.Tes genoux.Tes mollets.Tes pieds. Tout ton corps peut devenir tranquille. Comme une feuille posée sur la terre.Comme une pierre chauffée par le soleil.Comme une graine bien cachée dans le sol. Sens maintenant les points d’appui de ton corps. Les endroits où ton corps touche le sol. Peut-être tes pieds.Tes jambes.Tes fesses.Ton dos.Tes mains.Ta tête. Tu sens que la terre est là. Elle te porte. Tu n’as pas besoin de tenir tout seul.La terre te soutient. Écoute maintenant la forêt autour de toi. Peut-être que tu entends le vent dans les feuilles.Le chant d’un oiseau.Un craquement léger.Un insecte qui passe.Une branche qui bouge. Peut-être que tu entends aussi des bruits plus lointains. Tu n’as rien à chercher. Tu écoutes simplement. La forêt n’est jamais complètement silencieuse. Elle respire.Elle bouge.Elle vit. Et toi aussi, tu respires.Tu bouges un tout petit peu.Tu vis. Tu fais partie de ce grand monde vivant. Maintenant, imagine que tu es un arbre. Un arbre calme.Un arbre solide.Un arbre vivant. Sous ton corps, tout doucement, des racines commencent à pousser. Elles partent de tes pieds.De tes jambes.De ton dos.De tout ton corps posé contre la terre. Ces racines descendent dans le sol. Elles s’enfonce

  2. Mar 27

    Infantisme et écologie : écouter les enfants changerait tout

    Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire un article plus engagé que d’habitude et de vous parler d’un phénomène très ancré dans la société, spécialement dans la société française : l’infantisme. Parce qu’on dit tout le temps que les enfants sont notre « avenir », mais il y a quelque chose qui me gêne profondément dans cette façon de voir les choses. Pourquoi demain ? Pourquoi plus tard ? Pourquoi partons-nous du principe que les enfants sont seulement des citoyens en préparation, des « êtres en devenir ». Comme s’ils étaient des adultes incomplets à qui l’on transmet des savoirs… sans leur reconnaître une vraie place dès aujourd’hui ? Parce qu’on le constate notamment avec un espace public non adapté, des offres « No kids » qui fleurissent et j’en passe : la société actuelle ne fait pas vraiment de place aux enfants ! Ma réflexion personnelle sur l’infantisme Quand je parle des enfants que notre société supporte de moins en moins, je parle des enfants « réels ». Parce qu’on en voit des enfants : des enfants idéalisés, sages sur les affiches, propres, souriants, silencieux. Mais les vrais enfants, ceux qui bougent, qui parlent fort, qui posent des questions, qui contestent, qui vivent leurs émotions : ceux-là dérangent. Dans le train, au restaurant, dans les magasins, mais aussi dans la rue, dans les lieux publics, combien de fois ai-je vu des regards soutenus, des soupirs, voire pire des remarques ? Ou au contraire de l’ignorance quand on galère à monter des escaliers avec une poussette ? Comme si finalement l’enfance devait être discrète pour être tolérable. Et ce n’est même pas une question de « bonne éducation ». Quand je fais des courses avec mes enfants et qu’un des deux est un peu trop au milieu de l’allée en train de flâner. Il dérange et attire des comportements qui n’auraient pas eu lieu avec un adulte. Venant sans doute parfois d’adultes qui ont aussi des enfants ! C’est un vrai rapport collectif aux enfants qui s’est instauré, qui en dit long sur la place qu’on leur laisse. Ou plutôt la place qu’on ne leur laisse pas. Et ce rapport s’appelle l’infantisme. L’infantisme, c’est quoi ? Ce mot, je ne l’ai pas beaucoup entendu en France. Je l’ai découvert grâce à la pédopsychiatre Laelia Benoit, chercheuse à l’Inserm et à l’Université de Yale aux Etats-Unis. Elle définit le terme infantisme comme : « une discrimination à l’encontre des mineurs, fondée sur l’idée qu’ils appartiennent aux adultes et qu’ils peuvent, voire doivent, être contrôlés« . C’est une manière de considérer qu’un enfant est moins crédible qu’un adulte, tout simplement parce qu’il est plus jeune. Cette logique conduit donc à dénigrer les enfants, les écouter d’un air condescendant, rire au lieu de les prendre au sérieux. Mais aussi (beaucoup plus fréquent !) de leur demander le respect, sans leur offrir la réciproque. Et pourtant, juridiquement, les enfants ne sont pas seulement des êtres à protéger. La Convention internationale des droits de l’enfant reconnaît clairement leur droit à exprimer librement leur opinion sur toute question qui les concerne et à voir cette opinion prise en considération. Les enfants ne sont pas que des adultes en construction, ils ont aussi des droits ! Une société pensée par les adultes, pour les adultes Les pays scandinaves montrent l’exemple et des études le confirment : l’OCDE écrit que le bien-être des enfants et des familles est « vital pour la société » et que les politiques qui le soutiennent sont « clé pour la prospérité future des individus et leurs communautés ». Mais soyons honnêtes, notre société reste pensée par et pour les adultes ! Un rythme effréné qui ne respecte pas le rythme des enfants / familles, des espaces publics peu adaptés et des enfants souvent invités à s’adapter. Toujours et partout. Très tôt, ils comprennent que leur spontanéité dérange et que leur place est conditionnelle. Dans certains lieux, les enfants sont vus comme une gêne potentielle avant même d’être vus comme des personnes à part entière. Même quand ce n’est pas affiché, je pense que nous sommes nombreux à avoir eu ce ressenti en tant que parents. D’ailleurs, l’actualité récente a été criante de vérité à ce propos ! En janvier 2026, la SNCF a lancé sur sa ligne de TGV Paris-Lyon une offre premium « No kids » réservée aux voyageurs de plus de 12 ans. Les enfants de moins de 12 ans y sont exclus alors que les animaux de compagnie y sont acceptés sous conditions… C’est aussi le cas de certains hôtels et restaurants. Sarah Al Haïry, haute-commissaire à l’enfance juge ces offres discriminatoires et promet des poursuites judiciaires contre ces entreprises et établissements. Elle rappelle elle aussi que « une société qui accueille bien ses enfants est une société qui va bien. » Cet exemple est le reflet d’un imaginaire collectif : celui que le confort de l’adulte se construirait mieux sans enfants. Pourquoi la parole des enfants nous dérange-t-elle autant ? On aime souvent dire que les enfants sont spontanés et sincères : « La vérité sort de la bouche des enfants ». Mais à condition, en réalité, qu’ils restent dans un registre qui convient à l’adulte ! Si un enfant pose une question drôle, dit une vérité touchante. On sourit, on applaudit ! Mais quand un enfant parle d’écologie, d’injustice, de violence, avec sérieux et détermination ? Là tout change, car il ne nous divertit plus. Il nous met face à nous-mêmes ! L’infantisme, au fond, ce qu’il vient protéger, c’est la hiérarchie adulte VS enfant. La place de « ceux qui savent ». Notre confort, voire notre « pouvoir » sur eux. L’adulte accepte volontiers que les enfants apprennent de lui. Mais beaucoup moins l’idée inverse. Pourtant, qui n’a jamais été déstabilisé par une question d’enfant ? J’en entends régulièrement dans mon activité : « Pourquoi on détruit la nature si on sait qu’on en a besoin ? », « Pourquoi on dit qu’il faut protéger les animaux puis on continue comme avant ? », « Pourquoi les adultes savent, mais ne font pas ? » Quand l’infantisme ne se cache plus ! L’infantisme est souvent banal, presque invisible. Mais parfois, il éclate au grand jour ! Je ne peux que citer l’exemple de Greta Thunberg. Jeune, engagée, mais pourtant tellement moquée, caricaturée, ridiculisée. Ce n’est pas seulement parce qu’elle parlait de climat, mais surtout parce qu’une partie des adultes a très mal supporté qu’une adolescente prenne la parole avec autant de clarté, de constance et de force ! C’est un véritable symbole de l’infantisme actuel ! On a vu la même mécanique à l’œuvre quand Emmanuel Macron, interpellé en Bretagne par un jeune sur son inaction climatique, lui a répondu : « Je trouve que vous avez beaucoup de certitudes à votre âge. » Cette phrase est très révélatrice. Le Président ne traite pas son désaccord sur le fond. Il renvoie son interlocuteur à son âge, comme si la jeunesse diminuait d’emblée la légitimité de sa parole. Là encore, nous sommes devant un cas flagrant d’infantisme ! Quand l’âge devient un outil de disqualification. Ce qui me frappe dans cette histoire, c’est à quel point cette phrase est passée inaperçue, presque normale ! Si un politique renvoyait une femme à son genre ou une personne à son origine pour discréditer ses propos, l’indignation serait immédiate ! En fait, c’est comme si la domination liée à l’âge serait moins grave. Moins digne d’être dénoncée ! Le lien entre écologie et infantisme est immense ! Alors, vous allez me dire, à part ces exemples, quel est le lien entre l’infantisme et ce blog ? Sensibiliser les enfants à l’écologie, ce n’est pas seulement leur apprendre à connaître la nature, à apprendre à recycler, à aimer les animaux… Ce n’est pas juste transmettre des connaissances ! C’est aussi reconnaître que leur regard a de la valeur, que leur intuition compte, que leur inquiétude est légitime. Car oui, les adolescents s’inquiètent pour l’avenir de leur planète. Et leur parole mérite tellement mieux qu’un sourire poli ou qu’un « tu comprendras plus tard » ! Le paradoxe est immense : on demande aux enfants d’être attentifs à l’état du monde, d’adopter de bons gestes, de devenir responsables… tout en les maintenant à distance des lieux où se prennent réellement les décisions. Mais ce sont eux qui vivront le plus longtemps avec les conséquences de nos choix actuels ! Une étude publiée dans le Lancet Planetary Health auprès de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans dans 10 pays, dont la France, montre que 84 % se disent au moins modérément inquiets face au changement climatique, que 59 % sont très ou extrêmement inquiets, que plus de 45 % disent que cette inquiétude affecte négativement leur vie quotidienne, et que 75 % trouvent l’avenir effrayant. L’étude souligne aussi qu’une perception d’inaction des gouvernements est associée à une détresse plus forte. Autrement dit : les jeunes ressentent profondément la crise écologique. Et ils ressentent aussi profondément le décalage entre ce qu’on sait… et ce qu’on fait. Alors non, écouter les enfants ne relève pas de la gentillesse, ni du petit supplément d’âme. Dans le contexte écologique actuel, les écouter devient une nécessité démocratique ! Les dangers de l’infantisme L’infantisme ne produit pas seulement de la frustration sur le moment. Il pro

  3. 10/07/2024

    Faire classe dehors : l'avenir de l'éducation ?

    Si vous lisez ces lignes, c’est probablement parce que vous avez déjà le sentiment que quelque chose manque dans l’éducation traditionnelle. Vous observez des enfants enfermés dans des classes toute la journée, déconnectés de leur environnement naturel, parfois stressés par les exigences académiques et peut-être même moins curieux ou moins joyeux qu’avant. Mais saviez-vous que les pays scandinaves, pionniers dans l’éducation par la nature et le fait de faire classe dehors, ont compris depuis longtemps comment offrir aux enfants une éducation épanouissante, en plein air ? Aujourd’hui, plus que jamais, nous vivons dans un monde anxiogène. Les enfants, bien que protégés de certaines informations, absorbent ce stress omniprésent. Ils ressentent l’oppression d’un environnement où la productivité est reine, et où les défis environnementaux et sociaux se multiplient. L’urgence est là : reconnecter nos enfants à la nature pour réduire leur anxiété et leur offrir un cadre apaisant ET propice à leur développement. Les pays scandinaves l’ont bien compris. En Suède, en Norvège et au Danemark, les Forest Schools (écoles en forêt) intègrent la nature au cœur de l’apprentissage. Les enfants passent plusieurs heures chaque jour en plein air, découvrant, explorant et apprenant à travers leur environnement, et ce quelques soit le temps. Cette approche ne se contente pas de les sortir des salles de classe. Elle leur permet de développer des compétences essentielles, bien au-delà de ce que l’on pourrait attendre d’une éducation traditionnelle. Cette approche est loin d’être une simple mode. Elle est le fruit d’une réflexion profonde sur la manière dont les enfants se développent le mieux. Et les résultats sont là : des enfants plus équilibrés, plus autonomes, plus créatifs. Alors, pourquoi faire classe dehors est si efficace ? Et surtout, comment cette pédagogie peut transformer l’avenir de l’éducation ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre ensemble aujourd’hui !

  4. 09/28/2024

    Défi environnement : sensibiliser par le jeu avec Ma Petite Planète

    Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Léna Vialle, co-responsable du Pôle Scolaire chez Ma Petite Planète (MPP pour les intimes), une initiative que j'ai la chance de suivre de près depuis plusieurs années en tant qu'ambassadrice. MPP et mon blog sont nés à peu près en même temps, et c’est un bonheur de voir cette association se développer avec autant d'impact et de rayonnement, sensibilisant toutes les générations aux enjeux environnementaux à travers des défis ludiques. Depuis le tout début, j’ai eu énormément de plaisir à travailler avec Léna et toute l’équipe de Ma Petite Planète. Leur travail est tout simplement incroyable. Ce jeu de défi environnement permet d’aborder des sujets essentiels, comme la biodiversité, la réduction des déchets ou la consommation responsable, sans jamais culpabiliser mais en motivant à passer à l’action. Je participe personnellement quasiment à chaque édition en créant une ligue, et c'est toujours un moment de partage avec ma communauté. Dans cet épisode, Léna va revenir sur les origines de Ma Petite Planète, l'évolution de ce projet vers les écoles et les familles, et comment ils continuent à innover pour rendre l'écologie accessible à tous. Nous discuterons également des belles anecdotes vécues sur le terrain, des compétences que les enfants développent grâce à ce jeu, et des projets futurs de MPP. Et pour couronner le tout, Lena nous réserve quelques surprises avec des idées de défis un peu fous et inspirants ! Que vous soyez enseignant, parent, ou simplement curieux d’en savoir plus sur la manière dont l’écologie peut devenir un jeu pour sensibiliser les jeunes générations, cet épisode est fait pour vous.

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