ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes

Découvrir au quotidien les enjeux de la technologie. Le podcast de la rédaction de ZDNet, pour les professionnels à la recherche d'infos pratiques et concrètes pour mieux comprendre le marché IT et telco et son influence sur les métiers.    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 21h ago

    Voici comment des séries chinoises de 80 secondes génèrent des millions en France et font paniquer les géants de la tech

    Cet été, des applications venues de Chine ont envahi le sommet des téléchargements en France avec un format inédit : le micro-drama, rapportent Les Echos. Et ne vous y trompez pas, ce n'est pas une mode éphémère. C'est une véritable leçon de monétisation et de captation d'attention. La recette du jeu mobile D'abord, observons la mécanique économique derrière ce phénomène. Ces séries verticales d'une minute ne vendent pas du cinéma. Elles appliquent à la fiction les recettes éprouvées du jeu mobile. Après trois épisodes gratuits offerts, l'utilisateur est happé par un suspense soigneusement calibré. Pour voir la suite, il faut regarder une publicité ou acheter des crédits. Concrètement, le spectateur paye à la pièce, à l'impulsion. Et les chiffres sont vertigineux. En France, les revenus de ces applications ont bondi de 30 % en un mois pour dépasser les cinq millions de dollars. Et à l'échelle mondiale, le marché frôlera les 16 milliards de dollars en 2026. C'est la preuve qu'un contenu très court, monétisé au coup par coup, génère un revenu moyen par utilisateur bien supérieur aux abonnements de streaming traditionnels. Ensuite, ce succès repose sur un ciblage comportemental redoutable. Loin des clichés sur la génération Z, le public français de ces séries est composé à 70 % de femmes, principalement dans la tranche des 35 à 44 ans. Les acteurs du secteur ont clairement identifié un créneau négligé par les grandes plateformes : des contenus très scénarisés, directement consommables dans les temps morts de la journée, entre deux tâches ou dans les transports. Une boucle de production ultra-agile Plus fort encore, la boucle de production est ultra-agile. Les productions testent des scénarios en quelques jours, analysent les données d'audience en temps réel, et coupent immédiatement les histoires qui ne performent pas. Bref, c'est un cas d'école de développement piloté par la donnée, et appliqué au secteur des médias. Enfin, la déferlante force les géants de la tech et du divertissement à revoir toute leur stratégie mobile. TikTok a déjà pris une longueur d'avance en lançant ses propres offres payantes de mini-séries et en finançant directement des créateurs. Les acteurs historiques réagissent en urgence Et face à ce risque de désintermédiation, les acteurs historiques réagissent en urgence. Paramount intègre le format dans son application, tandis que Disney teste des flux vidéo verticaux. Mais attention, le défi n'est pas seulement créatif, il est aussi technique. Il s'agit de repenser la diffusion, le stockage et les algorithmes de recommandation pour retenir les utilisateurs sur l'écran vertical. La bataille pour le temps d'écran mobile ne se joue donc plus sur des films de deux heures, mais sur des séquences de 80 secondes. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 3d ago

    Retour en arrière brutal de Starbucks qui débranche son IA de gestion des stocks dans 11 000 cafés

    Aujourd'hui, retour sur un fiasco industriel très instructif, l'abandon par le roi du café Starbucks de son outil de gestion des stocks par vision par ordinateur, et ce seulement neuf mois après son déploiement dans plus de onze mille établissements. C'est aussi un revers pour la jeune pousse NomadGo, brutalement évincée, mais surtout une formidable leçon. Une promesse séduisante D'abord, sur le papier, la promesse était séduisante. Il s'agissait de transformer la corvée manuelle de comptabilisation des stocks dans les cafés Starbuck, soit une heure de travail, en dix minutes de scan réalisé avec une tablette grâce à la vision artificielle. Et lors ds tests, la précision atteignait 99 %. Mais une fois déployée dans les arrière-boutiques, la technologie a vite déraillé. Des reflets sur les vitres réfrigérées doublaient le comptage des briques de lait. Le réseau Wi-Fi instable effaçait les données en cours de saisie. Et le réapprentissage des modèles d'IA demandait jusqu'à six semaines pour chaque changement de packaging saisonnier. La leçon ici est que si votre IA ne s'adapte pas aux imprévus du monde physique, elle n'est plus un levier de productivité. Starbucks s'est heurté à sa dette technique Mais surtout, Starbucks s'est heurté à sa dette technique. Vouloir greffer de la vision par ordinateur sur un système d'information vétuste est une erreur. Chez le géant du café, les données récoltées en magasin devaient remonter vers un vieux système IBM AS 400 datant des années 90. Résultat, le traitement en temps réel coinçait. Cela prouve qu'un algorithme de dernière génération ne vaut rien si vos fondations informatiques ne sont pas modernisées. Et c'est le maillon le plus faible de la chaîne numérique qui dicte la vitesse globale de votre transformation numérique. Exit la startup ! Enfin, en un coup de fil, la startup partenaire de Starbucks a perdu son client phare et a dû licencier la majorité de ses équipes. Starbucks a fait le choix de réallouer 500 millions de dollars de budget vers les équipes en magasin, tout en recentrant ses efforts d'IA sur l'assistance interne et la personnalisation de la relation client. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 4d ago

    Fuites de données et corruption, l'État annonce surveillance et sanctions

    L'État français passe à l'offensive contre la fuite de données et la corruption. Une nouvelle circulaire ministérielle fixe une feuille de route particulièrement stricte pour protéger les bases de données publiques face aux attaques ciblées et au grand banditisme. Pour les DSI du secteur public et des opérateurs d'État, le signal est particulièrement fort. La gouvernance de la donnée devient une priorité de souveraineté et de sécurité nationale. La règle du besoin d'en connaître doit s'appliquer avec rigueur Bien sûr, le piratage récent des données du fisc français est un déclencheur de cette feuille de route. Mais pas seulement. La lutte contre la corruption est aussi visée. Les administrations doivent donc désormais cartographier toutes les applications et tous les fichiers hébergeant des informations sensibles. Et cela doit mettre fin à une forme de complaisance. Désormais, la règle du besoin d'en connaître doit s'appliquer avec rigueur, et cela doit s'appuyer par une surveillance automatisée des journaux de connexion. Concrètement, des outils d'analyse vont éplucher les logs pour détecter les requêtes atypiques ou les consultations injustifiées. Cette traçabilité doit permettre d'identifier les dérives et de déclencher des enquêtes administratives sans éveiller les soupçons. Protéger les lanceurs d'alerte Par ailleurs, il est question de protéger de manière plus effective les lanceurs d'alerte. Les organisations publiques doivent moderniser leurs canaux de signalement internes pour garantir une confidentialité totale aux collaborateurs. L'idée est donc de permettre de libérer la parole et de sécuriser les circuits d'alerte sans crainte de représailles. En parallèle, la formation aux enjeux de déontologie devient obligatoire et systématique pour l'ensemble des personnels. Les managers se retrouvent donc en première ligne pour déceler les vulnérabilités humaines mais aussi contrer les tentatives d'intimidation. La question des sanctions Enfin, voici ce qui concerne les coups de bâton, à savoir les sanctions. L'engagement des procédures disciplinaires devient automatique dès l'établissement d'une faute, et ce sans attendre la conclusion des enquêtes pénales. La consultation illicite ou le détournement d'un fichier numérique expose donc l'agent public fautif aux sanctions les plus sévères, allant jusqu'à l'exclusion définitive. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 5d ago

    Voici comment une banale fuite de vapeur a fait fondre le réseau Orange et privé des centaines d'entreprises d'internet

    Oui, une simple fuite de vapeur dans un réseau de chaleur métropolitain peut paralyser durablement la connectivité de centaines d'entreprises, de services publics et d'administrations. C'est l'histoire très concrète et révélatrice que l'on peut tirer d'une récente ordonnance du tribunal des activités économiques de Nanterre. Des températures dépassant les 50 degrés dans les chambres de tirage Concrètement, le réseau de chaleur de la métropole lilloise connaît de graves fuites de vapeur à répétition depuis la fin d'année 2022. Et cette vapeur brûlante s'est infiltrée dans certains sous-sol, faisant fondre les fourreaux en plastique du réseau télécom d'Orange et détruisant le sarcophage en béton des lignes cuivre et fibre. Résultat, avec des températures dépassant les 50 degrés dans les chambres de tirage, des centaines d'abonnés se sont retrouvés brutalement coupés d'Internet et de téléphone fixe. Ce ne sont donc pas seulement les coups de pelleteuse malheureux qui menacent les réseaux de télécommunication ! Orange au tribunal Et bien sûr, si cette affaire a franchi les portes d'un tribunal, c'est qu'il fallait déterminer des responsabilités. L'opérateur Orange a en effet dû intervenir judiciairement dans le cadre d'un conflit qui l'oppose entre autre au constructeur Eiffage à ses sous-traitants. Entre mauvaise réalisation des manchons isolants et erreurs d'évaluation dans l'étude de flexibilité du réseau, c'est la chaîne de sous-traitance industrielle qui est aujourd'hui désignée comme responsable des pannes de réseau. L'importance des expertises judiciaires Mais en cas de défaillance matérielle en cascade, obtenir réparation et déterminer qui est responsable exige des années de procédures lourdes et coûteuses. Alors, même si l'on parle souvent de redondance d'opérateurs, avez-vous vérifié si vos fibres n'empruntent pas exactement le même canal souterrain qu'une conduite de chaleur ou de gaz à haut risque ? Enfin, côté juridique, ce dossier illustre la nécessité de faire intégrer son entreprise aux expertises judiciaires pour sécuriser la preuve des préjudices d'exploitation et garantir la prise en charge par les compagnies d'assurances. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 6d ago

    Voici pourquoi Airbus retire 900 applications majeures des clouds américains pour choisir le français Scaleway

    Airbus passe à la vitesse supérieure et pousse la manette des gaz sur sa souveraineté numérique. Le géant européen de l'aéronautique engage le rapatriement de 900 applications stratégiques hors des clouds américains pour les confier au fournisseur de cloud français Scaleway. Une décision historique qui prouve que la protection des données industrielles est devenue un impératif de compétition et de sécurité pour les grands groupes. Un risque géopolitique inacceptable Concrètement, ce virage montre que la souveraineté numérique n'est plus seulement une posture politique ou de la théorie. Il s'agit désormais d'une stratégie concrète de gestion des risques. Pour Airbus, stocker ses progiciels de gestion ERP, ses CRM ou ses outils de fabrication sur des plateformes américaines comme AWS comportait un risque géopolitique désormais jugé inacceptable. Les joyaux de la couronne industrielle du constructeur européen doivent donc impérativement repasser sous juridiction européenne. Et c'est un signal d'alarme pour l'ensemble du marché de l'informatique professionnelle. Les hyperscalers d'outre-Atlantique ne sont plus perçus comme des havres de sécurité incontournables. Des données métiers qui voyagent fort loin Mais attention, et c'est le second point, le chemin vers la souveraineté se heurte encore à des verrous majeurs. Si rapatrier des applications propriétaires est techniquement réalisable, sécuriser la chaîne d'approvisionnement globale est une toute autre histoire. Airbus s'appuie en effet sur 18 000 fournisseurs à travers le monde, et la quasi-totalité d'entre eux utilise quotidiennement les solutions Microsoft ou Google. Même avec un portail d'échange hébergé en Europe, des données métiers finissent donc invariablement par circuler sur ces infrastructures américaines. Surtout qu'il n'existe pas aujourd'hui d'alternative européenne capable de répondre à un grand appel d'offres pour remplacer ces suites bureautiques. La dépendance à certains outils reste donc entière. La structuration d'un marché de confiance Enfin, face à cette réalité Airbus adopte une posture très pragmatique sur l'intelligence artificielle. L'avionneur refuse par exemple de se soumettre aux modèles d'IA des géants américains. Sa stratégie d'IA vise des usages industriels très ciblés comme le support à la décision, la recherche d'informations et l'automatisation, toutes déployables directement sur site. En lançant des appels d'offres, Airbus commence surtout à structurer un marché de confiance. La création d'un environnement logiciel et progiciel européen de grande envergure dépendra maintenant de la volonté des décideurs de s'unir pour faire émerger ces solutions d'avenir. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. Sep 21

    Ce script caché sur AliExpress bloque vos écouteurs Bluetooth pour vous pister sans aucun cookie

    Aujourd'hui, on se penche sur une affaire surprenante où un simple onglet de e-commerce parvient à pirater silencieusement le comportement de vos équipements audio. Une affaire de Bluetooth, mais pas seulement... Tout commence par un dysfonctionnement en apparence anodin sur la page d'accueil d'AliExpress. Sans qu'aucun son ne soit diffusé, les casques Bluetooth multipoints connectés à un ordinateur refusent soudainement de basculer vers les appels ou la musique d'un smartphone. Et en grattant sous le capot, des chercheurs ont découvert que la cause de cela est que le site marchand chinois exécute en arrière-plan deux scripts, nommés Collina et FireEye. Ces scripts créent des graphes audio virtuels via l'API WebAudio du navigateur. Concrètement, la page génère une onde sonore inaudible, et la relie à la sortie audio de l'ordinateur. Le navigateur et le système d'exploitation considèrent alors ce flux comme actif et verrouillent la carte son. Une technique de pistage appelée fingerprinting audio Mais alors pourquoi déployer une telle ingénierie ? Et bien il ne s'agit pas d'un bug de lecture, mais d'une technique de pistage appelée fingerprinting audio. Car chaque carte son, chaque pilote et chaque système d'exploitation traite les signaux numériques avec des micro-variations uniques. Et en analysant la façon dont le navigateur calcule cette onde invisible, AliExpress génère une empreinte numérique unique de votre ordinateur. Surtout, associée à des mesures du processeur ou des mouvements de souris, cette signature permet d'identifier un appareil sans recourir aux cookies. Sécurité vs. blocage de navigation En clair, les cookies étant de moins en moins fiables, le fingerprinting invasif devient l'arme de choix des sites qui veulent suivre votre navigation. Bien sûr, l'exécution non contrôlée de scripts tiers sur les navigateurs pose de vrais risques de sécurité et d'interférences logicielles. Par ailleurs, bloquer ces scripts via des filtres réseau restaure le contrôle sur le matériel, mais risque de provoquer des blocages de navigation. Alors, jusqu'où tolérer ces mécanismes de sécurité client qui prennent le contrôle de vos équipements à votre insu ? C'est une question à laquelle très franchement nous n'avons pas la réponse à ce stade. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. Sep 18

    Fini les tickets de parking, ce système redoutable testé par Lidl distribue automatiquement des amendes de 35 euros

    Aujourd'hui, nous faisons un détour par les parkings de la grande distribution. En Pologne, le géant Lidl teste actuellement un tout nouveau système de surveillance automatisée de ses parkings dans une dizaine de magasins. Fini les tickets en papier ou les barrières physiques. Désormais, ce sont des caméras intelligentes installées à l'entrée et à la sortie qui gèrent les flux en lisant automatiquement les plaques d'immatriculation. Parking et vision par ordinateur Premier levier stratégique, la transformation du parking en un actif numérique automatisé grâce à la vision par ordinateur. Concrètement, le système capture l'immatriculation de chaque véhicule et calcule son temps de présence en temps réel. Pour les vrais clients, vous vous garez, vous faites vos courses, vous repartez sans payer. Car les magasins accordent un forfait gratuit de 90 minutes, ce qui suffit largement pour faire son shopping. Mais pour les véhicules dont la durée de stationnement dépasse une heure trente, c'est l'amende qui guette. Le système est très malin Car oui, l'intégration de ces algorithmes aux caméras de surveillance est destiné à contrer le détournement d'usage des parkings de supermarché. Et le système est très malin. Si un conducteur tente de contourner le système en sortant du parking pour y revenir dans la foulée, l'algorithme ne réinitialise pas le compteur. Tout retour de véhicule effectué dans une fenêtre de quinze minutes voit son temps cumulé à la session précédente. Et en cas de dépassement du quota gratuit, l'amende tombe automatiquement et peut atteindre 35 euros. Plus de fluidité aux véritables clients Au final, un parking saturé par des véhicules ventouses représente un manque à gagner pour une enseigne. Et en augmentant artificiellement la rotation des places, la grande distribution garantit plus de fluidité aux véritables clients pendant les heures de pointe. Et en Pologne, Lidl n'est pas seul sur ce nouveau créneau. Son concurrent Biedronka applique déjà des pénalités similaires. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. Sep 17

    Coup de tonnerre sur le marché des processeurs, AMD vient de franchir la barre des 30% de part de marché face à Intel

    Aujourd'hui, coup de tonnerre sur le marché des processeurs. AMD vient de franchir la barre symbolique des 30% de part de marché face à Intel sur le segment des ordinateurs de bureau et des portables. Et je vous explique tout de suite pourquoi ce chiffre doit vous faire réfléchir à vos choix d'équipement et de budget d'entreprise. AMD accélère sur les puces pour ordinateurs portables C'est un basculement historique pour l'écosystème matériel informatique. Selon les derniers chiffres du cabinet Mercury Research, AMD atteint désormais 30% de part de marché sur les processeurs x86. Il y a deux ans à peine, le groupe plafonnait sous la barre des 25%. Concrètement, AMD ne profite plus seulement de sa dynamique sur les PC fixes, où il dépasse les 34%. Il accélère désormais très fort sur les puces pour ordinateurs portables, frôlant les 30%. Pour les directeurs informatiques, la leçon est claire. Le monopole historique d'Intel s'effrite. Intégrer AMD dans vos catalogues d'entreprise n'est plus une option d'appoint, mais un levier de négociation et de performance indispensable. La montée en puissance d'ARM Mais attention, et c'est le second point, cette guerre intestine entre géants du x86 masque une autre rupture majeure. Pendant qu'AMD grignote du terrain sur Intel, l'architecture ARM s'impose discrètement comme le troisième acteur du marché. Portées par Apple, Qualcomm ou MediaTek, les puces ARM équipent désormais plus de 15% du parc total des ordinateurs portables et de bureau. Et là aussi c'est un nouveau record. Pour les DSI, cela implique une double réflexion stratégique. Il ne s'agit plus seulement de choisir un constructeur, mais de trancher sur l'architecture même de votre parc. Les compromis sur l'autonomie, l'intégration applicative et la puissance de calcul imposent de revoir vos matrices de compatibilité logicielle dès aujourd'hui. La crise de la mémoire vive et du stockage Enfin, ces grandes manœuvres stratégiques s'opèrent dans un contexte économique particulièrement tendu pour le secteur. Les livraisons globales de processeurs de bureau x86 subissent une chute spectaculaire de plus de 20% sur un an. Et le coupable est clairement identifié. Il s'agit de la crise de la mémoire vive et du stockage. La gourmandise des infrastructures d'intelligence artificielle engendre une tension extrême sur la ram et les puces graphiques. Conséquence, les prix des ordinateurs s'envolent, et cela incite les entreprises à prolonger la durée de vie de leurs parcs d’ordinateurs. Pour résumer, acheter du matériel coûte plus cher, et les arbitrages deviennent donc complexes pour les DSI. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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