Podcast "On ne devient pas psy par hasard".

Mélanie Berthaud

www.justinetime.org IG: onnedevientpaspsyparhasard “One does not become a psychologist by chance.” - “No se llega a ser psicólogo por casualidad.” This podcast was launched in 2020. It was created during the pandemic as an opportunity to go out and meet through ideas and sharing , using the best part of technology can offer us . It used to be a walk and talk podcast . This podcast reflects the trajectory of Psy/Prof Mélanie Berthaud - psychoanalyst, yoga/meditation teacher and hypnotherapist . mlanieberthaud.substack.com

  1. Feb 8

    l tempo che ci vuole

    l tempo che ci vuole Le temps qu’il faudra. Le temps qu’il faut. Les processus psychiques sont longs à comprendre. L’être humain vit d’abord, puis, seulement ensuite, il réfléchit à ce qu’il a vécu. Prendre le temps. Dans une société du burn-out et du narcissisme à outrance, prendre le temps — et aimer — est presque devenu obscène. Osons. Le temps qu’il faudra. Si vous avez regardé Prima la vita, réalisé par Francesca Comencini, sur son enfance et sa vie avec son père, Luigi Comencini (Marcellino pane e vino),vous comprendrez la référence. Il tempo che ci vuole. Une phrase — prononcée au moment le plus critique du récit — qui change tout pour cette femme aux prises avec un père à la fois envahissant et aimant, exerçant une paternité aussi structurante que déstabilisante. L’absence de la mère, et plus encore l’absence de mots la concernant, constitue un élément incontournable de cette enfance cinématographique, devenue errance pour une jeune femme souffrant d’un écrasement inconscient, aux limites d’une dissolution psychique, auprès d’un père génial. Une œuvre qui aborde la difficulté de vivre sur fond de filiation artistique et psychique, et de construction du sujet dans le contexte d’une figure parentale toute-puissante. Elle ouvre — de manière nécessairement non exhaustive —un espace de réflexion autour des questions suivantes : Combien de temps faut-il pour se construire de façon autonome vis-à-vis des figures parentales ? Comment préserver une filiation psychique, artistique, intellectuelle — si précieuse — sans se laisser écraser par la toute-puissance d’un ou de parents « géniaux » ? Comment l’usage de substances révèle-t-il une pathologie du lien ? La temporalité de la réparation : lente, imprévisible, imprescriptible. Le cinéma — et l’art, par extension — comme dimension irremplaçable du tiers symbolique, permettant l’élaboration et la réparation. L’exil (ici, le départ vers Parigi) comme mouvement de dégagement hors de la scène pathologisante, ouvrant la possibilité d’un nouveau récit identitaire. Il tempo che ci vuole. #solidground #iltempocheci vuole #justintime #comencini #primalavita This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mlanieberthaud.substack.com/subscribe

    3 min
  2. Feb 7

    Ces relations dans lesquelles tu performes.

    Il existe des relations dans lesquelles on ne se sent jamais franchement mal — mais jamais vraiment vivant non plus. Des relations dans lesquelles on fait bien. Où l’on ajuste, anticipe, module, contient. Où l’on devient fiable, compréhensible, rassurant. Où l’on performe. Le mot est un anglicisme, et il n’est pas neutre. Performer renvoie au champ du rendement, de l’évaluation, de la conformité à une attente implicite. L’utiliser pour parler de relations humaines dit déjà quelque chose de notre époque, mais aussi de certaines histoires subjectives : celles où le lien s’est construit très tôt sous condition. Dans ces relations, on ne se demande pas tant qui je suis que comment je dois être. On lit l’autre en permanence. On ajuste son ton, son intensité, ses émotions. On devient expert de l’ambiance, du non-dit, du seuil à ne pas dépasser. Et souvent, on appelle cela de la maturité, de l’empathie, de la capacité relationnelle. Jusqu’au jour où le corps et le psychisme commencent à protester. L’hyper-adaptabilité : une intelligence de survie En tant que psychanalyste, je rencontre très fréquemment des patients pris dans ce type de fonctionnement. Des sujets épuisés, non pas d’avoir trop aimé, mais d’avoir trop bien tenu leur rôle. Derrière cette performance relationnelle, il y a presque toujours une histoire ancienne. L’hyper-adaptabilité n’est pas un trait de caractère. C’est une réponse développementale. Elle se construit lorsque, dans l’enfance, l’environnement n’a pas été suffisamment stable, contenant ou accueillant pour permettre l’expression libre des affects. L’enfant comprend alors — souvent très tôt — que certaines émotions dérangent, que certaines parties de lui sont « en trop », et que le lien dépend de sa capacité à se conformer. Donald Winnicott parlait du faux self : une organisation psychique qui permet de s’adapter à l’environnement au prix d’un éloignement progressif du self authentique. L’enfant devient sage, agréable, discret, performant. Il survit psychiquement en renonçant, partiellement, à être. Cette hyper-adaptabilité est souvent renforcée dans des contextes où l’amour est conditionnel, imprévisible, ou chargé d’attentes implicites. Elle peut aussi se développer dans des familles où l’enfant est parentifié, sommé de comprendre trop tôt, de soutenir, de réparer. Des relations sous tension permanente À l’âge adulte, ce mode de fonctionnement se rejoue dans le lien. On se retrouve dans des relations où l’on est constamment évalué, parfois de manière très subtile. Rarement par des attaques frontales, mais plutôt par une succession de petites remarques : « tu es trop sensible », « tu dramatises », « tu compliques tout », « fais un effort », « ce n’est pas si grave ». Ces phrases ne sont pas anodines. Elles dessinent un climat relationnel dans lequel l’autre est en position d’hyper-critique, et le sujet en position d’auto-correction permanente. Ce qui est rejeté n’est pas tant le comportement que la singularité même : le rythme, l’intensité, la sensibilité, la liberté d’être. On ne parle plus alors de relations vivantes, mais de relations fonctionnelles. Des relations de survie, où l’on s’ajuste pour maintenir le lien, au prix d’un effort psychique constant. Les risques psychiques de la performance relationnelle Les effets de cette hyper-adaptabilité sont profonds et souvent différés. À court terme, elle permet de tenir. À long terme, elle expose à des risques importants : épuisement émotionnel, troubles anxieux, perte du désir, sentiment de vide, difficultés à identifier ses propres besoins, voire états dépressifs. Sur le plan relationnel, elle entretient une confusion majeure entre amour et reconnaissance. Être aimé pour ce que l’on fait, pour ce que l’on apporte, pour la manière dont on ne dérange pas, n’est pas être aimé pour ce que l’on est. Cette confusion peut conduire à des relations répétitives, insatisfaisantes, parfois même maltraitantes sur un mode subtil. Comme l’a montré John Bowlby, lorsque les figures d’attachement n’ont pas pu offrir une base de sécurité suffisante, le sujet développe des stratégies adaptatives qui privilégient le maintien du lien au détriment de l’authenticité. Déconstruire, lentement Le travail thérapeutique ne consiste pas à supprimer brutalement ces mécanismes. Ils ont eu une fonction vitale. Il s’agit plutôt de les mettre en récit, de comprendre ce qu’ils ont permis, et ce qu’ils coûtent aujourd’hui. La psychanalyse offre un espace rare : celui où le sujet peut exister sans être évalué, où la parole n’a pas à être performante, où les silences, les répétitions et les affects trouvent leur place. Déconstruire l’hyper-adaptabilité est un processus lent. Il suppose d’accepter de déranger un peu, de décevoir parfois, de ne plus être parfaitement ajusté. C’est souvent une traversée inconfortable, mais profondément vivifiante. Car à force de performer dans le lien, on finit par ne plus savoir qui l’on est lorsqu’il ne s’agit plus de prouver, mais simplement d’être. Les relations vivantes ne demandent pas d’excellence. Elles demandent de la présence. Mélanie Berthaud This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mlanieberthaud.substack.com/subscribe

    5 min
  3. Jan 14

    Las heridas del alma: un mapa invisible de nuestra infancia

    Las heridas del alma: un mapa invisible de nuestra infancia (Texto inspirado en la obra de Louise Bourbeau) Louise Bourbeau, autora y conferencista canadiense nacida en Quebec, es una figura clave en el campo del desarrollo personal contemporáneo. Fundadora de la escuela Écoute Ton Corps, ha dedicado más de cuarenta años a explorar el vínculo entre el cuerpo, las emociones y la psique. Entre sus libros más conocidos se encuentran Las cinco heridas que impiden ser uno mismo, La sanación de las cinco heridas y Escucha tu cuerpo, obras traducidas a numerosos idiomas y ampliamente difundidas en contextos terapéuticos y de crecimiento personal. En Las cinco heridas que impiden ser uno mismo, Bourbeau propone una lectura clara y profundamente estructurante de la vida psíquica: existen cinco heridas fundamentales, activadas en la infancia, que organizan nuestra manera de sentir, de amar, de defendernos y de existir en el mundo. Estas heridas —rechazo, abandono, humillación, traición e injusticia— no son simples recuerdos dolorosos: son marcas fundacionales, vividas inicialmente en soledad, que se reactivan una y otra vez hasta ser reconocidas y elaboradas. Mientras reaccionamos a ellas, dice Bourbeau, es señal de que el ego sigue herido. 1. La herida del rechazo: huir para no desaparecer La herida del rechazo es, según Bourbeau, la más dolorosa de todas. Se activa sin excepción en la relación con el care taker del mismo sexo. Quien la porta desarrolla la máscara de la huida: huir del conflicto, del vínculo, de la mirada del otro… y, sobre todo, de sí mismo. El sujeto marcado por el rechazo se siente inexistente, ignorado, de más. En su diálogo interno aparece la frase devastadora: “no soy nada”. La emoción dominante es el miedo, pero no cualquier miedo: el miedo al miedo, el pánico anticipado. Temen tanto perder el control que terminan perdiéndolo. No saben qué decir, qué hacer, cómo estar. Esta herida está estrechamente ligada al sentimiento de injusticia: una vivencia temprana de no haber tenido derecho a existir plenamente. El cuerpo suele volverse pequeño, retraído, casi borrado. La huida no es cobardía: es una estrategia de supervivencia frente a un dolor vivido como aniquilador. 2. La herida del abandono: depender para no caer La herida del abandono se activa en el vínculo con el care taker del sexo opuesto. Su máscara es la dependencia emocional. Quien la vive necesita la presencia del otro como sostén vital: un padre, una pareja, un amigo, siempre del sexo opuesto, que nunca parece dar suficiente atención. La emoción central aquí es la tristeza. Son personas que lloran mucho, que sienten un vacío constante, una soledad profunda incluso estando acompañadas. Si el otro se aleja, si no responde, si no está disponible, la herida se reabre con violencia. Toda su vida psíquica gira en torno a no ser abandonadas otra vez. Sin embargo, mientras reaccionan desde esta herida, el vínculo queda atrapado en una lógica infantil: pedir, reclamar, aferrarse. El dolor no es el amor perdido, sino el miedo primitivo de quedarse sin sostén. 3. La herida de la humillación: castigarse para merecer Menos frecuente que las demás, pero profundamente encarnada, la herida de la humillación se organiza en torno a la vergüenza. Bourbeau la vincula más al superyó y al diálogo interior que a los padres directamente. La máscara es el masoquismo. Son personas que aman el placer, la buena comida, la sensualidad, la vida… pero se la prohíben. Se juzgan con dureza: “qué tonto soy”, “qué cochino”, “no debería”. Se sienten fácilmente degradadas, observadas, juzgadas. Su gran necesidad es la libertad, y paradójicamente, es lo que más temen. Saben —inconscientemente— que si se autorizan a vivir, podrían desbordarse. Entonces se contienen, se sacrifican, cuidan de todos antes que de sí mismas. El cuerpo suele hablar por ellas: la vergüenza se inscribe en la postura, en la respiración, en la piel. Desde mi experiencia como psicoanalista, psicoterapeuta y profesora de yoga y meditación, esta herida es una de las más legibles corporalmente. 4. La herida de la traición: controlar para no perder La herida de la traición está íntimamente ligada al abandono y también se articula en relación con el sexo opuesto. Bourbeau explica que el bebé vive primero el abandono; hacia los cuatro años, la ira emerge y se organiza la herida de la traición, que encubre al abandono. Aquí la máscara es el control. A diferencia del huidor, el dependiente o el masoquista —que luchan consigo mismos—, la persona marcada por la traición lucha contra el mundo. Quiere dominar, anticipar, decidir. La cólera es su emoción visible. Lo que más la desestabiliza es la mentira, aunque paradójicamente suele mentirse a sí misma: no admite que su herida original es el abandono. Su miedo más profundo es la separación. Por eso intenta controlar la relación, incluso saboteándola. Bourbeau da un ejemplo elocuente: alguien que desea separarse pero no puede tolerarlo, genera inconscientemente condiciones imposibles para que sea el otro quien se vaya. Lo temido se cumple: cuanto más miedo a la separación, más se la provoca. 5. La herida de la injusticia: endurecerse para no sentir La herida de la injusticia está estrechamente vinculada con el rechazo. Detrás de la rigidez, dice Bourbeau, siempre hay un rechazo temprano. La máscara aquí es la rigidez: control emocional, perfeccionismo, idealismo extremo. Las personas marcadas por esta herida buscan la perfección y se exigen sin tregua. La emoción dominante es la ira, pero dirigida hacia sí mismas y hacia las personas del mismo sexo. Su mayor miedo es la frialdad, tanto la propia como la ajena. El cuerpo suele tensarse, endurecerse, sostenerse en exceso. Sentir se vuelve peligroso. Ser justo consigo mismo parece imposible. Reconocer para sanar ¿Cómo identificar nuestras heridas, si están tan entrelazadas? Bourbeau es clara: son nuestras reacciones las que las delatan. Allí donde reaccionamos de manera desproporcionada, infantil o automática, una herida está activa. Todas y todos llevamos estas cinco heridas. Todas y todos intentamos esconderlas. Pero el camino de sanación no pasa por negarlas, sino por mirarlas con conciencia, desactivar las máscaras y permitir que el niño herido deje de dirigir la vida adulta. Sanar no es no sentir. Sanar es dejar de reaccionar. Y en ese movimiento, algo profundo se reordena: el cuerpo respira distinto, el vínculo se humaniza, y el alma —por fin— deja de huir de sí misma. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mlanieberthaud.substack.com/subscribe

    7 min
  4. 177- “¿Quién es la más bella...?” : narcisismo materno y conflicto generacional

    04/23/2025

    177- “¿Quién es la más bella...?” : narcisismo materno y conflicto generacional

    🗓️ 13 de abril de 2025 – 10h CDMX / 18h París En este episodio, nos adentramos en las profundidades simbólicas de uno de los cuentos más célebres y perturbadores de la tradición europea: Blancanieves. A partir de la lectura de Bruno Bettelheim, exploramos cómo este relato, aparentemente ingenuo, encierra un drama edípico de gran intensidad, donde se enfrentan la joven en proceso de individuación y la figura materna herida en su narcisismo. Desde el espejo que sentencia la decadencia de la reina hasta la manzana que precipita el letargo de la protagonista, cada elemento del cuento se convierte en una metáfora psíquica de la maduración, la rivalidad intergeneracional y la posibilidad de transformación. Reflexionamos también sobre la dimensión edípica no sólo del niño, sino de los propios padres, así como sobre el eco trágico que estos relatos guardan con los mitos griegos, en particular con la figura de Tántalo. Este encuentro propone una lectura clínica, literaria y filosófica del cuento como matriz de simbolización: un espacio donde el conflicto se vuelve narración, y la narración, promesa de crecimiento. #PsicoanálisisDeLosCuentos #Blancanieves #BrunoBettelheim #ComplejoDeEdipo #NarcisismoMaterno #Individuación #CuentosDeHadas #LecturaPsicoanalítica #MitologíaYPsique #SimbolismoInfantil #PsicologíaProfunda #EducaciónYSubjetividad #FeminidadYMaternidad #CulturaYPsicoanálisis #PodcastJustineTime This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit mlanieberthaud.substack.com/subscribe

    25 min

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