Vlan! Leadership

Grégory Pouy

Le monde est en plein mouvement, la majorité des organisations ne sont plus en phase avec l'époque et elles le savent, elles doivent se transformer en profondeur. Mais pas de transformation d'organisation sans leadership. Dans ce podcast nous explorons avec des leaders éclairés mais également avec des chercheurs à quoi le leadership peut et doit ressembler. Vlan! Leadership, c'est de l'inspiration mais c'est aussi un outil pour les leaders de demain en montrant que d'autres modèles sont possibles que ce soit pour les grandes ou les petites structures. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. #68 Pourquoi 80% des transformations d'entreprise ne marchent pas ? avec Ibrahima Fall

    2D AGO

    #68 Pourquoi 80% des transformations d'entreprise ne marchent pas ? avec Ibrahima Fall

    Ibrahima Fall, dirigeant de Hommes & Décisions, président-fondateur de l'Institut du Travail Réel et intervenant à Polytechnique exécutive éducation. il est de ces invités qu'on attend depuis longtemps : un homme qui pense vraiment, qui ne cède rien sur les mots parce qu'il ne cède rien sur les choses. Je l'ai découvert grâce à Emmanuel Duez, qui me l'a recommandé et je comprends pourquoi. Dès les premières minutes, j'ai senti que cet épisode allait bousculer beaucoup d'idées reçues sur le management, le leadership et la transformation des organisations. Dans cet épisode, nous parlons de la différence fondamentale entre le travail prescrit et le travail réel et pourquoi ignorer cette distinction fabrique du malheur dans les entreprises. J'ai questionné Ibrahima sur ce qu'il appelle le "trétentisme", cette fuite en avant qui consiste à soigner les individus plutôt que de soigner le travail lui-même. Nous parlons aussi de la confusion entre changer et transformer, entre problème et situation, entre esprit critique et esprit de crête. Et bien sûr, nous n'évitons pas l'IA — non pas pour savoir quel outil utiliser, mais pour nous demander ce qu'on a vraiment intérêt à lui confier. Ibrahima pose une question que presque personne ne pose : est-ce que parce que c'est techniquement possible, c'est forcément souhaitable ? 3. CITATIONS MARQUANTES"Tout ce qui se fait sans le réel va périr avec le réel." (28:34) "Ce n'est pas le management qui donne du sens au travail, c'est le travail qui donne du sens au management." (09:27) "L'IA, je la considère comme un voleur très compulsif. Je ne lui donne pas mon portefeuille à garder." (44:47) "Les limites de mon langage sont les limites de mon monde. On a besoin de fertiliser le regard." (22:16, citant Wittgenstein) "Il n'y a pas de bien-être sans bien vivre, il n'y a pas de bien vivre sans bien faire." (27:04) 4. IDÉES CENTRALES 1. Le travail réel vs le travail prescrit (00:54 – 05:00) Quelle que soit la qualité des procédures, les gens mobilisent toujours leur intelligence pour faire face à l'imprévu. Ce gap entre prescrit et réel, c'est là que vit l'innovation — et c'est ce que la plupart des organisations nient. Ignorer le travail réel, c'est fabriquer du désengagement et de la maladie. Pourquoi c'est important : C'est le fondement de tout le reste. Si on ne reconnaît pas que travailler c'est toujours plus que ce qui est écrit, toute démarche managériale repose sur du sable. 2. Changer ≠ Transformer — et confondre les deux coûte cher (16:57 – 20:03) "Changer" vient de cambiare (échanger) — on peut changer un process du jour au lendemain. "Transformer" vient de transformare (métamorphoser) — ça ne se décrète pas. Entre 60 et 80 % des projets de transformation échouent précisément parce qu'on fait du "transformisme" : du changement habillé en transformation. Pourquoi c'est important : Toutes les entreprises se réclament de la transformation. Presque aucune ne comprend ce que le mot signifie vraiment. 3. Le problème n'est pas un problème — c'est une situation (21:16 – 23:05) Un problème, on peut en faire le tour et le résoudre (le dissoudre). Une situation, on est pris dedans — il n'y a pas de solution, juste des arrangements et des issues possibles. L'IA excelle à résoudre des problèmes. Elle ne dit rien sur les situations. Pourquoi c'est important : La quasi-totalité des défis réels en management sont des situations, pas des problèmes. Penser qu'une loi, un process ou une IA va "résoudre" ça est une illusion dangereuse. 4. L'IA augmente les facultés, pas le jugement (33:32 – 46:47) Plus on a de facultés, plus on requiert du jugement pour les orienter. Or le jugement, ça se nourrit de culture, de temps, d'expérience — pas d'optimisation. La vraie question sur l'IA n'est pas technique : c'est de savoir quels métiers on a intérêt à lui confier, et lesquels nécessitent d'être "encastrés dans le contexte humain". Pourquoi c'est important : On se trompe de débat sur l'IA. Le vrai enjeu est philosophique et éducatif. 5. Manager, c'est formuler des problèmes — pas les résoudre (49:07 – 54:25) Résoudre des problèmes, c'est le niveau inférieur de l'intelligence. Un vrai manager/leader formule de nouveaux problèmes, voit ce que les autres ne voient pas, et crée les conditions pour que les équipes fassent un travail de qualité. C'est ce qu'Ibrahima appelle le "travaillement" — travailler sur le travail. Pourquoi c'est important : Ça redéfinit radicalement ce qu'on attend d'un manager et explique pourquoi séparer "leadership" de "management" est une erreur intellectuelle majeure. 5. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEW- Qu'est-ce qu'on appelle le travail réel, et c'est quoi la réalité d'une certaine manière ? (00:24)- Comment se fait-il qu'autant d'entreprises semblent déconnectées du réel — ou est-ce une vue de l'esprit ? (05:03)- Est-ce qu'il ne manquerait pas aux dirigeants d'avoir vraiment "fait le job" sur le terrain — pas une journée d'exploration, mais un mois ou deux ? (08:02)- Est-ce qu'il y a seulement une vraie formation au management — ou est-ce que le management n'est pas censé être une école de l'expérience ? (10:19)- Quand tu parles de "diplomatie des disciplines", à quoi tu fais concrètement référence ? (13:10)- Comment fait-on bouger les lignes dans une culture d'entreprise ? Par où on commence ? (16:20)- Est-ce que la même problématique ne s'applique pas en politique — on rajoute des process alors qu'il faudrait transformer ? (21:02)- C'est quoi le mot le plus mal utilisé en entreprise en ce moment ? (23:05)- Comment toi tu travailles avec l'IA — comment tu trouves l'équilibre entre ce que tu lui délègues et ce que tu gardes ? (44:17)- Les gens ne veulent plus être managers : comment tu lis cette tendance ? (50:42)6. RÉFÉRENCES CITÉESPersonnes & penseurs - Gaston Berger — philosophe et directeur de l'enseignement supérieur (années 50). Formule : "voir loin, voir large, analyser en profondeur, prendre des risques, penser à l'homme." Aussi : "Les machines sont comme les habitudes, elles asservissent les faibles et affranchissent ceux qui ont des choses à dire." (15:02 / 45:46)- Karl Krauss — satiriste viennois début XXe. "Parler c'est penser" / "La quantité n'est pas une pensée, mais que la quantité dévore la pensée, c'est une pensée." (20:03 / 24:04)- Ludwig Wittgenstein — "Les limites de mon langage sont les limites de mon monde." (22:16)- Jean-François Lyotard — philosophe. "Dans un univers où avoir du succès c'est gagner du temps, la pensée n'a qu'un défaut incorrigible : celui de le faire perdre." (35:37)- André Maurois — écrivain (années 20). Sur le bon sens : "lorsque la raison l'emporte sur le sentiment, et que l'expérience l'emporte sur le raisonnement." (35:37)- Paul Valéry — cité sur les mots qui "chantent plus qu'ils ne parlent." (23:22)- Napoléon — "Je ne pense pas vite, j'ai pensé avant." (35:37)- Henry Mintzberg — cité sur l'erreur de séparer leadership et management. (49:07)- Jacques Ellul — "éthique de la non-puissance" (≠ éthique de l'impuissance) : être capable de faire mais décider de ne pas faire. (39:42)- Marcel Just — concept d'algébrose : quand la représentation ne représente plus rien, quand on est dans une abstraction folle. (59:34)- Jacques Lemuel — consultant années 70. Sophisme de l'efficacité : "ce qui est efficace est vrai, or ce qui est vrai est juste, donc ce qui est efficace est juste." (56:53)- Jacques Baudrillard — "journalisation de la pensée" (ce qu'on dit est valable pour le jour, après c'est fini). (56:04)- Emmanuel Duez — a recommandé Ibrahima Fall à Gregory. (16:20)Concepts & œuvres - Ergonomie de langue française — découverte de l'irréductibilité du travail réel au travail prescrit. (00:54)- L'anthropologie du geste — livre du chercheur français Aujus (années 40-50), base de la "loi de jus" sur les métiers encastrés dans le contexte humain. (38:43)- Loi de Gabor — "tout ce qui est techniquement possible sera fait, quel que soit le prix à payer." (38:43)- Tribune dans la presse — le président de Veolia et le président du groupe Française des Jeux, appelant à une rénovation intellectuelle des entreprises. (20:03)7. TIMESTAMPS CLÉS 00:00 – Introduction 00:54 – Le travail réel vs prescrit : la découverte fondamentale de l'ergonomie française 02:27 – L'exemple du chauffeur de bus RATP et la sonde déconnectée 05:03 – Pourquoi les entreprises sont-elles déconnectées du réel ? 06:57 – Le "trétentisme" : soigner les individus plutôt que le travail 09:27 – "Ce n'est pas le management qui donne du sens au travail" 10:29 – Il n'y a (presque) pas de vrais cours de management dans les écoles 13:49 – La "diplomatie des disciplines" : c'est quoi vraiment ? 15:02 – Gaston Berger et l'exigence subjective 16:57 – Changer vs transformer : une confusion qui coûte très cher 18:29 – Pourquoi 60 à 80 % des projets de transformation échouent 21:16 – Problème vs situation : l'IA ne peut pas tout 24:04 – Tout ce qui est réel n'est pas mesurable — et c'est un problème 25:56 – Prendre soin des collaborateurs : les baby-foot ne marchent pas 28:34 – "Tout ce qui se fait sans le réel va périr avec le réel" 33:32 – L'IA augmente les facultés mais pas le jugement 38:43 – Loi de Gabor vs loi d'Aujus : que doit-on vraiment confier à l'IA ? 44:47 – Comment Ibrahima utilise l'IA sans lui abandonner sa pensée 48:43 – Leadership et management : l'erreur de les séparer 50:03 – Le vrai manager formule des problèmes — il ne les résout pas 51:16 – Les gens ne veulent plus être "préposés au management" 54:25 – La refondation de l'entreprise : par quoi commencer ? 56:53 – Le sophisme de l'efficacité : confondre justesse

    1h 1m
  2. #67 Le care peut-il survivre dans l’efficacité du lean ? avec Antoine Bordas

    FEB 2

    #67 Le care peut-il survivre dans l’efficacité du lean ? avec Antoine Bordas

    Antoine Bordas, entrepreneur, expert en Lean Management et Lean Tech. Quand on pense au Lean, on imagine souvent une version froide et brutale de l’optimisation : des process qui écrasent, des KPI, des chaînes de production huilées jusqu’à l’inhumain. Moi aussi, je pensais ça. Franchement, l’idée même de Lean m’évoquait l’inverse du care. Et c’est précisément là que commence cette conversation. Parce qu’Antoine est venu me dire : tu fais fausse route. Et il m’a expliqué, avec patience, avec passion, avec précision, que le Lean, le vrai, c’est tout sauf ça.C’est une stratégie radicale de respect. C’est une obsession du réel. C’est une école de pensée pour réapprendre à apprendre, ensemble. Et surtout : c’est un projet profondément humaniste, pensé pour durer. Dans cet épisode, nous parlons d’histoire — celle de Toyota, du Japon d’après-guerre, de Taichi Ono. Nous parlons de présent — d’IA, d’hôpital, de startups, de lignes de code et de collaborateurs désengagés. Et nous parlons d’avenir — de ce que pourrait être une entreprise robuste, résiliente, joyeuse même, si elle réapprenait à voir les problèmes non pas comme un échec, mais comme une opportunité collective d’évoluer. J’ai questionné Antoine sur tout : le mythe de la productivité, la réalité du travail dans les usines Lean, la différence entre performance et flicage, la place des émotions, le rôle du manager, le fantasme de l’IA qui remplace l’humain, et même la possibilité d’un football Lean (oui, on parle aussi de foot). On a parlé d’outils, bien sûr. De dojos, de Gemba, de management visuel, de Handon. Mais surtout, on a parlé de culture. De regard. D’intention. Parce qu’au fond, ce que défend Antoine, c’est une autre manière de voir les organisations. Non pas comme des machines à produire, mais comme des systèmes vivants, où chaque personne a le droit — et le devoir — d’apprendre, de grandir, et de contribuer à quelque chose de plus grand qu’elle. Un épisode qui m’a profondément nourri. Et qui, je l’espère, viendra bousculer quelques certitudes. Citations marquantes- « Le Lean, c’est apprendre ensemble à résoudre des problèmes réels. »- « Si tu n’as pas de problème, c’est que tu n’as plus rien à apprendre. »- « On développe des personnes avant de développer des produits. »- « L’IA ne remplacera jamais quelqu’un qui sait apprendre à apprendre. »- « Une vraie boîte Lean, c’est une entreprise faite pour durer 100 ans. » Idées centrales discutées (Big Ideas)Le Lean, une stratégie humaniste mal comprise (≈01:22)Souvent perçu comme productiviste, le Lean repose au contraire sur le respect, la formation et l’amélioration continue.→ Important pour repenser la manière dont on envisage la performance. Résolution de problèmes : la compétence clé (≈17:41)Le cœur du Lean, c’est la capacité à voir les problèmes et à les résoudre ensemble, chaque jour.→ Utile pour recréer une culture de responsabilité partagée. Moins de pression, plus d’autonomie (≈18:21)Avec les bons outils (comme le système Andon), les employés ne subissent pas la pression : ils sont soutenus.→ Remet en cause le mythe du Lean oppressif. L’apprentissage au centre du travail (≈08:08)Chaque personne doit savoir ce qu’elle est en train d’apprendre. Sinon, elle est mal positionnée.→ Clé pour réengager les collaborateurs et construire la robustesse. L’IA peut détruire… ou renforcer l’humain (≈34:35)Antoine alerte sur l’IA qui dépossède les humains de leur pensée. Le Lean peut devenir un rempart.→ Nécessaire pour une intégration éthique et durable de l’IA. Questions posées dans l’interview- Pourquoi le Lean fait-il si peur en France ?- Quelle est la différence entre Lean Management et Lean Startup ?- En quoi le Lean peut-il être une stratégie de care ?- Comment le Lean transforme-t-il les relations au travail ?- Quelle est la place réelle de la productivité dans le Lean ?- Comment Toyota forme-t-elle ses collaborateurs différemment ?- Peut-on faire du Lean dans un hôpital ou une startup ?- L’IA peut-elle s’intégrer dans une culture Lean ?- Quelles sont les erreurs les plus fréquentes quand on applique mal le Lean ?- Par où commencer pour transformer une entreprise avec le Lean ? Références citées dans l’épisodeEntreprises & exemples :- Toyota – modèle historique du Lean (≈01:58)- Conto – analyse client hebdomadaire (≈08:48)- Hôpital Sainte-Anne – Lean en milieu hospitalier (≈20:34)- Aramis Auto – exemple industriel français (≈23:12)- Veolia Eau France – transformation Lean à grande échelle (≈45:41)- Kipik, Théus, FC Versailles – autres cas évoquésPersonnalités :- Taichi Ono – inventeur du Toyota Production System (≈02:12)- Michael Ballé & Freddy Ballé – sensei français du Lean (≈25:15)- Aymeric Augustin – CTO chez Conto (≈30:19)- Alexandre Mulliez – FC Versailles, vision Lean du football (≈35:17)Ouvrages / Concepts :- L’Hôpital apprenant, Aline Sattler (≈21:35)- Kaizen – amélioration continue (≈14:57)- Sensei – coach Lean (≈25:00)- Gemba – présence terrain des dirigeants (≈30:19)- System Andon – alerte collaborative sur problème (≈18:21)Timestamps clés - 00:00 Introduction et malentendus sur le Lean03:00 Origine du Lean chez Toyota après la guerre06:00 Pourquoi le Lean est tout sauf bureaucratique08:00 Comment une entreprise Lean se construit10:30 L’apprentissage comme moteur de performance14:30 Exemple Toyota : former, déplacer, innover17:00 Le vrai rapport à la pression dans le Lean20:30 Le cas de l’hôpital Sainte-Anne23:00 Ce qui change concrètement dans une usine Lean25:00 Les figures du Lean en France30:00 Être dirigeant dans une culture Lean34:00 L’impact de l’IA vu par le prisme Lean37:00 Pourquoi les compétences humaines restent clés41:00 Apprendre à résoudre des problèmes45:00 Comment lancer une stratégie Lean dans une boîte48:30 Le temps long comme condition de succès51:00 Le lien entre Lean et réindustrialisation53:00 Les pièges d’un Lean mal appliqué55:00 La culture du feedback et de l’humilité Hébergé par Audiomeans. 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    1 hr
  3. #66 L'I.A. menace-t-elle notre capacité à penser?  avec Jean-Noel Chaintreuil

    JAN 19

    #66 L'I.A. menace-t-elle notre capacité à penser? avec Jean-Noel Chaintreuil

    Jean-Noël Chaintreuil, est un expert du futur du travail mais c'est également un ami de longue date.Il est surtout l'auteur d'un livre "I.A. & R.H."Il est l'un des penseurs les plus affûtés que je connaisse sur les sujets d’organisation, de transformation et d’intelligence artificielle. Il vient de publier ce livre passionnant, que nous évoquons dans cet échange profond et nécessairement complice. Dans cet épisode, nous parlons de l’impact réel (et fantasmé) de l’intelligence artificielle sur le monde du travail. J’ai questionné Jean-Noël sur la manière dont l’IA peut, au-delà de la productivité, être un levier de care, d’inclusion et de développement humain. Nous abordons aussi le rôle crucial – et souvent manqué – des RH dans les grandes transformations, les biais cognitifs et systémiques liés à l’IA, et les nouvelles formes d’agentivité que cette technologie impose aux individus comme aux collectifs. Un échange dense, lucide, parfois critique, mais toujours tourné vers une vision plus juste et humaine de la technologie dans nos organisations. Citations marquantes- « L’IA peut nous faire gagner du temps, mais à quoi le réinvestit-on ? »- « On délègue son cerveau à l’IA au lieu de s’en servir comme sparring partner. »- « Être un RH expansé, c’est créer un espace safe pour apprendre lentement. »- « L’IA ne remplace pas un métier, elle redistribue les tâches. »- « Le care dans l’entreprise, c’est aussi une affaire de feedback. » Idées centrales discutées1. L’IA comme levier de care→ Loin des clichés de productivité brute, Jean-Noël défend une vision humaniste de l’IA, utilisée pour libérer du temps de qualité au service du leadership, du feedback et de la cohésion.Pourquoi c’est important : Cela ouvre une voie pour revaloriser l’humain dans un monde technologique.→ ~01:00 à 03:30 2. Tâches vs. métiers : la grande confusion→ L’IA ne remplace pas des métiers entiers mais reconfigure les tâches. Penser en « compétences » plutôt qu’en « fonctions » devient clé.Pourquoi c’est important : Cela redéfinit le rôle des RH dans la gestion fine des parcours.→ ~07:00 3. Accélération vs. temps long→ Dans une culture de l’urgence, comment retrouver le temps de réfléchir, de former, de faire émerger du sens ?Pourquoi c’est important : Cela détermine la capacité de résilience et de transformation des individus et des collectifs.→ ~10:30 4. L’IA comme miroir des biais→ Utilisée sans garde-fous, l’IA amplifie les inégalités. Mais bien paramétrée, elle peut être un outil d’équité.Pourquoi c’est important : Les RH doivent se saisir de cette dimension éthique et structurante.→ ~05:00 à 06:00 5. RH : l’opportunité de ne pas rater la transformation IA→ Après avoir manqué le virage digital, les RH ont une nouvelle chance de redevenir stratégiques en incarnant une IA éthique et utile.Pourquoi c’est important : Le futur du travail se joue maintenant dans leur capacité à s’en emparer.→ ~26:00 Questions posées dans l’interview- En quoi l’IA transforme-t-elle profondément les RH ?- Comment l’IA peut-elle devenir un outil de care ?- Quelle est la différence entre tâches et métiers dans l’ère de l’IA ?- Comment redonner du temps long aux organisations ?- Est-ce qu’on devient les assistants de nos IA ?- Quel est le rôle des RH face au shadow AI ?- L’IA creuse-t-elle une fracture entre les sachants et les autres ?- Comment créer de la cohésion humaine à l’ère des agents IA ?- Quelle posture adopter face aux juniors qui se reposent trop sur l’IA ?- L’IA peut-elle vraiment renforcer l’intelligence collective ?Références citées dans l’épisodePersonnalités & penseurs - Daniel Kahneman – Système 1 / Système 2 (pensée rapide / lente) – ~15:30- Laetitia Vitaud – Conférence sur les compétences – ~08:30- Samuel Durand – Documentaire sur les skills – ~08:30- Seth Godin – Référence d’agent IA inspirant – ~37:20Outils / IA - ChatGPT, Gemini, Notebook LM – comparaison des usages – ~12:30- Perplexity – mention des taux d’erreurs en croissance – ~17:00- Vibe coding – IA utilisée par les experts métiers – ~24:00Entreprises - Amazon – programme massif de formation à l’IA – ~23:00- Hôpitaux – usage de l’IA pour libérer les soignants – ~48:30 Timestamps clés00:00 – IntroductionContexte, amitié, sujet du jour : IA et futur du travail. 01:00 – L’IA, un outil de care ?Jean-Noël déconstruit les idées reçues et propose un usage plus humain. 07:00 – Repenser tâches, compétences et métiersPourquoi il faut différencier tâches et métiers à l’ère de l’IA. 10:30 – Trouver du sens dans un monde accéléréTemps long, IA, éducation, et responsabilités partagées. 26:00 – Les RH face à leur destinL’IA : dernière chance pour les RH de redevenir stratégiques ? 37:00 – Risque de polarisation entre sachants et non-sachantsComment éviter la fracture entre ceux qui comprennent l’IA… et les autres ? 48:00 – Peut-on utiliser l’IA pour le care dans l’entreprise ?Exemples rares mais inspirants, notamment dans la santé. 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    1h 8m
  4. #65 Redonner du souffle à la valeur travail avec Emmanuelle Duez

    JAN 5

    #65 Redonner du souffle à la valeur travail avec Emmanuelle Duez

    Emmanuelle Duez, entrepreneure et fondatrice du Boson Project, vient de publier un livre essentiel : "Où sont passés nos rêves d’émancipation par le travail ?" Dans cet épisode, j’ai le grand plaisir de recevoir une personne que je connais bien et que j’apprécie profondément : Emmanuelle. Sa parole est vive, son regard est aiguisé, et sa vision du travail, à la fois lucide et profondément humaine. Depuis 15 ans, Emmanuelle fait du travail… son travail. Elle le scrute, le décortique, le questionne au sein des entreprises, auprès des dirigeants, des conseils d’administration, mais aussi en lien avec les jeunes générations. Et dans cet échange, nous sommes allés loin. Très loin. J’ai voulu comprendre avec elle ce qu’il restait de la promesse émancipatrice du travail. Pourquoi cette promesse s’est-elle effritée ? Quel rôle la pandémie a-t-elle joué dans cette transformation silencieuse mais massive ? Pourquoi aujourd’hui, de plus en plus de jeunes entrent dans le monde professionnel déjà désabusés ? Nous avons aussi parlé d’engagement, de collectif, de la place du management, de fiscalité, de désindustrialisation, et même de spiritualité dans les collectifs de travail. Cet échange est un wake-up call. Un appel à remettre du sens, de la joie, du lien, là où trop souvent, il ne reste plus qu’un vide. Emmanuelle propose de redonner au travail sa juste place : celle d’un chemin d’émancipation, certes exigeant, mais profondément vivant. 5 citations marquantes- « Il n’y a pas de vie heureuse sans travail heureux. »- « Le travail peut redevenir un langage commun pour refaire société. »- « Le désengagement coûte 14 840 € par an et par salarié. »- « Le collectif n’est pas un moyen, c’est une fin en soi. »- « L’éthique, c’est l’esthétique du dedans. »10 questions structurées posées dans l’interview- Est-ce que la valeur travail existe encore ?- Pourquoi le travail a-t-il perdu sa place centrale dans nos vies ?- Que reste-t-il de la promesse d’émancipation par le travail ?- Comment expliquer le désamour des jeunes générations pour le travail ?- Le travail est-il devenu économiquement vain ?- Quel rôle la pandémie a-t-elle joué dans la transformation du travail ?- En quoi la désindustrialisation a-t-elle contribué à la crise du sens ?- Comment réengager les collectifs dans l’entreprise ?- Que faire face à la fragmentation du réel dans les entreprises ?- Quelles pistes pour transformer culturellement une organisation ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction et présentation d’Emmanuelle Duez- 01:00 – La valeur travail existe-t-elle encore ?- 03:00 – Le travail comme langage commun pour refaire société- 08:00 – L’équation économique du travail est cassée- 12:00 – Le désengagement : un coût invisible mais énorme- 18:00 – La désindustrialisation et ses impacts profonds- 24:00 – L’effondrement du collectif depuis la pandémie- 31:00 – Le rôle essentiel du management dans l’engagement- 41:00 – La fragmentation du réel dans les entreprises- 53:00 – Construire des organisations antifragiles demain Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 7m
  5. #64 Penser long terme, agir maintenant avec Adrien Couret

    12/08/2025

    #64 Penser long terme, agir maintenant avec Adrien Couret

    Adrien Couret est le Directeur général d’Aéma Groupe, un des plus grands groupes mutualistes français, rassemblant la Macif, AÉSIO mutuelle, Abeille Assurances et Ofi Invest. Il est aussi l’auteur du livre "Tous sociétaires ! L'entreprise mutualiste, un modèle pour la société du XXIe siècle". Ensemble, ces marques protègent + de 12 millions de Français et emploient 20 000 salariés à travers le pays. Dans cet épisode, nous avons plongé dans une discussion à la fois lucide et engagée sur le rôle profondément transformateur que peut jouer une mutuelle dans un monde confronté à des défis écologiques, économiques et sociaux sans précédent. J’ai interrogé Adrien sur ce qu’il considère comme un tournant décisif pour le monde de l’assurance : un moment où la nécessité de protection grandit, mais où les risques explosent. Son analyse est fine : l’assurance n’est pas seulement un produit financier, c’est une réponse sociale face à des enjeux existentiels comme le dérèglement climatique, la crise de la soutenabilité économique et les fractures territoriales. Nous avons parlé de pédagogie, d’observation fine des territoires, d’inondations, de sécheresses, d’urbanisme, et de la nécessité de penser le long terme, même quand tout pousse à l’instantanéité. J’ai aussi voulu comprendre en profondeur ce que cela change d’être un groupe mutualiste, comment Aéma Groupe accompagne les assurés face aux transformations du monde, en quoi la gouvernance par les assurés influence les choix stratégiques. Et surtout, comment un groupe comme celui-ci peut – et doit – financer des solutions d’avenir : agriculture régénératrice, adaptation du bâti, finance à impact... Cet épisode m’a profondément touché par la sincérité d’Adrien, sa vision engagée mais lucide, et sa volonté de faire bouger les lignes de l’intérieur, en assumant le rôle de l’assureur comme acteur politique et écologique. Un échange essentiel pour celles et ceux qui croient que l’entreprise peut être un levier du bien commun.5 Citations marquantes - « L’assurance n’est pas un produit, c’est une réponse sociale aux vulnérabilités. »- « Le mutualisme, c’est refuser l’extractivisme économique. »- « Il n’y a pas de choix écologiques, l’écologie est déjà là, c’est le monde autour de nous. »- « On ne peut pas faire bouger les choses si on ne reste pas dans le système. »- « La chaleur, l’eau, l’argile… les gens ne réalisent pas que cela va déterminer la valeur de leur logement. »10 questions structurées posées- Peux-tu présenter Aéma Groupe en quelques chiffres ?- Pourquoi dis-tu que le monde de l’assurance est à un tournant ?- Comment concilier court terme et enjeux de long terme dans l’assurance ?- Quel rôle joue Aéma Groupe dans la pédagogie climatique ?- Comment accompagnez-vous les assurés face aux zones devenues inassurables ?- Est-ce que les mutuelles peuvent financer les filières de transition écologique ?- Quel est le rôle d’Ofi Invest dans cette finance responsable ?- Comment prenez-vous soin de vos collaborateurs en interne ?- Le modèle mutualiste peut-il inspirer d’autres secteurs ?- C’est quoi, pour toi, un vrai leader ?Timestamps YouTube optimisés- 00:00 Introduction et présentation d’Aéma Groupe- 01:10 Pourquoi l’assurance est à un tournant- 04:30 Contradictions des citoyens face à l’écologie- 07:50 Le rôle des assureurs dans la pédagogie climatique- 13:30 Prévention, territoires et politique en 2027- 21:00 Finance responsable : agriculture, océans, bâtiment- 28:00 Aéma Groupe face à Total : engagement ou contradiction ?- 33:00 Le modèle mutualiste expliqué en profondeur- 41:00 La gouvernance par les sociétaires chez Aéma Groupe- 45:00 Prendre soin des collaborateurs- 52:00 Vision du leadership selon Adrien Couret Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  6. #64 Transformer une culture d'entreprise par l'exemple avec Christian Petit

    11/10/2025

    #64 Transformer une culture d'entreprise par l'exemple avec Christian Petit

    Christian Petit est un dirigeant hors norme. Ancien CEO de Romande Énergie, il a commencé sa carrière... dans les centres d’appel. Une expérience fondatrice qui a façonné toute sa vision du leadership, de l’entreprise et de la relation client. Dans cet épisode, nous parlons de care, de l'importance de remettre l'humain au cœur des organisations et de ce que cela change profondément dans la culture d’une entreprise. J’ai questionné Christian sur son parcours, sur ce qui l’a poussé à toujours défendre la dignité de chaque collaborateur, en particulier dans les métiers souvent invisibilisés comme le service client. Il partage des histoires bouleversantes et inspirantes sur des collaborateurs qui, parce qu’ils se sentaient reconnus, ont fait preuve d’une humanité incroyable. Un CD gravé pour conserver la voix d’un mari disparu, des courses faites pour une vieille dame par une téléconseillère... Ce sont ces gestes simples, mais puissants, qui font toute la différence. Nous avons aussi parlé de la tension entre performance et humanité, de la difficulté à incarner une transformation culturelle en tant que CEO, et de l’importance de vivre des expériences de terrain. Car selon Christian, c’est en allant au contact que naît la vision. Un épisode profond, rempli de sagesse, d’humilité et d’humanité. À écouter absolument si vous vous demandez ce qu’est vraiment un leader en 2025. 5 citations marquantes- « Le care, c’est un monstre avec des grandes oreilles mais pas de bouche. »- « Si tu vas vite avec les hommes, ils seront lents. Si tu vas lentement avec les hommes, ils iront vite. »- « Le chiffre est une conséquence. Pas une finalité. »- « L’économie, c’est un lieu d’humanité. »- « Tous les dysfonctionnements de l’entreprise finissent par arriver au service client. »10 questions structurées - En quoi ton expérience de service client a-t-elle influencé ton style de leadership ?- Pourquoi les entreprises ont-elles tant de mal à valoriser leurs clients existants ?- Comment as-tu mis en place une culture du care dans tes entreprises ?- Quelles initiatives as-tu mises en place pour valoriser les centres d’appel ?- Comment donner du sens et de la liberté aux agents pour qu’ils incarnent le care ?- Dans une logique de performance, comment réintroduire de l’humanité ?- Comment passes-tu de clients perçus comme des numéros à des personnes singulières ?- Quelles valeurs personnelles ont nourri ton approche du leadership ?- Comment transformer une culture d’entreprise vers plus de care ?- Comment gères-tu les résistances internes à ce type de transformation ?Timestamps - 00:13 – Introduction de Christian Petit, son parcours atypique- 03:06 – Pourquoi les entreprises délaissent leurs clients existants- 06:46 – Donner une voix aux agents des centres d’appel- 08:24 – Histoire touchante d’une agente allant aider une cliente âgée- 14:59 – Comment réhumaniser le client dans les grandes entreprises- 21:04 – Le Comex à l’écoute directe des clients- 27:19 – L’influence des valeurs personnelles et du scoutisme- 33:03 – L’ancrage d’un changement culturel dans les routines- 39:36 – Sa définition du leadership- 49:26 – Le meilleur conseil de leadership reçu- 50:29 – La culture de l’erreur : oser échouer pour apprendre Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  7. #62 IA : entre fascination et survie créative avec Fred Raillard

    10/27/2025

    #62 IA : entre fascination et survie créative avec Fred Raillard

    Frédéric Raillard est le cofondateur de l’agence créative internationale Fred & Farid, présente à Paris, Shanghai, Los Angeles et New York. Entrepreneur nomade et fin observateur des mutations culturelles, il a traversé plusieurs continents pour construire un modèle d’agence unique, adapté aux nouveaux enjeux du monde contemporain. Comme je viens du marketing et du monde des agences, je connais Fred depuis quasi les débuts de l'agence.Ce n'est donc pas une découverte entre nous.Je sors un peu des épisodes sur le "care" dans cet épisode pour me concentrer sur d'autres sujets : l'international, le monde des agences et l'impact de l'I.A.. Dans cet épisode, nous parlons de son parcours entrepreneurial, de ses expériences en Chine et aux États-Unis, mais surtout, de sa réflexion profonde sur l’intelligence artificielle et son impact sur les métiers créatifs. J’ai questionné Frédéric sur les différences culturelles entre la Chine, les États-Unis et l’Europe, son modèle d’agence « accordéon », sa gestion des équipes en mode freelance, mais aussi sur sa vision de l’IA, entre enthousiasme technologique et crainte existentielle. Avec une lucidité rare, il évoque les transformations de nos sociétés face à l’IA, la place du créatif dans ce nouveau monde, et la nécessité d’une IA « artisanale » pour préserver nos qualités humaines. Un échange dense et terriblement actuel. 5 citations marquantes- « L’IA, ce n’est pas une révolution, c’est un changement de civilisation. »- « Intelligence is free. Et ça, c’est vertigineux. »- « On est passé d’un monde Atlantic Time à un monde Pacific Time. »- « La Chine est un peuple de pivoteurs, les champions du test and learn. »- « On a fait la promotion des humains-machines, maintenant les vraies machines arrivent. »10 questions structurées posées dans l’interview- Peux-tu nous donner des chiffres sur Fred & Farid ?- Comment fonctionnent les agences en Chine par rapport à la France ou aux États-Unis ?- Quelle est ta lecture de la culture chinoise dans le business ?- Qu’as-tu appris des modèles américains ?- Comment s’est passée ta découverte de l’intelligence artificielle ?- Quelle est ta vision actuelle de l’IA dans le monde créatif ?- Quels sont les risques pour les cols blancs face à l’IA ?- Comment l’agence s’adapte-t-elle à cette révolution ?- Quelle est la différence entre l’approche chinoise et américaine face à la tech ?- Que signifie pour toi une « IA artisanale » ?Récapitulatif des timestamps clés- 00:00 – Introduction et présentation de Frédéric Raillard- 01:30 – Chiffres clés et modèle économique de Fred & Farid- 03:40 – Travail et différences culturelles en Chine- 08:00 – Vitesse d’exécution en Chine vs. US- 13:00 – Transition vers les États-Unis et culture américaine du business- 23:50 – Découverte de l’IA et choc personnel- 30:00 – Création de AI Imagination et nouvelle dynamique d’agence- 38:40 – Impact de l’IA sur les entreprises et les cols blancs- 44:30 – L’humanoïde et le futur des métiers matériels- 48:00 – Vers une IA plus humaine, artisanale Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 8m
  8. #61 Quand la performance devient toxique avec Nicolas d’Hueppe

    10/13/2025

    #61 Quand la performance devient toxique avec Nicolas d’Hueppe

    Nicolas d’Hueppe, entrepreneur au parcours fulgurant, ancien CEO de la plateforme de streaming Alchimie, a vu sa vie basculer brutalement le 9 mai 2021. Ce jour-là, en pleine sortie de vélo dans la vallée de Chevreuse, son cœur s’arrête. Pas une petite défaillance. Un arrêt cardiaque de 53 minutes. Il me raconte, avec une lucidité rare, comment il a été sauvé in extremis par un médecin et deux gendarmes, comment il a frôlé la mort à plusieurs reprises ensuite, et comment cette expérience limite a redéfini chaque aspect de sa vie. Dans cet épisode, j’ai eu l’immense honneur de recueillir le témoignage de Nicolas, avec qui j’ai partagé une discussion d’une intensité émotionnelle rare. Nous avons parlé de performance, de surmenage, de signaux faibles qu’on ignore, de cette culture du "toujours plus" qui pousse tant d’entre nous à l’épuisement physique et mental. Mais surtout, nous avons parlé d’amour. De l’amour de sa femme, pilier inébranlable pendant les tempêtes. Du rôle invisible mais fondamental des aidants, souvent oubliés dans les récits de résilience. Et de cet autre amour : l’amour de soi, qu’il faut parfois réapprendre à cultiver après un traumatisme. Nicolas raconte comment il a dû réapprendre à marcher, parler, vivre, puis faire face à une dépression qu’il ne voulait pas voir. Il évoque son refus d’accepter ses séquelles neurologiques, ses rechutes physiques, son accident à vélo après le coma, puis une nouvelle chute au ski. Et surtout, ce moment de bascule, dans un centre de soins, où un test cognitif raté vient mettre un chiffre sur une réalité brutale : il ne sera plus jamais comme avant. Mais cet épisode est bien plus qu’un récit de chute. C’est une exploration de ce que signifie renaître. Nicolas nous invite à réfléchir à la notion de performance juste, à ce que l’on poursuit réellement derrière la croissance, les levées de fonds, les introductions en bourse. Il nous pousse à nous interroger sur notre identité, sur ce qui nous fait courir, sur le sens que l’on donne à nos vies. Avec une humilité touchante, il partage son chemin de transformation intérieure. Il n’est pas là pour vendre un miracle ou une méthode clé en main. Il témoigne. Il ouvre les cœurs, comme il le dit si bien. Et je peux vous assurer que le mien l’a été. Dans cet épisode, nous avons parlé : - D'arrêt cardiaque, de survie et de coma- De deuil de soi et de reconstruction personnelle- De l’impact des traumas sur les proches, et du rôle des aidants- De la fausse performance et de la véritable robustesse- Du cœur comme boussole dans le monde du leadershipUn épisode bouleversant, essentiel, qui marquera profondément tous ceux qui cherchent à vivre une vie alignée, juste, et pleine de sens. 5 citations marquantes- "J’ai dû faire le deuil de moi-même."- "Tu ne te reconstruis en tant que mari qu’à travers les yeux de ta femme."- "J’étais devenu un expert du déni."- "La performance juste, c’est celle qui inclut le cœur."- "Je préfère mille fois ma vie d’aujourd’hui à celle d’avant, même si j’ai tout perdu."10 questions structurées posées- Peux-tu nous présenter Alchimie et ce que tu y faisais ?- Que s’est-il passé exactement le jour de ton arrêt cardiaque ?- Comment t’es-tu reconstruit après cette épreuve ?- Quel rôle ta femme a-t-elle joué dans ton parcours de guérison ?- Comment as-tu vécu le deuil de ton ancienne vie ?- Qu’as-tu appris sur la performance et ses limites ?- Quels signaux faibles avais-tu ignorés ?- Comment accompagner des dirigeants en quête de sens ?- En quoi la robustesse diffère-t-elle de la performance ?- Qu’est-ce que prendre soin de soi, vraiment ?Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 - Introduction de l’épisode et présentation de Nicolas- 01:20 - Alchimie : une vision en avance sur son temps- 04:00 - Le jour où tout bascule : arrêt cardiaque en pleine sortie vélo- 06:00 - Réanimation, coma, séquelles neurologiques- 07:45 - Dépression et prise de conscience de ses limites- 09:15 - La deuxième chute : accident de vélo et poignets cassés- 14:30 - Le rôle essentiel de sa femme, l’aidante silencieuse- 18:35 - La redéfinition de la performance- 21:54 - L’expérience de la finitude- 26:00 - Accompagner les entrepreneurs vers une performance juste- 31:14 - Signaux faibles, stress invisible et médecine préventive- 36:54 - Trouver l’équilibre entre cœur et cerveau- 39:53 - Ouvrir les cœurs : une nouvelle mission de vie Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Le monde est en plein mouvement, la majorité des organisations ne sont plus en phase avec l'époque et elles le savent, elles doivent se transformer en profondeur. Mais pas de transformation d'organisation sans leadership. Dans ce podcast nous explorons avec des leaders éclairés mais également avec des chercheurs à quoi le leadership peut et doit ressembler. Vlan! Leadership, c'est de l'inspiration mais c'est aussi un outil pour les leaders de demain en montrant que d'autres modèles sont possibles que ce soit pour les grandes ou les petites structures. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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