Nombreux sont les aspirants chercheurs qui envisagent une expérience de doctorat à l'étranger, non seulement pour changer de pays et de langue, mais aussi pour s'ouvrir à des opportunités, des contrats et des choix de vie spécifiques. Cet épisode explore les réalités du parcours doctoral sur différents continents, répondant notamment aux demandes de ceux qui souhaitent faire leur thèse hors de leur pays natif. Alors, comment trouve-t-on sa thèse à l'international ? Quelles sont les différences de financement, d'organisation académique et de culture de la recherche selon les destinations ? Comment gérer l'éloignement et les démarches administratives complexes ? Nous abordons ces questions sérieuses en compagnie de quatre invités aux expériences et perspectives éclairantes sur quatre continents différents : • Jean-Christophe Lone, doctorant en immunologie au Portugal (Lisbonne). Jan Butora, Chercheur au CNRS (laboratoire CRIStAL à Lille) , qui a effectué son doctorat aux États-Unis (Binghamton). • Arthur Strauss, doctorant en informatique quantique à Singapour. • Jérémie Boulanger, Maître de Conférences à l'université de Lille, qui a réalisé sa thèse en cotutelle entre la France et l'Australie. Il a ainsi pu faire la moitié de sa thèse en France et l'autre moitié à l'étranger, tout en conservant son contrat doctoral français. Au cours de cet épisode instructif, nous avons notamment exploré : • Les différentes voies d'accès à la thèse internationale : le programme Marie Curie , la cotutelle (moitié/moitié), ou la démarche personnelle auprès de professeurs reconnus. • La préparation administrative nécessaire pour faire une thèse à l'internationale, qui peut prendre plusieurs mois. .• Les conditions financières très variables : le salaire élevé de la bourse Marie Curie au Portugal, l'usage du salaire français pour vivre en Australie (où le coût de la vie est plus élevé), et les salaires confortables mais non standardisés aux États-Unis selon la ville. • La culture de la recherche et les structures d'encadrement, allant du modèle axé sur une seule équipe autour d'un professeur aux États-Unis à la grande mixité culturelle des doctorants en Australie et à Singapour. • Le rôle des examens et des cours obligatoires dans certaines structures : la thèse aux États-Unis dure généralement entre 4 et 7 ans et commence souvent par des cours similaires à un Master. Singapour exige des examens qualificatifs (qualifying exams) en début de parcours. • Les chocs culturels et les spécificités logistiques, comme la culture du "small talk" omniprésente aux États-Unis, ou l'approche de la "débrouillardise" face aux problèmes de matériel et d'administration au Portugal. • Les défis liés au logement, notamment l'interdiction des locations à court terme (moins de 3 mois, souvent 6 mois requis) à Singapour, contrastant avec l'aide administrative des universités américaines. • L'importance de l'immersion culturelle (colocation, non-résidence avec des compatriotes) pour la progression linguistique et sociale. • La comparaison des soutenances de thèse (défense) : souvent une formalité jugée moins publique et moins célébrée aux États-Unis et à Singapour qu'en France. Si vous avez des questions, des remarques, des suggestions, des propositions d'intervenants, etc.. n'hésitez pas à m'en informer en envoyant un mail à ronyabecidan@pm.me ! Vous pouvez également partager ce podcast à vos amis qui sont dans la même situation. → Jingle d'intro générée par Suno. → Jingle de fin : https://uppbeat.io/t/mojo/rebel License code: ZRBWBQGQXR3W98G2