Pas 2 Quartier

Dans ce programme participatif, Ségolène Malterre et Wassim Nasr racontent le quotidien des quartiers populaires en France en s'appuyant sur des images tournées par les habitants. Le vendredi à 11 h 15.

Episodes

  1. Sep 24

    Quarante-huit heures avec Amine le Conquérant

    Ségolène Malterre et son équipe ont suivi Amine le Conquérant pendant quarante-huit heures. Du château d'Azay-le-Rideau à la basilique Saint-Denis, le vidéaste vulgarise le patrimoine français auprès d'un nouveau public. Une notoriété confrontée au cyberharcèlement. Face aux insultes racistes et islamophobes, il oppose une histoire sourcée, loin des récupérations politiques et des mythes identitaires.  En quelques mois, Amine Kassid, alias Amine le Conquérant, s’est imposé comme une figure incontournable de la vulgarisation de l’histoire de France sur les réseaux sociaux. Ce reportage de l'émission Pas 2 Quartier vous plonge quarante-huit heures dans les coulisses de ses tournages, depuis les salles du château d'Azay-le-Rideau jusqu'au spectaculaire chantier de reconstruction de la flèche de la Basilique Saint-Denis. En adoptant une approche spontanée, le créateur de contenu fédère un public inédit autour du patrimoine français et s'attire la reconnaissance des institutions et des administrateurs de monuments historiques. Cette mise en lumière s'accompagne toutefois d'un cyberharcèlement d'une grande violence. Régulièrement ciblé par des menaces et des insultes racistes ou islamophobes, le vidéaste oppose une démarche pédagogique et factuelle. En s'appuyant sur les travaux des historiens, il s'engage dans la déconstruction des mythes historiques souvent instrumentalisés, à l'image de la figure de Charles Martel ou du récit de la bataille de Poitiers. Une volonté assumée de rassembler les citoyens autour d'un récit commun pour lutter contre la manipulation idéologique.

  2. Sep 10

    Le théâtre pour raconter le racisme

    Racisme, discrimination, regard des autres : à Avignon, de jeunes comédiens de Seine-Saint-Denis s'emparent d'"Othello" – la tragédie de William Shakespeare –, pour faire résonner un texte vieux de 400 ans avec leur réalité. À Aubervilliers (en Seine-Saint-Denis), des lycéens travaillent pendant plusieurs mois avec la troupe Commedia Nostra autour d'"Othello", l'histoire d'un général noir dans la Venise du XVIe siècle, confronté au racisme, à la jalousie et aux rapports de pouvoir. Pour ces jeunes comédiens du 93, certains thèmes de la pièce font directement écho à ce qu'ils vivent aujourd'hui. Le théâtre devient alors un espace pour prendre la parole, raconter leur expérience et interroger le regard porté sur eux. Après les premières représentations en Seine-Saint-Denis, la troupe se rend au Festival d'Avignon, l'un des rendez-vous majeurs du spectacle vivant. Dans les rues d'Avignon, les jeunes comédiens découvrent une concurrence importante entre les compagnies et racontent aussi les regards auxquels ils sont confrontés lorsqu'ils distribuent leurs flyers. Pour eux, jouer "Othello" permet de parler de racisme, de discrimination et de la manière dont les minorités sont perçues dans le monde de la culture. Sur scène, le texte de William Shakespeare rencontre ainsi leur époque et leur propre parole. Mais cette expérience à Avignon ne s'est pas déroulée sans heurts : les acteurs de la troupe Commedia Nostra ont été victimes de propos et d'insultes à caractère raciste, des faits dénoncés publiquement et condamnés par l'organisation du Festival Off d'Avignon.

  3. Sep 3

    Pourquoi ces jeunes des quartiers partent gravir un sommet dans les Alpes ?

    Et si la montagne pouvait rapprocher les jeunes des quartiers populaires de ceux qui n’y vivent pas ? À Nantes, quatre jeunes se lancent dans une aventure hors du commun : une semaine d’alpinisme dans les Alpes, accompagnés de mentors issus du monde professionnel. À l’origine de cette initiative, Un Sommet pour Tous, une association qui utilise l’escalade et l’alpinisme pour créer des rencontres entre des jeunes des quartiers nantais et des professionnels. Salim, Moïse, Clément et Arthur découvrent la haute montagne et apprennent à progresser ensemble, encordés, jusqu’au refuge de l’Étendard.  "C’est pas de la performance, en fait. C’est vraiment d’arriver ensemble." En montagne, chacun dépend des autres. Pour les participants, l’expérience permet aussi de dépasser certaines barrières sociales et les représentations associées aux quartiers populaires. Jeunes des quartiers populaires : l’alpinisme comme outil de rencontre  Mamadou, 20 ans, animateur jeunesse à Nantes, a lui aussi participé à l’aventure. Après avoir gravi un sommet à 4 215 mètres en 2025, il se prépare désormais à lancer son entreprise d’événementiel. Une manière pour lui de prolonger l’expérience et de transformer ce qu’il a appris en montagne en projet professionnel. Sport, jeunesse, quartiers populaires, solidarité et entrepreneuriat : Pas 2 Quartier raconte ces rencontres qui permettent de sortir des frontières sociales et de construire des projets ensemble.

  4. Jun 20

    "J'étais nul à l'école"... Et si l'école passait aussi par les mains ?

    Décrochage, échec scolaire, métiers manuels : et si certains élèves apprenaient mieux avec leurs mains qu'avec les méthodes traditionnelles de l'école ? Dans ce reportage de Pas 2 Quartier, nous partons à la rencontre de jeunes qui ont retrouvé confiance grâce à l'apprentissage manuel. Menuiserie, mécanique, cuisine, bricolage : dans plusieurs établissements en France, des enseignants et éducateurs réintroduisent le geste et la pratique pour remobiliser des élèves en difficulté scolaire. Alors que l'école valorise principalement les savoirs théoriques, certains adolescents peinent à trouver leur place dans le système éducatif. Mauvaises notes, décrochage scolaire, perte de confiance en soi... Pour beaucoup, l'échec scolaire semble inévitable. Pourtant, une autre voie existe. Entre Pontault-Combault*, Paris et Bobigny, Ségolène Malterre, journaliste pour Pas 2 Quartier nous fait découvrir l’association “À Deux Mains” qui mise sur l'intelligence manuelle et l'apprentissage par la pratique en travaillant avec des écoles, des collèges, et des associations de terrain, comme à Bobigny dans l'association "Après l'Ecole". Derrière une perceuse, un établi ou une recette de cuisine, certains jeunes révèlent des compétences que l'école n'avait jamais détectées. Alexandre découvre ainsi sa vocation dans la menuiserie et intègre le prestigieuse École Boulle, à Paris. Wany, lui, retrouve une motivation scolaire grâce à la mécanique. D'autres reprennent confiance à travers la cuisine ou des projets concrets, qui donnent du sens à leurs apprentissages. Pourquoi les activités manuelles ont-elles quasiment disparu de l'école française ? Les métiers manuels sont-ils sous-estimés ? Peut-on mieux lutter contre le décrochage scolaire en apprenant autrement ? Un reportage sur l'éducation, l'orientation, les métiers manuels et les jeunes qui refusent de se laisser définir par leurs résultats scolaires. * Au collège de Pontault-Combault, l'atelier a été financé grâce à la taxe d'apprentissage, une taxe destinée aux formations et dont les entreprises peuvent choisir la destination.

  5. Jun 5

    Avant qu'ils ne sombrent... Le combat d'Hamza Bensatem pour les enfants placés de Marseille

    Enfants placés, ASE (Aide sociale à l'enfance), protection de l'enfance... Pourquoi certains jeunes sombrent-ils tandis que d'autres parviennent à s'en sortir ? À Marseille, Hamza Bensatem, ancien enfant placé devenu acteur engagé de la protection de l'enfance, mène un combat pour accompagner les adolescents de l'ASE, avant qu'il ne soit trop tard. On parle souvent des enfants placés lorsqu'ils font la une des faits divers, lorsqu'ils décrochent de l'école, sombrent dans les addictions ou se retrouvent confrontés à la violence. Mais que se passe-t-il avant la rupture ? Qui écoute ces jeunes lorsqu'ils demandent de l'aide ? Dans ce reportage de "Pas 2 quartier" sur France 24, nous avons suivi Hamza Bensatem entre Paris et Marseille. Placé dès l'enfance, passé par les foyers et les structures de l'Aide sociale à l'enfance, il connaît de l'intérieur les failles d'un système censé protéger les plus vulnérables. Aujourd'hui, il accompagne les jeunes de l'ASE pour leur offrir ce qui lui a parfois manqué : une présence, une écoute et la possibilité de croire en leur avenir. Au fil des rencontres, des adolescents et jeunes adultes racontent leur quotidien en foyer, le poids des préjugés, la solitude, les difficultés d'accès aux études supérieures, mais aussi leur volonté de construire leur vie malgré les obstacles. Certains évoquent les regards de pitié, d'autres les stéréotypes qui les poursuivent depuis l'enfance. Tous rappellent une réalité souvent ignorée : être placé ne définit pas une personne. Immenses défis Alors que plus de 220 000 enfants sont pris en charge par la protection de l'enfance en France, les défis restent immenses : pénurie de familles d'accueil, structures saturées, difficultés d'accès aux soins, souffrance psychologique, ruptures de parcours et manque d'accompagnement à l'âge adulte. À Marseille, Hamza Bensatem agit concrètement. Avec des bénévoles, des professionnels de santé et des institutions locales, il développe des initiatives pour soutenir les jeunes placés, notamment lors des hospitalisations, dans leur parcours scolaire ou dans les moments où ils risquent de décrocher. Son objectif : éviter que la détresse, l'isolement ou le sentiment d'abandon ne conduisent à des trajectoires irréversibles. Une immersion au cœur de la réalité des enfants placés, des foyers de l'enfance et de l'Aide sociale à l'enfance, à travers des témoignages rares et un regard sans clichés sur la protection de l'enfance en France.

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Dans ce programme participatif, Ségolène Malterre et Wassim Nasr racontent le quotidien des quartiers populaires en France en s'appuyant sur des images tournées par les habitants. Le vendredi à 11 h 15.

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