Ainsi va la ville - Déambulation urbaine

Déambulation urbaine Avec leurs invités (des chercheurs, des écrivains et des praticiens de la ville), Paul Citron (urbaniste et chercheur en urbanisme), Lolita voisin (paysagiste et enseignante) et Olivier Gaudin (enseignant et chercheur en sciences sociales) animent des débats interactifs d’expression citoyenne autour des problématiques de la ville et de l’urbanisme, tels que les développements du Grand Paris, l’avenir du pavillonnaire, la financiarisation urbaine, la ville temporaire ou l’activisme environnemental, au gré de l’actualité francilienne.

  1. May 7

    #68 – Métabolisme urbain et écologie territoriale

    « La durabilité implique-t-elle l’autosuffisance urbaine ? Et si oui, un tel objectif est-il envisageable ? C’est cette double question qui sera abordée ici, au prisme de l’écologie territoriale et du métabolisme urbain. Autant l’écrire tout de suite, la réponse sera deux fois non – du moins si l’on considère l’autosuffisance urbaine dans une acception stricte, ce qui ne signifie pas pour autant que la problématique de l’autosuffisance urbaine soit vaine. » Exrait de l’article « Les villes : parasites ou gisements de ressources ? » écrit par Sabine Barles en 2010 dans La vie des idées. le métabolisme urbain – avec toute la prudence que requiert cette analogie organiciste – contribue à caractériser les interactions entre sociétés et nature : de combien d’énergie a besoin une ville pour assurer l’ensemble de ses activités ? De combien de matières – eau, aliments, produits finis, etc. ? Que deviennent ces flux une fois qu’ils sont entrés dans les sociétés urbaines, puis qu’ils y ont été utilisés et transformés ? Sous quelle forme sont-ils éventuellement rendus à la nature ? Quelles en sont les conséquences ? L’écologie territoriale quant à elle vise à inscrire le métabolisme urbain dans un cadre spatial et social : les flux de matière et d’énergie mis en jeu par une ville résultent de choix politiques, économiques, sociaux et techniques. Ceci étant posé, comment le métabolisme urbain pourrait-il être plus conforme aux objectifs du développement durable et de la transition socio-écologique ? Sabine Barles est ingénieure, Urbaniste, Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, médaille d’argent du CNRS, Grand Prix de l’Urbanisme 2025. Ses thématiques de recherches sont le métabolisme urbain et l’écologie territoriale.Stéphane Berdoulet est un entrepreneur de l’économie sociale et solidaire, et l’écologie territoriale, que ce soit dans l’insertion et l’écologie urbaine avec Halage, le compostage de bio-déchets urbains avec Alchimistes immobilière le Phare, ou encore l’accès à l’immobilier avec la coopérative le Phare et Splendid ESS.

    55 min
  2. Mar 11

    #Hors-Série – Démocratiser la politique. Avec Manon Loisel, Ayodele Ikuesan, et Hugo Christy

    Au programmeN° Hors-série avec Manon Loisel, Ayodele Ikuesan, et Hugo Christy. Une fois n’est pas coutume nous sommes en direct, depuis le studio de Bernard Dimey, .aujourd’hui, c’est un nouvel hors série de Ainsi va la ville, puisque nous vous proposons un format d’actualité consacré aux élections municipales, qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Pour en parler avec nous, trois invités, à la fois observateurs et acteurs de la politique locale : Manon Loisel, politiste, co-autrice de l’ouvrage « Pour en finir avec la démocratie participative » Publié en janvier 2024 aux éditions Textuel, avec Nicolas Rio, associé au sein de l’agence Patrie Prenante. Avec lui, elle écrit tous les mois depuis un an une « lettre aux 500 000 élus municipaux ». Ayodele Ikuesan, élue locale, dans le 18e arrondissement, celui de Cause Commune, où elle était maire adjointe en charge de la santé et de la réduction des risques durant le mandat qui se termine. Elle est membre du collectif Démocratiser la politique. Ancienne athlète olympique, consultante en transformation des organisations et conduite du changement, elle est actuellement en campagne à la tête d’une liste citoyenne « le 18e c’est nous ». Hugo Christy, est urbaniste et journaliste. Maitre de conférence à l’école urbaine de sciences po, co-fondateur de l’association surface+utile. RessourcesLa lettre aux 500 000 Le Pariscore, test de parité sociale des listesAinsi va la ville, Élections municipales, c'est quoi le programme ?, Radio Cause Commune, 2 mars 2026

    57 min
  3. Jan 13

    #67 – Tiers lieux et solidarité, avec Sihem Habchi et Nicolas Détrie

    La ville , les villes doivent aujourd’hui être souples, agiles, résilientes , alors même qu’elles sont constitués de bâtiments et obéissent à des règles contraignantes, voire rigides. Les outils de fabrication et de gestion des villes sont en retard sur la société. Ils sont pilotés par des normes, des règles, des programmes, des schémas directeurs sans souplesse, et produisent trop souvent des espaces sans âme et sans identité. Ils ne répondent pas aux urgences, ils n’ont évité ni la crise du logement, ni celle du bureau. La crise du covid avait ouvert des pistes : avec les habitants en première ligne, un citadin equipé peut faire face aux situations imprévisibles et développer des actions immédiates. montrant qu’il est possible de sortir de la logique de silo et du « cadre de la norme ». Ces pistes prenaient appui sur des acteurs /aménageurs qui ont emmenagé en ville depuis une quinzaine d’années, créant des lieux et processus alternatifs, brèches ouvertes dans ce monde sous contrôle : tiers-lieux, espaces de solidarités, usages temporaires. Alors pourquoi ne pas changer ? Et si ces acteurs marginaux étaient remis au centre? et si aménager temporairement c’était aménager tout court? et si utiliser temporairement , c’était utiliser ? Nous avons le plaisir de recevoir pour en débattre deux pionniers de ces brèches ouvertes qui emmenagent en ville. L’un est un opérateur social, et l’autre un opérateur d’usages. Il s’agit de Sihem Habchi, de l’association Aurore et Nicolas Détrie, de l’assoication Yes We Camp.

    59 min
  4. Jan 13

    #65 – Planification, stop ou encore ? avec Stephan de Fay et Helene Chartier

    Il serait temps d'admettre sans état d'âme la disparition de la ville occidentale et de s'interroger sur ce qui déjà la remplace, la non-ville, qui semble devenu le destin des sociétés industrielles avancées et que j'appellerais l'urbain. À partir des années 1860, l'impact de la révolution industrielle induit l'amorce d'une mutation de la ville, les grandes villes perdent leurs limites en débordant dans leurs périphéries, les banlieues, la métropole est née. Corollairement, la dynamique des réseaux techniques tend à se substituer à la statique des lieux bâtis pour conditionner mentalités et comportements. Transports et télécommunications nous impliquent dans des relations toujours plus nombreuses et abstraites, et toujours moins dépendantes des lieux et de l'espace réel dont la présence sera bientôt concurrencée par les séductions du cyberespace et des espaces virtuels. À partir de ces constats, comment penser l'urbain et son devenir ?(…) La première peut être formulée en extrapolant un ensemble de tendances déjà actualisées, l'aménagement concerté de l'espace à l'échelle unique du territoire et les tendances induites par les nouvelles vitesses de transport des personnes et de l'information, le développement des mémoires artificielles, la médiation croissante de l'image et de la simulation. Une autre hypothèse postule la coexistence et la synergie de deux échelles d'aménagements, l'une territoriale et l'autre que j'appellerai provisoirement locale. Toutes deux sont nécessaires, ni l'une ni l'autre suffisante. D'où l'importance dont nos agglomérations actuelles emprunt à l'exclusion ou à la ségrégation de ne pas détruire quand il existe le support local des minorités ethniques ou économiques. La mise en œuvre et le déploiement de cette échelle locale sont un enjeu de société dont une politique volontariste peut seulement chercher à favoriser la prise de conscience et comme condition susceptible de l'affaire éclore la transformation structurelle des métiers et professions de l'environnement et de l'urban. Un texte de François Choay, publié en 1998 aux éditions de l'Aube, commandé par la Datar, et qui s'appelle « Penser la non-ville et la non-campagne de demain » dans un ouvrage qui s'appelle « La France au-delà du siècle ». En plateauHélène Chartier, directrice de l'urbanisme et du design au C40Stéphan De Fay, directeur général de Grand Paris Aménagement

    57 min
  5. Jan 12

    #64 – Des alternatives pour le logement, avec Isabelle Rey Lefebvre et David Rottmann

    Et si les logements servaient à habiter, tous , dans de bonnes conditions de confort et ne servaient qu’à cela , pas à gagner de l’argent en spéculant sur leur valeur au mépris des besoins des villes de loger tous ceux qui les font fonctionner ? Et si les prix des logements et les loyers étaient en corrélation avec les revenus, libérant du pouvoir d’achat pour mieux vivre ? Et si les terrains, enjeux de toutes les surenchères devenaient un bien commun, au service de la collectivité pour le bien-être de tous ? Ces mots sont extraits du livre d’Isabelle Rey-Lefebvre, Halte à la spéculation sur nos logements, paru aux Editions rue de l’echiquier en janvier 2024. Un ouvrage récent de David Rottmann paru en 2025 chez Apogée semble prolonger ce débat en suggérant un changement radical mais simple : Faire la ville sans les promoteurs immobiliers. Parmi les pistes qu’il est possible d’explorer pour changer profondément le système de production du logement, un principe de bon sens consisterait ainsi à lier chaque soutien financier public à la contrepartie d’un actif durable. (…) Une politique du logement sans promoteur immobilier n’est donc pas seulement possible, elle est souhaitable. En ces temps de crise, la vraie urgence est d’engager cette redirection du marché du logement et de sa production au bénéfice de ses habitants, qu’ils soient locataires, propriétaires occupants et éventuellement coopérateurs ou bénéficiaires d’un Bail réel solidaire, et ainsi de servir l’égalité sociale et la soutenabilité de notre habitat terrestre.

    58 min
  6. 06/02/2025

    #63 – Le logement non ordinaire, avec Camille Picard et Gaspard Lion

    🎙️ Ainsi va la ville – Habitat non ordinaireDans cet épisode, nous explorons les formes de logement en marge des standards, à travers les parcours de deux invité·es engagé·es sur ces questions d’habitat non ordinaire. 🎧 Nos invité·esCamille Picard – Politiste et urbaniste. Après un parcours dans l’aménagement et l’immobilier public, notamment comme directrice territoriale pour la Caisse des Dépôts (Seine-Saint-Denis & Val d’Oise), elle est aujourd’hui directrice générale de Toit Temporaire Urbain, entreprise spécialisée dans les constructions modulables sur fonciers vacants, cofondée par la Caisse des Dépôts et la SNCF.Gaspard Lion – Sociologue, maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses recherches portent sur les classes populaires et les formes de mal-logement. Il est l’auteur de « Vivre au camping. Un mal-logement des classes populaires », publié en 2024 aux éditions du Seuil.🏘️ Au programmeFormes d’habitat précaire ou dérogatoireOccupations temporaires, fonciers vacants, constructions modulablesLogements en camping, habitat mobile, stratégies de contournement du système locatif classiqueQuelle reconnaissance politique et urbaine pour ces formes de vie ?Une émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron. 🎙️ En référence sur Radio Cause CommuneLiberté sur paroles, #69 – Vivre (toute l’année) au camping, avec Gaspard Lion, 24 juin 2024

    1 hr

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Déambulation urbaine Avec leurs invités (des chercheurs, des écrivains et des praticiens de la ville), Paul Citron (urbaniste et chercheur en urbanisme), Lolita voisin (paysagiste et enseignante) et Olivier Gaudin (enseignant et chercheur en sciences sociales) animent des débats interactifs d’expression citoyenne autour des problématiques de la ville et de l’urbanisme, tels que les développements du Grand Paris, l’avenir du pavillonnaire, la financiarisation urbaine, la ville temporaire ou l’activisme environnemental, au gré de l’actualité francilienne.

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