L’essentiel Macro, par Christopher Dembik

Pictet Asset Management

Quelques minutes pour comprendre, chaque semaine, l'évolution des marchés financiers et la macro-économie, C'est L'essentiel Macro, avec Christopher Dembik, Conseiller en Stratégie d’Investissement chez Pictet Asset Management

  1. 5d ago

    𝐋𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐞́𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐬.

    Les tensions sociales en France rappellent que les dépenses publiques et les déficits ne relèvent pas uniquement de choix de gestion : elles peuvent aussi refléter le coût économique du maintien de la stabilité sociale. La valorisation des obligations françaises interroge. Au regard des risques budgétaires, leur niveau apparaît particulièrement élevé. À l’inverse, certains pays émergents envoient un signal très différent. 🇪🇬 𝐋’𝐄́𝐠𝐲𝐩𝐭𝐞 : Moody’s a récemment relevé de deux crans sa note souveraine, assortie d’une perspective positive. Les changements significatifs en faveur de politiques économiques plus rigoureuses peuvent être reconnus, même dans un environnement international incertain. 🇭🇺 𝐋𝐚 𝐇𝐨𝐧𝐠𝐫𝐢𝐞 : le pays a annoncé un plan ambitieux pour ramener son déficit public de 7,5 % du PIB cette année à 4,9 % en 2027. Si ce programme est jugé crédible, il pourrait entraîner une baisse de la prime de risque sur sa dette souveraine. La preuve que des réformes crédibles peuvent encore restaurer la confiance des investisseurs. 👉 À suivre également dans l’édition de cette semaine : actualités de la Fed, de la BCE, et de la Banque du Japon et opportunités potentielles sur le marché actions indien. À retrouver dans l’hashtag#EssentielMacro de la semaine par Christopher DEMBIK, Senior Investment Adviser, Pictet Asset Management 🔗 https://lnkd.in/emVzSTfP --- Podcast enregistré le 22/10/2026. Ceci n'est pas une recommandation d'investissement.Ce contenu est destiné uniquement aux clients professionnels français.

  2. Oct 21

    📉 𝐐𝐮’𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐦𝐚𝐥 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜

    Tant que les résultats des entreprises dépassent les attentes, il est difficile d’être pessimiste. Pourtant, des sociétés solides, parfois jugées défensives, peuvent désormais perdre 25 % en Bourse en une seule séance. 𝐄𝐧 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 : 𝐥’𝐞𝐬𝐬𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐯𝐞. Aux États-Unis, environ un quart du capital des entreprises cotées serait détenu par quelques grands gestionnaires, comme Vanguard, State Street ou Northern Trust, en bonne partie pour répliquer des indices. Une part croissante des actions est donc entre les mains d’investisseurs qui interviennent peu au quotidien. Les prix se forment alors sur un nombre plus restreint d’acteurs actifs, au risque de variations disproportionnées, même quand les fondamentaux bougent peu. Parmi ces acteurs figurent de grandes plateformes de fonds spéculatifs, comme Citadel ou Millennium, adeptes du levier et du court terme. À la moindre publication décevante, leurs ajustements de positions peuvent amplifier brutalement la baisse d’un titre. 𝐃𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐚𝐜𝐡𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ : les investisseurs de long terme ont une carte à jouer, à condition de rester fidèles à leurs convictions, de maîtriser la taille de leurs positions et de ne pas abuser du levier. 👉 À suivre également dans l’édition de cette semaine : le risque français sur le marché obligataire, avec une dette qui se négocie comme celle d’un émetteur noté BB+, et l’appétit des banques centrales pour l’or. À retrouver dans l’hashtag#EssentielMacro par Christopher DEMBIK, Senior Investment Adviser, Pictet Asset Management 🔗 https://lnkd.in/emVzSTfP --- Podcast enregistré le 21/10/2026. Ceci n'est pas une recommandation d'investissement.Ce contenu est destiné uniquement aux clients professionnels français.

  3. Oct 12

    🇫🇷 𝐋’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞

    L’économiste américain Paul Krugman estime que la défiance des investisseurs étrangers à l’égard de la France s’explique notamment par notre incapacité à réformer les retraites. 𝐋𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐚̀ 𝐛𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐥𝐞 : 44 % du PIB en prélèvements obligatoires, 5 % de déficit public, 800 000 euros à trouver chaque minute pour financer les retraites et une croissance potentielle limitée à 0,5 %. Sans réforme, il ne s’effondrera pas du jour au lendemain, mais à partir de 2030-2035, les pensions pourraient fortement diminuer, avec un risque d’appauvrissement marqué pour ceux que l’on croit aujourd’hui « protégés ». 𝐋𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐯𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐬 : travailler plus, miser sur l’immigration et les gains de productivité liés à l’IA et ouvrir un débat apaisé sur l’introduction d’une part de capitalisation. Ce qui existe déjà pour certains élus reste un tabou pour le reste de la population : un paradoxe qui nourrit l’immobilisme. Pendant ce temps, un autre risque se cristallise : celui de taux d’emprunt durablement plus élevés que chez nos voisins, qui ont déjà consenti des efforts budgétaires. La France ne fera probablement pas faillite, et une vraie crise obligataire paraît peu probable tant que la BCE veille. Mais un coût de la dette durablement plus lourd réduirait la marge de manœuvre du prochain gouvernement, quelle que soit sa couleur : refinancer la dette et payer les intérêts passerait avant la défense, la transition énergétique, l’éducation ou des baisses d’impôts. 👉 À suivre également dans l’édition de cette semaine : les tensions sur les taux longs et la baisse des réserves stratégiques de pétrole aux États-Unis. À retrouver dans l’hashtag#EssentielMacro par Christopher DEMBIK, Senior Investment Adviser, Pictet Asset Management 🔗 https://lnkd.in/emVzSTfP --- Podcast enregistré le 09/10/2026. Ceci n'est pas une recommandation d'investissement.Ce contenu est destiné uniquement aux clients professionnels français.

  4. Oct 5

    𝐎𝐝𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐏𝐨𝐥𝐨𝐠𝐧𝐞

    Plus rien n’arrête le pays. Le principal indice boursier polonais, le WIG 20, a bondi de +28 % depuis le 1er janvier, de +46 % sur un an et de +210 % depuis son point bas d’octobre 2022 (Performances en date du 29 septembre 2026). 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐫 ? 🔍D’abord, une valorisation encore attrayante : environ 12 fois les bénéfices, contre 16 pour l’Europe et 23 pour le S&P 500. Ensuite, un indice peu exposé à la tech, alors que ce secteur est déjà très présent dans les portefeuilles. Enfin, une croissance entre 3 % et 4 % par an, quand la zone euro stagne autour de 1 % et que la France fait moins bien encore. Fiscalité attractive, capacité d’innovation et d’investissement, finances publiques maîtrisées, main d’œuvre très qualifiée, géographie favorable et banque centrale efficace : les ingrédients du « miracle polonais » sont nombreux. S’y ajoute un choix assumé, à droite comme à gauche, en faveur d’une politique pro-business. 𝐑𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 : le PIB par habitant polonais pourrait dépasser celui de la France d’ici la fin de la décennie. Pour ainsi dire, demain. 👉 À suivre également dans l’édition de cette semaine : des tensions sur le marché obligataire et la baisse des coûts du fret maritime.À retrouver dans l’hashtag#EssentielMacro avec Christopher DEMBIK, Senior Investment Adviser, Pictet Asset Management 🔗 https://lnkd.in/emVzSTfP --- Podcast enregistré le 02/10/2026. Ceci n'est pas une recommandation d'investissement.Ce contenu est destiné uniquement aux clients professionnels français.

  5. Sep 28

    IA : Skynet est-il vraiment pour demain ?

    Imaginez le futur : Skynet, une IA surpuissante, a pris le contrôle de la planète et seul John Connor peut encore sauver l’humanité.Ce grand classique du cinéma pourrait-il un jour devenir réalité ? Derrière ces inquiétudes se cachent surtout des considérations bien plus terre à terre : l’argent et la concurrence, deux forces qui redessinent aujourd’hui la course à l’IA. Jusqu’à présent, les géants de l’IA parviennent à financer leurs gigantesques besoins en capitaux, notamment grâce au marché obligataire.A partir de 2027, la situation pourrait se tendre. Une véritable course à la liquidité pourrait s’engager car les hyperscalers pourraient devoir emprunter près de 440 milliards de dollars sur le marché obligataire, soit deux fois plus qu’aujourd’hui. Dans le même temps, les États auront eux aussi d’importants besoins de financement. Cette concurrence pour attirer les capitaux pourrait renchérir le coût du financement et inciter les géants de la tech à ralentir leur course aux investissements.Derrière la peur de Skynet, c’est peut-être la réalité beaucoup plus banale – mais décisive – du coût du capital qui va dicter le rythme de l’hashtag#IA. 👉 À suivre également dans l’édition de cette semaine : l’estimation de l’inflation en zone euro et la flambée des prix du diesel. À retrouver dans l’hashtag#EssentielMacro avec Christopher DEMBIK, Senior Investment Adviser, Pictet Asset Management 🔗https://lnkd.in/emVzSTfP---Podcast enregistré le 25/09/2026.Ceci n'est pas une recommandation d'investissement.Ce contenu est destiné uniquement aux clients professionnels français.

  6. Sep 7

    Où sont cachés les gains de productivité liés à l’IA ?

    Où sont cachés les gains de productivité liés à l’IA ? 🤖 S’il n’y a pas ou peu de gains de productivité, pourquoi investir autant dans l’IA ? Utilisons-nous correctement la technologie ? ⏮️ Retournons en 1842 : les usines textiles de Lowell, dans le Massachusetts, confient un troisième métier à tisser mécanique à chaque ouvrier.Le calcul est simple : avec trois machines au lieu de deux, la production devrait augmenter de moitié. Pourtant, ce n’est pas le cas. 👉 Pourquoi ? Parce que l’ajout d’une machine transforme le métier de l’ouvrier : il ne tisse plus seulement, il vérifie. On ajoute de la complexité et du contrôle au‑delà de ce qu’un humain peut gérer. Résultat : machines ralenties de 15 % et une année de formation pour adapter l’organisation. C’est exactement ce qui se joue aujourd’hui avec l’IA : le coût de production d’un texte, d’un code ou d’une analyse générée par l’IA s’effondre. Mais le coût et la responsabilité de leur vérification reste humain. Les vrais gains de productivité ne viendront pas des modèles, mais de celles et ceux qui sauront : 🔹 Résoudre des problèmes complexes, 🔹 Distinguer une information fiable d’une information douteuse, 🔹 Développer un véritable esprit critique. À suivre également dans l’édition de cette semaine : tensions sur le marché agricole et nouvelles opportunités d’investissement dans les traitements contre l’alopécie. À retrouver dans l’#EssentielMacro avec Christopher DEMBIK, Senior Investment Advisor, Pictet Asset Management 🔗https://lnkd.in/emVzSTfP --- Ce podcast a été enregistré le 03/09/2026. Ceci n'est pas une recommandation d'investissement. Ce contenu est destiné uniquement aux clients professionnels français.

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