Le sens des mots, un podcast des Éditions de l'ENS de Lyon

Le sens des mots, un podcast des Éditions de l'ENS de Lyon

Serait-il plus naturel de douter que de croire ? Pourquoi les grands alpinistes se détournent-ils de l’Everest ? Comment réconcilier la mémoire et l’histoire ? Pourquoi la culture est-elle supposée diminuer le « sex appeal » ? Comment écrire l’histoire d’un art avant l’histoire ? Quel rôle peut jouer la fiction dans le militantisme écologique ? Faut-il éduquer les enfants ? Comment la différence des sexes se formulait-elle il y a plus de trois siècles ? Tout objet peut-il être matière d’un examen philosophique ? Le souci de soi est-il dissociable du souci des autres ? Sommes-nous gouvernés par des algorithmes ?  Dans Le sens des mots, un podcast des Éditions de l’ENS de Lyon, acteur référent de l'édition en sciences humaines depuis près de 50 ans, les auteur(e)s prennent le micro et nous parlent de leur livre en 3 mots et moins de 15 minutes. Des mots, des idées, des notions, des concepts mais aussi des questions pour découvrir un livre, décrypter la recherche et nous aider à appréhender le monde qui nous entoure. Au fil de 10 épisodes par saison, découvrez nos livres autrement, dépassez vos idées reçues sur la recherche et l’édition universitaire et entendez la voix de nos auteur(e)s. Abonnez-vous à ce podcast sur la plateforme d'écoute de votre choix, et à notre newsletter (https://6f86cc53.sibforms.com/serve/MUIEADU3sFZeLROG3kdshU1ncxfaE0FUvxgvo3gfiUmjsoQWL5xuQD_Ydq55VNiXxpYWnz4fIbkMPszkDpq7RWd8UFz6ur7iy3Y69wUD3GlreSCNfRajzvjvU2xHmE1O3klCargZrlNnHT4Io0KZeCTNB43bMbbG1X6x7Qka3I92GZHSJlLHs3bBY1_SPOs-tZ-x0NFSoYi53jGU) pour ne rater aucun épisode ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Lire la romance, un plaisir coupable ? Une plongée dans l’expérience des lectrices. Avec Delphine Chedaleux

    FEB 5

    Lire la romance, un plaisir coupable ? Une plongée dans l’expérience des lectrices. Avec Delphine Chedaleux

    Romance, littérature sentimentale, plaisir coupable, culture populaire, domination, émancipation… Que désigne-t-on, au juste, quand on parle de romance ?   Lue par des millions de lectrices à travers le monde, parfois en secret ou à l’abri des regards, la romance est l’un des genres littéraires les plus consommés, et pourtant l’un des plus disqualifiés. Accusée de perpétuer des normes patriarcales, des stéréotypes amoureux et des illusions sentimentales, elle continue de susciter mépris ou soupçon, y compris dans les sphères intellectuelles. Mais que font réellement les lectrices de la romance lorsqu’elles lisent ? Et que dit cette pratique de leurs vies, de leurs désirs et de leurs conditions d’existence ?   Il y a plus de quarante ans, la sociologue américaine Janice Radway s’emparait de ces questions dans une enquête devenue fondatrice : Reading the Romance. En allant à la rencontre de lectrices de romans sentimentaux, elle proposait un déplacement décisif : ne plus seulement analyser les textes, mais écouter celles qui les lisent. Ses conclusions sont alors dérangeantes : la lecture de romance peut fonctionner à la fois comme un instrument de reproduction des normes et comme une forme de protestation qu’on pourrait qualifier de douce, un temps soustrait au quotidien.   Aujourd’hui, cette enquête majeure est traduite pour la première fois en français, sous le titre Lire la romance. Une traduction accompagnée d’un important travail de contextualisation, qui revient sur la réception contrastée du livre, ses débats, ses critiques, et l’héritage qu’il a laissé dans les études féministes.   Dans ce nouvel épisode du sens des mots nous accueillons Delphine Chedaleux, qui a copiloté cette traduction aux côtés de Marine Lambolez. Elle a choisi de nous en parler en trois mots : protestation, hétérosexualité et violence. L’ouvrage Lire la romance de Janice Radway a été publié dans le cadre d’une coédition avec le ministère de la Culture, avec le Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS). Ce partenariat a pour objet la traduction de grands textes de sciences humaines et sociales s’intéressant à des objets culturels qu’ENS Éditions accueille au sein de ses collections. Delphine Chedaleux est maîtresse de conférences à l’Université de Technologie de Compiègne. Elle est spécialiste des cultures populaires et médiatiques, des études de genre et des cultural studies. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus : - du podcast L'Économie du livre, 11 février 2025, L’engouement sans fin pour la romance - de la chaîne YouTube About Estelle, 9 février 2025, Mes romances préférées de tous les temps - du podcast Le Mag de la vie culturelle, 22 octobre 2025, New Romance : les nouvelles recettes des romans d’amour - de la série Les Oiseaux se cachent pour mourir, 1983 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    18 min
  2. Qu’est-ce que travailler ? Les leçons d’une enquête fondatrice aux usines Berliet. Avec Michèle Dupré

    12/18/2025

    Qu’est-ce que travailler ? Les leçons d’une enquête fondatrice aux usines Berliet. Avec Michèle Dupré

    Burn-out, utilité sociale, quête de reconnaissance, charge mentale, vocation, pouvoir d’agir, flexibilité, b******t jobs… Que désigne-t-on, au juste, lorsqu’on parle de « travail » ?   Entre passion et engagement pour les uns, ennui et lassitude pour les autres, le travail façonne nos journées, nos identités. Il nous porte, nous structure ou, au contraire, nous pèse et nous épuise. Dans un sondage Opinion Way qui avait été commandé alors par l’Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) publié en juin 2022, 4 actifs sur 10 envisageaient alors de changer d’emploi pour un travail qui aurait plus de sens. Mais comment parvenir à redonner du sens à son travail ?   Il y a près de 50 ans, le sociologue Philippe Bernoux s’interrogeait déjà sur cette question dans une enquête fondatrice menée aux usines Berliet et devenue depuis un classique de la sociologie du travail française. Ses conclusions étaient les suivantes : si le travail n’est qu’un gagne-pain, dépourvu de sens, il glisse alors du côté de l’aliénation. Mais lorsque l’on peut s’approprier son travail, y inscrire quelque chose de soi, y investir une part de sens, c’est là qu’il devient véritablement « un travail à soi ».   Dans cette enquête, initialement publiée en 1981, dont nous proposons aujourd’hui la réédition dans la collection Bibliothèque idéale des sciences sociales, le sociologue Philippe Bernoux adopte une méthode originale : l’observation participante en atelier industriel auprès d’ouvriers non qualifiés. Une enquête qui soulève de nombreuses questions.   Comment s’approprier pleinement son travail, en retrouver le contrôle, et donc le sens ? De quelles marges de manœuvres dispose-t-on réellement dans une organisation, ou dans tout collectif, pour trouver du sens, quand notre quotidien est dicté par des règles, des processus et des routines ?   Aujourd’hui, dans ce nouvel épisode du Sens des mots, les sociologues Michèle Dupré et Michel Lallement qui ont piloté cette réédition reviennent sur cette enquête fondatrice. Michèle Dupré prend la parole autour de trois mots : usine, ouvriers et appropriation. L’ouvrage dont il est question aujourd’hui, la réédition tant attendue d’Un travail à soi de Philippe Bernoux, est complétée de textes inédits qui interrogent et éclairent toute l’actualité de cette enquête. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : Peut-on se passer du concept d’aliénation ?, Avec philosophie, 2023 Serge Gainsbourg "Le poinçonneur des Lilas", INA, 1962 « Berliet Digest » : film de présentation des usines de Berliet Vénissieux en 1956 Classe de maître du CRIMT, Philippe Bernoux, 2007 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    13 min
  3. Beyrouth la nuit. Danser sur des ruines ? Avec Marie Bonte

    11/14/2025

    Beyrouth la nuit. Danser sur des ruines ? Avec Marie Bonte

    Beyrouth, une ville qui ne dort jamais. Ses bars et ses clubs se concentrent dans des îlots, de bruit et de lumière, donnant à la capitale des allures d’archipel. Dans cette ville encore marquée par la guerre, la scène de la nuit vit entre ombre et éclat.   Dans son ouvrage Nuits de Beyrouth, qui a reçu cette année le Prix du livre de géographie des lycéens et étudiants, Marie Bonte, géographe, explore la ville autrement : la nuit devient alors son terrain d’enquête. À travers les lieux de fête, les rythmes, les corps et les sons, elle nous raconte comment les Beyrouthins réinventent la ville, malgré les crises et les cicatrices. Elle montre aussi comment les pratiques liées à l’alcool, la drague, la danse, constituent des manières de produire et de se réapproprier l’espace urbain.   En quoi la vie nocturne permet-elle de comprendre autrement la ville de Beyrouth, ses espaces et ses mutations ? Faire de la nuit son terrain de recherche, est-ce que c’est une manière de déplacer les frontières entre espace public et intime ? Les espaces de fête sont-ils des formes de résistance à la crise, ou au contraire des bulles d’illusion ? Comment les pratiques festives traduisent-elles des formes d’émancipation ou de contestation ?   Aujourd’hui, dans ce nouvel épisode du sens des mots, Marie Bonte explore cette géographie de la fête au cœur d’une ville post-conflit. Un espace fragile, vibrant, politique, pour comprendre ce que Beyrouth nous dit d’elle-même, quand le jour fait place à la nuit. Elle a choisi de nous en parler en trois mots : doudou, Johnny et scène. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : "Hezbollah, au cœur de la poudrière libanaise", Enquête Exclusive Inter actualités de 19H15 du 11 janvier 1963, INA L’écrivain et politologue Camille Ammoun réfute le mythe de la résilience libanaise, France Culture Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    13 min
  4. Quand les machines sèment, que récolte la terre ? Avec Samuel Pinaud

    09/25/2025

    Quand les machines sèment, que récolte la terre ? Avec Samuel Pinaud

    Depuis plus d’un demi-siècle, l’agriculture française a vécu de profondes mutations, alors même que les machines et la mécanisation n’ont eu de cesse de gagner du terrain. Tracteurs toujours plus puissants, outils de récolte perfectionnés, dispositifs numériques connectés : à chaque étape de la production, les engins sont devenus incontournables. Mais cette mécanisation, longtemps présentée comme synonyme de progrès, soulève aujourd’hui des interrogations majeures. Quels effets la mécanisation a-t-elle produit sur la terre, sur le travail des agriculteurs et sur l’économie agricole ? Quelles logiques industrielles sous-tendent cet usage de plus en plus massif des machines dans les fermes ? Le monde agricole est-il aujourd’hui en capacité de relever les défis écologiques face à l’urgence qui s’impose ? Ces questions sont au cœur de l’ouvrage collectif Comment les machines ont pris la terre. Un ouvrage codirigé par une équipe de sociologues et d’historiens : Sara Angeli Aguiton, Sylvain Brunier, Baptiste Kotras, Céline Pessis et Samuel Pinaud. À rebours d’une lecture strictement technique, ce livre replace la question de la mécanisation dans un cadre politique, économique mais aussi social. C’est pourquoi nous y parlons aussi des choix publics, des stratégies industrielles, des luttes professionnelles et des résistances paysannes. Derrière les chiffres de productivité ou la puissance des tracteurs, c’est donc une autre histoire qui se dessine : celle d’une agriculture transformée en profondeur, dont les sols portent les stigmates du tassement et de l’érosion, dont les fermes ploient sous le poids du capital investi, et dont les travailleurs voient leur quotidien remodelé, entre nouvelles pénibilités et perte de savoir-faire. Pour en discuter, nous recevons aujourd’hui dans le sens des mots Samuel Pinaud, qui porte la voix du collectif. Il a choisi de nous en parler en 3 mots : Terre, Capital et Travail. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : Présentation approfondie des tracteurs John Deere 9RX : PUISSANCE, PRÉCISION et PERFORMANCES La culture mécanisée L'agriculture 2.0 la traite des vaches par des robots, c'est possible ! Les micro-fermes, un modèle agricole d’avenir ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  5. Chercher l’homme, découvrir la masculinité ? Une enquête dans le paysage des revues. Avec Rebecca Rogers

    09/04/2025

    Chercher l’homme, découvrir la masculinité ? Une enquête dans le paysage des revues. Avec Rebecca Rogers

    Aujourd’hui dans ce nouvel épisode du Sens des mots nous recevons l’historienne d’origine américaine Rebecca Rogers, spécialiste de l’éducation des filles au XIXe siècle. Nous l’invitons à l’occasion de la sortie du dernier numéro de la revue Histoire de l’éducation dirigé par l’historien et écrivain Ivan Jablonka. Un numéro qu’il a souhaité consacrer à la « garçonnité », c’est-à-dire à l’apprentissage du masculin au cours de l’enfance. Dans son article Chercher l’homme, découvrir la masculinité la grande historienne Rebecca Rogers que l’on connaît comme spécialiste de l’histoire des femmes et de l’éducation des filles fait un pas de côté en s’intéressant, une fois n’est pas coutume, à ce que l’on nomme les boyhood et les manhood studies en écho aux girlhood studies, champs d’études dont elle est beaucoup plus familière. Ainsi, c’est à une véritable enquête que l’historienne se livre. Une enquête méticuleuse qui prend pour objet quelques revues majeures en histoire de l’éducation mais aussi des revues spécialisées en histoire du genre. Une enquête enfin qui s’intéresse aux boyhood et aux manhood studies c’est-à-dire aux revues portant sur la masculinité. La découverte des masculinités peut-elle permettre de mieux cerner les féminités ? Quelle est la place accordée aux approches historiques dans les revues portant sur la masculinité ? Est-il possible de s’inspirer des travaux en histoire des femmes et du genre pour comprendre l’histoire des hommes ? Pour répondre à ces questions et à beaucoup d’autres, Rebecca Rogers a choisi trois mots : masculinité, revues et boyhood studies. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : Eddy de Pretto – Kid Anne-Marie Sohn (librairie Mollat) 1976 : Quelles différences entre filles et garçons ? | Archive INA Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    12 min
  6. Les objets ont-ils du pouvoir ? Considérer la dimension matérielle de la domination. Avec Pierre-Yves Trouillet

    06/25/2025

    Les objets ont-ils du pouvoir ? Considérer la dimension matérielle de la domination. Avec Pierre-Yves Trouillet

    Faut-il prendre les objets au sérieux ? Une multitude de recherches engagées dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « tournant matériel » des sciences sociales soulignent toute l’importance des objets dans nos sociétés. On en vient alors à s’interroger sur un éventuel pouvoir reconnu aux objets. Du lit, objet apparemment banal, dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile en Roumanie, au téléphone portable en prison, en passant par les objets rituels en Inde ou la vychyvanka, la fameuse chemise brodée ukrainienne, il est intéressant d’explorer la façon dont ces objets interviennent dans la fabrique sans cesse renouvelée des rapports sociaux de pouvoir. Comment les objets interviennent-ils dans l’exercice du pouvoir ? En quoi peuvent-ils être des instruments de domination ou, à l’inverse, de résistance, voire d’émancipation ? Pour répondre à ces questions, nous recevons dans ce nouvel épisode du sens des mots Pierre-Yves Trouillet, géographe et chercheur au CNRS, qui vient nous parler de l’ouvrage collectif Le pouvoir des objets. La construction matérielle de la domination. Un ouvrage qu’il a codirigé avec Lucie Bony, Sylvain Guyot et Bénédicte Michalon. Ils ont ensemble choisi de nous en parler en trois mots : pouvoir, résistance et espace. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : Boris Vian, la complainte du Progrès SUR L'OBJET, JEAN BAUDRILLARD, dans le documentaire de Leslie F. Grunberg Daniel Spoerri et la cuisine des objets, Arte Journal La Vyshyvanka ukrainienne, l’autre gagnante de l’Eurovision, dans l'émission Quotidien Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    12 min
  7. Défier l’ordre colonial ? Une histoire sociale des bandits en Algérie. Avec Antonin Plarier

    06/19/2025

    Défier l’ordre colonial ? Une histoire sociale des bandits en Algérie. Avec Antonin Plarier

    Dès les débuts de la colonisation en Algérie, les campagnes se soulèvent et résistent. En 1871, cette contestation va prendre une ampleur inédite avec une insurrection d’envergure. Puis, tout au long du 19e siècle, entre révoltes armées et actes de banditisme, ces résistances traduiront un refus clair : celui de dépossession des terres. Dans ce contexte, un « banditisme rural » va alors émerger et ne cessera de préoccuper l’administration coloniale. Primes de dénonciation ou de capture, internement des familles de bandits, condamnation au bagne ou à la peine capitale sont quelques-unes des mesures prises pour venir à bout des résistances. Mais qui sont ces bandits ruraux ? Comment vivent-ils ? Et que dit ce phénomène de la société ? Et au final, comment écrire cette histoire par en bas à partir d’archives, produites par le pouvoir colonial lui-même ? Pour répondre à ces questions, nous recevons aujourd’hui dans ce nouvel épisode du sens des mots l’historien Antonin Plarier, auteur de l’ouvrage Des bandits face au pouvoir colonial. Sur la base d’un ensemble très riche de sources, allant des archives de la répression à la poésie populaire, en passant par la presse ou les correspondances privées, Antonin Plarier cherche à suivre pas à pas ces bandits ruraux : de leur prise d’armes ou de leur fuite jusqu’à leur dernier souffle. Il a choisi de nous en parler en trois mots : dépossessions, paroles et insurrections. Antonin Plarier est maître de conférence en histoire contemporaine à l’université Jean Moulin Lyon 3. Il poursuit actuellement ses recherches sur l’Algérie à la période coloniale. Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : Chanson sur le bandit Arezki Lbachir Pourquoi la guerre d'Algérie a éclaté / Le Monde Série « Algérie en résistance, une histoire coloniale » : Épisode 2/4 : La Kabylie en colère, résister dans l’Algérie coloniale Rachid Taha - Ya Rayah Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    13 min
  8. Se mettre au vert ! Quels défis pour l’école à l'ère de l'anthropocène ? Avec Régis Guyon

    05/27/2025

    Se mettre au vert ! Quels défis pour l’école à l'ère de l'anthropocène ? Avec Régis Guyon

    L’éducation au développement durable (ce qu’on appelle couramment EDD) fait partie des missions de l’École inscrites dans le code de l’éducation. Sur le site du Ministère de l'éducation nationale, on peut d’ailleurs lire qu’il est pleinement mobilisé dans la lutte contre le changement climatique, et en faveur de la biodiversité. On y lit aussi que les élèves sont appelés à être des acteurs majeurs de la transition écologique, et que l’école doit être un lieu exemplaire de la protection de l'environnement. Transition écologique, urgence climatique, anthropocène, durabilité… Comment ces notions, ces questions, ont été introduites dans les programmes scolaires, et comment l'école s'empare ? Quelles sont les avancées depuis 20 ans ? Quels types de mesures concrètes sont déjà mises en place ou expérimentées et avec quels résultats ? Enfin, à quelles conditions les éducations environnementales peuvent-elles être transformatrices ?Pour répondre à ces questions, nous recevons dans ce nouvel épisode du sens des mots Régis Guyon, qui codirige avec Hélène Buisson-Fenet la collection Entretiens Ferdinand Buisson. Il vient aujourd’hui nous parler du livre L'école écologique : s'ajuster ou transformer ?Il a choisi de nous en parler en 3 mots : école écologique, agir et transformer.Vous entendez au début de cet épisode des extraits issus de : Transition écologique : une révolution dans l'éducation ? extrait du podcast Sur la Terre, de l'Agence France-Presse (AFP) en 2023 Najat Vallaud-Belkacem à l'Assemblée nationale en 2015 Présentation d'une année de travail en classe de CE2 sur le thème de l'EDD à l'école Joliot-Curie de Stains (93) en 2024 Louise Tourret dans l'émission Être et savoir, consacrée à la COP26 : l'éducation face au changement climatique Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    12 min

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