Les podcasts de l'éco à venir

L'éco à venir

Les podcasts de l’éco à venir

  1. Mar 31

    Obligation d'Etat et d'entreprises : quelles différences ?

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Clémentine Gallès J’aimerais savoir quelles sont les différences entre obligation d’Etat et d’entreprises  Y a-t-il des différences entre les obligations d’État et les obligations d’entreprises ? Oui, même s’il y a surtout des ressemblances. Ce sont des obligations avec, pour principale caractéristique, le fait d’être un instrument financier correspondant à un titre de dette avec un montant nominal, également appelé principal, et le versement d’intérêts à dates régulières, également appelés coupons. S’agissant des différences, elles sont pour l’essentiel concentrées sur le type d’émetteurs. Les obligations d’État ou, dans une acception plus large, obligations souveraines, regroupent plusieurs types d’obligations : ce sont des États à proprement parler. En France, c’est l’Agence France Trésor qui est en charge de gérer la dette de l’État ; ce peuvent également être des obligations supranationales, territoriales, municipales… Les obligations d’entreprises sont émises par des entreprises, généralement grandes ou de taille intermédiaire. En effet, toutes les entreprises n’ont pas forcément la taille critique pour accéder au marché et avoir la capacité d’émettre des titres obligataires. Oui, merci, mais n’y a-t-il pas d’autres différences entre ces deux types d’obligation ? En effet, ce sont des différences inhérentes à la qualité de l’émetteur. Citons-en deux principales : sur le risque de crédit notamment. En général, les obligations d’entreprise ont un risque plus élevé que les obligations d’État. Les entreprises sont plus susceptibles de rencontrer des difficultés financières, tandis que les gouvernements ont toujours la possibilité de lever l’impôt ou de créer de la monnaie en cas de crise financière importante. De ce fait, le taux d’intérêt des obligations d’entreprise est généralement plus élevé que celui des obligations souveraines ; sur le risque de taux d’intérêt aussi. Nous avons vu que lorsque les taux d’intérêt du marché augmentent, les prix des obligations baissent, et vice versa. Les obligations d’entreprise sont ainsi plus sensibles aux évolutions du marché en raison de leurs taux d’intérêt plus élevés. Les obligations souveraines et les obligations d’entreprise ont-elles des avantages en termes de garantie et de liquidité ? Très bonne question. Il peut également y avoir des différences sur ces deux dimensions. Comme indiqué, les garanties des obligations d’État sont souvent supérieures en raison des leviers budgétaire et monétaire même si l’entreprise a aussi la capacité de mettre comme garantie des actifs qu’elle détiendrait. Dans ce cas, on parle aussi de secured bond. Enfin, les obligations d’État sont généralement plus liquides, négociées sur des marchés secondaires très actifs, surtout celles émises par des pays développés (et endettés). Les obligations d’entreprise sont moins liquides, liquidité qui d’ailleurs varie selon la taille de l’entreprise et les conditions du marché.

    3 min
  2. Le rôle des agences de notation

    Feb 23

    Le rôle des agences de notation

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Pierre-Olivier Beffy J’aimerais savoir quel est le rôle des agences de notation Quel est le rôle des agences de notation et comment fonctionnent-elles ? Les agences de notation sont des entreprises qui évaluent la solvabilité des emprunteurs, qu’il s’agisse de gouvernements ou d’entreprises. Elles attribuent des notations à ces emprunteurs en fonction de leur capacité à rembourser leurs dettes. Leur processus de notation implique donc une analyse approfondie de la situation financière de l’emprunteur, de sa situation économique et de sa gouvernance. Les principales agences de notation sont Standard & Poors, Moody’s et Fitch Ratings. Pourquoi les agences de notation sont-elles importantes ? Elles jouent un rôle clé sur les marchés financiers en fournissant des informations indépendantes et standardisées sur le risque de crédit. Les notations ont une incidence sur le coût et la capacité d’un emprunteur à lever des fonds sur les marchés financiers. Les investisseurs sont plus enclins à acheter des obligations d’emprunteurs ayant une bonne note, ce qui peut entraîner une baisse des taux d’intérêt pour ces emprunteurs. À l’inverse, les emprunteurs ayant une notation plus faible peuvent se voir proposer des taux d’intérêt plus élevés, et même se voir refuser l’accès aux marchés financiers en cas de note très dégradée. Je comprends que ces agences sont très importantes pour les marchés, pourtant elles sont régulièrement critiquées En effet, les agences de notations font face à plusieurs critiques. Tout d’abord, elles ont été sévèrement critiquées pour leur rôle dans la crise financière de 2008 : en n’évaluant pas correctement certains risques de crédit, elles ont de fait encouragé l’essor de produits financiers risqués, les fameux subprimes. Ensuite, elles sont tellement influentes sur les marchés qu’elles peuvent exacerber certaines difficultés. Par exemple, si une entreprise ou un État fait face à une situation plus difficile, la dégradation de sa note va augmenter son coût d’emprunt et rendre sa situation encore plus difficile. Enfin, les trois principales agences restent aujourd’hui américaines ce qui peut faire se poser la question de la souveraineté de ces notations. À ce jour, les tentatives alternatives, telles l’agence canadienne DBRS ou chinoise Dagong, ne sont pas devenues des standards internationaux. En résumé, les agences de notation jouent un rôle essentiel en évaluant le risque de crédit et en influençant les conditions de financement sur les marchés financiers. Si elles sont très régulées, certaines critiques liées à leur place très importante sur les marchés financiers subsistent.

    3 min
  3. Impact du taux d'intérêt sur les marchés financiers

    Feb 10

    Impact du taux d'intérêt sur les marchés financiers

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Pierre-Olivier Beffy J’aimerais savoir quel est l’impact du taux d’intérêt sur les marchés financiers Quand on travaille sur les marchés financiers, on se rend vite compte que le taux d’intérêt est central dans les discussions et les analyses financières. Peux-tu me dire pourquoi c’est le cas ? Le taux d’intérêt est en effet central en finance car il représente le coût d’emprunt de l’argent, pour un ménage, pour une entreprise ou pour un État. Je vais me concentrer sur les marchés actions, nous parlerons spécifiquement des marchés obligataires lors d’un prochain podcast. Pour rappel, le cours des actions d’aujourd’hui dépend des revenus futurs des entreprises cotées. Une progression des taux d’intérêt va affecter négativement le cours des actions par deux mécanismes. Tout d’abord, par l’effet sur l’activité économique. En effet, quand les taux d’intérêt progressent, cela est négatif pour l’activité économique. Cela rend le coût de l’emprunt plus onéreux et incite davantage à épargner qu’à dépenser. Les revenus futurs des entreprises vont donc avoir tendance à être revus à la baisse. Pour cette raison, le prix des actions va donc avoir tendance à baisser quand le taux d’intérêt progresse. Et le second mécanisme ? Le second mécanisme concerne la valorisation de ces revenus futurs. Pour valoriser des revenus futurs, on utilise le taux d’intérêt. Et plus le taux d’intérêt progresse, plus cela diminue la valeur des revenus futurs. Au total, on voit bien que quand les taux d’intérêt progressent, les marchés actions vont avoir tendance à baisser. Cependant, mon raisonnement tient si l’on raisonne « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire si l’on regarde uniquement une hausse des taux d’intérêt sans autre changement dans l’économie. Pourtant, on peut imaginer que les taux d’intérêt n’augmentent pas uniquement en raison de la situation économique ? En effet, les mécanismes que j’ai évoqués sont intéressants pour comprendre l’impact d’un choc isolé sur les taux d’intérêt. Mais, pour être complet, il faut d’abord comprendre le contexte économique qui explique cette progression des taux d’intérêt. À titre d’illustration, si les taux d’intérêt progressent car on a des bonnes nouvelles sur le front de l’activité économique, alors cette progression des taux d’intérêt peut s’accompagner d’un mouvement favorable sur les marchés. En revanche, si les taux progressent pour une mauvaise nouvelle sur l’activité, telle qu’un choc sur l’inflation, dans ce cas les marchés actions réagiront négativement. Merci ! en résumé, normalement un choc de hausse de taux devrait impacter négativement les marchés actions, car cela est négatif pour la valeur des bénéfices futurs anticipés des entreprises. Après, il est important de bien comprendre la raison de la hausse des taux d’intérêt pour être bien sûr de l’impact global sur les marchés actions.

    3 min
  4. High yield vs Investment grade : et en pratique ?

    Feb 2

    High yield vs Investment grade : et en pratique ?

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Pierre-Olivier Beffy J’aimerais savoir : après la théorie, la pratique du High yield vs Investment grade Nous avons vu la différence entre High yield et Investment Grade dans le précédent podcast. Y a-t-il des différences entre types d’émetteurs et portefeuilles d’investissement entre ces deux catégories ? Oui, les émetteurs d’obligations investment grade sont souvent des gouvernements, des grandes entreprises et des institutions financières ayant des bilans solides. Ces obligations sont souvent présentes dans les portefeuilles d’investissement des institutionnels qui cherchent à minimiser le risque tout en obtenant des rendements stables. Et pour le High Yield ? Les émetteurs d’obligations high yield présentent un niveau de risque supérieur, ce qui se traduit par des taux d’intérêt plus élevés pour compenser ce risque. Parfois, ce sont des entreprises en difficulté ou ayant un endettement élevé associé à un faible montant de fonds propres. Quelles sont les conséquences d’un basculement d’une obligation Investment Grade à High Yield ? Elles ne sont pas réjouissantes pour le détenteur ! Certaines stratégies d’allocation d’actifs ont pour politique d’exclure les obligations High Yield, car trop risquées. En conséquence, la dégradation de la notation d’une obligation si elle se matérialise par un basculement dans la catégorie High Yield peut avoir des effets en cascade avec le retrait d’un grand nombre d’investisseurs et une pression à la hausse sur les taux d’intérêt et donc à la baisse sur le prix de l’obligation. En résumé, Investment Grade (IG) et High Yield (HY) désignent des obligations selon leur niveau de qualité jugé par les agences de notation de crédit. Les obligations IG offrent un faible risque de défaut, ce qui les rend attractifs pour les investisseurs prudents. Les obligations HY offrent des rendements supérieurs mais avec un risque de défaut plus élevé.

    2 min
  5. Crédit high yield et investment grade

    Jan 19

    Crédit high yield et investment grade

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Pierre-Olivier Beffy J’aimerais savoir : quelle différence entre High yield vs Investment grade ? Aujourd’hui, nous allons parler des marchés obligataires dans un langage un peu technique et avec des termes anglais très utilisés. Peux-tu me dire ce que signifient High yield et Investment grade ? Je crois que c’est notamment très utilisé pour le marché des obligations des entreprises. Avec plaisir ! Investment grade se traduit par « qualité d’investissement » en français. Ce sont donc des obligations considérées comme ayant une qualité de crédit élevée et un faible risque de défaut. L’émetteur de l’obligation est jugé capable de rembourser le montant nominal (comme appelle aussi le principal) et les intérêts (ou les coupons). Mécaniquement, elles correspondent à des entreprises qui ont une notation élevée, comprise entre Aaa et Baa pour l’agence Moody’s ou entre AAA et BBB pour les agences Standard & Poor’s et Fitch. Et les obligation High Yield ? High yield se traduit par « haut rendement » en français. Ce sont des obligations qui offrent des rendements élevés par rapport à la moyenne du marché, souvent en raison d’une prime de risque significativement plus importante. C’est en quelque sorte la contrepartie d’une prise de risque plus élevé que d’attendre un rendement lui-même supérieur. Ces obligations high yield portent sur des entités avec des notations de crédit plus basses et un risque de défaut plus élevé. Parfois, on range ces mêmes obligations sous l’appellation Speculative grade. Ce sont les deux seules catégories ? En termes de niveau de risque, oui. Mais dans le même temps, signalons une sous-catégorisation. Au sein des obligations Investment grade, on distingue les Highest Grade Credit des Good Credit Grade en passant par les Very High ou High Grade Credit. De même, les obligations High yield regroupent les Speculative Grade Credit, les Very Speculative Credit et les Substantial Risks – In Default. Donc si je résume, les marchés obligataires se divisent en deux principales catégories : Investment Grade et High Yield. Les obligations Investment Grade sont considérées comme de haute qualité avec un faible risque de défaut. En revanche, les obligations High Yield, ou « haut rendement », offrent des rendements élevés en raison d’une prime de risque plus importante, car elles sont émises par des entités avec des notations de crédit plus basses et un risque de défaut plus élevé.

    3 min
  6. Les formes de la courbe des taux

    Jan 13

    Les formes de la courbe des taux

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Clémentine Gallès J’aimerais en savoir plus sur les formes de la courbe des taux Nous avons vu dans le précédent podcast ce qu’est la courbe des taux d’intérêt. J’imagine que la courbe des taux est croissante : plus on prête sur un temps long, plus on espère un rendement élevé ? Oui, c’est en effet le cas le plus standard. On dit alors que la courbe des taux est ascendante ou que la pente de la courbe est positive. Le taux d’une obligation de long terme est alors plus élevé que celui d’une obligation de court terme. Tout simplement car les investisseurs attendent un rendement supplémentaire dû au fait qu’ils prennent plus de risques à prêter sur un temps plus long. On appelle ce rendement supplémentaire la « prime de terme ». Tu as dit qu’une courbe croissance est le cas le plus standard, cela signifie donc qu’il peut arriver que la courbe des taux d’intérêt soit décroissante ? Il peut en effet arriver que la courbe des taux soit « inversée », c’est-à-dire que les taux de court terme soient plus élevés que les taux de long terme. Cela correspond à des périodes où les investisseurs pensent que les taux d’intérêt vont être amenés à baisser dans le futur. Deux raisons principales peuvent amener les investisseurs à avoir de telles anticipations : soit ils anticipent une baisse de l’activité économique, voire une récession. Dans ce cas, les taux longs diminuent et peuvent s’établir à un niveau inférieur aux taux courts. Soit ils anticipent un durcissement de la politique monétaire en réaction à un choc inflationniste. Dans ce cas, les taux courts augmentent et peuvent dépasser les taux longs. C’est notamment ce qu’il s’est passé à la suite du choc inflationniste de 2022-2023. D’accord, donc soit une courbe croissante ou décroissante ! Il y a encore un autre cas très particulier, celle d’une courbe des taux lors d’une crise de la dette. Si par exemple les investisseurs pensent qu’un Etat va faire faillite d’ici un an, les taux vont fortement monter sur un an car il va devenir de plus en plus dangereux de prêter à l’Etat. Mais une fois le défaut passé, l’Etat pourra à nouveau emprunter à des taux plus raisonnables, même s’ils seront sans doute plus élevés qu’avant la crise en raison de la perte de confiance des investisseurs. On observe alors une courbe des taux en cloche. Donc si je résume, la courbe des taux peut prendre différentes formes. Le cas le plus courant est une courbe ascendante, où les taux de long terme sont plus élevés que ceux de court terme en raison de la prime de terme, récompensant les investisseurs pour les risques qu’ils prennent à long terme. Cependant, la courbe peut aussi être inversée, avec des taux de court terme plus élevés. Un autre cas rare est la courbe en cloche, observée lors d’une crise de la dette, où les taux à court terme augmentent fortement en raison du risque de défaut imminent.

    3 min
  7. La courbe des taux

    Jan 6

    La courbe des taux

    Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès Texte : Clémentine Gallès J’aimerais connaitre la signification de la courbe des taux La courbe des taux représente les taux d’intérêt des obligations en fonction de leur maturité. Peux-tu m’en dire davantage sur cette courbe des taux d’intérêt ? Bien sûr ! Considérons par exemple le marché des obligations émises par l’État français, que l’on appelle les OAT pour Obligations Assimilables du Trésor. La courbe des taux est un graphique qui va montrer les taux d’intérêt payés par l’État pour les obligations à différentes échéances, de la plus courte à la plus longue : le taux pour une obligation à deux ans, le taux pour une obligation à cinq ans, et ainsi de suite. Mais quelle est l’utilité de tracer les taux d’intérêt en fonction de leur maturité sur un graphique ? La courbe des taux d’intérêt est un indicateur très suivi par les acteurs du marché obligataire qui y investissent. Pour les émetteurs, tels que l’État français, elle permet de voir à chaque instant le coût d’un emprunt selon sa maturité. Pour les investisseurs, elle permet de visualiser le rendement proposé en fonction de la durée de l’investissement. Et pour les économistes, elle permet de visualiser les anticipations de marchés sur les taux d’intérêt futurs. J’imagine que cette courbe des taux évolue en permanence. Quels sont ses déterminants ? En effet, on peut suivre comment évolue la courbe des taux au cours du temps. Les taux de court terme vont varier principalement en fonction des attentes de la politique monétaire, qui détermine les taux de très court terme. Pour les taux de long terme, plusieurs facteurs peuvent les faire évoluer. Les taux peuvent notamment progresser si les investisseurs anticipent durablement plus d’inflation, car les investisseurs veulent compenser la perte de valeur de la monnaie. Il en est de même si les perspectives de croissance sont revues à la hausse. Les taux peuvent aussi augmenter si les investisseurs anticipent un risque plus important de défaillance de l’émetteur de l’obligation. Dans ce dernier cas, il s’agit de « la prime de risque ». Donc si je résume, la courbe des taux représente les taux d’intérêt des obligations en fonction de leur maturité, montrant les taux payés par l’État pour différentes échéances. La courbe des taux évolue en fonction des attentes de la politique monétaire, des anticipations d’inflation, des perspectives de croissance et du risque de défaillance de l’émetteur, incluant une prime de risque.

    3 min
  8. L'analyse technique est-elle utile ?

    12/15/2025

    L'analyse technique est-elle utile ?

    Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein Texte : Zaid Bensalem J’aimerais savoir : l’analyse technique est-elle utile ? On voit plein de vidéos sur internet qui présentent des analyses de graphique pour savoir s’il faut ou non acheter une action. C’est de l’analyse technique, c’est ça ? Tout à fait ! L’analyse technique repose sur l’étude des graphiques de prix et des volumes pour prévoir les mouvements futurs des marchés financiers. Elle se base sur l’idée que les marchés ont une mémoire, et que les modèles de prix se répètent avec le temps. Les traders techniques utilisent divers indicateurs, comme par exemple, les moyennes mobiles, les retracements d’une hausse ou d’une baisse, ou des théories comme les vagues d’Elliott. Mais est-ce efficace ? L’analyse technique offre des avantages tels que la rapidité de prise de décision et l’adaptabilité à différents types d’actifs, ce qui la rend populaire parmi les traders à court terme. Elle peut également créer un effet d’auto-réalisation, car les signaux techniques sont suivis par de nombreux traders à travers le monde. Cependant, elle a des limites, car elle repose sur des données historiques et n’intègre pas les facteurs imprévisibles qui peuvent influencer les marchés, comme les événements politiques, géopolitiques ou les émotions des investisseurs. Donc ce n’est pas une recette miracle pour gagner de l’argent ? Pour être efficace, l’analyse technique doit être utilisée comme un outil parmi d’autres. Elle peut bien fonctionner pour identifier des tendances à court terme, mais elle ne permet pas de prévoir des crises majeures ou de prendre des décisions d’investissement à long terme. Les traders et investisseurs avisés combinent souvent l’analyse technique avec l’analyse fondamentale et une gestion rigoureuse des risques, car une approche équilibrée aide à mieux naviguer dans les incertitudes des marchés financiers. Donc si je résume, l’analyse technique utilise des graphiques et des indicateurs pour prévoir les mouvements futurs des marchés financiers. Bien qu’elle soit populaire pour des décisions rapides à court terme, elle n’est pas infaillible, car elle repose sur des données passées et n’intègre pas les événements imprévisibles. Pour une stratégie efficace, il est recommandé de la combiner avec d’autres méthodes, comme l’analyse fondamentale et une gestion prudente des risques. La théorie ne suffit pas en somme !

    3 min

About

Les podcasts de l’éco à venir