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  1. 3d ago

    Pourquoi adapter l'apprentissage à chacun ? 

    Cocréé avec le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, Glaaster analyse le profil cognitif d’un apprenant pour adapter les supports : police, espacement entre les lignes, mots et lettres, mais aussi lecture vocale, quiz ou cartes mentales. « Glaaster, c'est un outil pour venir détecter les besoins individuels et y appliquer une correction qui, elle aussi, est individuelle », explique Antoine Auzimour. Déployé dans les établissements scolaires, les centres de formation et l’enseignement supérieur, l’outil permet de proposer plusieurs versions d’un même document selon les besoins des élèves. « Si dans une classe, il y a 10 besoins spécifiques, il y aura bien 10 versions grâce à Glaaster. » L’objectif est notamment de réduire les difficultés liées aux troubles de l’apprentissage. La dyslexie touche 8 % de la population et plus de 60 % des personnes atteintes d’un trouble en présentent au moins un deuxième. Déjà déployé dans plus de 80 établissements, Glaaster donne déjà accès à son outil à plus de 150 000 élèves. L’objectif est désormais de poursuivre son intégration dans les logiciels utilisés par les établissements et de développer les fonctionnalités liées à l’intelligence artificielle. Au-delà de l'adaptation des supports scolaires, il s’agit aussi de permettre aux élèves de retrouver confiance dans leurs capacités. « Si l'apprentissage demande moins d'efforts, on apprend plus vite, on apprend mieux, on se sent moins dévalorisé et on va plus loin, » conclut Antoine Auzimour. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. 4d ago

    Pourquoi soutenir l'entrepreneuriat dans les quartiers ?

    Créée en 2006 à Vénissieux, près de Lyon, après les révoltes qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois, Positiv est née du constat qu'exclusion professionnelle et éloignement du marché du travail pouvaient nourrir un sentiment de mise à l’écart. « Si les gens sont parfois victimes de discrimination, c'est peut-être plus facile de trouver des clients qu'un employeur et donc on va les aider à créer leur entreprise », explique Claudia Ruzza. Depuis, l’association s’est développée dans 170 quartiers en France. Elle accompagne les habitants à chaque étape de leur projet, de l’idée à la création, mais aussi sur la confiance et la motivation. En 20 ans, elle a accompagné environ 30 000 personnes et contribué à 13 000 créations d’entreprises. Les projets sont principalement liés à l’économie de proximité, c'est-à-dire BTP, transport, boulangerie, coiffure, restauration ou encore services. « On accompagne des projets de l'économie de proximité, de la vie, du quotidien parfois qui sont vus comme de petits projets, mais en réalité qui ne le sont pas du tout », souligne Claudia Ruzza. Pour la directrice générale, l’entrepreneuriat permet aussi de changer le regard porté sur ces territoires. On estime que 25 % de leur population serait dans une dynamique entrepreneuriale. « On évoque très peu la vie normale » des quartiers, regrette-t-elle, alors qu’il s’agit aussi de « gens qui vivent, qui créent, qui travaillent, qui produisent et qui finalement font tourner une partie de la France, tout simplement, » conclut Claudia Ruzza. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. 5d ago

    Pourquoi faire vivre les villages ruraux ?

    Créée en 1985, le Mouvement rural de Vendée agit dans de nombreux domaines, de la culture au patrimoine, en passant par l'environnement, les pratiques artistiques ou les activités sportives. « La finalité, c'est vraiment de créer du lien entre les habitants, de faire en sorte que les villages soient vivants, de les vitaliser, de les revitaliser parfois », explique Mathilde Bazireau. Cet objectif passe notamment par les foyers ruraux et les cafés associatifs, mais aussi par Causette, une caravane itinérante qui peut devenir scène de spectacle, bibliothèque ou cabane de jeux. La fédération intervient également directement dans les villages éloignés des commerces et des services, avec des ateliers destinés notamment à lutter contre l'isolement. L'enjeu est surtout de faire émerger des initiatives locales. « Le meilleur résultat qu'on peut obtenir, c'est de ne plus revenir du tout dans ce village-là parce qu'on sait que derrière, il y a un groupe qui s'est constitué et qui a initié, amorcé quelque chose », souligne-t-elle. Au-delà des activités proposées, Mouvement Rural 85 veut ainsi contribuer à changer le regard sur les campagnes et à recréer des espaces de dialogue. « Une de nos finalités, c'est aussi de remettre du lien, de la parole, du débat », résume Mathilde Bazireau, pour permettre aux habitants de « vivre ensemble sereinement et se sentir bien, habiter là où ils sont ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 6d ago

    Pourquoi rapprocher culture et écologie ?

    Créée en 2007, l'association s'est d'abord développée autour du cirque et de la médiation culturelle, avant d'installer son chapiteau à La Vallée-au-Blé en 2022. Le projet s'est alors transformé en tiers-lieu et a progressivement fédéré les habitants. « C'est la richesse de coconstruire avec le territoire et les habitants », explique Renaud Gras. Sur place, les activités se sont diversifiées. On retrouve un espace de vie sociale, un atelier bois, des actions autour de l'environnement ou encore un éco-conseil des enfants. Le cirque sert notamment de porte d'entrée pour aborder les questions écologiques. « Le cirque va avoir une approche beaucoup plus ludique, festive, et va être notre porte d'entrée pour aborder plein d'autres thèmes », souligne-t-il. Cette approche produit des effets très concrets. Lors d'une fête d'école organisée avec l'éco-conseil, les enfants ont notamment instauré une charte écoresponsable. Pas de petits lots en plastique, un point d'eau gratuit et des éco-cups achetés collectivement. L'association travaille également avec les collectivités sur des projets de plantation et développe des actions autour des métiers de la transition. Le tiers-lieu est aussi devenu un espace où les habitants peuvent réellement prendre part aux projets. « C'est une force de pouvoir réellement impliquer les bénévoles. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas juste consultés, mais sont acteurs. Ce sont eux qui ont les clés », insiste Renaud Gras. Une dynamique qui pourrait encore s'élargir avec la rénovation d'un ancien bâtiment industriel, destiné notamment à accueillir des formations et des jeunes en stage. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. Sep 25

    Pourquoi la science a-t-elle besoin de documentaires ?

    Pariscience propose des projections de films scientifiques suivies d'échanges avec les équipes des films et des scientifiques, ainsi que des actions à destination des scolaires et des professionnels. « Le documentaire scientifique permet de faire de la vulgarisation et donc de parler de science, notamment à des publics qui ne se sentent pas nécessairement à l'aise avec ces questions-là. » Le format vidéo permet notamment de s'appuyer sur « les émotions et l'expérience sensible qu'apporte un film » pour toucher le grand public, explique Clotilde Pilot. Les sujets abordés dépassent largement les sciences au sens strict, et vont du climat, à l'environnement, en passant par l'intelligence artificielle, la santé ou encore l'énergie, qui sont aussi des enjeux de société. « Aujourd'hui, on a plus que jamais besoin de comprendre ce qui se passe autour de nous pour aussi comprendre ces grands enjeux et être des citoyens et citoyennes éclairés et pouvoir agir et pouvoir prendre des décisions les plus judicieuses », explique Clotilde Pilot. Le documentaire offre également un autre rapport au temps. « C'est de l'information sur le temps long, avec des enquêtes pendant des mois, des bons tournages, du montage. C'est pas de l'information chaude en instantané », souligne Romane Olry. Une temporalité qui permet, selon elle, de prendre davantage de recul sur les sujets abordés. Le festival accorde une place importante aux jeunes. Près de la moitié de son public est scolaire, du primaire à la terminale. « C'est très important de commencer tôt, à leur donner une certaine culture scientifique, de développer leur esprit critique, et puis aussi développer leur curiosité. » Cette appétence existe déjà : 71 % des élèves déclarent aimer travailler les sciences, tandis que 91 % des 15-17 ans considèrent les sciences comme un levier de compréhension du monde. Cette année, trois thématiques ont été particulièrement mises en avant : la santé et le soin, l'histoire des sciences et les rapports entre humains et animaux. Mais au-delà des projections, Pariscience cherche aussi à prolonger la réflexion et à favoriser l'action. « On essaie de s'impliquer aussi dans le soutien à des campagnes d'impact », explique Clotilde Pilot, avec notamment des actions destinées à « encourager les citoyens et les citoyennes à se mobiliser sur des enjeux, notamment là, climatiques et environnementaux ». Le prochain festival Parisience se tiendra du 22 au 26 octobre 2026 au Museum d'Histoire naturelle et à l'Institut de Physique du Globe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. Sep 24

    Pourquoi donner une seconde vie aux textiles ?

    Vêtements abîmés, usés, chutes de tissus ou prototypes invendus : l'Atelier de la Matière récupère ce qui serait autrement jeté. « Notre fonction, ça va être de revaloriser la matière pour la matière, c'est-à-dire de récupérer la matière et de venir l'utiliser lors des cours de couture traditionnels. Et aussi beaucoup d'upcycling, donc le fait de réinventer par le haut les vêtements », explique Pauline Vandôme. Chaque année, l'association collecte trois tonnes de textiles qu'elle cherche à revaloriser. Une démarche qui fait écho au parcours de Pauline Vandôme, qui a travaillé pendant une quinzaine d'années comme styliste dans différentes grandes marques de prêt-à-porter. Elle y a notamment constaté le gaspillage lié aux prototypes. « On a des collections qui font parfois 600 références. Et sur ces 600 références, on a un premier échantillon qui va partir à la poubelle parce qu'il n'est pas vendable. » Un constat renforcé par un voyage en Inde, où elle découvre les conséquences environnementales de l'industrie textile. À l'Atelier de la Matière, l'objectif est aussi de changer le regard porté sur l'upcycling. « Ce qu'on veut montrer, c'est comment on peut être vraiment stylé avec de l'upcycling, comment on peut réinventer des vêtements qui ont vraiment une très belle identité et leur redonner une nouvelle identité encore plus mode, encore plus fashion. » L'association intervient également auprès des écoles, des habitants et de personnes souhaitant se former à la couture. Elle accueille notamment des personnes retraitées, des jeunes qui souhaitent travailler dans la mode ou encore des demandeurs d'asile et personnes issues de l'immigration qui cherchent à faire reconnaître leurs compétences. L'Atelier de la Matière est ainsi devenu un espace de rencontre et de transmission. « Un atelier de couture, c'est un lieu de vie, où on a des personnes qui vont venir parce qu'elles ont envie d'échanger », s'enthousiasme Pauline Vandôme. Une manière de faire du réemploi un outil à la fois créatif, écologique et social. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. Sep 23

    Comment l’accessibilité peut transformer nos villes et nos entreprises ?

    En France, près de 12 millions de personnes vivent avec un handicap, dont 80 % sont invisibles. L’accessibilité reste pourtant encore trop souvent perçue comme une contrainte réglementaire. “C’est l’environnement qui crée la situation handicapante”, rappelle Sylvain Denoncin. Vingt ans après la loi de 2005, qui visait à rendre accessibles les établissements recevant du public, le chantier est encore loin d’être terminé. Selon lui, seulement la moitié du patrimoine bâti serait aujourd’hui conforme. L’accessibilité ne bénéficie pourtant pas uniquement aux personnes en situation de handicap. Avec le vieillissement de la population, les troubles temporaires, les poussettes ou les bagages, chacun peut être confronté un jour à des difficultés de déplacement. “Un Français sur deux sera concerné par un handicap au cours de sa vie”, souligne Sylvain Denoncin. Pour les entreprises, intégrer ces enjeux devient également un levier de performance. Les études montrent qu’une plus grande diversité favorise la rentabilité, tandis qu’un bâtiment pensé selon les principes du design inclusif améliore l’expérience des clients comme celle des salariés. L’innovation ouvre également de nouvelles perspectives. Okeenea développe notamment des solutions de guidage sur smartphone capables d’accompagner les usagers à l’intérieur des gares, hôpitaux ou campus. Demain, l’intelligence artificielle et les interfaces en langage naturel devraient renforcer encore davantage l’autonomie des personnes. “L’intelligence artificielle va être un accélérateur majeur de l’inclusion”, estime le dirigeant. Pour Sylvain Denoncin, l’accessibilité ne doit plus être considérée comme un marché de niche ou une simple obligation réglementaire. Elle constitue un investissement au service de la sécurité, de l’autonomie et de la qualité d’usage, avec des bénéfices qui concernent l’ensemble de la société. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. Sep 23

    Pourquoi créer des tiers-lieux ruraux ?

    Le tiers-lieux Mirasou dispose de 200 m² de locaux avec un espace de coworking, une salle polyvalente et une épicerie. Un grand bâtiment doit prochainement accueillir un gîte, deux logements et une cuisine professionnelle. Le lieu développe également un verger-potager agroécologique, sans intrants, qui a produit deux tonnes de légumes l'an dernier et pourrait atteindre trois tonnes cette année. La biodiversité constitue un autre axe fort du projet. 1 300 arbres ont été plantés pour recréer des continuités entre les espaces agricoles et la forêt. Le tiers-lieu travaille également à préserver les zones humides et à développer les habitats pour la faune sauvage. Mais Mirasou se veut avant tout un lieu de transmission. Les pratiques agroécologiques côtoient l'écoconstruction, l'économie circulaire et le réemploi des matériaux. « Tous nos locaux ont été réalisés avec 80 % de matériaux de récupération », précise Philippe Guilbaud. Cette volonté de transmettre s'est aussi concrétisée avec la création d'une École de la transition écologique, qui accueille notamment des jeunes en décrochage scolaire et professionnel. En trois ans, les deux associations liées au projet ont créé cinq emplois et accueilli plusieurs centaines de bénévoles. Le tiers-lieu est ainsi devenu bien plus qu'un lieu de vie. « Me contenter de vivre dans un éco-lieu, ce n'est pas suffisant. Il faut qu'il y ait un engagement dans la transformation sociétale », insiste Philippe Guilbaud. Car pour lui, cette transformation passe aussi par l'ancrage local : « Il faut apprendre à s'insérer dans le territoire et à y participer en toute modestie, mais avec l'envie d'apporter les idées et d'être acteur du changement que nous voulons pour le monde », conclut-il. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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