Faites entrer l'écriture

Anne Savelli

25 minutes chaque 25 du mois pour "parler écriture" à partir de mon expérience d'écrivaine publiée depuis quinze ans et d'animatrice d'ateliers d'écriture. Les épisodes sont créés, au départ, pour mes abonnés Patreon (https://www.patreon.com/AnneSavelli). Ils passent en public au bout de trois mois.

  1. Créer des liens entre les publics et les oeuvres - entretien avec Armelle Stepien, de la Maison de la poésie

    May 26

    Créer des liens entre les publics et les oeuvres - entretien avec Armelle Stepien, de la Maison de la poésie

    Merci, tout d'abord, de continuer à me soutenir sur Patreon ! Je vous propose aujourd'hui de rencontrer Armelle Stepien, responsable, à la Maison de la poésie, à Paris, du développement et de la médiation culturelle. Que recouvrent ces mots, qui peuvent paraître, de l'extérieur, un peu abstraits ? En quoi consiste exactement son métier et comment en est-elle arrivée à l'exercer ? Elle parle, d'abord et avant tout, vous l'entendrez, de son rôle de "passeuse". Elle accompagne les écrivains en atelier et intervient au quotidien auprès de personnes qui se trouvent dans des situations extrêmement précaires, vous l'entendrez aussi. Armelle, je la croise depuis longtemps sans la connaître beaucoup. C'est elle qui m'a permis de travailler avec Séverine Daucourt et Anne Mulpas, que vous avez pu écouter dans l'épisode Corps et mouvement de l'écriture. Faire découvrir des métiers dont on entend rarement parler, qui ne sont pas toujours considérés à leur juste valeur (elle évoque également cette question), voilà une des raisons qui me poussent à continuer ce podcast, aussi. Une précision avant de continuer : je prononce à un moment le terme de programmation. Je n'ai pas pu garder ce qu'Armelle en dit (je suis très souvent obligée de ne pas tout garder, au montage), mais sachez que, si ce n'est pas elle qui s'en occupe, si ce n'est pas son rôle, il lui arrive cependant de proposer des restitutions d'atelier d'écriture qui se font sur scène. Pour réaliser cet épisode, j'ai utilisé : Le témoignage d'un élève expliquant en quoi a consisté l'atelier d'écriture qu'il suit avec l'écrivain François Beaune L'extrait d'un entretien avec Olivier Chaudenson, le directeur de la Maison de la poésie, alors qu'il reprenait la maison, en 2013 Le prologue instrumental d'une chanson d'Arthur H, Tokyo kiss, enregistrée à la Maison de la poésie pour le festival Paris en toutes lettres Quelques mots du comédien Rufus à propos de Samuel Beckett Une lecture que j'ai faite de L'Ombre de la rue, texte écrit par Armelle Stepien pour la revue Rien de précis, numéro 2, sur le thème de la rue. Le générique est de Jean-Marc Montera, les bruitages de moi et de la Sonothèque.

    28 min
  2. Les débuts

    Apr 26

    Les débuts

    Il est, comme son titre l'indique, question de débuter dans cet épisode, de démarrer, de commencer, que ce soit l'écriture d'un texte ou son entrée dans le monde de la littérature : je n'ai pu m'empêcher d'osciller entre les deux, vous l'entendrez. A la réécoute, j'ai pensé que j'avais peut-être déjà dit certaines choses ailleurs, sur l'enfance en particulier. Si c'est le cas, que celles et ceux d'entre vous qui suivent ce podcast depuis le début me pardonneront. J'espère que vous aussi, vous aviez oublié ce que je raconte ! Où il est donc question : En fil rouge, des débuts de Colette, l'une des seules figures d'écrivaines que je connaissais quand j'étais petite (la photo ci-dessus est celle de son pot à crayons, découvert à la BNF lors de la récente exposition qui lui a été consacrée) De mon livre, Saint-Germain-en-Laye, paru aux éditions de l'Attente en 2019, et de mon institutrice de CE1 et CE2, madame Perelli De Paul Auster interrogé en l'an 2000 sur le fait d'entamer un nouveau manuscrit de France Inter (on entend fugacement quelques notes du générique du Pop club de José Artur) De Jean Genet, à la fin de sa vie, interrogé par Bertrand Poireau-Delpech, parlant de la première phrase de son premier livre, Notre-Dame-des-fleurs dans un documentaire produit par Danièle Delorme de la chanson Jean Genie de David Bowie (qui évoque croit-on Jean Genet, mais plus sûrement Iggy Pop) De Violette Leduc revenant sur ses premiers métiers, avant l'écriture Du livre Comment torpiller l'écriture des femmes, de Joanna Russ, paru initialement en 1983, enfin traduit, sorti chez Zones et d'une certaine stratégie destinée à pouvoir exister De plusieurs écrivaines anglophones s'étant construit un "avatar", un personnage visuellement marquant, dont Edith Sitwell De plusieurs écrivaines contemporaines françaises ayant fait de même, dont Amélie Nothomb, interrogée dans les années 1990 par Thierry Ardisson (J'ajoute ici que je ne porte aucun jugement sur ce choix. Je l'avais dit dans l'épisode mais je l'ai coupé au montage, par manque de place.) de Valérie Rouzeau, lisant un sonnet tiré de Vrouz Le générique est toujours de Jean-Marc Montera et les bruitages de la Sonothèque. Bonne écoute !

    31 min
  3. Et l'IA, là dedans ? Entretiens avec Joachim Séné et Jean-Marc Montera

    Mar 26

    Et l'IA, là dedans ? Entretiens avec Joachim Séné et Jean-Marc Montera

    A force d'entendre parler d'Intelligence Artificielle du matin au soir, j'ai endossé le rôle de candide et suis allée interroger deux artistes-auteurs qui s'y intéressent, chacun à sa façon : d'un côté, l'écrivain et informaticien Joachim Séné ; de l'autre, le guitariste improvisateur Jean-Marc Montera -- à qui ce podcast, tout comme le second que j'ai animé, Lire le bruit, doivent leur générique. (Joachim et Jean-Marc qui, au passage, m'ont aidée à créer le site Bruits, lors d'une résidence effectuée à La Marelle, à Marseille, en 2021.) Alors, l'IA, qu'en faire, quand on crée, et comment la considérer ? Comme un·e rival·e, un ersatz, un·e artiste à part entière ? Si cet épisode ne fait pas le tour de la question (forcément, elle est vaste), il m'a permis d'en apprendre plus sur son histoire et son fonctionnement, grâce à Joachim, et de découvrir l'expérience que mène actuellement Jean-Marc en utilisant le logiciel de L'IRCAM, Somax. Grand, grand merci à mes invités, avec lesquels j'espère bien continuer à créer et à travailler ! Quelques liens Pour réaliser cet épisode, j'ai utilisé : la bande-annonce du film d'Alain Resnais L'Année dernière à Marienbad datant de 1961, ainsi qu'un extrait à retrouver ici. la voix, créée par l'IA, qui traduit automatiquement cette vidéo de présentation d'un ordinateur créé par Charles Babbage, tournée au Computer History Museum de Mountain View, en Californie (États-Unis), vidéo mise en ligne il y a 15 ans. Quelques secondes de l'émission Virago consacrée à la mathématicienne et poétesse Ada Lovelace. Virago est une série Youtube de portraits de femmes (artistes, scientifiques, sportives...) invisibilisées, présentée par Aude Gogny-Goubert. Un dossier du quotidien Libération, L'IA a pris leur travail. Par ailleurs, la page de l'IRCAM concernant le concert auquel Jean-Marc Montera a participé se trouve à cet endroit. Voici également la chaîne Youtube de l'IRCAM. Le concert n'était pas encore en ligne au moment de la publication de cet épisode, mais je vous conseille d'aller voir. N'hésitez pas, non plus, à consulter la page consacrée aux conférences de Joachim Séné. Pour aller plus loin : à découvrir, également, les expérimentations "IA fictions" sur la chaîne Youtube de François Bon. Crédits photo : portrait de Joachim Séné par Pierre Ménard. Portrait de Jean-Marc Montera par Ph Lenglet pour Banlieues bleues. Bruitages : La Sonothèque. Générique : Jean-Marc Montera, bien sûr !

    31 min
  4. Chez Actes Sud, à Arles

    Jan 29

    Chez Actes Sud, à Arles

    Je vous convie ce mois-ci à un voyage express à Arles, où je me suis rendue pour rencontrer les représentants d'Actes Sud, chargés de faire connaître les livres de la prochaine rentrée littéraire du groupe auprès des libraires. Après le voyage en train, le premier jour a été consacré à la visite d'une exposition et à la soirée réunissant, au sein de la maison d'édition, les auteurs, éditeurs et "représ" ; le second, à la présentation que j'ai faite de Bruits, le matin, et à la visite d'une seconde expo, avant le retour à Paris (et un concert d'anthologie). Je suis partie sans savoir ce que je rapporterai pour ce podcast. Je n'étais sûre que d'une chose : ce que j'espérais faire à l'origine (un épisode sur le métier de représentant) n'aurait pas lieu, du moins pour le moment. J'ai eu la chance, par contre, d'arriver en plein festival de la photographie. Ces 48 heures ont donc oscillé entre mise en scène de soi (portrait photo, présentation de son livre) et rencontres. Pour cet épisode, j'ai utilisé des extraits d'un reportage de France 3 Provence Alpes Côte d'Azur sur la 56e édition du festival et d'une rencontre avec les galeristes Marion et Philippe Jacquier, dont j'ai visité l'exposition Eloge de la photographie anonyme. J'ai également "volé" quelques paroles de visiteurs adressées à moi (qu'ils me pardonnent s'ils m'écoutent un jour) et emprunté un peu d'un concert de Kyoto Jazz Massive, le groupe vu au New morning. Le texte que je lis, Coeur de cible, de Cécile Portier, fait partie d'une série appelée Dans le viseur que vous pouvez retrouver sur son site. Enfin, le générique est toujours de Jean-Marc Montera et les bruitages, soit de moi, soit de la Sonothèque. Et tiens, pour finir, un peu de ma collection de photos anonymes, que je viens à peine de retrouver ! (J'aurais presque envie de la reprendre...)

    26 min
  5. Les épreuves

    12/27/2025

    Les épreuves

    Après avoir réalisé durant deux ans le podcast Lire le bruit, qui racontait, chaque mois, l'avancée de mon roman à paraître, Bruits ; après lui avoir consacré également plusieurs épisodes ici-même (#9, Le syndrome de la page pourrie, #15 et #20, Des journées entières à écrire, #22 Envoyer son manuscrit en lecture), voici venu le temps de parler de la relecture des épreuves corrigées. Qu'est-ce qui se produit, en soi, quand un ou une inconnu.e vous fait soudain des dizaines de remarques, vous pose des questions parfois inattendues, ne comprend pas telle ou telle expression ? Les épreuves corrigées, ce n'est pas seulement une version "décoquillée" de son texte, oh non, ce serait trop simple. C'est un espace nouveau, un dialogue à instaurer avec quelqu'un dont on ne sait pas s'il aime ou non ce qu'on a écrit mais qui, en professionnel, est là pour vous aider à l'améliorer. Dans cet épisode, je parle également de la réception du manuscrit par Claro, mon éditeur chez Inculte, parce que nous en étions restés, il y a quelques mois, à ce questionnement : le manuscrit allait-il être accepté ? (Bon, a posteriori, le suspense n'est pas insoutenable, mais enfin, ce fut aventureux !) Une précision : les éditions Inculte ont été rachetées par Actes Sud en 2015 sous le nom exact de Inculte / Dernière marge. L'écrivain et traducteur Claro en est le directeur éditorial. Le reste (contrat, maquette, corrections, couverture, diffusion, distribution...) est pris en charge par les éditions Actes Sud, raison pour laquelle je cite souvent ce groupe dans mon épisode. Lectures Extraits de Les Artistes ont-ils vraiment le droit de manger ?, Collectif, éditions Monstrograph, en téléchargement gratuit ici, tout comme les autres livres de la maison. Extrait de la lecture audio intégrale du Chef d'oeuvre inconnu, d'Honoré de Balzac, par François Bon, que vous pouvez retrouver ici par exemple. Musiques La musique du générique, tout comme celle qui ponctue mes instants de panique et de tergiversation, est de Jean-Marc Montera, guitariste bruitiste qui a contribué au site Bruits. L'extrait de la Chanson d'un jour d'été est tiré du film Les Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy (Je ne l'avais pas encore cité en deux ans de podcast, incroyable !) Et c'est Demy qu'on entend lancer le tournage d'une scène. Bruitages Toujours issus de la Sonothèque et la BBC, que je remercie. La photo a été prise par mes soins au Centre Georges Pompidou peu de temps avant sa fermeture, au niveau de l'ancienne BPI.

    37 min
  6. En résidence à l'Arc de Triomphe, avec Maud Thiria

    11/26/2025

    En résidence à l'Arc de Triomphe, avec Maud Thiria

    Quelle drôle d'idée, pour parler résidence d'écriture, que de choisir le lieu le moins intuitif qui soit. L'Arc de Triomphe accueillerait des poètes, vraiment ? Victor Hugo ne serait pas le seul à pouvoir être associé au monument ? Tout a commencé, l'an dernier, par l'accueil d'une première poétesse, Gabrielle Althen, durant un mois, commande de texte à l'appui, opération renouvelée depuis. On ne peut pas dire que l'information soit immédiatement visible sur le site officiel. Vous pouvez la trouver ici, néanmoins, sous la rubrique "insolite" - eh oui. Je l'avais, de mon côté, complètement oubliée, quand j'ai vu, cette année, surgir le nom de Maud Thiria. Maud est déjà apparue brièvement dans le quatrième épisode de ce podcast, "Au Marché de la poésie". Elle y parlait alors vieilles pierres, falaises, blockhaus, Normandie, obsessions qu'elle évoque également ici avec humour. Ce que je n'ai pas eu la place de raconter, dans l'épisode : le fait que nous nous soyons retrouvées, après cet entretien, quasiment seules dans le bâtiment, évacué par surprise pendant que nous discutions dans la salle qui lui servait de bureau, pour un hommage annuel rendu aux pompiers de Paris - les agents d'accueil eux-mêmes n'étaient pas au courant de l'arrivée du ministre de l'Intérieur. Durant quelques instants, nous avons déambulé sur la terrasse déserte, au soleil, la ville à nos pieds, événement inattendu que je n'ai pas enregistré mais qui nous a bien amusées. Pour réaliser cet épisode, outre l'entretien mené avec Maud Thiria dans son bureau, (soufflerie incluse, impossible de faire autrement, désolée...), qui a également lu un extrait d'un de ses textes, Blockhaus, j'ai utilisé : un reportage de 1979 où l'on entend Philippe Gildas, sur Antenne 2, évoquer l'histoire de l'Arc de Triomphe un reportage de France 24 sur l'empaquetage de l'Arc par Christo et Jeanne-Claude en 2021 une interprétation de Falaise au ventre par les étudiants du SUC (Service Université Culture) de la faculté de Lettres Clermont-Ferrand (où, hasard, j'ai tourné "Avoir 20 ans et vouloir devenir écrivain"), enregistrement monté par Marie-Sylviane Buzin. Maud n'avait jamais entendu cette lecture, ce fut l'occasion de la lui faire découvrir. Un passage d'une vidéo de France Culture sur la naissance du MLF à l'Arc de Triomphe Une lecture que j'ai faite de Des errantes pour la rubrique L'aiR Lu de L'aiR Nu Je hurle mais tu ne m'entends pas, lecture pour les femmes afghanes a été organisée à la Maison de la poésie par Maud Thiria, avec le concourt de Séverine Daucourt, en 2021. Bruitages : la Sonothèque et moi-même. Générique : Jean-Marc Montera

    29 min
  7. Le projet Jacqueline

    10/29/2025

    Le projet Jacqueline

    (Où il est question d'une vie de quartier, de sa mémoire, de ce qu'on dit ou non, de ce qui est en train disparaître et qu'on retient encore.) Bonjour à toutes et à tous, Et merci de continuer à me soutenir sur Patreon ! Voici un épisode un peu plus long que d'habitude, mais que je n'ai pu réduire davantage, tant il contient d'éléments qui m'intéressent, et que j'espère faire entendre lors de futurs projets menés par L'aiR Nu. Vous allez y découvrir Jacqueline Hézon, qui fut ma voisine du 4e étage. Jacqueline était, pour reprendre une expression souvent utilisée par Thomas Clerc dans Paris, Musée du XXIe siècle, une "figure locale" du quartier Bolivar, près des Buttes-Chaumont, lieu où elle a grandi et qu'elle n'a jamais vraiment quitté. A un moment, elle raconte qu'elle a vécu, lorsqu'elle travaillait à l'hôpital Bichat, dans les 17e et 18e arrondissements, mais, comme vous l'entendrez, elle revenait tout de même quotidiennement dans ce quartier du 19e que nous avons partagé - raison pour laquelle, au demeurant, elle n'a jamais passé le concours d'infirmière et n'a donc jamais gagné sa vie comme elle l'aurait pu. J'ai monté cet épisode en utilisant une version de travail que j'ai retrouvée, qui devait servir de point d'appui pour un projet de L'aiR Nu. Je n'ai pas cherché à la transformer (ma voix est lointaine quand je pose les questions, par exemple) mais je n'ai évidemment sélectionné que certains passages. De la trentaine de minutes "d'épuisement de l'avenue Simon Bolivar" évoquée à un moment dans l'épisode, j'espère tout de même faire quelque chose prochainement. Qui dit épuisement d'un lieu dit Georges Perec, bien sûr. De fait, tous les extraits de textes lus sont tirés du chapitre "Le quartier" d'Espaces d'espaces. J'évoque par ailleurs La Femme au petit renard de Violette Leduc. Les extraits musicaux, eux, sont tirés des films L'Homme de Rio de Philippe de Broca (1964) (bande originale de Georges Delerue) et de L'Eté en pente douce de Gérard Krawczyk (1987) (bande originale de Roland Vincent). Quant à la musique du générique, elle est toujours de Jean-Marc Montera. Les bruitages sont issus de la Sonothèque, de la BBC et de ma petite collection personnelle. Bonne écoute !

    32 min

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25 minutes chaque 25 du mois pour "parler écriture" à partir de mon expérience d'écrivaine publiée depuis quinze ans et d'animatrice d'ateliers d'écriture. Les épisodes sont créés, au départ, pour mes abonnés Patreon (https://www.patreon.com/AnneSavelli). Ils passent en public au bout de trois mois.

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