Mères en eaux troubles

Pascaline Javault (Paire et Mères)

Vous avez un trouble psychologique et vous vous demandez si vous serez un jour capable d'être parent ? Vous êtes un parent avec une neuroatypie et vous avez l’impression d’être la seule personne dans ce cas ? Ici on donne la voix à des femmes, des mères et des personnes concernées par des pathologies mentales. Nous allons entendre la vraie vie de ces personnes, leurs histoires, leurs victoires mais aussi leurs difficultés dans le quotidien. On va déstigmatiser, sensibiliser, vulgariser et toujours en parlant vrai. Bienvenue dans Mères en eaux troubles.

  1. Oct 23

    Episode 44 : Julia #2

    Dans cet épisode, on va parler : bipolarité, cancer, discrimination, parcours de soin, stigmatisation dans le parcours de soin, transmissions de pathologies, prise en charge médicale Pour commencer cette quatrième saison de Mères en eauxtroubles, j’ai le plaisir de vous présenter Julia. Enfin, retrouver Julia pour être exacte. Car oui, c’est la deuxième fois qu’elle vient échanger dans le podcast, elle était venue partager son parcours diagnostique vers la bipolarité dans l’épisode5 de la saison 1. Si vous ne l’avez pas encore écouté, c’est encore possible de le faire ! Car aujourd’hui, ce n’est pas sur ce parcours-là qu’on va s’attarder. Lors de ce premier épisode ensemble, avec Julia nous avions évoqué que les troubles psy ne sont pas toujours les pathologies que l’on redoute le plus de transmettre à nos enfants. Julia, elle, vivait avec le risque du cancer du sein comme une épée de Damoclès qu’on se traine de génération en génération. Et presqu’un an après la sortie de son épisode, Julia m’a envoyé un message pour m’annoncer, que ça y était, le couperet était tombé. Pendant près de deux ans, j’ai suivi à distance son combat, ses doutes, ses questionnements, entreles entrecroisements entre sa bipolarité et le cancer qui la bousculaient de deux manières complètement différentes. Alors quand les risques sont devenus moindres, quand les plaies ont commencé à cicatrisés, j’ai eu envie de luidonner l’occasion de reprendre la parole, pour parler de ce parcours un peu particulier. Quels sont les choses à prendre en compte quand on commence un traitement contre un cancer alors qu’on a déjà un traitement médicamenteux psychiatrique ? Le cancer peut-il influencer le trouble psy ?  De quelles manières les deux pathologies sont-elles traités différemment, que ce soit par les soignants que dans les médias ? Avec Julia, nous nous sommes questionnées sur la date desortie de l’épisode, qui certes à la base était pensé pour être dans le cadre d’« Octobre Rose ». Julia, suite à son expérience, a pris du recul et demande davantage de nuance, et même d’esprit critique concernant les actions de prévention. Elle en parle librement dans le podcast, et c’est notamment pourcette raison que cet épisode sort tout de même au mois d’octobre, car dans un monde où de plus en plus de personnes pensent qu’il suffit d’asséner des affirmations pour qu’elles soient vrais, il reste toujours important de partir de la paroledes personnes directement concernées pour mieux discerner comment mener un combat.

    Episode 44 : Julia #2
  2. Aug 21

    Episode 43 : Marie

    Dans cet épisode, on va parler : grossesse, post-partum, hospitalisation, décompensation, virage maniaque, bipolarité, allaitement.  C’est officiellement le dernier épisode de la saison 3 ! Quelle année pour le podcast ! On a repoussé les limites habituelles pour explorer l’inclusivité et la diversité, autant dans les troubles que dans la parentalité, avec un passage évident par la discrimination, la stigmatisation et la désinformation. Cela a amené des échanges puissants, riches et touchants. Merci encore à toustes pour votre soutien, après l’épisode d’aujourd’hui le podcast fera une pause bien méritée pour pouvoir se concentrer sur ma petite famille le temps de la rentrée scolaire. Mais promis, vous aurez le droit au petit teaser concernant la saison suivante ! D’ici là, si vous avez envie de soutenir le podcast, vous pouvez liker les posts sur le compte instagram du podcast, mettre en favori le podcast sur votre plateforme d’écoute ou encore y mettre un commentaire pour aider à la visibilité. Pour ce dernier épisode de la saison, vous allez découvrir le portrait de Marie. Marie est une femme active, elle travaille dans le medical donc la santé, elle connait. Mais la santé mentale, ce n’était pas un sujet pour elle pendant longtemps. Alors quand elle rencontre son partenaire et qu’ils lancent le projet bébé, elle est confiante. La grossesse est relativement sereine. Mais une fois l’accouchement passé, Marie qui attendait avec impatience cette rencontre se sent en décalage. Et plus les jours passent, plus ce sentiment s’accentue. Les professionnels ne semblent pas s’inquiéter. Pourtant Marie ne dort plus, ses pensées filent à toute allure et elle n’arrive pas à s’arrêter. Six jours après l’accouchement, elle est hospitalisée en psychiatrie.  Pourquoi des professionnels de santé ne se sont pas inquiétés de voir une jeune maman errer dans la nuit car elle n’arrive pas à se poser ? Comment gérer psychologiquement la séparation avec son nouveau-né pour pouvoir se soigner en psychiatrie ? Comment expliquer qu’il y ait autant de ressources sur les virages dépressifs en post-partum mais très peu sur un virage maniaque ? Marie a mis du temps à comprendre ce qui s’était passé, pourquoi elle avait été mal accompagnée et qu’est-ce que le nom de la bipolarité allait impliquer pour la suite. Elle s’est posé beaucoup de questions et vous savez, ici on aime ça. Marie a été forcée de faire le constat que même s’il y a de plus en plus de témoignages de diagnostic en bipolarité en post-partum, très peu abordent un premier virage maniaque. Marie souhaite offrir son histoire pour que, si un jour une autre maman quelque part essaye de comprendre pourquoi elle ne dort vraiment plus du tout, elle sache qu’elle n’est pas toute seule et qu’elle a le droit de demander de l’aide.

    Episode 43 : Marie
  3. Jul 24

    Episode solo #5 "Troubles psys, parentalité et stigmatisation : le syndrome du parent imposteur"

    Dans cet épisode, on va parler : parentalité, stigmatisation, idées reçues, alliance thérapeutique, auto-stigmatisation, relation soignant-patient C’est un nouvel épisode solo ! Comme quoi, j’ai toujours des sujets que j’ai envie de partager avec vous. Dans cet épisode, je vais vous parler d’une thématique récurrente dans le podcast : la stigmatisation. On le sait, la stigmatisation envers les troubles psy est encore très présente, et n’est pas prête de partir. Mais la stigmatisation autour de la parentalité et des troubles psys, c’est d’un autre niveau. Parce que tout va passer par la focalisation sur l’enfant. Et que ce soit les commentaires sur internet, les professionnels qui soudainement vont être biaisés, et même soi-même en commençant à s’auto-stigmatiser, quand on parle d’avoir un enfant, les comportements changent, les jugements deviennent hâtifs, et la confiance, envers les autres autant qu’envers soi-même, se brise. Et la désinformation, le manque de connaissances dans la recherche, la rapidité de diffusion des idées reçues sur internet n’aident certainement pas. Mais derrière les phrases biaisées qu’on lance rapidement, de quelle manière y a-t-il des répercussions sur notre quotidien de parent concerné ? Pourquoi la stigmatisation autour de la parentalité était aussi particulière ? Peut-on vraiment prendre conscience de l’impact que la stigmatisation a sur nous ? Dans cet épisode, je vais vous partager une partie de mon vécu mais aussi des réflexions personnelles tirées de mon expérience professionnelle. La stigmatisation sera toujours un mécanisme inhérent à nos sociétés, elle continuera à perdurer quoi qu’il arrive. Mais il est important en tant que personne de prendre conscience de ce mécanisme, comment il fonctionne et comment il nous impacte dans notre quotidien.

    Episode solo #5 "Troubles psys, parentalité et stigmatisation : le syndrome du parent imposteur"
  4. Jul 10

    Episode 41 : Lila

    Dans cet épisode, on va parler de : grossesse, bipolarité, hospitalisation en psychiatrie, secret de famille, suicide, stigmatisation Dans ce nouvel épisode de Mères en eaux troubles, vous allez découvrir Lila. Si vous suivez le podcast depuis le commencement, si vous prêtez attention à mes commentaires, parfois utiles et parfois non, vous savez déjà la raison principale pour laquelle j’ai lancé Mères en eaux troubles. A l’époque, je me plaignais de l’image négative constamment reliée à la parentalité des personnes vivant avec un trouble psy. Et une personne très intelligente m’a dit “On ne peut pas empêcher la stigmatisation. Mais on peut améliorer la visibilité.” Avec cette idée en tête, j’ai décidé de donner de la visibilité à mon niveau, pour que dorénavant dès qu’on recherche “parentalité” et “trouble psy”, on puisse tomber sur des représentations variées et nuancées. Et quelle ne fut pas ma joie quand j’ai découvert il y a deux mois, que maintenant il y a un autre support que mon podcast pour visibiliser cette parentalité ! La BD “Corps à corps, enceinte et bipolaire” retrace le parcours de Lila Albanese, l’autrice, alors qu’elle découvre son diagnostic de bipolarité en tout début de grossesse. Une histoire vraie, où psychiatrie et périnatalité se mélangent, bien loin de toutes les images fantasmées qu’on se fait habituellement de la grossesse : il ne m’en fallait pas plus, j’étais vendue ! Et quelle chance j’ai que Lila ait accepté de me rencontrer et de me livrer son expérience, au-delà de la BD et de son parcours de grossesse. Comment reprendre confiance en ses capacités de maman après avoir vécu en clinique psychiatrique une bonne partie de sa grossesse ? Comment ne pas laisser son parcours ébrécher ses convictions et ses rêves ? Comment oser livrer l’histoire d’une des périodes les plus fragiles de sa vie au grand public ? Là où beaucoup de personnes auraient pu se sentir perdues et cassées, Lila est ressortie avec enfin la connaissance qui lui manquait pour se comprendre et la conviction qu’il fallait en parler davantage. Dans cet épisode, nous allons volontairement aborder que peu la période de la grossesse, car, vraiment, allez lire “Corps à corps, enceinte et bipolaire” ! Cette BD est une pépite et on en ressort avec cette sensation douce et chaleureuse “Ca fait du bien de savoir qu’on n’est pas seul.e !”.

    Episode 41 : Lila
  5. Jun 26

    Nageurs-Sauveteurs "Troubles psychiques et sexualité" avec le Dr Agathe Thierry-Deflou

    Dans cet épisode, on va parler : troubles psys,sexualité, vie affective, stigmatisation, effets secondaires, pulsions C’est un nouvel épisode des Nageurs-Sauveteurs, où je mepenche sur une problématique particulière avec à mes côtés un professionnel spécialisé ! Et dans cet épisode, on va s’éloigner un petit peu du sujet de la parentalité pour aller se pencher sur avant la conception, je veux parler de ce sujet souvent délicat, très présent dans notre société mais toujourssujet de controverse : la sexualité. Mais comme on est quand même dans Mères en eaux troubles, on va parler de la sexualité chez les personnes ayant un trouble psy. S’il est important d’aborder le sujet, c’est qu’il est très peu traité en psychiatrie et il n’existe presque aucun support grand public dessus. Et pour pouvoir défricher le sujet sans heurter les mœurs et sans avoir de tabou pour autant, j’ai reçu l’aide précieuse du Dr Agathe Thierry Deflou, psychiatre et sexologue, autrice du livre « De A à Sexe » et créatrice de contenu sur son compte instagram @aubergineetabricot. Et que les esprits pudiques se rassurent, on ne va pas détailler des pratiques ou des techniques. On a déjà bien trop de sujets à aborder : Pourquoi peut-on se livrer sur beaucoup de choses avec sonpsychiatre mais il est toujours très difficile d’aborder le sujet de son intimité ? Est-ce vraiment être rétabli si notre traitement nous empêche d’avoir des relations affectives sereines ? Comment savoir la différence entre des préférences personnelles et une pathologie ? Car au final, cela peut se résumer à ça : si on ne se sent pas à l’aise ou en confiance pour poser nos questions sur notre intimité, on restera seul.e avec notre souffrance sans savoir quoi en faire. Alors Agathe, ses connaissances et son franc-parler, on va passer de l’autre côté des non-dits pour répondre, ou au moins essayer de répondre, à ces interrogations qui peuvent nous faire souffrir mais dont on a souvent trop honte pour les aborder.

    Nageurs-Sauveteurs "Troubles psychiques et sexualité" avec le Dr Agathe Thierry-Deflou
  6. Jun 5

    Episode 40 : Aline

    Dans ce tout nouvel épisode de Mères en eaux troubles, j’ai le plaisir d’accueillir Aline, grande adepte des podcasts, ayant déjà plusieurs à son actif, tels “Bienvenu.e Bébé” sur l’éducation non-genrée et “Paillettes et Préjugés” sur le genre et l’intimité des enfants. Aline est une personne avec de nombreuses facettes : journaliste, auteure, militante, grande amatrice de séries… Ce besoin de stimulations constantes, elle tient de son TDAH. Mais c’est également ce qui lui fait subir des burn-oûts. Aline est de ces personnes qui ont passé une partie de leur vie à chercher “leur place”, le moule dans lequel on allait rentrer, à toujours être qualifié de “trop” ou “pas assez”. Car Aline est également asexuelle, agenre, trans et TSA (trouble du spectre autistique). Donc autant dire qu’Aline ne se reconnaît pas dans les injonctions habituelles sur la parentalité. Comment faire la paix avec ce sentiment d’être différent pour ne pas que son enfant ressente la même ? Quand la société nous rappelle constamment qu’on ne rentre pas dans le moule, comment se construire sa propre communauté, où la seule condition c’est d’être tout simplement “soi” ? Comment bien comprendre l’importance de transmettre à nos enfants les notions de différence et de genre ? Aline est une personne passionnante, avec qui j’aurais pu échanger encore un bon moment. Car au milieu de toutes ces combats quotidiens, que ce soit sur le militantisme ou la santé mentale, Aline est un parent en chemin pour accepter qu’on ne peut pas tout contrôler, qu’il est d’une importance vitale de respecter ses limites liés à la santé, pour la sécurité de notre enfant, et que parfois les meilleures choses dans la vie sont les plus simples, même si cela ne correspond à aucune injonction que la société nous a inculqué.  #TSA #TDAH #parentaliténongenrée #santémentale

    Episode 40 : Aline

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