INSISTANCE Art Psychanalyse et Politique

INSISTANCE Bruxelles

INSISTANCE est un dialogue avec un/une penseur(se) : psychanalyste, philosophe, sociologue, artiste ... qui témoigne de son engagement à travers son oeuvre et/ou sa pratique. Un échange qui cherche à libérer la vie, à donner du souffle, à transmette au-delà du refoulement - un reste insensé- un moment de rencontre avec l'infini d'une échappée. Création du mouvement Insistance, fondé en 2002 par Alain Didier-Weill (Paris) et Pascale Champagne (Bruxelles). Animé par Pascale Champagne psychanalyste, metteuse en scène et comédienne

  1. Jul 31

    Camille de Toledo - Pour une économie de la Gratitude. PARTIE 2

    Camille de Toledo vit à Berlin. Il est écrivain, docteur en littérature comparée, diplômé de l’institut d’études politiques, de la London School of economics, il a étudié l’histoire et le droit, il est artiste et chercheur, membre associé de l’Institut d’Etudes avancées de Nantes. Son travail au cours des vingt dernières années a porté sur les mémoires, les spectres, l’invisible, et la traduction notamment des formes de vie naturelles. Il est l’une des principales figures en Europe de la lutte pour donner des droits aux entités naturelles avec des projets tels que Le parlement de Loire (2019-2021), et le projet Vers une internationale des rivières autour du travail des forces et des éléments naturels. Finaliste du prix Goncourt 2021, lauréat du prix Franz Hessel et du prix de la création de l’Académie française pour Thésée, sa vie nouvelle ; lauréat de la Villa Medicis (2004), de la Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature (2019). En 2008, avec Maren Sell et le parrainage de Bruno Latour, il a fondé la Société européenne des auteurs dédiée à la traduction. Son dernier livre, Une histoire du vertige, parle des écarts, des blessures, entre la langue, les « habitats narratifs » et la vie nue. De Toledo est actuellement artiste associé de la capitale culturelle européenne, Bourges2028, auteur associé au théâtre de Vidy, membre du conseil d’orientation du Théâtre de la Concorde, curateur de la saison 2025-2026 de l’Institut français d’Allemagne autour des droits des rivières et chercheur associé pour l’Ambassade de Colombie, concepteur d’un programme art-science autour du bassin de la rivière Amazone. Son dernier texte, Au temps de ma colère parût en aout 2025 aux éditions Verdier. Il travaille également comme thérapeute, avec une méthode basée sur la logothérapie de Frankl et sur les découvertes de la traumatologie. Il traite notamment ce qu’il nomme des « corps-mémoire ». Il est artiste invité lors du Tempo Forte en mai 2026 au Théâtre de Vidy, invitation en lien avec la première du spectacle de Guy Cassiers/Valérie Dréville Thésée, sa vie nouvelle ; un focus dans la programmation avec des rencontres, performances, lectures et expositions autour de l’auteur. Il vient de publier L’Internationale des rivières chez Verdier. Camille traverse les savoirs, la culture avec une grande profondeur et subtilité, il les laisse résonner avec les douleurs de l’Histoire et de son histoire, ce qui lui donne une acuité surprenante et une finesse d’esprit réjouissante. Sa grande ouverture d’esprit et la vivacité de sa pensée articulée et fluide traversent ses livres pour la joie des lecteurs. Son engagement pour les vivants non humains et l'environnement est porteur de rêves et d’autres imaginaires pour le futur. Il va régulièrement au Parlement de Bruxelles pour défendre les droits de la Nature. Son amour pour le vivant tente de faire sortir une énergie autre, une énergie habitée par les fantômes qui nous rappellent notre immense responsabilité en tant qu’humains pour que le monde reste vivable.

    Camille de Toledo - Pour une économie de la Gratitude. PARTIE 2
  2. Jul 31

    Camille de Toledo - Incorporer une autre partition culturelle. PARTIE 1

    Camille de Toledo vit à Berlin. Il est écrivain, docteur en littérature comparée, diplômé de l’institut d’études politiques, de la London School of economics, il a étudié l’histoire et le droit, il est artiste et chercheur, membre associé de l’Institut d’Etudes avancées de Nantes. Son travail au cours des vingt dernières années a porté sur les mémoires, les spectres, l’invisible, et la traduction notamment des formes de vie naturelles. Il est l’une des principales figures en Europe de la lutte pour donner des droits aux entités naturelles avec des projets tels que Le parlement de Loire (2019-2021), et le projet Vers une internationale des rivières autour du travail des forces et des éléments naturels. Finaliste du prix Goncourt 2021, lauréat du prix Franz Hessel et du prix de la création de l’Académie française pour Thésée, sa vie nouvelle ; lauréat de la Villa Medicis (2004), de la Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature (2019). En 2008, avec Maren Sell et le parrainage de Bruno Latour, il a fondé la Société européenne des auteurs dédiée à la traduction. Son dernier livre, Une histoire du vertige, parle des écarts, des blessures, entre la langue, les « habitats narratifs » et la vie nue. De Toledo est actuellement artiste associé de la capitale culturelle européenne, Bourges2028, auteur associé au théâtre de Vidy, membre du conseil d’orientation du Théâtre de la Concorde, curateur de la saison 2025-2026 de l’Institut français d’Allemagne autour des droits des rivières et chercheur associé pour l’Ambassade de Colombie, concepteur d’un programme art-science autour du bassin de la rivière Amazone. Son dernier texte, Au temps de ma colère parût en aout 2025 aux éditions Verdier. Il travaille également comme thérapeute, avec une méthode basée sur la logothérapie de Frankl et sur les découvertes de la traumatologie. Il traite notamment ce qu’il nomme des « corps-mémoire ». Il est artiste invité lors du Tempo Forte en mai 2026 au Théâtre de Vidy, invitation en lien avec la première du spectacle de Guy Cassiers/Valérie Dréville Thésée, sa vie nouvelle ; un focus dans la programmation avec des rencontres, performances, lectures et expositions autour de l’auteur. Il vient de publier L’Internationale des rivières chez Verdier. Camille traverse les savoirs, la culture avec une grande profondeur et subtilité, il les laisse résonner avec les douleurs de l’Histoire et de son histoire, ce qui lui donne une acuité surprenante et une finesse d’esprit réjouissante. Sa grande ouverture d’esprit et la vivacité de sa pensée articulée et fluide traversent ses livres pour la joie des lecteurs. Son engagement pour les vivants non humains et l'environnement est porteur de rêves et d’autres imaginaires pour le futur. Il va régulièrement au Parlement de Bruxelles pour défendre les droits de la Nature. Son amour pour le vivant tente de faire sortir une énergie autre, une énergie habitée par les fantômes et l'inconscient de la terre qui nous rappellent notre immense responsabilité en tant qu’humains pour que le monde reste vivable.

    Camille de Toledo - Incorporer une autre partition culturelle. PARTIE 1
  3. Jul 6

    Jean-Marie Ghislain - L'eau nous rappelle la fragilité du monde ! PARTIE 2

    Jean-Marie Ghislain est né en 1955 en Belgique. En 2009, il décide d’affronter sa peur et commence à plonger aux côtés des requins.  Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de leur espace vital. Son histoire est avant tout celle – inspirante – d’une peur surmontée. Toute sa vie durant il a eu peur de l’eau, des requins surtout. En 2009, la cinquantaine entamée, il se décide enfin à vaincre ses phobies et apprend à plonger. Un courage auréolé de succès puisqu’entre-temps il est devenu l’homme le plus célèbre du monde « murmurant à l’ouïe des requins ». En effet, la presse internationale a vite eu vent de son travail, et ses impressionnantes photographies ont depuis été publiées dans de nombreux ouvrages. Sa nouvelle activité lui a permis de trouver un regain de plaisir à la vie, un calme intérieur ; il a même fini par reconnaître que derrière ses frayeurs se cachait en vérité sa plus grande passion. Ce chemin, Jean-Marie Ghislain le décrit dans son autobiographie Peur bleue. Selon lui, il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir à de nouvelles choses et trouver sa voie. Ce n’est pas uniquement son chemin qui touche, mais la qualité de ses œuvres. Il photographie différentes espèces de requins : il réalise des images noir et blanc sensibles et chargées d’ambiance, qui repoussent les frontières de la photographie sous-marine. Les prédateurs sont montrés sous une perspective inédite. Ses oeuvres nous permettent de jeter un regard presque tendre sur ces prétendus monstres attisant la peur collective. Influencée par des légendes, des films, notre vision du requin n’est souvent autre que celle d’une bête sanguinaire menaçant l’homme. Mais aucun animal n’est par nature méchant. Grâce à Jean-Marie Ghislain, ces créatures deviennent soudain gracieuses et dignes d’être protégées, tout comme leur espace naturel, très menacé. À travers le détail des prises de vue, nous découvrons la finesse de leur physionomie. Il travaille exclusivement sans flash. Il peut ainsi approcher les prédateurs de très près sans les effrayer et trouver des angles de vue exceptionnels. Sa passion pour la nature et le respect des requins trouve écho dans des photographies certes minimalistes mais pleines d’atmosphère, desquelles émane un calme frisant la contemplation. Mais il ne compte pas en rester là. Une de ses préoccupations majeures est d’éveiller les consciences sur les espèces menacées par l’Homme et de briser les préjugés à leur encontre. Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de la mer en tant qu’espace de vie. Il invite, chacun de nous, à s’engager pour le vivant et les vivants non-humains. De regarder l’esprit ouvert la beauté de tous ces êtres qui comme nous partagent cette terre si extraordinaire. Il nous appelle pour que nous ne cédions pas à nos peurs et que nous puissions suivre le fil de notre désir profond !

    Jean-Marie Ghislain - L'eau nous rappelle la fragilité du monde ! PARTIE 2
  4. Jul 6

    Jean-Marie Ghislain - L'amour des requins. PARTIE 1

    Jean-Marie Ghislain est né en 1955 en Belgique. En 2009, il décide d’affronter sa peur et commence à plonger aux côtés des requins.  Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de leur espace vital. Son histoire est avant tout celle – inspirante – d’une peur surmontée. Toute sa vie durant il a eu peur de l’eau, des requins surtout. En 2009, la cinquantaine entamée, il se décide enfin à vaincre ses phobies et apprend à plonger. Un courage auréolé de succès puisqu’entre-temps il est devenu l’homme le plus célèbre du monde « murmurant à l’ouïe des requins ». En effet, la presse internationale a vite eu vent de son travail, et ses impressionnantes photographies ont depuis été publiées dans de nombreux ouvrages. Sa nouvelle activité lui a permis de trouver un regain de plaisir à la vie, un calme intérieur ; il a même fini par reconnaître que derrière ses frayeurs se cachait en vérité sa plus grande passion. Ce chemin, Jean-Marie Ghislain le décrit dans son autobiographie Peur bleue. Selon lui, il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir à de nouvelles choses et trouver sa voie. Ce n’est pas uniquement son chemin qui touche, mais la qualité de ses œuvres. Il photographie différentes espèces de requins : il réalise des images noir et blanc sensibles et chargées d’ambiance, qui repoussent les frontières de la photographie sous-marine. Les prédateurs sont montrés sous une perspective inédite. Ses oeuvres nous permettent de jeter un regard presque tendre sur ces prétendus monstres attisant la peur collective. Influencée par des légendes, des films, notre vision du requin n’est souvent autre que celle d’une bête sanguinaire menaçant l’homme. Mais aucun animal n’est par nature méchant. Grâce à Jean-Marie Ghislain, ces créatures deviennent soudain gracieuses et dignes d’être protégées, tout comme leur espace naturel, très menacé. À travers le détail des prises de vue, nous découvrons la finesse de leur physionomie. Il travaille exclusivement sans flash. Il peut ainsi approcher les prédateurs de très près sans les effrayer et trouver des angles de vue exceptionnels. Sa passion pour la nature et le respect des requins trouve écho dans des photographies certes minimalistes mais pleines d’atmosphère, desquelles émane un calme frisant la contemplation. Mais il ne compte pas en rester là. Une de ses préoccupations majeures est d’éveiller les consciences sur les espèces menacées par l’Homme et de briser les préjugés à leur encontre. Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de la mer en tant qu’espace de vie. Il invite, chacun de nous, à s’engager pour le vivant et les vivants non-humains. De regarder l’esprit ouvert la beauté de tous ces êtres qui comme nous partagent cette terre si extraordinaire. Il nous appelle pour que nous ne cédions pas à nos peurs et que nous puissions suivre le fil de notre désir profond !

    Jean-Marie Ghislain - L'amour des requins. PARTIE 1
  5. Jun 9

    Adam Eder Saïti - Poésie métissée pour vie partagée. PARTIE 2

    Adam Eder Saïti, a 31 ans, il est d’origine marocaine et basque. Son père, bibliothécaire et conteur, lui a donné le goût des livres et des histoires ; sa mère, chercheuse en ethnologie et psychologue scolaire, lui a transmis la curiosité pour les cultures et les récits de vie. Il a grandi quelque part entre ces deux influences, bercé tour à tour par « Les Mille et Une Nuits », grâce auxquelles il a appris à lire et a été enrichi par des conversations sur les pratiques et les traditions ou sur la notion de beauté universelle. Il a passé son bac par correspondance à 19 ans, suite à une phobie scolaire.  Travaillant à côté comme animateur périscolaire depuis ses 17 ans, finissant de grandir au contact de ces gamins ; il se réconcilie alors avec les humains. Durant cette période, les fulgurances, la justesse, la lucidité et la tyrannie inhérente aux enfants lui firent comprendre que, pour atteindre leur état de grâce permanent, aucun compromis, aucun mensonge, aucune veulerie n’était acceptable. Trahir, c’est salir ; mentir, c’est trahir.La radicalité, voici le cadeau que lui ont fait ces petits monstres, celle-là même qui s’est muée avec le temps en profonde aversion envers celles et ceux qui jouent à être et dont les atermoiements sont la cause de tant de souffrances.Une fois ce chapitre refermé, il a fait un détour par les Compagnons du Tour de France en tant qu’apprenti charpentier avant de tenter le concours des Beaux-Arts de Paris en candidat libre. Après avoir obtenu le précieux sésame, il a passé 3 ans dans cette magnifique école pour finir fâché avec elle. Sa phobie scolaire n’ayant pas été réglée, il a fait ce qu’il a pu avec qui il était à ce moment, c’est-à-dire un jeune adulte de 25 ans bossant la nuit pour payer son loyer à Paris et ses projets artistiques sans aucune aide de personne. À l’aube de ses 26 ans, il prend la décision de quitter Paris pour venir s’installer à Bruxelles et répondre à l’appel des Chanoirs : un mouvement artistique regroupant des artistes français et belges qui fait la connexion Paris-Bruxelles. Depuis, il travaille sur ses sculptures ainsi que sur ses divers projets d’écriture. Son amour des mots le pousse à chercher la formule magique : ces phrases qui sonnent ou qui tonnent et foudroient l’esprit. Les mots sont ses compagnons, ses génies qui le font chanter de l’intérieur et être à l’écoute de cette petite musique en lui qu’il s’agit de laisser jouer à la lumière du jour tout en ne fermant pas la nuit étoilée… Adam se répare avec ses mots sauvages pour tendre vers une rigueur qui lui permettra d’ouvrir sa création au grand large. Sa passion folle doit juste trouver une voie/voix qui lui tiendra lieu de cadre dans lequel il pourra décoller avec toute sa force de vie.  Passer de la survie à la vie libre, inspirante, apaisée, variée et variante, chantée et chantante….

    Adam Eder Saïti - Poésie métissée pour vie partagée. PARTIE 2
  6. Jun 9

    Adam Eder Saïti - Fait du vide un diamant. PARTIE 1

    Adam Eder Saïti a 31 ans, il est d’origine marocaine et basque. Son père, bibliothécaire et conteur, lui a donné le goût des livres et des histoires ; sa mère, chercheuse en ethnologie et psychologue scolaire, lui a transmis la curiosité pour les cultures et les récits de vie. Il a grandi quelque part entre ces deux influences, bercé tour à tour par « Les Mille et Une Nuits », grâce auxquelles il a appris à lire et a été enrichi par des conversations sur les pratiques et les traditions ou sur la notion de beauté universelle.Il a passé son bac par correspondance à 19 ans, suite à une phobie scolaire.  Travaillant à côté comme animateur périscolaire depuis ses 17 ans, finissant de grandir au contact de ces gamins ; il se réconcilie alors avec les humains. Durant cette période, les fulgurances, la justesse, la lucidité et la tyrannie inhérente aux enfants lui firent comprendre que, pour atteindre leur état de grâce permanent, aucun compromis, aucun mensonge, aucune veulerie n’était acceptable. Trahir, c’est salir ; mentir, c’est trahir. La radicalité, voici le cadeau que lui ont fait ces petits monstres, celle-là même qui s’est muée avec le temps en profonde aversion envers celles et ceux qui jouent à être et dont les atermoiements sont la cause de tant de souffrances. Une fois ce chapitre refermé, il a fait un détour par les Compagnons du Tour de France en tant qu’apprenti charpentier avant de tenter le concours des Beaux-Arts de Paris en candidat libre. Après avoir obtenu le précieux sésame, il a passé 3 ans dans cette magnifique école pour finir fâché avec elle. Sa phobie scolaire n’ayant pas été réglée, il a fait ce qu’il a pu avec qui il était à ce moment là, c’est-à-dire un jeune adulte de 25 ans bossant la nuit pour payer son loyer à Paris et ses projets artistiques sans aucune aide de personne. À l’aube de ses 26 ans, il prend la décision de quitter Paris pour venir s’installer à Bruxelles et répondre à l’appel des Chanoirs : un mouvement artistique regroupant des artistes français et belges qui fait la connexion Paris-Bruxelles. Depuis, il travaille sur ses sculptures ainsi que sur ses divers projets d’écriture. Son amour des mots le pousse à chercher la formule magique : ces phrases qui sonnent ou qui tonnent et foudroient l’esprit. Les mots sont ses compagnons, ses génies qui le font chanter de l’intérieur et être à l’écoute de cette petite musique en lui qu’il s’agit de laisser jouer à la lumière du jour tout en ne fermant pas la nuit étoilée… Adam se répare avec ses mots sauvages pour tendre vers une rigueur qui lui permettra d’ouvrir sa création au grand large. Sa passion folle doit juste trouver une voie/voix qui lui tiendra lieu de cadre dans lequel il pourra décoller avec toute sa force de vie.  Passer de la survie à la vie libre, inspirante, apaisée, variée et variante, chantée et chantante…. sans compromis!

    Adam Eder Saïti - Fait du vide un diamant. PARTIE 1
  7. May 11

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 2

    Marie Morel est née à Paris. Sa mère, Odette Ducarre, est peintre et architecte, son père, Robert Morel, est écrivain et éditeur ; dès l’enfance, Marie dessine, peint, écrit, tout naturellement dans ce terreau familial ; elle ne s’arrêtera plus jamais. En 1962, la famille s’installe dans un hameau très isolé, « le Jas », dans les Alpes de Haute-Provence, où ses parents installent leur maison d’édition. Le climat familial est d’une grande richesse intellectuelle et artistique, avec beaucoup de rencontres et d’ouverture sur l’art, la littérature, la musique…Marie grandit dans une vie de création et de liberté, tout simplement. Le contact avec la nature est très important. A 9 ans, ses parents l’emmènent à la Biennale de peinture à Venise ; en sortant de là, Marie déclare qu’elle sera peintre. Vers 12 ans, Marie découvre la musique avec passion. Elle jouera de la flûte traversière et du piano ; par la suite, elle essaiera l’accordéon et la batterie. Depuis elle se consacre au violoncelle. Elle prend aussi plaisir à faire du plongeon acrobatique, du ski et beaucoup de natation, mais la plupart de son temps elle le passe à peindre, à écrire et à réfléchir. Marie entre à l’école nationale du cirque à Paris ; en même temps, elle va au conservatoire de musique, car ses parents refusent qu’elle entre à l’école des Beaux-Arts.« Elle avait déjà tout ce qu’il fallait, ils auraient pu l’abîmer ! » disaient-ils. Elle continue à peindre et à dessiner en même temps ; et fait sa première exposition en 1977. A 20 ans, Marie décide de faire essentiellement de la peinture, elle expose son travail de plus en plus. Elle publie, parallèlement à son travail de peintre, une petite revue d’art : « Regard », consacrée aux peintres et aux artistes qu’elle aime. Elle vit et travaille, depuis 1988, dans un petit village calme et isolé, dans les monts du Valromey. Sa liberté d’être et de penser se déplie dans tout ce qu’elle fait : la peinture bien sûr mais l’écriture, la musique, le film, l’édition… à travers lesquels elle défend le vivant, elle remercie la nature et les non humains qui nous ont portés jusqu’ici nous humains. Son engagement se dit dans tout son travail : les femmes, l’érotisme, les animaux, la vieillesse, la mort, la vie, la forêt, la voûte céleste, les fleurs, la résistance, la shoah… Son exigence d’être en lien avec la vérité estessentiel, au sens philosophique. Elle cherche à rester accordée à qui elle est dans tout ce qu’elle fait. C’est l’Art de Vivre ! Mais cette passion du travail demande une grande rigueur. Une attention permanente à ce que la vie donne.

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 2
  8. May 11

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 1

    Marie Morel est née à Paris. Sa mère, Odette Ducarre, est peintre et architecte, son père, Robert Morel, est écrivain et éditeur ; dès l’enfance, Marie dessine, peint, écrit, tout naturellement dans ce terreau familial ; elle ne s’arrêtera plusjamais. En 1962, la famille s’installe dans un hameau très isolé, « le Jas », dans les Alpes de Haute-Provence, où ses parents installent leur maison d’édition. Le climat familial est d’une grande richesse intellectuelle et artistique, avec beaucoup de rencontres et d’ouverture sur l’art, la littérature, la musique… Marie grandit dans une vie de création et de liberté, tout simplement. Le contact avec la nature est très important. A 9 ans, ses parents l’emmènent à la Biennale de peinture à Venise ; en sortant de là, Marie déclare qu’elle sera peintre. Vers 12 ans, Marie découvre la musique avec passion. Elle jouera de la flûte traversière et du piano ; par la suite, elle essaiera l’accordéon et la batterie. Depuis elle se consacre auvioloncelle. Elle prend aussi plaisir à faire du plongeon acrobatique, du ski et beaucoup de natation, mais la plupart de son temps elle le passe à peindre, à écrire et à réfléchir. Marie entre à l’école nationale du cirque à Paris ; en même temps, elle va au conservatoire de musique, car ses parents refusent qu’elle entre à l’école des Beaux-Arts.« Elle avait déjà tout ce qu’il fallait, ils auraient pu l’abîmer ! » disaient-ils. Elle continue à peindre et à dessiner en même temps ; et fait sa première exposition en 1977. A 20 ans, Marie décide de faire essentiellement de la peinture, elle expose son travail de plus en plus. Elle publie, parallèlement à son travail de peintre, unepetite revue d’art : « Regard », consacrée aux peintres et aux artistes qu’elle aime. Elle vit et travaille, depuis 1988, dans un petit village calme et isolé, dans les monts du Valromey. Sa liberté d’être et de penser se déplie dans tout ce qu’elle fait : la peinture bien sûr mais l’écriture, la musique, le film, l’édition… à travers lesquels elle défend le vivant, et remercie la nature et les non humains qui nous ont portés jusqu’ici nous humains. Son engagement se dit dans tout son travail : les femmes, l’érotisme, les animaux, la vieillesse, la mort, la vie, la forêt, la voûte céleste, les fleurs, la résistance, la shoah… Son exigence d’être en lien avec la vérité est essentiel, au sens philosophique.Elle cherche à rester accordée à qui elle est dans tout ce qu’elle fait. C’est l’Art de Vivre ! Mais cette passion du travail demande une grande rigueur. Une attention permanente à ce que la vie donne.

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 1

About

INSISTANCE est un dialogue avec un/une penseur(se) : psychanalyste, philosophe, sociologue, artiste ... qui témoigne de son engagement à travers son oeuvre et/ou sa pratique. Un échange qui cherche à libérer la vie, à donner du souffle, à transmette au-delà du refoulement - un reste insensé- un moment de rencontre avec l'infini d'une échappée. Création du mouvement Insistance, fondé en 2002 par Alain Didier-Weill (Paris) et Pascale Champagne (Bruxelles). Animé par Pascale Champagne psychanalyste, metteuse en scène et comédienne