Pour ouvrir cette trilogie consacrée aux masques que nous portons, j’ai reçu Raphaël Diaz. Pendant douze ans, il a été coach en séduction. Il a étudié l’art d’aborder, de séduire, de conquérir, avant de l’enseigner à d’autres hommes. Mais derrière ce personnage du séducteur, derrière ce rôle socialement valorisé, il y avait une autre histoire. Très vite, Raphaël revient sur ses blessures d’enfance, avec un recul et une honnêteté désarmants. Ce qui aurait pu rester une simple conversation sur la séduction devient alors une exploration plus intime : celle des rôles que nous endossons pour nous protéger, pour nous prouver quelque chose, ou parfois pour éviter d’aimer. Car ce syndrome de Don Juan ne concerne pas seulement les hommes. Il parle aussi de la peur de l’engagement, de la difficulté à se laisser toucher, de ces schémas relationnels dans lesquels beaucoup se reconnaîtront. En filigrane, des fissures apparaissent. Chez lui. Chez moi aussi, peut-être. Une vulnérabilité discrète, mais bien réelle, traverse l’échange. Au fil de la conversation, nous passons de l’histoire personnelle au symbole, du personnage à l’humain. Nous creusons sous la surface pour voir ce qui se cache derrière ces postures : parfois des cicatrices, parfois une peur d’aimer, souvent un processus de maturation intérieure, cette traversée parfois inconfortable qui nous oblige à quitter certains masques pour devenir plus vrais, plus responsables, plus incarnés. C’est une conversation riche, honnête, parfois dérangeante. Je remercie Raphaël d’avoir accepté de se livrer avec autant de sincérité, sans complaisance. Et ce qui rend son parcours interéssant, c’est peut-être la direction qu’il a finalement prise. Aujourd’hui, il ne parle plus de conquête, mais d’amour, de connexion, d’ouverture du cœur. Comme si, au bout du chemin, quelle que soit la route empruntée, c’était la seule destination qui comptait vraiment.... ______________________________ Références évoquées dans l’épisode : – L’épisode d’Ulysse et Calypso dans l’Odyssée (48:00), comme symbole de l’homme retenu dans un paradis illusoire, incapable de rentrer chez lui. – La « nuit obscure » de saint Jean de la Croix (1:31:00), pour éclairer ces périodes de vide intérieur et de désorientation profonde qui précèdent souvent une transformation. – Le site : https://love-and-connexion.com - où il partage avec ses associés un travail centré sur l’amour, la connexion et l’ouverture du cœur. ______________________________ Mon Livre - Alchimie d'une métamorphose : https://lesbonnesfeuilles.fr/mourad-tellab/alchimie-dune-metamorphose Ma Newsletter : https://www.mouradtellab.fr/signup Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.