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Boursorama

Retrouvez notre sélection de 10 articles les plus lus de la semaine sur le site boursorama.com Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. May 22

    Les conséquences financières de la guerre en Iran

    En finance comme en économie, les conséquences à court terme d'un événement sont assez largement déterminées par les anticipations que forment les agents économiques, consommateurs, investisseurs et entrepreneurs, à partir des informations et données disponibles, qui sont le plus souvent assez similaires d'un agent à l'autre. A ce stade, on peut tirer quatre conclusions principales à partir des anticipations des marchés financiers nous apprennent principalement quatre choses. 1/ Les marchés financiers sont optimistes sur une issue rapide et raisonnable du conflit dans la mesure où le prix à terme du pétrole pointe un retour rapide aux environs des prix en vigueur avant la guerre. Dans un laps de temps compris entre deux et huit mois. 2/ Le choc sur l'inflation est, de ce fait, prévu d'affecter essentiellement l'année 2026 et seulement marginalement l'année 2027, principalement par le biais de l'acquis d début d'année. 3/ Le choc à la hausse sur les taux d'intérêt anticipés de la politique monétaire est de l'ordre de 75 points de base et sur les taux d'intérêt des obligations souveraines à dix ans de l'ordre de 50 points de base. 4/ Ce choc est essentiellement imputable à la hausse anticipée de l'inflation et uniquement marginalement, pour un ordre de grandeur de 15 points de base, à l'accroissement de la prime de risque, c'est-à-dire à l'incertitude sur l'inflation future. Ces quatre conclusions sont cohérentes entre elles et confortent le constat d'optimisme des marchés sur l'issue de la guerre avec l'Iran. Il en résulte que la tendance du marché des actions, des deux côtés de l'Atlantique, est déterminée moins par les spéculations sur l'issue de la guerre avec l'Iran que par les spéculations sur le développement de l'intelligence artificielle, sur les politiques de régulation / dérégulation dans le monde, et sur les tendances de la productivité selon les régions du monde. Et, c'est bien ce que nous observons, la guerre avec l'Iran n'impactant que les fluctuations au jour le jour. Notons toutefois que cette configuration des marchés financiers repose sur deux convictions contradictoires : d'une part, que l'Iran devrait être aisément vaincue en raison de la supériorité technologique incontestable des Etats-Unis, avec pour conséquence que le crédit de ce succès doit en être attribué à Donald Trump ; d'autre part, que «Trump Always Chickens Out» (TACO), avec pour conséquence que cette aventure coûteuse devrait affaiblir la crédibilité des Etats-Unis comme puissance mondiale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  2. May 22

    A Fessenheim, le démantèlement de l'ancienne centrale nucléaire se prépare

    Définitivement arrêtée en 2020, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) se prépare à un chantier colossal : EDF a 22 ans pour la démanteler complètement, un projet au coût total estimé d'1,4 milliard d'euros. Début mai, le gouvernement a autorisé par décret ces opérations de démantèlement, qui n'attendent plus que l'approbation de l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, prévue en juin. C'est "un jalon très important", commente Pierre-Jean Barret, directeur du site. Construits en 1971 à la frontière franco-allemande, et mis en service en 1977, les deux réacteurs de la centrale se sont arrêtés en 2020 après 43 ans de production, soit l'équivalent de "30 ans de consommation d'électricité en Alsace". Depuis, le démantèlement a été préparé, notamment par l'évacuation de tout le combustible nucléaire usé vers l'usine de recyclage d’Orano à La Hague, ce qui "a permis de retirer 99,9% de la radioactivité présente sur le site", indique-t-il. "On a aussi réalisé des opérations sur nos circuits pour les nettoyer, les purifier", déroule le directeur. Certains matériels ont été démontés pour être réutilisés sur d'autres sites, soit 30 millions d'euros d'équipements valorisés. Ainsi, des turbines de Fessenheim produisent aujourd'hui de l'électricité à Dampierre (Centre-Val de Loire) ou Gravelines (Hauts-de-France). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. May 22

    La majorité des Français n’est pas concernée par l’impôt sur l’héritage, mais pense l’être quand même

    Une majorité de Français souhaite une baisse des droits de succession. Deux visions s'opposent : réduire les inégalités dès la naissance en taxant plus, ou diminuer l'impôt sur l'héritage pour valoriser ceux qui travaillent toute leur vie pour leur descendance. Mais de quoi parle-t-on au juste ? De quels montants ? Qui est concerné ? Quelles sont les tendances ? « Des héritages passent de génération en génération, vous savez ce truc qui vous tombe du ciel. Il y a un moment où ça suffit ! » C'est par ces mots prononcés le 15 octobre dernier que la Présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a ravivé le serpent de mer de la taxation des successions. Un débat de société qui ne laisse personne indifférent. Si les Français se prononcent majoritairement pour une baisse des droits de succession – 84 % dans un sondage d'avril 2024 –, dans les faits, seule une minorité est réellement concernée par le paiement de ces derniers. Par exemple, en ligne directe (parents-enfants), seuls 13 % des ménages dont le montant de l'héritage excède les 100 000 € sont assujettis au paiement de droits de succession. Aujourd'hui, l'ampleur des montants en jeu est inédite. La « grande transmission » du patrimoine détenu par les générations du baby-boom est estimée à 9 000 milliards d'euros d'ici 2040. Cet article vise à poser les termes d'un débat qui dépasse largement le cadre de l'analyse économique pour embrasser des dimensions morales, philosophiques, et politiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  4. May 22

    L'hémorragie des Livrets A se poursuit

    Les Français ont continué de piocher dans leurs Livrets A en avril, lui préférant d'autres produits d'épargne plus rémunérateurs, si bien que l'encours a reculé de 1,28 milliard d'euros, soit le quatrième mois consécutif de baisse, annonce vendredi la Caisse des dépôts (CDC). Il s'agit du pire mois d'avril pour le Livret A depuis que la CDC collecte ces données, en 2009. La somme totale déposée sur les quelque 58 millions de Livrets A reste cependant conséquente, à 445,2 milliards d'euros. Les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS), au taux identique à celui du Livret A (1,5% depuis février), ont vu les retraits excéder les dépôts de 250 millions d'euros. L'encours à fin avril était de 165 milliards d'euros. Au total, près de cinq milliards d'euros se sont évaporés de ces deux produits d'épargne réglementée depuis le début de l'année, le montant le plus important en 18 ans. Ils pâtissent principalement de la faiblesse de leur taux de rémunération, divisé par deux en à peine un an. Cette baisse profite à l'assurance vie, produit concurrent commercialisé par les établissements bancaires et les compagnies d'assurances. Les sommes déposées sur les Livrets A et les LDDS sont destinées au financement du logement social et à la politique de la ville. Mais la diversification des investissements promue par la Caisse des dépôts, au profit par exemple du financement prochain de six nouveaux réacteurs nucléaires, fait débat. "Cette utilisation de l'épargne réglementée (...) serait inévitablement réalisée au détriment du financement des logements sociaux et de leur isolation", ont désapprouvé lundi plusieurs organisations dont le Droit au logement (DAL), Greenpeace France et les partis Les Écologistes et La France insoumise. Si la désaffection est aujourd'hui de mise, le Livret A pourrait reprendre des couleurs à l'été à la faveur d'une probable hausse de son taux, tirée par l'inflation. La décision reviendra mi-juillet au ministre de l'Economie, Roland Lescure, et à l'ancien secrétaire général de l'Elysée Emmanuel Moulin, qui a reçu mercredi le feu vert des parlementaires pour devenir le prochain gouverneur de la Banque de France. Le Livret d'épargne populaire (LEP), accessible sous conditions de ressources et rapportant 2,5%, n'a pas non plus déchaîné les foules au mois d'avril, précise également vendredi la Caisse des dépôts. Les épargnants ont retiré 320 millions d'euros de plus qu'ils n'en ont déposé sur leurs LEP. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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