Ca s'est passé aujourd'hui !

Nostalgie Belgique

Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs. Brice Depasse, avec son talent de conteur, vous fait revivre ces journées mémorables à travers des anecdotes captivantes et des actualités qui ont marqué les esprits. Que ce soit le jour où Martin Luther King a prononcé le célèbre "I Have a Dream", la sortie du film "Les dents de la mer" ou le premier vol dans escale entre New-York et Paris, ce podcast vous propose un voyage dans le temps au cœur des événements qui ont façonné notre monde et notre Belgique. Plongez dans l’atmosphère de ces époques et redécouvrez les actualités qui ont fait la une des journaux, tout en partageant des anecdotes peu connues qui donnent un nouvel éclairage sur ces instants décisifs. Brice Depasse vous invite à vous souvenir des événements qui ont rythmé votre vie, à travers le prisme des souvenirs collectifs. Chaque épisode est une occasion unique de revivre ces moments historiques, de ressentir à nouveau l’émotion de ces journées spéciales et de plonger dans les actualités qui ont marqué la Belgique et le monde. Qu’il s’agisse de grands événements mondiaux ou de petites histoires qui ont touché le cœur des Belges, ce podcast est une véritable capsule temporelle, un retour aux sources pour ceux qui ont vécu ces années d’effervescence. Redécouvrez ces moments forts sous un nouveau jour, et laissez-vous emporter par la nostalgie des années passées. Rejoignez-nous pour un voyage dans le temps, où chaque épisode vous ramène à une époque révolue mais toujours vivante dans nos cœurs. C'est votre rendez-vous pour replonger dans les souvenirs, revisiter les événements marquants et redécouvrir les actualités qui ont forgé notre histoire collective.

  1. Jun 28

    28 juin 1926 : La fusion historique qui a donné naissance à Mercedes-Benz

    Ce 28 juin 1926 naît une célèbre entreprise fabriquant des voitures, on a peut-être un papa qui en avait une ou rêvait d’en avoir une, c’est Mercedes, de son vrai nom, Mercedes-Benz AG. C’est la fusion de trois sociétés. Benz, Carl Benz fabrique des véhicules depuis plus de 40 ans, il est considéré comme le premier constructeur automobile de l’histoire, et Daimler, qui fabrique, entre autres, les voitures d’un certain Emil Jellinek dont la fille se prénomme Mercedes. C’est ainsi qu’il a baptisé une de ses voitures Mercedes, 25 ans plus tôt. Pour la petite histoire, Mercedes Jellinek  n’a jamais possédé de Mercedes, ni aucune voiture, elle n’aimait pas ça. Jellinek, lui, la mécanique, c’est plus que de l’industrie, c’est un passionné d’automobile, comme plus tard, Enzo Ferrari. Il est d’ailleurs des premières courses de voitures avec ses modèles Mercédès. Et donc, à partir de cette fusion Daimler, Mercedes et Benz, ils vont construire cet été 1926 ce qu’aucun des trois n’a encore fait : des voitures de tourisme. La voiture de tourisme, c’est celle qu’on connaît tous, 4 à 5 places pour des particuliers. C’est le modèle W01, tous les premiers modèles Mercedes ont un W pour commencer, Wagen, Voiture en allemand. Ils sont construits avec la collaboration d’un ingénieur dont le nom est aujourd’hui célèbre et prestigieux, Ferdinand Porsche. Mais franchement, en ce 28 juin 1926, il faudrait être bien malin pour deviner le destin de ces Mercedes car on est alors loin des grandes industries comme Ford avec leurs dizaines de milliers d’ouvriers qui fabriquent à la chaîne : la première Mercedes W01 est produite à huit exemplaires. Le modèle W02 à 9000 exemplaires, le W03 à 800. Mais la suite on la connaît. Et toujours cette question : qui va reconduire la belle ce soir ? En voiture, bien sûr, Mercedes ou pas.

    7 min
  2. Jun 27

    27 juin 1985 : Le déclassement de la légendaire Route 66

    Le 27 juin 1985 est le jour où l’Amérique a effacé une ligne. Mais pas n’importe laquelle. Ce matin, quelque part dans un bureau gris du ministère des Transports, un fonctionnaire prend son cachet et, sans même lever les yeux, raye un mythe : la Route 66 est officiellement déclassée. Plus d’existence légale. Finie. Disparue. Mais sur place, le long de ses 3940 kilomètres ? Vous vous rendez compte ? De Chicago à Los Angeles, Santa Monica, précisément. Et bien, rien ne bouge. À Dagett, Newberry Springs ou Bagdad, les enseignes rouillées grincent sous le vent. Les derniers motels gardent leurs néons qui clignotent dans le vide. Et quelque part, sur un parking brûlant du Nouveau-Mexique, un vieux Chevy avec plaque de l’Illinois attend un café tiède et un plein qui ne vient pas. Ça vous rappelle quelque chose, hein ? Et ben oui, le film de Pixar, Cars, ne raconte pas autre chose. Alors que ZZ Top venait de populariser encore plus ce type de route avec ses stations services perdues et ses petites villes étapes, et ben, ça faisait déjà un bout de temps que les Américains les désertaient au profit des autoroutes pour couvrir les longues distances : plus rapides, moins dangereuses. C’est toute une époque qui, depuis une vingtaine d’années, veut aller plus vite. Non, à part un acte administratif qui ne fait que confirmer des faits, il ne s’est rien passé sur la Route 66 ce 27 juin 1985 : les villes fantômes, les stations services abandonnées ne se comptent déjà plus. Personne ne pleure, mais quelque chose s’est éteint quand la vieille dame disparaît ou plutôt est effacée des cartes officielles. Mais des passionnés, des nostalgiques, des Flash McQueen et surtout, les touristes du monde entier qui ont le même rêve de l’Amérique des grands espaces, vont avec le temps lui redonner vie parce qu’ils ont envie de les rencontrer les Luigi, Doc Hudson et autres Martin qui peuplent la plus belle route du soleil au monde, celle qui porte le N°66.

    6 min
  3. Jun 25

    22 juin 1986 : cette nuit qu'aucun Belge n'oubliera

    Ce 22 juin 1986, je peux vous dire, les amis, qu’il fait chaud. Je m’en souviens, j’avais 23 ans et demi ! Et un demi on en a eu bien besoin, croyez-moi. Et pour comme la semaine précédente, j’ai à nouveau un examen à la fac de droit le lendemain et il y a encore un match des Diables ce soir. M’enfin, ils le font exprès ou quoi ! Pour ne rien arranger, les Diables ont très chaud aussi, puisqu’ils sont à Vera Cruz, enfin, juste à côté, avec un bon paquet d’heures de décalage. Voilà pourquoi, en pleine nuit, je suis réveillé par un gigantesque Wééééé ! Mais bon Dieu que se passe-t-il ? Je vous jure, j’aurais pu compter le nombre de gens encore debout dans mon patelin à cette heure, ça venait de partout. Et surtout du salon. Et là, je comprends tout de suite. Y a du miracle dans l’air. Non, ce n’est pas possible ! Ils n’ont quand même pas gagné, aussi, contre l’Espagne, après l’URSS ! Je descends dans le salon pour trouver mon père debout devant la télé mais aussi ma mère. Je crois que c’est la première fois que je la vois regarder le foot. Mais que voulez-vous, TOUT LE MONDE en Belgique regarde cet incroyable match de quart de finale. Et là j’apprends que non, on n’a pas gagné. On a égalisé in extremis. Et que ça fait 60 minutes que les Diables essayaient car tous les Espagnols sont dans la gaïole, mon père n’a pas utilisé ce mot-là, mais bon. Et maintenant ? Ben, il faut encore en marquer un. Pas de miracle, à 7 minutes de la fin, bref on est reparti pour des prolongations, et au bout des prolongations, pas un but, fieu ! Nous voilà donc aux fameux et redoutés bottés de penalty. Les Espagnols marquent. Les Belges marquent. Les Espagnols marquent encore. Les Belges aussi. Et ainsi de suite. Puis arrive le tir de l'Espagnol Eloy. Jean-Marie Pfaff plonge et intercepte la baballe. Et là, c’est l’explosion ! Reste un tir, si Van der Elst marque, l’improbable va arriver. Mon père s’est planqué dans le frigo de la cuisine, ma mère derrière les tentures, moi sous les coussins, on ne veut pas voir ça. C’est interminable, insupportable quand Leo s’avance enfin, tire et paf, dans les filets. Ca y est ! Le plus long cri jamais entendu en Belgique, tout le pays est réveillé cette fois, on va pour la première fois de l’Histoire en demi-finale du Mundial, ça va klaxonner toute la nuit et demain, les disquaires vont recevoir la visite de milliers de gens qui leur demandent le petit disque du Grand Jojo.

    4 min
  4. Jun 21

    21 juin 1948 : La révolution du 33 tours et la naissance du vinyle

    Si je vous dis qu’ils sont noirs, plats et ronds et qu’ils ont fait tourner le monde durant quarante ans, vous me dites : … On les appelle vinyle depuis l’arrivée du CD, vinyle du nom de la matière dont ils étaient faits et qu’on appelait au début microsillon, du nom de la très fine piste dans laquelle le son était gravé. Le disque plat est apparu déjà à la fin du XIX° siècle mais c’est ce 21 juin 1948 que la firme Columbia édite le premier disque vinyle, un 33 Tours, qui est présenté lors d’une conférence de presse à l’hôtel Waldorf. Ce premier 33 Tours qui fait 25 cm de diamètre, ils en feront bientôt 30, peut contenir 15 minutes de musique par face, c’est d’ailleurs un concerto de Mendelssohn par le Philharmonique de New York. C’est toute une histoire car il faut acheter un nouvel équipement mais c’est une révolution que ce microsillon souple, beaucoup moins fragile que le 78 tours, qui crache nettement moins que lui et offre un bien meilleur son. Et puis, quand il s’agit d’une symphonie ou d’un opéra, il ne faut plus un album de 78 tours pour l’écouter. Car oui, c’est de là que vient le terme « album ». Le 78 tours ne pouvant excéder les trois minutes par face, de là vient le format des chansons, il faut tout un album de disques pour une grande œuvre. Pour les artistes de musique populaire, la longue durée des 33 tours va aussi constituer une révolution. En effet, au lieu de publier 2 ou 4 chansons, ils vont pouvoir en proposer 10 ou 12. C’est une révolution qui va avec les années changer le métier et permettre aux artistes de créer un véritable univers en enregistrant une importante série de chansons. Voilà donc comment la chanson a véritablement fait son apparition dans notre vie quotidienne sur ces électrophones qui lisent des microsillons. Une invention qui remonte officiellement au 31 août 1946, date à laquelle la Columbia qui éditera un jour Bob Dylan, Céline Dion, Michel Fugain, Frank Sinatra, Daft Punk ou encore Ray Charles, dépose le brevet du Microsillon sur polychlorure de vinyle.

    3 min

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