Psyneuropsy — Santé mentale des femmes et neurodivergence

Sandrine, PsyNeuroPsy

Psyneuropsy est un podcast consacré à la santé mentale des femmes, à la neurodivergence et aux mécanismes cognitifs qui façonnent nos manières de penser, de ressentir et d’agir. Je suis Sandrine Brun de Méo, psychologue et neuropsychologue clinicienne. Dans chaque épisode, je pars d’une situation concrète pour examiner ce que la clinique et les connaissances scientifiques actuelles permettent d’en comprendre : TDAH et autisme longtemps masqués chez les femmes, stress qui déborde malgré des capacités intactes, sommeil non réparateur, variations émotionnelles, charge mentale, cycle hormonal, post-partum, trouble dysphorique prémenstruel ou périménopause. Un même problème traverse ces sujets : une partie de nos modèles psychologiques et médicaux repose sur des trajectoires masculines ensuite considérées comme universelles. Appliquées aux femmes sans intégrer les variations hormonales, les stratégies de compensation ou la charge accumulée dans le temps, ces grilles peuvent minimiser certaines difficultés, les interpréter incorrectement ou les attribuer à un défaut individuel. Elles décrivent plus facilement ce qu’une personne parvient encore à accomplir que le coût cognitif nécessaire pour y parvenir. J’appelle marge exécutive la réserve qui subsiste, à un moment donné, entre les ressources cognitives réellement disponibles et celles qu’exigent les contraintes de la situation. Lorsque cette marge se réduit, une personne peut continuer à fonctionner en apparence tout en perdant progressivement sa capacité d’adaptation, de récupération ou d’absorption de l’imprévu. Cette notion constitue l’un des fils conducteurs de Psyneuropsy : rendre visible ce que les grilles habituelles laissent hors champ. Pas de diagnostic à distance ni de recette universelle. Chaque épisode distingue ce qui relève du fonctionnement cognitif, de l’histoire personnelle, du contexte relationnel, des contraintes sociales et des variables biologiques. L’objectif n’est pas de tout expliquer, mais de construire une compréhension assez précise pour cesser de se tromper de problème. Ce podcast s’adresse aux femmes qui veulent mieux comprendre leur fonctionnement, ainsi qu’aux proches et aux professionnels qui les accompagnent. Trois épisodes par mois, réunis en séries autour d’une question clinique commune. Tous les contenus et ressources : https://www.psyneuropsy.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 1d ago

    Dépression post-partum : trouver les mots pour demander de l’aide

    « Je ne sais pas comment expliquer ce qui m’arrive. » Comment parler d’une possible dépression post-partum à un professionnel ou à un proche ? Dans ce dernier épisode, je vous propose des repères pour décrire ce que vous vivez : ce qui a changé, depuis quand, ce qui vous inquiète et ce dont vous auriez besoin. Cinq dimensions du quotidien peuvent guider la conversation : l’humeur et le plaisir, le sommeil, les pensées, l’expérience avec le bébé, la charge et les soutiens disponibles. Une note rapide ou un message vocal peut aider à garder un exemple précis. Ce relevé reste facultatif. Je présente également l’EPDS, l’échelle d’Édimbourg utilisée pour repérer des symptômes de dépression post-partum, et la différence entre un score de questionnaire et un diagnostic. À partir d’exemples concrets, je montre comment raconter une journée difficile, évoquer une pensée intrusive ou des idées noires, et préparer un rendez-vous. Je présente ensuite les portes d’entrée en France : entretien postnatal précoce, sage-femme, médecin traitant, gynécologue, PMI et orientation possible vers un psychologue ou un psychiatre. Vous pouvez demander de l’aide sans avoir identifié la cause, rempli un questionnaire ou tenu un journal. La préparation doit faciliter la parole, jamais retarder une consultation. Troisième et dernier épisode de la série sur la dépression post-partum. En novembre sur Psyneuropsy : l’épuisement autistique, avec une attention particulière aux difficultés de repérage chez les femmes. Abonnez-vous pour découvrir cette prochaine série. Psyneuropsy, avec Sandrine Brun de Méo, psychologue et neuropsychologue clinicienne. https://psyneuropsy.fr En France : 15 ou 112 en cas de danger immédiat. En cas de détresse ou d’idées suicidaires : 3114, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7. Vous pouvez nous retrouver sur les réseaux sociaux: sur instagram (www.instagram.com/psyneuropsy) ou sur Youtube (https://www.youtube.com/@psyneuropsy) et sur le site https://www.psyneuropsy.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Dépression post-partum : trouver les mots pour demander de l’aide
  2. Oct 20

    Dépression post-partum : ce qui y contribue et ce qui empêche d’en parler

    Pourquoi une dépression post-partum peut-elle survenir même quand « tout s’est bien passé » ? Et pourquoi est-il parfois si difficile d’en parler ? Dans ce deuxième épisode, je présente les facteurs qui peuvent se combiner après une naissance : antécédents de dépression ou d’anxiété, vécu de l’accouchement, sommeil fragmenté, isolement, manque de relais et charge du quotidien. Ils aident à comprendre une situation ; ils ne permettent pas de prédire avec certitude qui traversera une dépression post-partum. J’aborde ce que la dépression peut changer dans le couple et dans la disponibilité auprès du bébé. Accomplir tous les soins ne dit pas nécessairement comment une mère se sent. Je consacre aussi une partie à la neurodivergence — TDAH, autisme — et aux difficultés liées aux interruptions répétées ou à la surcharge sensorielle. Comment les prendre en compte sans leur attribuer automatiquement toute la souffrance ? Puis j’examine ce qui retarde la parole : culpabilité, peur d’être jugée, idéal de la « bonne mère » et phrases qui ferment la conversation. Certaines pensées restent tues parce qu’on redoute ce qui arrivera après les avoir confiées. Je présente enfin des trajectoires différentes, notamment lorsque les difficultés apparaissent plusieurs mois après la naissance, et ce qui peut aider concrètement : demander une évaluation, trouver un relais et formuler un besoin précis. Chapitres00:00 Introduction03:00 Plusieurs facteurs peuvent se combiner09:00 Dépression, couple et lien au bébé12:00 Neurodivergence et surcharge15:00 Ce qui rend la parole difficile22:00 Des trajectoires différentes26:00 Ce qui peut aider concrètement Deuxième épisode de la série sur la dépression post-partum. Prochain épisode : trouver les mots pour demander de l’aide. Abonnez-vous à Psyneuropsy pour écouter la suite. Psyneuropsy, avec Sandrine Brun de Méo, psychologue et neuropsychologue clinicienne. https://psyneuropsy.fr En France : 15 ou 112 en cas de danger immédiat. En cas de détresse ou d’idées suicidaires : 3114, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7. Vous pouvez nous retrouver sur les réseaux sociaux: sur instagram (www.instagram.com/psyneuropsy) ou sur Youtube (https://www.youtube.com/@psyneuropsy) et sur le site https://www.psyneuropsy.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Dépression post-partum : ce qui y contribue et ce qui empêche d’en parler
  3. Oct 10

    Baby blues ou dépression post-partum : comment faire la différence ?

    « Ça va, je suis juste fatiguée. » Après une naissance, comment reconnaître un baby blues ou une dépression post-partum derrière ces mots ? Les nuits sont coupées, les émotions bougent, le quotidien bascule. Quand les pleurs reviennent, que le plaisir disparaît ou qu’on ne se reconnaît plus, des repères peuvent aider à comprendre ce qui se passe. Dans ce premier épisode, je distingue le baby blues, la dépression post-partum et la psychose du post-partum : leur apparition, leur évolution, leurs symptômes et le degré d’urgence. Je reviens sur la tristesse, l’anxiété, l’irritabilité, la culpabilité, les troubles du sommeil, la perte d’intérêt et les idées noires. Aucun signe isolé ne suffit à poser un diagnostic. À partir de scènes concrètes, je parle aussi du lien avec le bébé et des pensées intrusives qui peuvent effrayer. Une pensée non voulue ne signifie pas, à elle seule, une intention de faire du mal. Je précise les signes qui nécessitent une évaluation urgente. Vous n’avez pas besoin d’être certaine qu’il s’agit d’une dépression post-partum pour demander de l’aide. Chapitres00:00 Introduction02:00 Le baby blues06:00 Reconnaître une dépression post-partum14:00 Psychose du post-partum et urgence19:00 Facteurs de vulnérabilité25:00 Trois situations pour comprendre Premier épisode d’une série de trois sur la dépression post-partum. Abonnez-vous à Psyneuropsy pour écouter la suite. Psyneuropsy, avec Sandrine Brun de Méo, psychologue et neuropsychologue clinicienne. https://psyneuropsy.fr En France : 15 ou 112 en cas de danger immédiat. En cas de détresse ou d’idées suicidaires : 3114, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7.Vous pouvez nous retrouver sur les réseaux sociaux: sur instagram (www.instagram.com/psyneuropsy) ou sur Youtube (https://www.youtube.com/@psyneuropsy) et sur le site https://www.psyneuropsy.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Baby blues ou dépression post-partum : comment faire la différence ?

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Psyneuropsy est un podcast consacré à la santé mentale des femmes, à la neurodivergence et aux mécanismes cognitifs qui façonnent nos manières de penser, de ressentir et d’agir. Je suis Sandrine Brun de Méo, psychologue et neuropsychologue clinicienne. Dans chaque épisode, je pars d’une situation concrète pour examiner ce que la clinique et les connaissances scientifiques actuelles permettent d’en comprendre : TDAH et autisme longtemps masqués chez les femmes, stress qui déborde malgré des capacités intactes, sommeil non réparateur, variations émotionnelles, charge mentale, cycle hormonal, post-partum, trouble dysphorique prémenstruel ou périménopause. Un même problème traverse ces sujets : une partie de nos modèles psychologiques et médicaux repose sur des trajectoires masculines ensuite considérées comme universelles. Appliquées aux femmes sans intégrer les variations hormonales, les stratégies de compensation ou la charge accumulée dans le temps, ces grilles peuvent minimiser certaines difficultés, les interpréter incorrectement ou les attribuer à un défaut individuel. Elles décrivent plus facilement ce qu’une personne parvient encore à accomplir que le coût cognitif nécessaire pour y parvenir. J’appelle marge exécutive la réserve qui subsiste, à un moment donné, entre les ressources cognitives réellement disponibles et celles qu’exigent les contraintes de la situation. Lorsque cette marge se réduit, une personne peut continuer à fonctionner en apparence tout en perdant progressivement sa capacité d’adaptation, de récupération ou d’absorption de l’imprévu. Cette notion constitue l’un des fils conducteurs de Psyneuropsy : rendre visible ce que les grilles habituelles laissent hors champ. Pas de diagnostic à distance ni de recette universelle. Chaque épisode distingue ce qui relève du fonctionnement cognitif, de l’histoire personnelle, du contexte relationnel, des contraintes sociales et des variables biologiques. L’objectif n’est pas de tout expliquer, mais de construire une compréhension assez précise pour cesser de se tromper de problème. Ce podcast s’adresse aux femmes qui veulent mieux comprendre leur fonctionnement, ainsi qu’aux proches et aux professionnels qui les accompagnent. Trois épisodes par mois, réunis en séries autour d’une question clinique commune. Tous les contenus et ressources : https://www.psyneuropsy.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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