Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin

Centre Le Pèlerin

Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.

  1. 11h ago

    Il se retourna – Évangile du jour et méditation du mercredi 4 novembre 2026

    Évangile du mercredi 4 novembre 2026 – 31ème Semaine du Temps Ordinaire « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33) En ce temps-là,    de grandes foules faisaient route avec Jésus ;il se retourna et leur dit :    « Si quelqu’un vient à moisans me préférer à son père, sa mère, sa femme,ses enfants, ses frères et sœurs,et même à sa propre vie,il ne peut pas être mon disciple.     Celui qui ne porte pas sa croixpour marcher à ma suitene peut pas être mon disciple.    Quel est celui d’entre vousqui, voulant bâtir une tour,ne commence par s’asseoirpour calculer la dépenseet voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?    Car, si jamais il pose les fondationset n’est pas capable d’achever,tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :    “Voilà un homme qui a commencé à bâtiret n’a pas été capable d’achever !”    Et quel est le roiqui, partant en guerre contre un autre roi,ne commence par s’asseoirpour voir s’il peut, avec dix mille hommes,affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?    S’il ne le peut pas,il envoie, pendant que l’autre est encore loin,une délégation pour demander les conditions de paix.     Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pasà tout ce qui lui appartientne peut pas être mon disciple. » Cette semaine, j’ai lu dans un journal l’histoire d’une femme âgée des Pays-Bas, découverte dans son logement dix ans après sa mort. Appelons-la Marie. Dix étés, dix hivers, aussi lumineux que déserts, derrière une porte close. Personne pour se soucier, personne pour frapper, personne pour venir. Je ne sais rien de ses mains, sinon qu’elles n’avaient plus personne vers qui se tendre. « De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna » (Lc 14, 25). Celui qui marche devant se tourne vers ceux qui le suivent, et ce qu’il leur dit nous paraît d’abord dur : qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas le suivre (Lc 14, 33). Mais que dit-il d’abord par ce geste, sinon qu’il a tout laissé le premier ? Maurice Zundel osait dire que Dieu est pauvre, de la pauvreté de celui qui ne garde rien, parce que tout en lui est don. Un Dieu qui se donne tout entier est un Dieu aux mains vides. La joie réside là, dans le fait de se donner, aimer c’est se donner soi-même, disait Thérèse de l’Enfant-Jésus. Et un Dieu aux mains vides est un Dieu qui attend. Que devient un don que personne ne reçoit ? Il y a une solitude de Dieu que nous n’osons peu regarder : non pas celle de l’absent, mais celle de l’amour qui n’a personne à qui se donner. Marie, derrière sa porte, partageait cette solitude avec Dieu. Sans le savoir, elle portait ce que Dieu porte : un don sans visage en face pour refléter la lumière et recevoir l’amour. « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 27). Porter sa croix, serait-ce consentir à ne pas détourner les yeux de ces solitudes ? On ne peut être vraiment vivant en ignorant la souffrance du monde dans laquelle nous baignons. Et celle de l’isolement est un fléau social enveloppant nos sociétés riches et âgées. Sur la croix, les mains de Jésus ne retiennent rien : on les a clouées ouvertes, et elles ne peuvent plus se refermer. Elles disent jusqu’au bout ce qu’elles ont toujours dit : tout est donné. Dieu seul, les mains vides, et ce n’est pas un échec : c’est le don jusqu’au bout, c’est l’amour le plus librement donné. Méditation - Il se retourna

  2. 1d ago

    Participer au repas dans le Royaume de Dieu – Évangile du jour et méditation du mardi 3 novembre 2026

    Évangile du mardi 3 novembre 2026 – 31ème Semaine du Temps Ordinaire « Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie » (Lc 14, 15-24) En ce temps-là,au cours du repas chez un chef des pharisiens,    en entendant parler Jésus, un des convives lui dit :« Heureux celui qui participera au repasdans le royaume de Dieu ! »    Jésus lui dit :« Un homme donnait un grand dîner,et il avait invité beaucoup de monde.    À l’heure du dîner, il envoya son serviteurdire aux invités :“Venez, tout est prêt.”    Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser.Le premier lui dit :“J’ai acheté un champ,et je suis obligé d’aller le voir ;je t’en prie, excuse-moi.”    Un autre dit :“J’ai acheté cinq paires de bœufs,et je pars les essayer ;je t’en prie, excuse-moi.”    Un troisième dit :“Je viens de me marier,et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”    De retour,le serviteur rapporta ces paroles à son maître.Alors, pris de colère,le maître de maison dit à son serviteur :“Dépêche-toi d’aller sur les placeset dans les rues de la ville ;les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux,amène-les ici.”    Le serviteur revint lui dire :“Maître, ce que tu as ordonné est exécuté,et il reste encore de la place.”    Le maître dit alors au serviteur :“Va sur les routes et dans les sentiers,et fais entrer les gens de force,afin que ma maison soit remplie.    Car, je vous le dis,aucun de ces hommes qui avaient été invitésne goûtera de mon dîner.” » Plusieurs textes des Évangiles mettent en lumière le Royaume de Dieu. Rappelons-nous que Jésus en a fait une priorité tout au long de son ministère. Il en a parlé très largement lors de ses enseignements. Les personnes de l’époque comprenaient qu’il s’agissait d’un lieu où tous devaient espérer y entrer à la fin de leur vie. Les anciens juifs utilisaient le terme « Le sein d’Abraham » pour désigner ce lieu de paix éternelle. (Lc 16, 19-31) On peut également comparer cela au souhait que l’on a partagé bien longtemps entre nous au début de chaque nouvelle année. « Le paradis à la fin de vos jours. »  Encore aujourd’hui, le sens du Royaume de Dieu semble échapper à plusieurs. Pourtant, Jésus a mentionné à ses Apôtres, à ses disciples et au peuple juif que le Royaume était au milieu de nous et qu’Il était accessible à tous. Le Royaume n’est pas un lieu, mais une relation à son Père et la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés d’attendre à la fin de notre vie pour la vivre. En effet, le Royaume est là et nous y avons accès à chaque fois que nous nous mettons en marche vers le Père.  Dans le texte de saint Luc, lors d’un repas où Jésus était présent, l’un des convives, possiblement un des dignitaires du sanhédrin, écoutait Jésus parler sur la façon de se comporter envers les pauvres. Cet invité exprima le désir de chaque juif d’être dans le Royaume de Dieu. La réponse de Jésus avec la parabole nous montre bien comment son Père essaie par tous les moyens de rassembler ses enfants et les embûches qu’Il rencontre.  D’abord, le Maître a pris soin d’inviter toutes les personnes œuvrant déjà à guider le peuple juif. Malheureusement, la réponse à l’invitation du Maître n’a pas été accueillie, sans doute à l’image des responsables religieux de l’époque. Dans les faits, plusieurs prescriptions étaient interprétées à l’avantage du Temple, contournant ainsi la Loi de Moïse et les commandements de Dieu qui ont comme but d’éviter que l’on se perdre dans les méandres de nos désirs de toutes sortes. Ainsi, l’accès au Royaume était réservé qu’à un petit groupe de personnes. Jésus va dénoncer cette manière de faire des scribes et les pharisiens.

  3. 2d ago

    Telle est la volonté de mon Père – Évangile du jour et méditation du lundi 2 novembre 2026

    Évangile du lundi 2 novembre 2026 – Commémoration de tous les fidèles défunts « Celui qui croit le Fils a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 37-40)      En ce temps-là,Jésus disait aux foules :      « Tous ceux que me donne le Pèreviendront jusqu’à moi ;et celui qui vient à moi,je ne vais pas le jeter dehors.       Car je suis descendu du cielpour faire non pas ma volonté,mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.        Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,mais que je les ressuscite au dernier jour.        Telle est la volonté de mon Père :que celui qui voit le Fils et croit en luiait la vie éternelle ;et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » En ce temps-là… Cette expression m’amène à penser qu’il était une fois. Lorsque Jésus parle, Il raconte souvent des histoires, en images, en paraboles, afin de nous amener à réfléchir. Parfois aussi des histoires qui n’en sont pas, car ce sont les réalités de ce village-ci, de ces gens-là, le quotidien, un peu du mien. Dans la bouche de l’évangéliste, semble-t-il que c’était en ce temps-là... …[que] Jésus disait aux foules. Elles sont donc nombreuses les personnes venues rencontrées Jésus ! Y reconnait-on mon visage ? Mon oreille revêt-elle les habits de l’écoute ? La Parole traverse-t-elle mon intelligence jusqu’à en chavirer mon cœur ? Les mots de Jésus atteignent-ils la foule de mes pensées, de mes sentiments, de mes prières ? Sa Parole rejoint-elle les temps de mon histoire, les gens qui l’habitent et les autres et tous mes oublis ? Aujourd’hui, les versets ne racontent pas, ils attestent. Jésus affirme, Jésus proclame. Il y a relation avec son Père, car Lui est Fils; il y a relation avec chacun de nous, parce que nous sommes donnés par le Père au Fils. Notre présence est largement manifestée lorsqu’Il dit que Tout ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi; et lorsqu’Il ajoute que celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Il renchérit en affirmant son souhait que je ne perde aucun de ceux que le Père m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Et une autre fois, avec insistance, l’importance de ma présence en ce monde pour Lui, Jésus, comme pour le Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Jésus veut correspondre à sa mission, à ce pour quoi Il a été envoyé en ce monde — le nôtre : Jésus-homme possédait, comme tout être humain, cette faculté de la volonté. Jésus-Fils de Dieu, maître de sa volonté, l’a mise à la disposition de son Père. Et ces deux volontés se sont rencontrées, afin d’en devenir une seule : que j’aie la vie éternelle et que je ressuscite au dernier jour. Ne serait-ce pas aussi notre volonté ? Méditation - Telle est la volonté de mon Père

  4. 3d ago

    Pauvres et habitants du Royaume ! – Évangile du jour et méditation du dimanche 1er novembre 2026

    Évangile du dimanche 1 novembre 2026 – Tous les Saints « Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a) En ce temps-là,    voyant les foules, Jésus gravit la montagne.Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.Il disait :    « Heureux les pauvres de cœur,car le royaume des Cieux est à eux.    Heureux ceux qui pleurent,car ils seront consolés.    Heureux les doux,car ils recevront la terre en héritage.    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,car ils seront rassasiés.    Heureux les miséricordieux,car ils obtiendront miséricorde.    Heureux les cœurs purs,car ils verront Dieu.    Heureux les artisans de paix,car ils seront appelés fils de Dieu.    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,car le royaume des Cieux est à eux.    Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,si l’on vous persécuteet si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,à cause de moi.    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,car votre récompense est grande dans les cieux ! » Un chant de Robert Lebel reprenait ses mots : « Ils sont nombreux les bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’euxet qui n’ont pas laissé d’images.Tous ceux qui ont depuis des âges aimé sans cesse et de leur mieuxautant leurs frères que leur Dieu. »[1] La fête de la Toussaint nous invite à faire mémoire de tous ceux et celles qui nous ont précédés. Ils sont restés inconnus, enveloppés du silence où leur vie était tournée vers d’autres, sans pour autant être parfaits. Peut-être même que ce témoignage du « sans bruit » de leur vie est éloquent : il nous aide à ne pas mesurer notre propre vie à la notoriété, aux appréciations extérieures et à la reconnaissance des autres, afin de ne pas être dupes du regard que nous espérons : le bien ne fait pas de bruit ! Cette fête nous éveille à cette constellation de visages pour nous sauver de cet oubli où inconsciemment nos yeux « fermés » côtoient leurs yeux maintenant « ouverts ». Dans cet « incubateur » de l’Amour de Dieu, ces personnes s’ouvrent à un au-delà d’elles-mêmes pour épouser l’Œuvre de réconciliation et de communion tant désirée par Dieu. Sans que nous puissions en prendre la mesure, elles sont membres de ce Corps dont nous faisons partie et nous deviennent solidaires. Et voilà que Jésus pose les yeux sur la foule que nous formons. Non pas parce que nous serions dans cet « accompli » qui nous rassurerait, mais bien dans ce « maintenant » qui est le nôtre, encore fragile de doute, encore ignorant de la grandeur cachée, en soi comme en l’autre, encore attelé à un quotidien à l’horizon incertain. Son Regard veut nous faire entrer dans sa manière à Lui de voir : seul l’amour sait bien voir. Il nous révèle ainsi comment se tisse le vêtement d’éternité... non pas simplement de l’autre côté de la mort, mais dès maintenant, au fil du quotidien, alors même que nous nous sentons dépouillés de la garde-robe que nous convoitons si souvent. Tant de costumes ont servi à nous déguiser de ce qui n’était pas nous. La fête de l’Halloween est peut-être plus quotidienne qu’on le perçoit. Jésus discerne cette marche du Royaume à travers le visage de ces gens simples que nous sommes et qu’Il contemple. À travers sa Parole, le Christ nous révèle la longueur d’onde où chaque personne, dans son unicité, découvre le battement de son cœur... Ce vêtement d’éternité n’est pas fait d’un habit étranger à notre être. Revêtus par le Regard du Christ, nous sommes invités à laisser tomber le lourd manteau de nos déguisements. Il nous conduit à la respiration de notre identité, et à la surprise de la beauté de notre être. Méditation - Pauvres et habitants du Royaume !

  5. 4d ago

    La dernière place – Évangile du jour et méditation du samedi 31 octobre 2026

    Évangile du samedi 31 octobre 2026 – 30ème Semaine du Temps Ordinaire « Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-11)     Un jour de sabbat,Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisienspour y prendre son repas,et ces derniers l’observaient.    Jésus dit une parabole aux invitéslorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,et il leur dit :    « Quand quelqu’un t’invite à des noces,ne va pas t’installer à la première place,de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.    Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,viendra te dire :“Cède-lui ta place” ;et, à ce moment, tu iras, plein de honte,prendre la dernière place.    Au contraire, quand tu es invité,va te mettre à la dernière place.Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :“Mon ami, avance plus haut”,et ce sera pour toi un honneuraux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.    En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;qui s’abaisse sera élevé. » « Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » Jésus entre dans une maison pour prendre un repas. Il regarde les invités choisir les premières places. Peut-être sourit-il intérieurement devant cette petite scène si humaine : chacun cherche discrètement la meilleure place, celle qui dira quelque chose de son importance. Et si, aujourd’hui, Jésus nous invitait à regarder nos propres « premières places »? Pas celles autour d’une table. Celles que nous cherchons dans notre vie et surtout dans le regard des autres. Pourquoi ai-je tant besoin d’être vu, choisi, estimé ? Pourquoi est-ce si difficile de laisser quelqu’un d’autre être devant ? Ma « première place » peut se cacher dans la comparaison, le besoin d’avoir raison, d’être indispensable, ou cette peur secrète de ne pas compter assez. Et parfois même dans ma vie spirituelle. Je peux vouloir être celui qui fait le plus pour Dieu, qui sert le mieux, qui prie le mieux, qui connaît le mieux. Je peux même finir par être fier de mon humilité. Où est-ce que mon besoin de me mettre au-dessus des autres m’empêche de recevoir Dieu? Le problème n’est peut-être pas seulement de vouloir être le premier. Le problème est de croire que je dois moi-même me faire une place, voire la conquérir, la défendre, parfois même l’arracher aux autres. Comme si ma valeur dépendait de la place que j’arrive à occuper. Et Jésus vient bouleverser cette logique : « Va te mettre à la dernière place. » Quelle parole étrange! Presque scandaleuse. Notre monde nous apprend : avance, fais-toi une place, affirme-toi, montre ce dont tu es capable, ne laisse personne passer devant toi. Jésus lui, me dit : « Va te mettre à la dernière place » Prendre la dernière place ne signifie pas se croire sans valeur, se mépriser soi-même. L’humilité n’est pas de nier ce que Dieu m’a donné, mais de ne pas avoir besoin de m’en glorifier. Je peux reconnaître mes dons sans me les approprier. Je peux réussir sans avoir besoin d’être admiré. Je peux être compétent sans avoir besoin de dominer. Méditation - La dernière place

  6. 5d ago

    Le regard et la parole qui libèrent – Évangile du jour et méditation du vendredi 30 octobre 2026

    Évangile du vendredi 30 octobre 2026 – 30ème Semaine du Temps Ordinaire « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » (Lc 14, 1-6)     Un jour de sabbat,Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisienspour y prendre son repas,et ces derniers l’observaient.    Or voici qu’il y avait devant luiun homme atteint d’hydropisie.    Prenant la parole,Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisienspour leur demander :« Est-il permis, oui ou non,de faire une guérison le jour du sabbat ? »    Ils gardèrent le silence.Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.    Puis il leur dit :« Si l’un de vous a un fils ou un bœufqui tombe dans un puits,ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer,même le jour du sabbat ? »    Et ils furent incapables de trouver une réponse. L’Évangile de ce jour nous plonge dans une scène d’une spontanéité surprenante et déconcertante. Tout débute par une intrusion apparente : Jésus entre pour son repas chez l’un des chefs des pharisiens, sans qu’il soit indiqué qu’il ait été invité, et sans qu’aucune bienveillance particulière ne lui soit manifestée. Ce qui va s’y dérouler aura une répercussion à la mesure du rang et du prestige de son hôte. Dès les premiers instants, l’atmosphère est pesante, presque plombée. L’arrivée de Jésus instaure un silence lourd ; tous les regards se braquent sur lui, attentifs, observateurs, mais dénués de toute empathie. Les regards alors se posent sur un homme atteint d’hydropisie. Il était déjà là, au milieu d’eux, souffrant d'une enflure maladive et potentiellement mortelle. Pourtant, il ne demande rien, ne prononce aucun mot. Il est probablement l’un des leurs, mais la rigidité du cadre religieux a rendu sa souffrance invisible ou secondaire. Dans ce climat de suspicion, Jésus prend l'initiative en posant une question fermée : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Paradoxe saisissant : Jésus emprunte le langage de la casuistique, celui-là même qu’on attendrait des docteurs de la Loi qui l’entourent. Le malaise s'accentue. Personne n’ose répondre. Les convives vont-ils se désolidariser de son sort et rejeter la possibilité d'une délivrance au nom de la règle ? À sa propre question, Jésus ne répond pas par des discours théoriques, mais par un acte posé avec précision : il tient le malade, le guérit, puis le renvoie. Nous trouvons là une belle métaphore de la posture de l'accompagnateur : Là où ses hôtes se cantonnent dans un registre d'obligations formelles au point d'en devenir muets, Jésus remet la vie et la souffrance concrète au centre. Il pose la main sur ce qui est enflé, déformé, malade : tout comme l’accompagnement demande parfois de focaliser sur un point souffrant, sans fuir devant le malaise ou la complexité. Après avoir guéri l'homme, Jésus ne le moralise pas, ne le retient pas et ne le transforme pas en disciple captif. Il le rend à sa liberté fondamentale. De même, dans l'accompagnement spirituel, l'acte de restaurer l'autre s'achève toujours par un effacement : après l'accueil, favoriser la grâce de la restauration, puis laisser repartir la personne, pleinement libre face à son Créateur. En osant s’introduire là où sa présence n’était pas forcément désirée, en refusant de s'enfermer dans un mutisme complice, Jésus nous apprend que la vraie fidélité à la Loi de Dieu consiste toujours à remettre l'humain debout. Méditation - Le regard et la parole qui libèrent

  7. 6d ago

    Poussins sous une poule – Évangile du jour et méditation du jeudi 29 octobre 2026

    Évangile du jeudi 29 octobre 2026 – 30ème Semaine du Temps Ordinaire « Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem » (Lc 13, 31-35) En ce jour-là,    quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :« Pars, va-t’en d’ici :Hérode veut te tuer. »    Il leur répliqua :« Allez dire à ce renard :voici que j’expulse les démons et je fais des guérisonsaujourd’hui et demain,et, le troisième jour, j’arrive au terme.    Mais il me faut continuer ma routeaujourd’hui, demain et le jour suivant,car il ne convient pasqu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.     Jérusalem, Jérusalem,toi qui tues les prophèteset qui lapides ceux qui te sont envoyés,combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfantscomme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,et vous n’avez pas voulu !    Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.Je vous le déclare :vous ne me verrez plusjusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Face au mal, comment rester fils ou fille du Très-Haut ? Sous le regard du Père, Jésus Se sait aimé. Pour les poussins égarés que nous sommes, cet amour n’est-il pas un refuge dans l’angoisse ? Les nihilistes affirment que « ne pas être » est préférable à « être ». Avec dérision, ils opposent à toute chose un « bof… à quoi bon ! ». Une chanson de Serge Gainsbourg dévoile leur tristesse : « C'est un à-quoi-bon-isteUn faiseur de plaisan-tristesQui dit toujours à quoi bonÀ quoi bon » Au « à quoi bon ? » qui est une question sans lumière, Jésus n’offre pas une réponse faite de mots. Il offre une présence d’amour. Nous en sommes là… quand les Pharisiens entourent Jésus : « quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus ». Les Pharisiens laissent exploser leur propre peur : « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » « Pars », c’est-à-dire quitte ta mission, quitte ton être de Fils… Combien de fois tremblons-nous devant un obstacle ? Jésus comment réagit-il ? D’abord, avec discernement, Jésus qualifie Hérode de « renard ». Il pose les mots adéquats pour nommer la réalité (Lv 19,17). Et nous, osons-nous dire les choses ? Face à une situation vécue, faisons-nous l’offrande du mot juste ? Puis, Jésus présente son activité messianique : « voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui ». À travers les corps délivrés par Jésus, le Père dit que le Royaume s’approche. Sa mission est de vivre et de faire vivre. Vivre, c’est déployer la liberté de Fils !  Enfin, Jésus Se coule dans un calendrier confié au Père : « demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. » Le « troisième jour » (Osée 6,2) évoque l’action certaine d’un Dieu libérateur : Jésus  désigne ainsi Sa plongée dans la mort et Son relèvement par le Père. Et moi ? Ai-je confiance dans le Père qui tient l’histoire en Ses mains ? Lorsque mon histoire déraille, est-ce que je trouve refuge dans l’abri du Très-haut ? La Parole de Dieu faite chair apporte Sa lumière. En effet, rien n’arrête la souveraine liberté du Fils, ni Sa maîtrise du temps dans lequel Il Se livre : « il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant ». La puissance de Dieu fonde une liberté sereine. Dans l’histoire bouleversée de notre temps, puisons notre liberté en Dieu ! Jésus assume la totalité de Son existence terrestre. Les mauvais côtés sont acceptés ! Jésus intègre ce que les hommes feront de Lui. Il retrouve la route des prophètes qui périrent à Jérusalem : « il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. »

  8. Oct 27

    Il leur donna un nom – Évangile du jour et méditation du mercredi 28 octobre 2026

    Évangile du mercredi 28 octobre 2026 – Saint Simon et Saint Jude, apôtres « Il en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » (Lc 6, 12-19) En ces jours-là,Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,et il passa toute la nuit à prier Dieu.    Le jour venu,il appela ses disciples et en choisit douzeauxquels il donna le nom d’Apôtres :    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,André son frère,Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,    Matthieu, Thomas,Jacques fils d’Alphée,Simon appelé le Zélote,    Jude fils de Jacques,et Judas Iscariote, qui devint un traître.     Jésus descendit de la montagne avec euxet s’arrêta sur un terrain plat.Il y avait là un grand nombre de ses discipleset une grande multitude de gensvenus de toute la Judée, de Jérusalem,et du littoral de Tyr et de Sidon.    Ils étaient venus l’entendreet se faire guérir de leurs maladies ;ceux qui étaient tourmentés par des esprits impursretrouvaient la santé.    Et toute la foule cherchait à le toucher,parce qu’une force sortait de luiet les guérissait tous. Il y a quelques jours, après cinq ans de formation, dix-neuf finissantes et finissants de la formation en accompagnement spirituel ont reçu leur certificat. On a dit leur nom, un à un. La vaste majorité deviendront accompagnateurs, c’est-à-dire qu’ils marcheront au plus près de leurs frères et soeurs. L’évangile d’aujourd’hui s’ouvre sur une nuit. Jésus monte dans la montagne et « passe toute la nuit à prier Dieu » (Lc 6, 12). Le jour venu, il appelle ses disciples et en choisit douze, « auxquels il donna le nom d’Apôtres » (Lc 6, 13). Le texte ne rapporte ni hésitation ni négociation. Il appelle, et c’est fait. Non par contrainte : une invitation qui sort d’une nuit auprès du Père n’est-elle pas irrésistible ? Appelés à sortir de nos tombeaux, de nos enfermements pour aller vers un horizon toujours ouvert, vers ce ciel en soi qui nomme la personne là où elle est la plus vraie. Ce nom, Jésus ne l’invente pas, il le reçoit dans la nuit pour le remettre au jour, le mettre enfin en lumière. Ce nom, cette identité filiale d’enfant bien-aimé de Dieu, est reçu avant même de le porter, et il dit bien moins ce que l’on croit accomplir que la Parole unique que Dieu seul pouvait prononcer. Les finissants et finissantes, eux aussi, ont reconnu cette voix au cours de leur parcours spirituel. Pas d’un coup, mais dans le Souffle qui les a accompagnés tout au long de leur formation, souvent sans bruit, en quittant un accompagnement, en se plongeant dans la spiritualité d’un saint. Ils l’ont peut-être aussi reconnue dans un visage, celui du Christ souffrant et digne, contemplé en cet autre qu’ils apprenaient à accueillir. Alors ils ont consenti. Ils ont dit oui, puis redit oui, à chaque instant, car on ne possède pas son appel comme une maîtrise : l’appel se reçoit quand le oui se donne, puis se redonne, sans jamais être final, sans que cette dynamique du reçu et du donné puisse s’éteindre. Un horizon ouvert, un ciel en soi qui fait entrer l’infini dans notre condition temporaire. C’est à cette dynamique de l’appel que les finissants et finissantes ont consenti samedi, accompagner c’est mettre en don sa vie pour la naissance du Christ en l’autre, dont on perçoit déjà le visage souffrant et digne. Et tout comme Jésus nomme Simon le Zélote et Jude fils de Jacques, ces apôtres presque sans histoire dans le récit. L’appel ne choisit pas les plus visibles : il nomme aussi les discrets. Par leur ministère discret, les accompagnateurs participent dans l’anonymat à la résurrection quotidienne du monde et des terrains plats. Puis Jésus descend de la montagne avec les Douze et s’arrête sur un terrain plat, là où la foule cherche à le toucher, avec ses maladies, ses esprits tourmentés, ses vies sans carte.

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Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.