Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin

Centre Le Pèlerin

Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.

  1. 19h ago

    L'aumône du sourire – Évangile du jour et méditation du mercredi 9 septembre 2026

    Évangile du mercredi 9 septembre 2026 – 23ème Semaine du Temps Ordinaire « Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les riches » (Lc 6, 20-26) En ce temps-là,    Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :« Heureux, vous les pauvres,car le royaume de Dieu est à vous.    Heureux, vous qui avez faim maintenant,car vous serez rassasiés.Heureux, vous qui pleurez maintenant,car vous rirez.    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssentet vous excluent,quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,à cause du Fils de l’homme.    Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,car alors votre récompense est grande dans le ciel ;c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.     Mais quel malheur pour vous, les riches,car vous avez votre consolation !    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,car vous aurez faim !Quel malheur pour vous qui riez maintenant,car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !    Quel malheur pour vouslorsque tous les hommes disent du bien de vous !C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. » L'aumône du sourire    Chaque mardi matin, sur le chemin du bureau, je croise cette femme sans abri installée au coin de la rue où se pressent les affairés, les occupés pour ne pas devenir pauvres. Je ne sais pas son nom, je ne sais pas sa nuit, je ne sais pas jusqu'où l'a menée sa vie pour qu'elle se retrouve là, offerte au froid et au regard baissé des passants. Mais je sais son sourire. Un sourire qui m'attend, qui m'accueille, qui me devance parfois avant même que je n'aie pu tourner les yeux vers elle. Elle qui n'a presque rien, elle me donne, chaque mardi matin, ce que je n'ai pas toujours à lui offrir en retour : une joie sans calcul, un accueil sans condition.    Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous (Lc 6.20). L'évangile de ce jour renverse tout ce que le monde tient pour vrai. Heureux les pauvres, heureux les affamés, heureux ceux qui pleurent, heureux les méprisés : quatre fois heureux, quatre fois le Royaume qui bascule du côté de ceux qu'on ne regarde plus, qu’on ne voit plus. Et devant chacun de ces heureux se dresse un malheur : malheur aux riches, malheur aux repus, malheur à qui rit déjà, malheur à qui plaît à tous. Comme si la joie véritable ne pouvait loger que là où il n'y a plus rien à perdre. Comme si le Royaume ne s'annonçait qu'à ceux dont les mains sont assez vides pour le recevoir.    Cette femme au coin de ma rue n'a peut-être rien lu de Luc, elle n'a pas besoin d'exégèse pour vivre les béatitudes, elle les incarne simplement, à mains nues, dans le vent pluvieux de septembre. Son sourire n'est pas de la résignation drapée en vertu ni du courage forcé pour faire bonne figure. Il est gratuit, non fardé, sans arrière-pensée, comme jaillissant d'un lieu que ma vie, encombrée de mes conforts et de mes prudences, n'atteint plus si facilement. Elle a faim, et pourtant elle donne à manger. Elle pleure peut-être, la nuit, dans le carton et le froid, et pourtant elle rit, le matin, avec, et qui sait, pour moi.    Maurice Zundel aimait rappeler que la vraie pauvreté n'est pas un manque mais une ouverture, un espace laissé libre pour que l'Autre puisse advenir en nous sans que nous cherchions à le posséder. Peut-être est-ce cela que je reçois chaque matin sans le nommer : l'espace qu'elle laisse libre en elle, faute d'avoir de quoi le combler, devient le lieu même où passe la grâce. Elle n'a rien à défendre, alors elle peut tout accueillir. Moi, j'ai tant à défendre que j'ai peine à accueillir quoi que ce soit qui ne me ressemble pas déjà.

  2. 1d ago

    Dieu prend soin des futurs parents de son Fils – Évangile du jour et méditation du mardi 8 septembre 2026

    Évangile du mardi 8 septembre 2026 – La Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 18-23) Voici comment fut engendré Jésus Christ :Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;avant qu’ils aient habité ensemble,elle fut enceintepar l’action de l’Esprit Saint.    Joseph, son époux,qui était un homme juste,et ne voulait pas la dénoncer publiquement,décida de la renvoyer en secret.    Comme il avait formé ce projet,voici que l’ange du Seigneurlui apparut en songe et lui dit :« Joseph, fils de David,ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,puisque l’enfant qui est engendré en ellevient de l’Esprit Saint ;    elle enfantera un fils,et tu lui donneras le nom de Jésus(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »     Tout cela est arrivépour que soit accompliela parole du Seigneur prononcée par le prophète :    Voici que la Vierge concevra,et elle enfantera un fils ;on lui donnera le nom d’Emmanuel,qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Cet extrait de l’Évangile selon saint Matthieu passe sous silence une multitude d’éléments qui ont leur importance dans la décision de Dieu de choisir Marie et Joseph comme futurs parents de son Fils. Essayons d’en relever quelques-uns. Tout d’abord, il y a eu quatorze générations d’Abraham à David, quatorze générations de David jusqu’à l’exil à Babylone, et quatorze autres générations de l’exil jusqu’au Christ. (Mt 1, 17) On peut dire que Dieu à de l’ordre dans tout ce qu’Il fait. Seulement, ce constat aurait dû éveiller la conscience des Sages et Docteurs du temps sur la vraie nature de Jésus. Ensuite, Il faut savoir que le choix de Joseph comme futur époux de Marie fut pris par un des grands prêtres du Temple. Comme plusieurs jeunes filles orphelines en d’Israël, Marie vivait au Temple depuis son plus jeune âge. Elle portait dans son cœur le désir de faire partie de la vie du Sauveur que l’on attendait et qui apporterait le Salut pour tout le peuple d’Israël. À cet effet, elle avait fait le vœu de donner sa virginité à Dieu. Malheureusement, la loi du Temple stipulait que toutes les jeunes femmes en Israël devaient devenir une épouse et porter un fils pour le Seigneur. Malgré tout, Marie espérait que son futur époux partagerait avec elle son vœu de chasteté. Marie était de la maison royale par sa descendance de David et de la lignée sacerdotale par Aaron. Elle avait à peine quinze ans lorsqu’elle fut donnée en mariage à Joseph. Lui était de la tribu de David et déjà dans la trentaine. On disait de lui qu’il était juste par sa foi, par sa patience, sa chasteté, sa fidélité et son amour pour Dieu. On le reconnaissait aussi pour sa grande bonté. Le couple avait décidé de reporter leur noce d’au moins une année, laissant ainsi à Marie le temps de s’installer au village et de se faire à l’idée de sa nouvelle vie d’épouse. Après la visite de l’ange Gabriel, c’est une autre vie qui s’est offerte à Marie. Elle aurait pu se laisser envahir par l’orgueil d’avoir été choisi par Dieu pour être la mère de son Fils. Mais, elle s’est plutôt réfugiée dans l’humilité et le silence en s’appliquant à devenir la servante du Seigneur. Elle a assurément vécu la crainte de la réaction de Joseph, lorsque celui-ci découvrirait à son retour de chez sa cousine Élisabeth, qu’elle était en enceinte avant leur noce. Sans doute qu’elle a dû prier intensément le Seigneur pour qu’Il lui vienne en aide. Elle s’est abandonnée à Dieu, au risque de perdre sa vie, sa bonne réputation et l’affection de ses connaissances.

  3. 3d ago

    Il était une main – Évangile du jour et méditation du lundi 7 septembre 2026

    Évangile du lundi 7 septembre 2026 – 23ème Semaine du Temps Ordinaire « Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » (Lc 6, 6-11) Un jour de sabbat,Jésus était entré dans la synagogue et enseignait.Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.Les scribes et les pharisiens observaient Jésuspour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ;ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.Mais lui connaissait leurs raisonnements,et il dit à l’homme qui avait la main desséchée :« Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. »L’homme se dressa et se tint debout.Jésus leur dit :« Je vous le demande :Est-il permis, le jour du sabbat,de faire le bien ou de faire le mal ?de sauver une vie ou de la perdre ? »Alors, promenant son regard sur eux tous,il dit à l’homme :« Étends la main. »Il le fit, et sa main redevint normale.Quant à eux, ils furent remplis de fureuret ils discutaient entre euxsur ce qu’ils feraient à Jésus. Il était une fois, par un jour de congé, dans un lieu public honoré et très fréquenté, une personne handicapée ainsi que des observateurs. Certains d’entre eux étaient aux aguets parce qu’ardents protecteurs d’une Loi : la leur, appelée celle de Moïse, cet homme de Dieu, source de leur foi. Puis une main, pas deux. Ce qu’il en reste, ce que l’on peut voir d’elle : à droite en géographie, un attribut semblant l’essentiel. Bien que jumelle, celle-ci seule interpelle avec curiosité : elle ne concorde pas, elle est toute desséchée. On ne l’utilise plus, c’est un appendice, une quelconque extrémité. Il était donc une fois, en ce jour de congé, un homme adjectivé. Anonyme dans les regards et une indigne main pour réalité. En avait-il donc deux, dans le passé, pour travailler, saluer, partager ? Il était autrefois un homme, mais aujourd’hui classifié. De par sa main, toutes les pensées le jugent en condamné : vous n’êtes pas, il n’y a plus; un oublié fait prisonnier, par les guetteurs, les règles pétrifiées. Comme tous est-il venu en ce lieu pour sanctifier. Sans demander, rien en attente, ainsi est-il repéré. Déjà entré pour y enseigner, Jésus le voit dans ses pauvretés. De les compter et jusqu’à quatre, Jésus bientôt veut tout pacifier : se lever, se tenir droit, au milieu de tous lui dit Jésus pour commencer. Car Jésus, Maître en Humanité, c’est tout l’Être qu’Il veut restaurer. Son existence, sa volonté, aux yeux de tous Il veut cet homme affirmé. Plus qu’une histoire à raconter, une leçon doit être enseignée : lettrés et personnes de piété, perfectionnez votre morale en cultivant la Charité. Par Jésus interpellé, debout l’homme va se redresser. Puis sa volonté mise marche, il se tient au centre et devant tous : voir cet homme, le contempler ! Et de la main fautive, Jésus tient aussi à l’en libérer : Je suis venu pour te guérir, pour sauver toute ton humanité. Méditation - Il était une main

  4. Jun 20

    Au milieu de nos peurs, Sa Voix nous redit : « Soyez sans crainte! » – Méditation du dimanche 21 juin 2026

    Évangile du dimanche 21 juin 2026 – 12ème dimanche du Temps Ordinaire « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)     En ce temps-là,Jésus disait à ses Apôtres :    « Ne craignez pas les hommes ;rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,rien n’est caché qui ne sera connu.    Ce que je vous dis dans les ténèbres,dites-le en pleine lumière ;ce que vous entendez au creux de l’oreille,proclamez-le sur les toits.    Ne craignez pas ceux qui tuent le corpssans pouvoir tuer l’âme ;craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhennel’âme aussi bien que le corps.    Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?Or, pas un seul ne tombe à terresans que votre Père le veuille.    Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.    Soyez donc sans crainte :vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.    Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,moi aussi je me déclarerai pour luidevant mon Père qui est aux cieux.    Mais celui qui me reniera devant les hommes,moi aussi je le renieraidevant mon Père qui est aux cieux. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Quand la peur se cache ! Dans une émission radiophonique[1] de Radio-Canada, un scientifique, M. Sébastien Bohler, explique les mécanismes du cerveau en regard de la peur. La menace climatique, la perturbation des équilibres géostratégiques mondiaux, l’incertitude en regard de ce que va engendrer l’IA, sont des réalités qui touchent toute la planète et sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Notre cerveau n’est pas adapté pour faire face à ces peurs systémiques invisibles et totalement globales. Ces réalités que nous ne pouvons pas fuir engendrent l’anxiété. Face à ces menaces potentielles, l’amygdale du cerveau s’enflamme... c’est grâce à elle qu’on peut survivre en repérant les dangers pour nous en protéger. Ces sources de peur provoquent l’activation du système nerveux sympathique et suscitent 3 comportements possibles : s’immobiliser, attaquer ou fuir. Il ajoute que la première angoisse de l’homme, c’est la séparation, même plus importante que l’alimentation. Nous avons besoin de sentir que nous appartenons à un groupe : beaucoup de comportements de mimétisme ou de conformisme en témoignent. Les liens sociaux sont notre protection première : ils génèrent des ocytocines et des endorphines qui viennent calmer l’amygdale. Une société individualiste entraîne une diminution de ces liens. De fausses solutions surgissent alors pour se rassurer : l’hyper consommation qui engendre de la dopamine, les addictions et l’agression des autres. Des expériences en laboratoire ont montré qu’un rat ayant très peur développe des ulcères, perd ses poils et maigrit... il est rongé par sa peur ! Mais si on met un autre rat dans sa cage, il commence à l’agresser et transforme sa peur en violence, et par cette canalisation dans l’agressivité, il guérit. Dans une société angoissée, on aura tendance à développer une agressivité latente et trouver des boucs émissaires sur lesquels des groupes angoissés vont se libérer de leur peur. Cette société angoissée aura tendance à aller vers des autoritarismes et se choisir des leaders autoritaires pour se rassurer. Ces propos apportent une lumière sur les ressorts cachés de notre vie collective.

  5. Jun 19

    Quand DIEU est mon TOUT, l’argent devient serviteur… – Méditation du samedi 20 juin 2026

    Évangile du samedi 20 juin 2026 – 11ème Semaine du Temps Ordinaire « Ne vous faites pas de souci pour demain » (Mt 6, 24-34) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :    « Nul ne peut servir deux maîtres :ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.     C’est pourquoi je vous dis :Ne vous souciez pas,pour votre vie, de ce que vous mangerez,ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez.La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,et le corps plus que les vêtements ?    Regardez les oiseaux du ciel :ils ne font ni semailles ni moisson,ils n’amassent pas dans des greniers,et votre Père céleste les nourrit.Vous-mêmes, ne valez-vous pasbeaucoup plus qu’eux ?    Qui d’entre vous, en se faisant du souci,peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?    Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?Observez comment poussent les lis des champs :ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.    Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire,n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.    Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs,qui est là aujourd’hui,et qui demain sera jetée au feu,ne fera-t-il pas bien davantage pour vous,hommes de peu de foi ?     Ne vous faites donc pas tant de souci ;ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?”ou bien : “Qu’allons-nous boire ?”ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”     Tout cela, les païens le recherchent.Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.    Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,et tout cela vous sera donné par surcroît.    Ne vous faites pas de souci pour demain :demain aura souci de lui-même ;à chaque jour suffit sa peine. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent J’aime beaucoup cette page d’Évangile… Si au départ, la Parole se fait tranchante, même incisive : Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent, tout de suite, elle donne la direction… Ne vous souciez pas, nous invitant à une spiritualité vraiment incarnée… Dieu connaît nos besoins les plus élémentaires… boire, manger, se vêtir… Il connaît ce qui est source d’angoisse pour des milliers de personnes encore aujourd’hui ! Jésus nous révèle ce Dieu qui a soutenu la marche au désert en donnant la manne chaque jour ! Il nous rappelle que ce Dieu Père veille sur chacun de ses enfants aujourd’hui : Ne vous faites donc pas tant de souci ; … votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera ajouté1 .Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, ne serait-ce pas d’abord chercher Dieu lui-même, Le chercher en vérité… Ajuster notre regard sur Lui, mettre dehors nos fausses images de Dieu, celles qui nous coupent de la VIE et l’ÊTRE donnés par Lui en abondance chaque jour… cette VIE, cette FORCE qu’Il donne au cœur même des grandes souffrances… Chercher Dieu en Jésus, en sa Parole… Chercher Dieu en contemplant la vie cachée et déployée dans la nature… En ce début de l’été, laissons résonner les mots de Jésus: REGARDEZ… OBSERVEZ… tout le mystère que la nature vous révèle sur DIEU et sur la VIE ! Regardons les oiseaux fidèles à leur nature, chacun selon leur espèce… Accueillons leur chant… Laissons-les nous enseigner comment se poser en Dieu comme eux se posent en sécurité, même sur des branches ballotées par le vent…

  6. Jun 18

    Symboles remplis de sagesse pour notre vie – Méditation du vendredi 19 juin 2026

    Évangile du vendredi 19 juin 2026 – 11ème Semaine du Temps Ordinaire « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 19-23) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :    « Ne vous faites pas de trésors sur la terre,là où les mites et les vers les dévorent,où les voleurs percent les murs pour voler.    Mais faites-vous des trésors dans le ciel,là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent,pas de voleurs qui percent les murs pour voler.    Car là où est ton trésor,là aussi sera ton cœur.     La lampe du corps, c’est l’œil.Donc, si ton œil est limpide,ton corps tout entier sera dans la lumière ;    mais si ton œil est mauvais,ton corps tout entier sera dans les ténèbres.Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres,comme elles seront grandes, les ténèbres ! » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent L’enseignement de Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui, bien que très court, déborde de termes à la riche symbolique biblique : terre et ciel, trésor, œil, lampe, cœur, lumière, ténèbres. Essayons de les décortiquer afin d'en extraire la sagesse à appliquer dans notre vie. Tout d’abord, ce texte de l’Évangile nous rappelle que nous sommes des êtres de passage sur cette terre. La terre n’est pas notre destination finale. Sainte Catherine de Sienne disait : « La vie est un pont : traversez-la mais n’y faites pas votre demeure. » Prendre conscience de cela nous permet d’avoir une certaine distance à tout ce en quoi nous sommes engagés et envers tout ce que nous considérons comme nos trésors : les biens matériels, les connaissances, les acquis, les compétences. Bref, tout à quoi nous consacrons nos efforts et notre temps, ou comme dit Jésus, tout à quoi nous mettons notre cœur. Notre vie sur terre n’est qu’un moyen, un pont, vers la vie éternelle. Il est bon parfois de prendre le temps de recul pour revoir nos objectifs de vie et de vérifier si ce qui ne devait être qu'un moyen n'est pas devenu notre seul but. L’œil dans la Bible symbolise l'omniscience de Dieu (cf. Za 4,10 ; cf. Hé 4,13 ; Ap 5,6), mais aussi la posture spirituelle de l'homme. Quand l’homme se laisse guider par l’Esprit, son œil est limpide, il voit clairement, il sait distinguer les choses essentielles dans la vie des choses secondaires. Il saura distinguer les trésors terrestres des trésors dans le ciel. Le Christ nous instruit à plusieurs reprises comment amasser les trésors au ciel : « Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense » (Mt 10, 42). À l’homme qui demandait comment avoir la vie éternelle en héritage, Jésus répond : « Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » (Mc 10, 21). Saint Paul, dans la lettre à Timothée, conseille aux riches de ce monde de mettre leur espérance non pas dans des richesses incertaines, mais en Dieu qui procure tout en abondance : « Qu’ils fassent du bien et deviennent riches du bien qu’ils font ; qu’ils donnent de bon cœur et sachent partager. De cette manière, ils amasseront un trésor pour bien construire leur avenir et obtenir la vraie vie» (1 Tm 6, 18-19).

  7. Jun 17

    Le trajet de la Parole – Méditation du jeudi 18 juin 2026

    Évangile du jeudi 18 juin 2026 – 11ème Semaine du Temps Ordinaire « Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :    « Lorsque vous priez,ne rabâchez pas comme les païens :ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.    Ne les imitez donc pas,car votre Père sait de quoi vous avez besoin,avant même que vous l’ayez demandé.    Vous donc, priez ainsi :Notre Père, qui es aux cieux,que ton nom soit sanctifié,    que ton règne vienne,que ta volonté soit faitesur la terre comme au ciel.    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.    Remets-nous nos dettes,comme nous-mêmes nous remettons leurs dettesà nos débiteurs.    Et ne nous laisse pas entrer en tentation,mais délivre-nous du Mal.     Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,votre Père céleste vous pardonnera aussi.    Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent « Ne rabâchez pas comme les païens », l’avertissement est sans équivoque, car Celui qui parle est la Parole, le Fils. « Vous donc, priez ainsi »… nous invitant maintenant à saisir le trajet de la Parole en nous, secret de toute prière. Le Père est l’éternelle Origine au sein de la Trinité. Il est Celui qui engendre le Fils et qui fait de son Fils, son Verbe, sa Parole. Celui par lequel Il veut se dire, se faire connaître. C’est donc dans le Père que débute le trajet de la Parole et où se trouve la source de toute prière. Prier commence dans « se recueillir » dans le silence de cette Origine et dans une disponibilité entière à la Parole qui en surgit. Nous ne sommes pas les maîtres de son surgissement mais simplement ceux à qui le Père veut la donner en toute gratuité et en tout Amour. Cette Parole qui a tout créé et en qui fut la Vie se fait entendre dans le silence de notre être, et nous engendre dans le Fils, nous communique notre être même. Dans cette écoute, nous sommes dans le vertige et l’émerveillement de l’Origine; et au lieu même de la Parole où tout se dit et tout se tait… en adoration. En nous se laisse donc entendre « le Nom qui est au-dessus de tout nom » (Phi 2, 9), ce Nom duquel nous recevons le nôtre, dit depuis toujours par le Père, : notre parole de Dieu unique que nous sommes dans l’Unique Parole qu’est le Fils. Notre parole est ainsi sainte de par notre nom offert dans le Nom du Fils sous le souffle de l’Esprit. Notre être est alors prière éternelle du Père dans le Fils, prière qui nous crée, nous engendre et nous fait fils ou fille de Dieu. Et cette Parole du Père en nous, nous communique la plénitude de notre être mais, du même coup, demande notre oui entier. Il désire régner en nous comme Il le désire et il veut que nous y consentions de tout notre cœur. À nous qui recevons du Fils par le Père dans l’Esprit toute Vie, tout Amour, tout Vérité… il n’y a pas d’autre réponse que de nous y abandonner totalement. Il est impossible de devenir soi sans consentir à l’être unique que Dieu a voulu que nous soyons, don de Dieu, visage de Dieu unique pour ce monde. C’est là sa seule et unique volonté sur nous : que nous devenions fils ou fille en son Fils, parole du Père en la Parole du Père qu’est le Fils. Si nous disons oui au don de Dieu en nous, nous disons oui au Père et non seulement nous faisons sa volonté mais nous incarnons sa volonté.

  8. Jun 16

    Se retirer dans le plus retiré… – Méditation du mercredi 17 juin 2026

    Évangile du mercredi 17 juin 2026 – 11ème Semaine du Temps Ordinaire « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 1-6.16-18) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :    « Ce que vous faites pour devenir des justes,évitez de l’accomplir devant les hommespour vous faire remarquer.Sinon, il n’y a pas de récompense pour vousauprès de votre Père qui est aux cieux.    Ainsi, quand tu fais l’aumône,ne fais pas sonner la trompette devant toi,comme les hypocrites qui se donnent en spectacledans les synagogues et dans les rues,pour obtenir la gloire qui vient des hommes.Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.    Mais toi, quand tu fais l’aumône,que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,    afin que ton aumône reste dans le secret ;ton Père qui voit dans le secrette le rendra.     Et quand vous priez,ne soyez pas comme les hypocrites :ils aiment à se tenir deboutdans les synagogues et aux carrefourspour bien se montrer aux hommes quand ils prient.Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.    Mais toi, quand tu pries,retire-toi dans ta pièce la plus retirée,ferme la porte,et prie ton Père qui est présent dans le secret ;ton Père qui voit dans le secrette le rendra.     Et quand vous jeûnez,ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites :ils prennent une mine défaitepour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.    Mais toi, quand tu jeûnes,parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;    ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;ton Père qui voit au plus secrette le rendra. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Jésus nous l’assure : « ton Père (…) est présent dans le secret ». De quelle présence Jésus parle-t-il, puisque justement il s’agit d’une présence secrète ? À première vue, la présence se définit comme une réalité physique accessible aux yeux. Dès lors, une présence secrète peut-elle avoir un sens ? Pour les hommes, la présence est un commerce de reconnaissance : je te reconnais une valeur et en échange, tu me reconnais comme existant. Ainsi, le cercle de la « gloire qui vient des hommes » est bouclé. Le sentiment d’être présent se gagne par l’exposition de notre existence aux regards d’autrui. Il s’agit alors de « se donner en spectacle » aux hommes, de se rendre visible dans l’espace social des échanges. Ces regards pèsent les existences : un tel, c’est du lourd… et tel autre ne compte pas… il est « invisibilisé » par l’indifférence. Il est tentant de transporter en Dieu nos manières de faire très humaines. Mais, nos usages sociaux ont-ils un sens pour Dieu ? Méditation - Se retirer dans le plus retiré…La présence est un mystère, nous le sentons bien. La présence physique laisse trop souvent un goût d’inachevé. Au creux de nos présences, un trou empêche de se rejoindre parfaitement. Même les époux les plus proches sentent bien qu’une séparation tient à distance. Pour s’aimer, nous avons besoin d'un secret d’amour qui abouche les coeurs.

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