Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin

Centre Le Pèlerin

Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.

  1. 16h ago

    Pleurer avec Dieu pour naître à la vie – Méditation du lundi 8 juin 2026

    Évangile du lundi 8 juin 2026 – 10ème Semaine du Temps Ordinaire « Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12)     En ce temps-là,    voyant les foules,Jésus gravit la montagne.Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.Il disait :    « Heureux les pauvres de cœur,car le royaume des Cieux est à eux.    Heureux ceux qui pleurent,car ils seront consolés.    Heureux les doux,car ils recevront la terre en héritage.    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,car ils seront rassasiés.    Heureux les miséricordieux,car ils obtiendront miséricorde.    Heureux les cœurs purs,car ils verront Dieu.    Heureux les artisans de paix,car ils seront appelés fils de Dieu.    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,car le royaume des Cieux est à eux.    Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,si l’on vous persécuteet si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,à cause de moi.    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,car votre récompense est grande dans les cieux !C’est ainsi qu’on a persécutéles prophètes qui vous ont précédés. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent « Heureux ceux qui pleurent… » Lue avec les yeux du monde, cette phrase compte parmi les plus absurdes et les plus cruelles. Comment ceux qui pleurent seraient-ils heureux ? Dans un monde qui chasse Dieu pour laisser entrer la guerre, le bonheur peut-il survivre ? Des cascades de chagrins s’écroulent d’une génération sur l’autre. Nous le lisons tous les jours dans les journaux : les générations antérieures lèguent leurs lots de haines aux enfants qui s’empressent de les cultiver et dans leurs plaies naissent des armes nouvelles. Le chagrin est une matière poisseuse qui colle le souffle des mots, il éteint la vérité des voix. Les gens se frôlent sans se parler et les bouches qui s’ouvrent ne forment aucune parole. Aucun sens ne parvient aux oreilles de ceux qu’ils côtoient. La violence surgit toute armée d’un silence mort. L’écrivain Louis-Ferdinand CÉLINE a décrit cet effondrement qui absorbe la parole du malheureux : « Autant pas se faire d'illusion, les gens n'ont rien à se dire, ils ne se parlent que de leurs peines à eux chacun, c'est entendu. Chacun pour soi, la terre pour tous. Ils essayent de s'en débarrasser de leur peine, sur l'autre, au moment de l'amour, mais alors ça ne marche pas et ils ont beau faire, ils la gardent tout entière leur peine, et ils recommencent, ils essayent encore une fois de la placer. » (1) Cette exhalaison sans mots et sans paroles… Dieu ne s’en moque pas ! Dieu voit (Ex 3,7). Ce souffle coupé par la douleur… Dieu le recueille. Expulsé par les violences, Dieu se retire dans un lieu secret pour pleurer. Le prophète Jérémie révèle que l’arrogance des méchants bouleverse le Très-Haut : « Et si vous n'écoutez pas, dans des lieux secrets, mon âme pleurera à cause de l'arrogance et mes yeux seront inondés et se répandront en larmes, puisque le troupeau de l'Éternel aura été capturé. » (Jr 13,17) (2). Ce langage émotionnel ne conduit pas vers un apitoiement désespéré. Au contraire, les larmes de Dieu disent que la « descente de la Parole de Dieu en proximité des hommes, ne s'impose pas avec insistance, force et violence : elle dépend de la capacité d’écoute propre à chacun, de sa disponibilité et de son empressement à interroger ce Verbe avec une intelligence qui ne s'offense pas d'être nourrie par la sève émotionnelle conférant à la vie de chacun un goût unique. » (3)

    9 min
  2. 1d ago

    Quand l’Amour descend dans notre pain ! – Méditation du dimanche 7 juin 2026

    Évangile du dimanche 7 juin 2026 – Le Saint Sacrement du corps et du sang du Christ « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)     En ce temps-là,Jésus disait aux foules des Juifs :    « Moi, je suis le pain vivant,qui est descendu du ciel :si quelqu’un mange de ce pain,il vivra éternellement.Le pain que je donnerai, c’est ma chair,donnée pour la vie du monde. »    Les Juifs se querellaient entre eux :« Comment celui-làpeut-il nous donner sa chair à manger ? »    Jésus leur dit alors :« Amen, amen, je vous le dis :si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,et si vous ne buvez pas son sang,vous n’avez pas la vie en vous.    Celui qui mange ma chair et boit mon sanga la vie éternelle ;et moi, je le ressusciterai au dernier jour.    En effet, ma chair est la vraie nourriture,et mon sang est la vraie boisson.    Celui qui mange ma chair et boit mon sangdemeure en moi,et moi, je demeure en lui.    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,et que moi je vis par le Père,de même celui qui me mange,lui aussi vivra par moi.    Tel est le pain qui est descendu du ciel :il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.Eux, ils sont morts ;celui qui mange ce painvivra éternellement. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Alors que nous voulons parfois fuir le réel si limité, et à d’autres jours, nous y enfouir, nous faisons aussi l’expérience que l’amour habite la crèche de nos gestes les plus humbles, saisissant parfois avec surprise, dans la chaude mémoire des rencontres, que l’éternité a fait son chemin dans l’éphémère et le passager. Comment Jésus pouvait-il exprimer la pérennité de son Amour qui embrassait l’Humanité de tous les temps alors même qu’Il approchait de sa mort ? Manger sa chair ? Boire son sang ? Sa Parole nous heurte de plein fouet, nous provoquant à quitter la saisie d’une compréhension rationnelle pour que nous plongions dans le Mystère de son Être. À travers ces signes tangibles que sont le pain et le vin, le Christ vient écrire son Amour en notre Histoire et en notre vie.. Comment Jésus transmettra-t-il son Amour même au-delà de la mort qui Le fera disparaître ? C’est à cette question qu’une maman était confrontée en regard de son amour pour sa fille... Elle avait reçu le verdict d’un cancer foudroyant... Elle savait qu’elle allait bientôt mourir et que le temps était compté... À l’occasion d’un moment où elle était seule, elle avait demandé à sa fille de 11 ans de venir la rejoindre dans sa chambre, en lui demandant de s’assoir sur son lit. La jeune fille ne savait pas trop pourquoi sa maman l’appelait... Elle s’assoit à côté de sa mère qui, doucement, prend la parole. « Tu sais que je suis malade... je suis allée à l’hôpital plusieurs fois pour des traitements... Tu sais que j’ai le cancer et que ma situation de santé se dégrade... Tu vois bien aussi que je suis de plus en plus faible... Je sais... que je vais bientôt mourir... » Les seules paroles de la jeune fille étaient ses larmes sur son visage... Sa maman lui tenait la main et continuait de poser ses yeux sur elle... Après un léger temps de silence, elle continua... « Tu sais combien gros je t’aime... et je t’aimerai toujours. Je sais que bientôt tu ne me verras plus... Mais je voudrais que toujours, peu importe où tu sois et ce que tu vivras, tu puisses te rappeler que mon amour t’accompagnera toujours... toujours... » Et la maman de détacher une petite chaîne avec une croix, qu’elle portait toujours sur elle, à son cou...

    15 min
  3. 2d ago

    Un œil sain invité à la salle du Trésor – Méditation du samedi 6 juin 2026

    Évangile du samedi 6 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire « Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44) En ce temps-là,    dans son enseignement, Jésus disait :« Méfiez-vous des scribes,qui tiennent à se promener en vêtements d’apparatet qui aiment les salutations sur les places publiques,    les sièges d’honneur dans les synagogues,et les places d’honneur dans les dîners.    Ils dévorent les biens des veuveset, pour l’apparence, ils font de longues prières :ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »     Jésus s’était assis dans le Templeen face de la salle du trésor,et regardait comment la foule y mettait de l’argent.Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.    Une pauvre veuve s’avançaet mit deux petites pièces de monnaie.    Jésus appela ses disciples et leur déclara :« Amen, je vous le dis :cette pauvre veuve a mis dans le Trésorplus que tous les autres.    Car tous, ils ont pris sur leur superflu,mais elle, elle a pris sur son indigence :elle a mis tout ce qu’elle possédait,tout ce qu’elle avait pour vivre. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Nous voici disponibles : accueillons une autre page d’Évangile où Jésus aiguise notre regard, notre discernement… « Méfiez-vous des scribes… » qui se laissent mener par l’orgueil… Dans un premier temps, méfions-nous des scribes qui peuvent infiltrer notre cœur : Ces parties de nous qui parfois nous amènent à vivre dépendants du regard des autres, de ce qu’ils pourraient dire ou penser, nous volant ainsi notre liberté profonde d’être nous-mêmes… Méfions-nous de cet orgueil qui aujourd’hui, pourrait nous faire vivre en fonction des « Like » sur les réseaux sociaux, ou de toute autre forme extérieure qui nous donnerait le droit d’exister… Dans un deuxième temps, Méfions-nous des influenceurs plus soucieux de leur portefeuille et de la reconnaissance de leur personne que du bien-être réel des personnes qu’ils prétendent servir… Méfions-nous de l’attraction exercée par des personnes qui vivent dans l’image, mettant la lumière sur leurs richesses démesurées, sur leur pouvoir, sur leur savoir… Méfions-nous des personnes qui sont en apparence très religieuses mais qui jugent les autres avec froideur, sans compassion, enfermées dans leur cœur de pierre, plus attachées à leurs pratiques religieuses qu’au Christ caché dans l’être humain en souffrance… Méfions-nous… Sachons discerner, non pour juger ou condamner, mais pour rester vigilants à vivre debout à partir de notre cœur profond, là où l’Esprit nous enseigne comment nous recevoir de Dieu, libres du regard des autres sur nous, fidèles à la liberté intérieure que Dieu seul nous donne… Que notre méfiance se vive non à partir de nos blessures de confiance mais à partir de la Lumière donnée dans le Temple intérieur… Parlant de temple, une fois de plus, l’Évangile nous présente Jésus dans le Temple. Aujourd’hui, il est assis devant la salle du trésor… Il observe… et Il invite à nouveau ses disciples à bien regarder… Ça peut paraître tellement impressionnant les gros billets… le superflu des richissimes… Lui, Jésus, voit celle que tous ignorent… cette pauvre veuve… et il nous dit : Regardez… Il voit qu’elle met son « quart de sou », sa pénurie, sa vie tout entière.1 Il n’y a que Lui pour voir cela… Et Il reconnaît qu’elle a mis plus que tous les autres… Lui Fils de Dieu, Il peut voir la vraie valeur du don : Il a tout donné, ayant la condition de Dieu, (…) il s’est anéanti,(…) devenant semblable aux hommes (Ph2, 6-7)

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  4. 4d ago

    Amour commandé – Méditation du jeudi 4 juin 2026

    Évangile du jeudi 4 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 28b-34) En ce temps-là,    un scribe s’avança pour demander à Jésus :« Quel est le premier de tous les commandements ? »    Jésus lui fit cette réponse :« Voici le premier :Écoute, Israël :le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.    Tu aimeras le Seigneur ton Dieude tout ton cœur, de toute ton âme,de tout ton esprit et de toute ta force.    Et voici le second :Tu aimeras ton prochain comme toi-même.Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »    Le scribe reprit :« Fort bien, Maître,tu as dit vrai :Dieu est l’Uniqueet il n’y en a pas d’autre que lui.    L’aimer de tout son cœur,de toute son intelligence, de toute sa force,et aimer son prochain comme soi-même,vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »    Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »Et personne n’osait plus l’interroger. Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Voici maintenant qu’un scribe, impressionné par la réponse de Jésus aux sadducéens, lui demande : « Quel est le premier de tous les commandements ? » C’est comme si cette question lui était « commandée » de l’intérieur par son cœur juste et bon. Car le commandement qu’il recherche est un anti-commandement, car l’Amour ne se commande pas. Se placer de cœur au lieu de cet Amour de Dieu et du prochain, c’est découvrir un espace de liberté, nécessaire à l’Amour, et où tout jaillit gratuitement. Dans ce monde, nous connaissons l’amour qui a un prix, un amour en contraintes et obligations, auxquelles il nous faut répondre au prix de la haine. Ce lieu de liberté est au lieu même de cette Parole que nous avons méditée il y a deux jours, une Parole qui veut nous faire participer à son Amour du Père et qui surgit toujours comme un commencement, une création nouvelle. En cette Parole, il n’y a aucun amour figé mais l’éternel jaillissement d’un Amour qui s’invente dans une surprenance infinie. C’est cette Parole et cet Amour qui sont à l’origine de tout, de la création comme de l’humain, et qui reconduisent tout au Père. Ce commandement qui est la Parole même n’est pas un édit extérieur mais renvoie à la nature et à l’essence même de l’Ê(ê)tre. Tout ce qui existe est appelé à cet Amour et, donc, à vivre en le Fils l’Alliance au Père dans l’Esprit. Ce commandement n’est donc pas quelque chose que l’on doit atteindre mais l’essence même de notre être à laquelle nous sommes appelés à nous abandonner entièrement. Plus nous descendons au plan du cœur, plus cet appel se fait pressant et veut nous saisir par chaque fibre de notre être. C’est, à ce titre, l’anti-commandement de nos violences auxquelles nous ne pouvons nous soustraire par nous-mêmes, car le mal nous l'exige. Le mal en nous porte un commandement qui étouffe toute liberté en nous et nous oblige à commettre le mal que nous ne voulons pas. Nous en sommes les esclaves au point que nous disparaissons devant ses exigences. Et ici il n’y a aucune création, bien au contraire, le mal cherche à effacer la vie en nous et veut nous détruire de même que l’A(a)utre. Le vrai commandement de l’Amour, qui ne peut être que l’embrassement ou l’unité du Divin et de l’humain, forgé comme un seul commandement, ne peut que nous resituer en ce lieu où la Parole crée et engendre et nous donne de naître à notre mystère.

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  5. 5d ago

    Un amour, un ange et un chien – Méditation du mercredi 3 juin 2026

    Évangile du mercredi 3 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12, 18-27) En ce temps-là,    des sadducéens– ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection –vinrent trouver Jésus.Ils l’interrogeaient :    « Maître, Moïse nous a prescrit :Si un homme a un frère qui meurten laissant une femme, mais aucun enfant,il doit épouser la veuvepour susciter une descendance à son frère.    Il y avait sept frères ;le premier se maria,et mourut sans laisser de descendance.    Le deuxième épousa la veuve,et mourut sans laisser de descendance.Le troisième pareillement.    Et aucun des sept ne laissa de descendance.Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.    À la résurrection, quand ils ressusciteront,duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »    Jésus leur dit :« N’êtes-vous pas en train de vous égarer,en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?    Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts,on ne prend ni femme ni mari,mais on est comme les anges dans les cieux.    Et sur le fait que les morts ressuscitent,n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse,au récit du buisson ardent,comment Dieu lui a dit :Moi, je suis le Dieu d’Abraham,le Dieu d’Isaac,le Dieu de Jacob ?    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.Vous vous égarez complètement. » Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent La semaine dernière, la liturgie nous invitait à méditer l’incompréhension des fils de Zébédée devant l’annonce des souffrances du Messie. Aujourd’hui, c’est l’incompréhension des Sadducéens devant la résurrection des morts qui retient notre attention. La croix et la résurrection suscitent deux incompréhensions symétriques.  Les Sadducéens, « ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection », inventent une histoire qui met en scène le malheur d’une femme, sept fois veuve, comme modèle d’une vie accablée par la mort. « À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » L’anecdote présentée à Jésus par les Sadducéens rappelle le Livre de Tobie qui raconte l'histoire de Sara, jeune fille mariée sept fois, et dont le démon Asmodée fit mourir tour à tour chacun de ses sept maris lors de la nuit de noces (Tb 3,8). Sept fois veuve… que la vie peut être violente ! L’amour s’écrase sept fois contre le mur de la mort… Dans cette anecdote, les Sadducéens se saisissent des éclats tranchants d’une vie brisée pour poser des limites à la fécondité et à la puissance de Dieu. Il est vrai qu’au regard de la corruption des tombeaux, la résurrection des morts est une proposition insensée. « Dieu est mort » (1) disait Nietzsche ou, ce qui revient au même, « la Mort est Dieu » (2). Pourtant, le Livre de Tobie ouvre une espérance. En effet, Tobie, accompagné par l'archange Raphaël, voyage jusqu'à la ville où habite Sara. Sur les conseils de l’ange, Tobie épouse Sara. Puis, le jeune homme —affrontant par amour le risque de la mort— suit les conseils de Raphaël qui parviennent à faire fuir le démon (Tb 8,3). Sara délivrée, Tobie vivant, le jeune couple se réjouit ! Le nom porté par l’ange Raphael signifie « Dieu guérit » : c’est le signe de l’intervention thérapeutique de Dieu dans le monde.

    9 min
  6. 6d ago

    Tout nous vient de Dieu et tout retourne à Dieu – Méditation du mardi 2 juin 2026

    Évangile du mardi 2 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 13-17) En ce temps-là,    on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérodepour lui tendre un piège en le faisant parler,    et ceux-ci vinrent lui dire :« Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ;tu ne te laisses influencer par personne,car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens,mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité.Est-il permis, oui ou non,de payer l’impôt à César, l’empereur ?Devons-nous payer, oui ou non ? »    Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit :« Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?Faites-moi voir une pièce d’argent. »    Ils en apportèrent une,et Jésus leur dit :« Cette effigie et cette inscription,de qui sont-elles ?– De César », répondent-ils.    Jésus leur dit :« Ce qui est à César, rendez-le à César,et à Dieu ce qui est à Dieu. »Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet. Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Dans ce texte de l’Évangile, on mentionne que les pharisiens et les hérodiens tendent de piéger Jésus en le faisant parler sur un sujet très épineux de l’époque, soit les tarifs à payer à l’envahisseur romain. Pour les juifs, tout ce qui venait des Romains incluant leur monnaie, leurs lois et coutumes, ainsi que leurs croyances religieuses étaient considérées comme quelque chose de malsain et de païen. Malheureusement pour le peuple juif, l’argent identifié à l’effigie de l’Empereur était la seule monnaie d’échange accepté par Rome sur tous les territoires occupés. Or, il était accepté, par la majorité des juifs, de tout faire pour ne pas payer les impôts imposés par les collecteurs en signe de contestation, puisqu’ils payaient déjà des redevances au Temple pour les besoins de la communauté. On comprend mieux à quoi Jésus était exposé par la question qui Lui était adressée par les instances religieuses. En répondant qu’ils ne devaient pas payer l’impôt à César, Il s’exposait à des réprimandes sévères des autorités romaines en place et, s’Il disait le contraire, Il se mettait à dos tout le peuple juif qui essayait par tous les moyens de ne pas enrichir les Romains du fruit de leur travail. Ce que va dire Jésus relève d’une droiture d’esprit, pour ne pas dire de l’Esprit. Il va d’abord faire la lumière sur la situation en signifiant à ses demandeurs qu’Il connaît très bien leur vraie intention et qui la juge malsaine. Par le fait même, Il leur dit qu’Il n’accepte pas d’être glorifié par leurs flatteries malveillantes. De plus, Il refuse de faire connivence avec le mal qui semble s’être glissé parmi le peuple, et Il s’abstient d’ajouter du mal par-dessus le mal, car Il aurait pu être beaucoup plus mordant contre les gens qui cherchaient à la piéger. Il va plutôt choisir d’apporter un éclairage nouveau et un enseignement grâce à l’occasion qui Lui est donnée de s’adresser au peuple d’Israël. « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Une réponse qui fait encore échos aujourd’hui. Rendez, c’est-à-dire restituer ou redonner à son propriétaire ce qui lui appartient.

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  7. May 31

    Dieu part en voyage pour que nous prenions la route – Méditation du lundi 1 juin 2026

    Évangile du lundi 1 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire « Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne » (Mc 12, 1-12) En ce temps-là,    Jésus se mit à parler en parabolesaux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens :« Un homme planta une vigne,il l’entoura d’une clôture,y creusa un pressoiret y bâtit une tour de garde.Puis il loua cette vigne à des vignerons,et partit en voyage.        Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vigneronspour se faire remettre par euxce qui lui revenait des fruits de la vigne.        Mais les vignerons se saisirent du serviteur,le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.        De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ;et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.        Il en envoya encore un autre,et celui-là, ils le tuèrent ;puis beaucoup d’autres serviteurs :ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.        Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé.Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant :“Ils respecteront mon fils.”        Mais ces vignerons-là se dirent entre eux :“Voici l’héritier :allons-y ! tuons-le,et l’héritage va être à nous !”         Ils se saisirent de lui, le tuèrent,et le jetèrent hors de la vigne.        Que fera le maître de la vigne ?Il viendra,fera périr les vignerons,et donnera la vigne à d’autres.        N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ?La pierre qu’ont rejetée les bâtisseursest devenue la pierre d’angle :        c’est là l’œuvre du Seigneur,la merveille devant nos yeux ! »    Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus,mais ils eurent peur de la foule.– Ils avaient bien compris en effetqu’il avait dit la parabole à leur intention.Ils le laissèrent donc et s’en allèrent. Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent Les vignobles de l’Antiquité étaient entretenus selon la culture en hautain : chaque pied de vigne était marié à un arbre fruitier qui lui servait de tuteur. Les sarments de la vigne, contraints à prendre de la hauteur en s’accrochant aux branches de l’arbre fruitier, se dégageaient d’un sol moins lumineux. En montant vers la lumière, la vigne participait à sa propre croissance. Devenu tuteur, l’arbre bien taillé permettait à des légumes de prospérer à ses pieds. Cette culture en hautain fournissait une récolte diversifiée, symbole de la richesse de la grâce. L’image du vignoble présente le don bienveillant de Dieu et la méfiance des hommes. Par exemple, au sortir du désert, avant que le peuple ne pénétrât en Terre Promise, Moïse envoya douze explorateurs. Dieu serait-il aussi véridique que Moïse l’avait dit ? Ces pionniers représentant Israël en revinrent portant le signe de l’abondance promise par Dieu : « ils y coupèrent un sarment et une grappe de raisin qu'ils emportèrent à deux, sur une perche, ainsi que des grenades et des figues. » (Nb 13,23). Plus tard, sous le roi Salomon, le mariage de la vigne et des figuiers représentait l’harmonie entre les royaumes : « Juda et Israël (…) habitèrent en sécurité, chacun au milieu de ses vignes et de ses figuiers » (1 R 5,5). Ces deux royaumes ne tardèrent pas à se diviser… Les cultivateurs payaient au propriétaire un loyer qui reconnaissait une dette et exprimait une gratitude. Cette image symbolise la fructification de la grâce confiée à la gérance des hommes. Le Père qui cède Sa création en location attend le paiement d’un loyer, de telle sorte que chacun puisse considérer sa tâche humaine comme une mission reçue de Dieu.

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  8. May 30

    Il ne veut tellement pas nous perdre ! – Méditation du dimanche 31 mai 2026

    Évangile du dimanche 31 mai 2026 – La Sainte Trinité « Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18) Dieu a tellement aimé le mondequ’il a donné son Fils unique,afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,mais obtienne la vie éternelle.    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,non pas pour juger le monde,mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.    Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;celui qui ne croit pas est déjà jugé,du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Que d’élan vers nous ! Dieu qui fait don de son Fils unique pour que nous puissions obtenir la vie éternelle et que par Lui, nous soyons sauvés. C’est à travers l’expression du Fils que nous découvrons le Cœur du Père, et dans l’élan où ne respire aucun repli sur soi, l’Esprit se manifeste comme ce Souffle qui vient jusqu’à nous. Ce Dieu qui est Amour se révèle sans tambour ni trompette, simplement en descendant à notre rencontre, sans bruit, non pas pour se taire et rester silencieux... sans bruit parasite... Il s’efface et se désapproprie de Lui-même dans l’élan où Il se consume pour nous. Il ne se regarde pas... Son regard est tout entier tourné vers nous... Il entre dans cette vulnérabilité de n’être qu’élan vers nous, à la merci de notre réponse... de notre accueil ou de notre refus... de notre indifférence ou de notre distraction... Que peut faire la plus belle musique à celui que ne l’écoute pas ? Que peut faire la plus belle œuvre d’art pour une personne distraite ? Je me souviens d’une maman qui avait invité son fils à manger... elle connaissait bien ses goûts et, dans l’amour qu’elle voulait lui manifester, elle s’était appliquée à préparer avec soin le repas que son amour avait « mijoté » à feu doux, depuis déjà plusieurs jours. Le fils arrive, il s’assoit à la table... La soupe qu’il aimait tant était servie, avec la chaleur de l’amour caché dans l’initiative où respirait l’amour de sa mère pour lui. Le repas était à peine commencé que le fils de lui dire : « Maman, ta soupe manque de sel !!! ». C’est ce qu’on appelle, passer à côté en étant aveugle de l’amour pourtant incarné dans la proximité la plus grande et la plus simple... dans l’expression la plus concrète, la plus proche, avec l’alphabet à la fois le plus familier et aussi le plus plein. Ce Mystère porté à l’Infini n’est-il pas déjà rayonnant au cœur de l’Eucharistie ? La Présence réelle est à l’opposé du bruit et de la publicité à travers lesquelles nous cherchons à apparaître et être remarqué. L’effacement et le silence, que nous interprétons faussement comme une absence, expriment justement ce détachement de Dieu en regard de Lui-même, se faisant tout élan vers nous. Il se fait pauvre en acceptant de déposer sa Vie entre nos mains. La fête de la Trinité nous replace non pas, devant un problème métaphysique, mais bien devant ce que nous n’aurons jamais fini de comprendre et d’accueillir : le Mystère inépuisable de l’Amour qu’est Dieu. Maurice Zundel employait une image pour nous aider à contempler ce Mystère : en entrant dans une demeure, on peut sentir le climat particulier que ses occupants ont voulu créer... Sans mot, on peut y sentir l’accueil, l’harmonie, la paix. Les relations établies entre les murs, les fenêtres, l’éclairage, les plantes, les tissus, les meubles, les couleurs et la décoration créent cette atmosphère que nous pouvons sentir et reconnaître en y entrant. Les mêmes éléments, placés pêle-mêle dans une garde-robe, ne disent plus rien, si ce n’est le chaos et le désordre. C’est la relation qui donne vie à cet au-delà de la matérialité à travers lequel respire l’âme de leur demeure, dont l’intériorité des personnes est l’artisane. Dieu ne se contemple pas Lui-même, Il n’est pas en quête de notre regard pour se nourrir de « like ». Il se dépossède de Lui-même et c’est la désappropriation qui marque la relation au sein même du Père, du Fils et de l’Esprit.

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