Plantés

FeuilleBlanche Studio

On n’est jamais prêt à planter sa boite. D’un point de vue pratico pratique, et encore moins d’un point de vue émotionnel. Il faut donc montrer la pluralité des crashs d’entreprises à travers celles et ceux qui l’ont vécu pour préparer la nouvelle génération d’entrepreneurs à ne pas reproduire les mêmes erreurs, ou au moins de s’y préparer au mieux. Même les plus grandes réussites entrepreneuriales sont parfois passées de peu au bord du plantage. L’échec n’est pas un passage obligé avant la réussite, mais échouer n’est pas une honte, ni le point final d’une aventure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Sep 30

    :48 “Je me suis enfermé dans un projet qui ne me convenait plus” - Justine Abecassis

    Un coup de fil suffit et en moins de 24h, Justine stoppe tout. Tout commence durant un semestre à l’étranger au Canada. Lors d’un cours d’entrepreneuriat, Justine Abecassis a une idée, créer une marketplace de mode éco-responsable. Persuadé de tenir une idée révolutionnaire, la jeune étudiante garde ce projet secret et travaille seule dessus. Très vite, sa meilleure amie la rejoint et les deux jeunes filles travaillent d’arrache pied, mais sans vraiment savoir dans quelle direction. 1 an après le début du projet, un plan de communication est mis en place et 6 mois plus tard, le site marketplace codé à la main par sa meilleure amie Éloïse voit le jour après avoir accusé un immense retard. Mais même si le projet “L’etiquette” comme l’appelle les deux filles a pris la route, la direction elle, n’est pas la bonne. Rien ne roule et les deux entrepreneuses réalisent alors que le temps de travail n’a pas été réparti aux endroits nécessaires. La communication est alors retravaillé, des contrats partenaires sont signées et un incubateur leur propose même une levée de fond. Mais alors que l’etiquette semble prendre le bon virage, une remise en question vient tout bousculer. Pour les deux amies, quelques chose ne colle pas. Plus le projet avance, plus elles se rendent comptent qu’il ne ressemble en rien à leur vision éco-responsable de la mode. En un coup de fil passé entre elles, le constat est sans appel, et elles décident de tout stopper. Éloïse retrouve vite un travail, mais pour Justine, la rupture est plus compliquée. Elle prend alors la décision de partir à l’étranger. À son retour en France, elle rejoint LiveMentor dans le but d’accompagner des entrepreneurs comme elle, et passe même ingénieure pédagogique. Mais un accident de plongée l’écarte de ses fonctions durant plusieurs mois jusqu’à la pousser à devoir quitter ses fonctions. Les mois qui suivent, Justine répond à plusieurs annonces et tombe sur une offre d’une maison d’édition. Celle-ci lui fait confiance et lui permet de concrétiser ses écrits commencés après la fermeture de L’Étiquette, qui deviendront son livre “J’ai testé pour vous : L’Échec”. Dans son ouvrage, Justine partage ses échecs et les conseils tirés de son aventure entrepreneuriale. À travers ce livre, elle souhaite également transmettre l’importance d’apprendre à repérer ses succès, pour mieux accueillir l’échec. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    :48 “Je me suis enfermé dans un projet qui ne me convenait plus”  - Justine Abecassis
  2. Sep 16

    :47 Elle a eu les félicitations… pas les financements - Solenne Bocquillon-Le Goaziou - Soft Kids

    Durant sept années, Solenne Bocquillon-Le Goaziou a bravé vents et marées pour mener le plus loin possible Soft Kids, une start-up edtech qui développait les compétences humaines des enfants : confiance en soi, esprit critique, persévérance. Une idée qui avait germé plusieurs années auparavant dans l’esprit de la Bretonne, au fil de son ascension chez Shell, où elle était entrée dans les ressources humaines à la faveur d’un entretien décroché sans CV, avant de gravir les échelons jusqu’à devenir DRH à l’international. 3 jours après avoir quitté l’entreprise qui l’a vu grimper les échelons, elle se lance alors dans une formation de 9 mois au sein d’HEC. Pendant le Covid, un article de Madyness donne le top départ de Soft Kids et très vite, le projet prend de l’ampleur et de plus en plus de personnes viennent la voir dans la cour de récré. Nommé dans les 40 Femmes Forbes en 2022, elle obtient en huit prix en 2023. Mais de l'intérieur, la trésorerie prend l’eau et se joue chaque année sur le fil. Malgré des investisseurs constamment admiratifs du projet, la même phrase revient sans cesse : « l'éducation c'est trop compliqué ». Le navire traverse de peu les intempéries financières chaque année jusqu’au moment où un client institutionnel ne paie pas. Fin 2025, deux versements représentant six mois de trésorerie sont suspendus. Au 1er janvier, Solenne n’a plus assez de quoi payer les salariés. L’entrepreneuse est dans la tourmente et passe ses vacances de Noël à peser entre liquidation, redressement et reprise. Le 23 janvier 2026, elle décide finalement de lancer la procédure de liquidation judiciaire. Le jour venu, Solenne avait préparé six pages pour son passage devant le tribunal de commerce qui ne durera finalement que cinq minutes. Après plusieurs mois de décompression imposés par son organisme, Solenne a aujourd’hui remit les voiles sur sa mission initiale, éduquer les génération futures. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    :47 Elle a eu les félicitations… pas les financements - Solenne Bocquillon-Le Goaziou - Soft Kids
  3. Sep 2

    :46 « Mon pauvre monsieur, c'est terminé la fabrication française » - Gilles Attaf - Smuggler

    « Mon pauvre monsieur, la fabrication française, c’est terminé. » C’est malgré le scepticisme des fonds d’investissement que Gilles Attaf fait le pari de reprendre une marque de costumes et de verticaliser sa production en s'appuyant sur l'atelier historique de Limoges. Pendant dix ans, l’aventure est une réussite éclatante. La marque séduit hommes d'affaires et décideurs politiques, s'étend jusqu'à 13 boutiques, et obtient la certification Origine France Garantie ainsi qu'une décoration ministérielle à Bercy. Mais en coulisses, l'équilibre se fragilise. L’arrivée d’un fonds de défiscalisation pousse à une expansion forcée en province où l'offre business parisienne peine à trouver son public. Dans le même temps, l’usine perd ses clients industriels. Refusant par conviction éthique de délocaliser ou de licencier, Gilles fait surproduire l'atelier pour ses propres magasins. Le piège se referme : les stocks explosent, les marges s’effondrent et les tensions entre associés s’enveniment. L'engrenage débouche sur un redressement judiciaire puis sur la liquidation du réseau de distribution en 2018. Le coup de grâce survient en 2020 avec la fermeture définitive de l’usine de Limoges, scellant la perte irréparable d'un savoir-faire d'exception et laissant une blessure intime profonde. Face à cet échec, Gilles choisit de rebondir en transformant son expérience en combat. Après avoir créé la marque « Belleville » en hommage à son père, il cofonde les Forces Françaises de l’Industrie (FFI) pour mobiliser des réseaux d'entrepreneurs et financer la réindustrialisation de nos territoires. Un engagement total pour la souveraineté économique qu'il prolonge aujourd'hui en présidant Origine France Garantie. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    :46 « Mon pauvre monsieur, c'est terminé la fabrication française » - Gilles Attaf - Smuggler
  4. Aug 19

    [BEST OF] :41 De 50 salariés au dépôt de bilan : quand la croissance devient un piège mortel - Loïc Boutet - Hexagonal

    Plantés revient le 02/09 ! Et en attendant le prochain épisode, on vous propose de (re)découvrir l’épisode de Loïc Boutet ! Bonnes vacances ! Loïc Boutet a fondé Hexagonal avec une ambition simple : créer la boîte dans laquelle il aurait voulu être salarié. Une agence de développement sur mesure, en télétravail, humaine, loin des codes classiques des ESN. Puis le Covid accélère tout. Hexagonal passe de 20 à 50 personnes, les projets affluent, les recrutements s’enchaînent, l’euphorie monte. Mais derrière la croissance, les failles apparaissent : pas de vraie machine commerciale, une gestion financière trop tendue, des tensions internes, des clients plus exigeants et une organisation qui devient trop lourde. Avec ça, le recrutement d’un directeur commercial devait relancer la machine. Sur le papier, c’était le profil qui allait structurer la vente et apporter les contrats dont Hexagonal avait besoin pour tenir. Pendant des mois, les opportunités annoncées donnent l’impression que la situation peut encore se retourner. Des rendez-vous, des prospects, des montants, des deals à venir, jusqu’au moment où Loïc comprend que les contrats n’arriveront pas et que ce recrutement censé sauver l’entreprise va au contraire précipiter sa chute. En 2023, Hexagonal passe en redressement judiciaire, réduit ses effectifs, puis décide d’arrêter. Dans cet épisode, Loïc raconte la croissance qui devient négative, la solitude du dirigeant, la mort brutale d’un homme clé, la liquidation, la perte d’identité… puis le rebond avec 5000.dev. Un épisode essentiel sur une vérité qu’on oublie trop souvent : grossir n’est pas toujours synonyme de réussite. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l'association GSC. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  5. Aug 12

    [DISCOVER] :115 9 ans après la cession, il est toujours le capitaine de son navire - Antoine Grimaud - PayPlug

    Plantés revient le 02/09 ! Et en attendant le prochain épisode, on vous propose de (re)découvrir l’épisode d'Antoine Grimaud ! Bonnes vacances ! En 2012, Antoine Grimaud et Camille Tyan ne se connaissent que de vue sur le campus de Harvard. Un post sur les réseaux sociaux pour une place de concert de Pink Floyd à Boston scelle leur destin. De cette amitié mélomane naît une ambition folle : disrupter le monde très fermé du paiement avec PayPlug. Partis de rien, sans expertise monétique mais avec l'audace des agnostiques, ils bâtissent une solution qui va finir par attirer le regard des plus grands. Dans cet épisode de Cash Out, Antoine nous plonge dans les montagnes russes d'une aventure entrepreneuriale hors norme. Il raconte d’abord le traumatisme de juillet 2014, ce matin où un partenaire stratégique les appelle pour leur annoncer qu'il débranche tout en une heure. C’est ce moment de survie pure, où l'équipe travaille jour et nuit pour reconstruire son autonomie, qui forgera la véritable valeur technologique de la boîte. Le récit bascule ensuite dans les salons feutrés de l'Automobile Club de Paris pour le déjeuner de cession. Antoine nous dévoile la psychologie du "non-vendeur" : comment, en répétant cinq fois qu'ils ne sont pas là pour céder leurs parts, ils ont poussé Natixis à prononcer le chiffre magique qu'ils avaient secrètement imaginé : 25 millions d'euros. Mais l'histoire ne s'arrête pas au chèque. Antoine se confie sur la décompression brutale du closing qui cloue les deux associés au lit quelques heures après la signature, et aussi sur la solitude du capitaine lorsque son binôme, Camille, décide de partir au bout de deux ans. Découvrez comment on survit à sa propre vente, comment on négocie son "re-invest" pour entamer un nouveau cycle industriel, et pourquoi, même après avoir encaissé 25 millions d'euros, Antoine Grimaud a choisi de rester aux commandes pour transformer PayPlug en un leader du marché À l’animation - Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlanche- Souleymane-Jean Galadima, cofondateur et Directeur Général de SapiansUn épisode en partenariat avec Sapians, le family office nouvelle génération. Leur mission : offrir aux entrepreneurs et cadres dirigeants un accès simplifié à un accompagnement patrimonial haut de gamme et des solutions d'investissements exclusifs dès 100k€. RDV sur https://sapians.com/podcast-cash-out pour construire votre roadmap patrimoniale ! Un podcast conçu par FeuilleBlanche, producteur de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [DISCOVER] :115 9 ans après la cession, il est toujours le capitaine de son navire - Antoine Grimaud - PayPlug
  6. Aug 5

    [BEST OF] :40 Trahi par son associé, il aide désormais les entrepreneurs en difficulté - Guillaume Bourdon

    Plantés revient le 02/09 ! Et en attendant le prochain épisode, on vous propose de (re)découvrir l’épisode de Guillaume Bourdon ! Bonnes vacances ! « Je vois un dossier que je ne connais pas sur le serveur. Je comprends qu'il monte une boîte en parallèle et qu'il me pique du business. » Retours en 1997. L’agence Altitudes a moins d’un an, et très vite, Guillaume gagne le gros lot : faire la signalétique de la Coupe du Monde de football. Ce projet va propulser l’agence. Altitudes continue son ascension, l’équipe s’agrandit, les choses vont bien. Mais en 2007, Guillaume constate un décalage : son associé ne fait pas sa part du travail. Il lui propose alors le rachat de ses parts, mais son associé annonce un prix 4 fois plus élevé que ce qu’il vaut. La situation s’enlise jusqu’en 2010. Alors que les appels d’offres se raréfient, Guillaume découvre par hasard sur le serveur de l’agence un dossier glaçant : son associé s’apprête à détourner la clientèle en montant une agence concurrente. Guillaume raconte alors l'engrenage : la mise à pied immédiate, le blocage des décisions juridiques par son associé, et le quotidien de l’activité qui emmène au redressement, puis la liquidation finale. En quittant le tribunal, Guillaume ressent un mélange de honte et de culpabilité. Sans logement et endetté par des cautions bancaires, il doit alors régler ces derniers points. Puis, une fois en sécurité dans un nouveau logement, son corps réagit brusquement. Il s'isole pendant trois mois avant de commencer sa reconstruction. Aujourd’hui, Guillaume dirige l’association “Les Antilopes”, dédiée à l’accompagnement des entrepreneurs en difficulté. Le bilan 2025 atteste de son succès : 200 bénévoles et 500 accompagnements par an. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l'association GSC. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  7. Jul 29

    :45 Sa liquidation a été une révélation - Younes El Hajjami - Rutabago

    Il suffit parfois d'une seule signature manquante, ou d'un événement géopolitique à des milliers de kilomètres, pour que tout s’écroule comme un château de cartes. Dans cet épisode, Younes El Hajjami raconte l'ascension fulgurante et la chute vertigineuse de Rutabago, son entreprise de box à cuisiner bio. Tout avait pourtant commencé comme un rêve d'entrepreneur : trois amis qui quittent le confort du conseil pour lancer un projet depuis un appartement parisien, stockant leurs premiers légumes dans un frigo professionnel assourdissant au milieu du salon. Des années de sacrifices, des nuits en colocation sans salaire pour sauver la boîte en 2018, et finalement, le succès. Près de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, une équipe de 45 passionnés, et des affiches dans tout le métro parisien pour préparer une levée de fonds historique. Et puis, le 24 février 2022, la guerre en Ukraine éclate. L'inflation explose, le marché du bio s'écroule, et les investisseurs fuient. S'ensuit une véritable descente aux enfers : les plans de licenciement qui brûlent le reste de la trésorerie, les négociations secrètes pour fusionner, et surtout, ce moment glaçant où le refus d'une seule banque, par simple "manque de temps" pour étudier le dossier, condamne définitivement l'entreprise. Comment vit-on ce moment précis devant le juge du tribunal de commerce, quand on réalise qu'on vient de perdre l'œuvre de sa vie ? Younes, lui, l’a vécu comme un soulagement absolu. Dès le lendemain de la liquidation, il coupe son téléphone et part s'isoler dans le sud de la France pour une retraite Vipassana. 10 jours de méditation. 10 jours de silence total pour faire le deuil et se préparer à renaître. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Transformé par cette épreuve et par la réussite de la fusion post-liquidation, il se découvre une vocation inattendue : sauver les entreprises des autres. C'est via un simple message WhatsApp qu'il repère une nouvelle boîte de 4 millions d'euros de CA en redressement judiciaire. Seul face à des géants du secteur, il réussit l'impensable au tribunal, reprend l'entreprise, et la ramène à la rentabilité. Un récit fascinant qui prouve que l'entrepreneuriat est un jeu, et que perdre une manche permet parfois d'apprendre à gagner toutes les suivantes. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    :45 Sa liquidation a été une révélation - Younes El Hajjami - Rutabago
  8. Jul 8

    :44 “Ma communauté est devenue mon assurance chômage” - Mona Boujtita

    En 2020, la pandémie de Covid-19 interrompt brutalement le stage de fin d'études de Mona chez Louis Vuitton. En pleine quête de sens face à une industrie de la mode qu'elle juge déconnectée, elle lance avec une amie un simple compte Instagram, RESAP PARIS, pour fédérer une communauté autour de l'upcycling. Contre toute attente, le projet explose. En quelques mois, elles passent de petits "drops" artisanaux à des collaborations prestigieuses avec les Galeries Lafayette, Levi's ou encore Lacoste. La consécration arrive avec leur passage très remarqué dans l’émission Qui veut être mon associé ?, propulsant la jeune marque dans une dimension grand public. Mais en coulisses, la machine s'emballe et devient trop lourde à porter. L'augmentation brutale des charges fixes, liée aux nouveaux locaux parisiens et aux embauches en CDI, transforme l'aventure légère des débuts en une angoisse nocturne permanente : comment payer les salaires à la fin du mois? L'épuisement physique et mental s'installe profondément : la fatigue creuse des cernes noirs sur son visage, sa créativité disparaît, et Mona en vient même à oublier le digicode de l'immeuble où elle habite depuis cinq ans. Le véritable déclic survient de manière inattendue lors d'une séance d'hypnose. Invitée par son thérapeute à visualiser son avenir, Mona réalise avec choc qu'elle n'y voit aucune trace de RESAP. C'est le début d'un long deuil et d'une période d'isolement extrêmement lourde émotionnellement. Accompagnée d'un médiateur pour maintenir le dialogue avec ses associées , Mona doit faire bonne figure face au monde extérieur tout en préparant la fin dans le plus grand secret. Après une course contre la montre administrative épuisante, le couperet tombe en février 2024 : le passage de dix minutes devant le tribunal de commerce pour acter la liquidation sonne paradoxalement comme une libération, ôtant un poids immense de ses épaules. Après une nécessaire période de vide à Marseille pour redéfinir son identité au-delà de son simple statut de "CEO de RESAP" , Mona décide de briser le tabou de la faillite. Elle rédige minutieusement son annonce pour en faire une "belle histoire" et publie un post LinkedIn qui devient viral, cumulant un demi-million de vues. Cette transparence inattendue la sauve : sa communauté, devenue sa meilleure "assurance chômage", lui offre instantanément de nombreuses opportunités. Aujourd'hui freelance spécialisée dans le "personal branding", elle aide d'autres dirigeants à incarner leur marque et anime son propre podcast, incarnant pleinement le rebond après l'échec. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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