Plantés

FeuilleBlanche Studio

On n’est jamais prêt à planter sa boite. D’un point de vue pratico pratique, et encore moins d’un point de vue émotionnel. Il faut donc montrer la pluralité des crashs d’entreprises à travers celles et ceux qui l’ont vécu pour préparer la nouvelle génération d’entrepreneurs à ne pas reproduire les mêmes erreurs, ou au moins de s’y préparer au mieux. Même les plus grandes réussites entrepreneuriales sont parfois passées de peu au bord du plantage. L’échec n’est pas un passage obligé avant la réussite, mais échouer n’est pas une honte, ni le point final d’une aventure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. :33 Son rêve d’entrepreneur a basculé en moins d’une heure - Olivier Poulet - Childer

    FEB 4

    :33 Son rêve d’entrepreneur a basculé en moins d’une heure - Olivier Poulet - Childer

    « Je sens que mon associé est en train de se désengager... j’ai un peu l’impression de tenir du sable entre les mains. » Imaginez : vous venez de dessiner les codes d'une marque qui s'apprête à conquérir le monde. Vous avez vu votre logo sur des canettes produites dans les mêmes usines que Coca-Cola. Vous y croyez pour deux. Et pourtant, en une après-midi, tout s'effondre. Pas parce que les clients manquent, mais parce que le lien humain se brise. Dans cet épisode, Olivier Poulet nous raconte l’histoire de Childer, sa première agence de communication. C’est le récit d’une ascension fulgurante née dans un sous-sol, portée par l’insouciance et le talent, avant de butter sur les réalités brutales : un client majeur qui s'évapore, des tensions liées à l'argent et un associé dont la vie change si radicalement qu'il n'a plus besoin de se battre. Olivier nous livre les détails de son "ascenseur émotionnel de dingue" : le jour où il perd sa boîte le matin pour se voir proposer un CDI inespéré l'après-midi. Il nous parle sans tabou du déni administratif, de la honte face aux parents, mais surtout de la résilience nécessaire pour se relever, apprendre de ses erreurs de gestion et enfin oser lancer son propre studio, seul aux commandes. Un témoignage essentiel sur l'importance de la structure financière et du courage entrepreneurial. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 — 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur uncafe@feuilleblanche.com Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    40 min
  2. :32 Quand Saint Laurent t’appelle 2 semaines après avoir liquidé - Mary Castel - Maison Fragile

    JAN 21

    :32 Quand Saint Laurent t’appelle 2 semaines après avoir liquidé - Mary Castel - Maison Fragile

    Elle fournissait l'Élysée et Cartier. Puis tout s’est effondré. Littéralement. Mary Castel avait tout pour être la "success story" parfaite du Made in France. Lancée en réaction aux attentats pour défendre l'art de vivre français, sa marque Maison Fragile s'impose en quelques mois sur les tables les plus prestigieuses. Elle raconte ici l'euphorie des débuts, quand elle portait ses assiettes elle-même à Guillaume Gomez dans les cuisines du palais présidentiel, et ses voyages en Chine, béret rouge sur la tête, pour vendre l'excellence française. Mais cet épisode de Plantés est surtout l'anatomie d'une "tempête parfaite" qui a brisé la porcelaine. Dans ce récit poignant, Mary revient sur ces moments avec intensité : - La notif fatale du Monde : Ce moment suspendu, en pleine randonnée, où l'invasion de l'Ukraine signe l'arrêt de mort de son modèle économique énergivore. - Le piège de l'excellence : Pourquoi elle a refusé jusqu'au bout le "Made in Portugal", préférant la liquidation à la trahison de son héritage familial. - Le coup de grâce : L'odeur du plâtre mouillé et le silence de la boutique après un dégât des eaux dévastateur, l'instant où une amie lui glisse : "C'est peut-être Dieu qui te dit que la coupe est pleine". - La peur du jugement : Ses tremblements avant d'entrer au Tribunal de Commerce, persuadée d'aller à l'abattoir, pour finalement y trouver une humanité inattendue en présentant une timbale Françoise Sagan aux juges. - L'ironie finale : Cet appel déchirant de la maison Saint-Laurent, qui la veut "elle et personne d'autre", alors que l'entreprise n'existe plus depuis moins de deux semaines. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 - 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur uncafe@feuilleblanche.com Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    58 min
  3. :31 Les géants ont débarqué sur son marché et BAYA s’est effondré - Hortense Bourgois

    JAN 7

    :31 Les géants ont débarqué sur son marché et BAYA s’est effondré - Hortense Bourgois

    L’aventure d’Hortense Bourgois avec BAYA démarre par une intuition simple : rendre le matériel de yoga plus beau, plus pratique, plus désirable. Au début, BAYA, c’est presque du bricolage assumé : une page Ulule montée à l’arrache, des visuels “Photoshop” dont Hortense rigole encore… et pourtant, ça vend. Et surtout, un jour, quelqu’un achète sans la connaître. Pas un ami. Pas un cousin. Un inconnu. Là, ça devient réel. La marque se met à circuler dans les studios. Les profs veulent les tapis. La communauté s’organise. Puis vient la levée : 500k€ pour recruter, accélérer, tenter le B2B, viser plus grand. Mars 2020 arrive. Le yoga explose. Et BAYA a un avantage inattendu : du stock, des fournisseurs européens, quand d’autres sont à sec. Pendant quelques mois, ça déroule. Mais la vague cache les rochers. La marge se fait grignoter. Les matières premières augmentent. Et surtout, le marché change : des concurrents beaucoup plus capitalisés débarquent, payent l’influence, font monter le coût d’acquisition, et rendent la compétition asymétrique. Hortense raconte les scènes qui restent : - le call mensuel “chiffres” qu’elle refuse de rater, même en congé mat depuis l’Italie- la sueur froide au salon Maison & Objet, quand elle comprend qu’il reste “quelques mois” et pas “un an”- la tentative de pivot vers un modèle récurrent… freinée faute de traction prouvée- la vente “presque faite” à Annecy, puis le no-go du boardEt ce moment final, presque irréel : annoncer la liquidation au board en mode “robot”, pour éviter que quelqu’un s’accroche à un faux espoir. Jusqu’au 6 janvier 2023, au tribunal, quand elle sort et sent le soulagement tomber d’un coup. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    44 min
  4. [DISCOVER] Supprimer les variables des sales : les paris forts de Gilles Satgé avec Lucca

    12/31/2025

    [DISCOVER] Supprimer les variables des sales : les paris forts de Gilles Satgé avec Lucca

    Chez Lucca, Gilles Satgé a décidé de supprimer le variable de ses commerciaux. Il a décidé d’instaurer la transparence des salaires. Et il autorise ses collaborateurs à fixer leur propre rémunération. Des choix radicaux, presque suicidaires sur le papier. Mais chez Lucca, ils ont bâti l’une des cultures d’entreprise les plus fortes de la French Tech. Car pour Gilles Satgé, le sujet n’a jamais été les RH, mais la confiance. Comment créer une entreprise où l’on agit par conviction, pas par contrainte ? Comment rendre les gens responsables, sans les surveiller ? Ces trois décisions, il ne les prend pas pour provoquer. Il les prend parce qu’il veut vérifier une intuition : « Si tu traites les gens comme des adultes, ils se comportent comme tels. » Alors il teste. Il observe. Les commerciaux, privés de variable, vendent plus. La transparence salariale, d’abord inconfortable, devient un levier de dialogue. Et la liberté de fixer son salaire révèle, au-delà des chiffres, une maturité collective inattendue. Tout cela, Gilles le raconte sans posture, avec la précision d’un homme qui ne croit ni aux dogmes managériaux ni aux slogans “startup nation”. Dans cet épisode, Gilles partage aussi : - la génèse de Lucca, et le moment où il a décidé de racheter le logiciel qu’il avait lui-même créer à son ancien employeur- comment il a construit une entreprise forte en autofinancement pendant 20 ans- la fois où il a failli vendre, alors qu’il vivait une vague de départ chez LuccaÀ l’animation : - Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlanche- Karine Wilkinson, Managing Director chez PictetUn podcast conçu par FeuilleBlanche, producteur de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 36m
  5. [BEST OF] Insulté par ses équipes et victime de fausses rumeurs : la descente aux enfers d’un CEO - Vincent Moindrot

    12/24/2025

    [BEST OF] Insulté par ses équipes et victime de fausses rumeurs : la descente aux enfers d’un CEO - Vincent Moindrot

    Le 22 décembre 2021, Vincent Moindrot aurait dû sabrer le champagne. Après des années de construction, de nuits blanches et de paris audacieux, il signe enfin une levée de fonds annoncée à 28 millions d’euros. De quoi faire de Carlili une référence dans la mobilité décarbonée, avec notamment une flotte entière de Tesla livrées à domicile. Mais ce jour-là, rien ne se passe comme prévu. Il découvre une clause modifiée en douce, une ligne toxique que même ses avocats ont laissée passer. Il appelle son associé, veut tout arrêter. Mais il est trop tard. L’équipe n’en peut plus. L’argent est vital. Il signe. En tremblant. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que ce deal marque le début de la fin. Quelques mois plus tard, c’est l’hémorragie. Dépenses folles. Conflits avec les fonds. Ambiance délétère. Et puis ce séminaire au ski, trop clinquant, trop déconnecté. Et cette annonce d’un plan de licenciement, foirée, livrée comme une présentation PowerPoint. Le lendemain, il part fêter les 40 ans de sa femme. Quand il revient, l’équipe s’est retournée contre lui. On le traite de manipulateur. On l’accuse d’avoir des liaisons avec ses salariées. Il découvre, sidéré, des insultes anonymes sur Slack. Il perd pied. La suite ? Un passage au tribunal de commerce, une audience violente où il se fait traiter de “délinquant” par la procureure. Et clou du spectacle : l’offre de rachat qu’il avait monté avec RentACar est refusé car illégale. Puis, contre toute attente, un rebond. Une dérogation exceptionnelle pour reprendre sa boîte… que la loi lui interdisait de sauver. La suite s’écrit donc avec RentACar. Vincent revient à la tête d’une entreprise qu’on pensait enterrée. Carlili redémarre. Moins flamboyante. Plus résiliente. Plus alignée. L’équipe se reforme, les clients reviennent. Carlili a fêter il y a quelques semaines l’anniversaire du début de sa nouvelle vie. Un témoignage où l’échec ne vient pas d’un mauvais produit, mais d’un mauvais deal. Et où la justice, l’humain et le leadership se heurtent de plein fouet. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des entrepreneurs. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    46 min
  6. :30 Tout s’est effondré en un coup de fil - Anaïs Helie-Beugin - Tech’ Talents

    12/17/2025

    :30 Tout s’est effondré en un coup de fil - Anaïs Helie-Beugin - Tech’ Talents

    Dans un train un vendredi d’octobre, son téléphone sonne. À l’autre bout du fil, une phrase qui fait basculer une vie : « Vous êtes en cessation de paiement. » Quand elle crée son ESN responsable en 2021, Anaïs est enceinte de sa fille Paola. Elle a un bon poste, un diplôme rassurant, une carrière tracée. Mais elle ne supporte plus l’idée de travailler dans un monde qui ne lui ressemble pas. Alors elle repart de zéro, avec un PC posé dans un coin de bureau prêté par un ami, à Lille, au milieu de 250 ESN déjà installées. « Il y en aura 251 », répond-elle. Les premiers clients arrivent, les premiers talents aussi. En trois mois, elle ose un coup de poker : racheter une autre société, à crédit, avec une caution personnelle. Le DAF qui l’accompagne est aussi directeur de la banque qui finance l’opération. Sur le moment, tout fonctionne. Tech’ Talents devient intégrateur Salesforce, passe de 1 à 21 personnes en un éclair, franchit le million d’euros de chiffre d’affaires. Anaïs se voit déjà à 15 ou 20 millions, avec d’autres acquisitions et une belle levée de fonds en vue. C’est justement pendant la préparation de cette levée que tout explose. Le 27 octobre 2023, dans le train, on lui annonce qu’il manque des centaines de milliers d’euros dans les comptes. Une erreur comptable d’abord estimée à 150 000 €, puis réévaluée à 180 000 €. Une seule issue est alors possible : la cessation de paiement et le tribunal de commerce. Quarante-cinq jours pour sauver ce qui peut l’être. Commence alors une autre vie : les audiences qui s’enchaînent, le mandat ad hoc, les nuits où l’on refait le calcul des dettes, les matins où l’on se rappelle qu’on a 21 familles derrière soi. Pendant qu’elle se bat avec les banquiers, l’URSSAF, les avocats, le business décroche. En 2024, elle perd près de la moitié de son chiffre d’affaires. Et le 22 juillet dernier, la liquidation est officiellement prononcée. Elle passe la soirée seule, chez elle, avec le silence et les huissiers comme seuls compagnons. Et pourtant, l’histoire ne s’arrête pas là. Sur une plage de Grèce, accrochée à une voile de kite, elle prend une décision que beaucoup jugent folle : recréer. Deux semaines après la liquidation, elle retourne au RCS, dépose les statuts d’une nouvelle société mais pour refaire la même chose. Et décide de transformer cette chute en matière première pour recommencer, mais cette fois-ci encore mieux armé. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    44 min
  7. :29 Après le décès de son père, il se bat pour sauver l’entreprise familiale - Victor Virette - Ecourses

    12/03/2025

    :29 Après le décès de son père, il se bat pour sauver l’entreprise familiale - Victor Virette - Ecourses

    Reprendre la boîte de son père quelques semaines après sa mort. Se battre pour la sauver. Finir par signer une liquidation en dix jours, pour ne pas y laisser sa peau. Dans cet épisode de Plantés, Victor remonte le fil : une petite société de transport frigorifique rachetée en 2008 près de Caen, des camions garés dans la cour familiale, un entrepôt de 800 m² dessiné au stylo par son père, puis la montée en puissance avec le boom du e-commerce et plus de 100 salariés sur le dernier kilomètre. Puis la fissure : la maladie, le cancer, l’ablation de l’estomac, un dirigeant qui s’use à tenir à la fois son corps et sa boîte. Pendant qu’il s’éloigne, l’entreprise se dérègle : sinistres, assurance qui explose, finances qui se tendent, notation Banque de France qui se dégrade. Quand son père meurt trois jours après ses 50 ans, on demande très vite à Victor : « Qu’est-ce que vous faites de l’entreprise ? » Il travaille alors dans l’automobile à Paris. Le jour, il est salarié. La nuit, il fouille les fichiers Excel de son père jusqu’à 3h du matin pour comprendre comment tourne la société. Le 1er janvier, il reprend officiellement la direction. Sur le terrain, ça repart : des camions se remettent à rouler, de nouveaux clients signent. Mais les banques, elles, ont déjà fermé les vannes. Sur une aire d’autoroute, en route vers Caen avec un dossier de redressement judiciaire dans le coffre, Victor craque. Il n’a plus envie, plus la force. Sa mère lui dit alors : « Cette entreprise m’a déjà pris ton père. Elle ne va pas en plus me prendre mon fils. » Ils demandent la liquidation directe. Le tribunal lui laisse dix jours pour tout arrêter, prévenir 140 personnes, organiser les licenciements, fermer l’entrepôt. Victor raconte le parking rempli de salariés qui le regardent comme l’homme qui “les met au chômage”, la vente aux enchères des camions, puis la guerre avec la banque sur le bâtiment et la maison familiale. Et il partage ses questions d’après : comment on se reconstruit ? Comment on remet sa santé devant la boîte ? Comment on ose dire : « Là, je n’ai plus envie, et c’est une raison suffisante pour arrêter » ? Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 29m
  8. :28 Seconde main : concurrent de Vinted, il finit en liquidation - Paul Charon - OMAJ

    11/19/2025

    :28 Seconde main : concurrent de Vinted, il finit en liquidation - Paul Charon - OMAJ

    L’aventure OMAJ commence loin des tribunaux. Deux anciens camarades d’école veulent rendre la seconde main aussi simple que l’achat neuf. Ils bricolent un studio photo dans un local trop petit, vont chercher les sacs de vêtements au point relais avec un chariot, se forment en accéléré aux matières, aux marques, à la lumière qui donne envie d’acheter. OMAJ devient une promesse claire : tu envoies ton dressing et quelqu’un s’occupe de tout. Les premières clientes affluent, une équipe se forme, les investisseurs suivent. Une levée de fonds, puis une levée communautaire : des clientes deviennent actionnaires. L’entrepôt déborde, le chiffre d’affaires grimpe, la série A semble la suite logique. Le climax arrive presque par accident : un Reels tourné par une partenaire dépasse le million de vues. Les demandes de vendeuses s’envolent, il faut mettre en place une file d’attente. De l’extérieur, tout ressemble à une start-up de mode circulaire qui coche les cases : croissance, communauté, impact. De l’intérieur, une autre réalité se dessine : business model ultra-opérationnel, coûts logistiques qui mangent les marges, acquisition trop dépendante de la pub. Les fonds reculent, la série A se dérobe, la trésorerie fond. Paul tente de gagner du temps : bridge auprès des investisseurs historiques, puis levée participative pour rallonger la runway. Mauvais timing : dissolution de l’Assemblée nationale, tension politique, épargne gelée. La campagne plafonne, l’argent ne suffit pas. Il faut décider : renoncer tout de suite ou réinventer la boîte à marche forcée. La suite ressemble à un manuel de survie : plan social, équipe réduite à une petite dizaine de personnes, déménagement de 60 à 70 000 pièces chez un logisticien, remise à plat du modèle, drops quotidiens pour relancer les ventes sans pub. Le burn baisse, certains indicateurs passent au vert, mais l’équation reste négative. Vient alors ce moment que personne n’anticipait au démarrage : le tribunal de commerce, le redressement judiciaire, l’espoir d’un repreneur qui n’arrive pas, la liquidation. Cette histoire de seconde main ne finit pas par un rachat flamboyant, mais par une sortie par la petite porte – et un fondateur qui transforme cette chute en ressources pour les autres : un freelance qui connaît intimement les modèles opérationnels, les levées, la trésorerie qui brûle… Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 -- 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur uncafe@feuilleblanche.com Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 13m

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