Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.

  1. 19h ago

    [BEST OF] 1972 : le Grand Prix de F1 de Belgique à Nivelles-Baulers

    Le 4 juin 1972, le Brabant Wallon vit un moment historique et inattendu : le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute sur le tout nouveau circuit de Nivelles-Baulers. Loin, très loin de Spa-Francorchamps. Comment en est-on arrivé là ? À la fin des années 1960, la Formule 1 traverse une crise profonde. Trop de pilotes perdent la vie sur des circuits jugés trop rapides et trop peu sécurisés. Le champion écossais Jackie Stewart et le syndicat des pilotes pointent du doigt Spa-Francorchamps : 14 kilomètres à travers les Ardennes, des vitesses folles, des forêts denses, aucun dégagement. Après un boycott en 1969 et une ultime édition avec des chicanes provisoires en 1970, Spa disparaît du calendrier de la F1. La Belgique refuse pourtant de perdre son Grand Prix. Un compromis très belge est trouvé : une année en Wallonie, une année en Flandre, à Zolder. C'est dans ce contexte qu'un promoteur bruxellois, Yvan Doriac, imagine un circuit neuf, avant-gardiste et ultra-sécurisé. Le 4 juin 1972, c'est l'inauguration officielle avec la course au programme. Emerson Fittipaldi sur Lotus domine de la tête et des épaules : pole position et victoire. Mais le drame national, c'est l'abandon de Jacky Ickx, héros belge qualifié quatrième sur sa Ferrari rouge, contraint à l'abandon au 47e tour. Le circuit est révolutionnaire sur le plan de la sécurité, mais il souffre d'un défaut rédhibitoire : il est vide. Les spectateurs ne voient rien, les voitures ressemblent à des miniatures. Les pilotes, eux, trouvent le tracé plat et sans intérêt technique. Nivelles, c'est l'anti-Spa. En 1974, Fittipaldi s'impose à nouveau, mais l'organisateur fait faillite. Le circuit ne peut pas être rentabilisé. En 1976, l'asphalte se dégrade trop rapidement et Nivelles disparaît définitivement du calendrier. Zolder récupère l'exclusivité belge pendant quelques années. La fin de l'histoire est heureuse : le 22 mai 1983, le Grand Prix de Belgique retrouve enfin le mythique tracé de Spa-Francorchamps, après 13 ans d'exil loin des Ardennes.

  2. 1d ago

    [BEST OF] Eddie Wally : l'été 1966 avant le triomphe de "Chérie"

    Nous sommes le 25 mai 1966. En Flandre, un petit événement se prépare. Happy Day pour Eddy Wally. Son immense tube "Chérie" n'est pas encore sorti de presse, mais son album en dessine déjà un peu les contours.  Avec son accordéon et son sens du tango, il choisit donc de rester dans son registre, l'amour des femmes, avec une chanson torride, "Rood Is Je Mond". Rouge est ta bouche... En 1966, Eddy Wally rencontre le producteur néerlandais Johnny Hoes. Sous sa direction, il enregistre plusieurs titres et, surtout, un album qui deviendra un immense succès en Belgique et même au-delà. Ce n'était pas gagné d'avance, non. Son premier disque, Oh Gitana, en 1964 bénéficie d'une petite notoriété locale, mais pas encore de grand soir.  Ses droits d'auteur lui permettent de réaliser un rêve, ouvrir un café dancing à Ertvelde, qui s'appelle d'abord "Eddy Wally's Texas Bar" puis "Paris-Las Vegas". L'endroit va, petit à petit, devenir LE temple flamand du spectacle.  On le sait, c'est la chanson "Chérie" qui deviendra sa signature vocale, atteignant le 24 octobre 1966, son premier numéro dans les classements.  La chanson s'exporte. Elle arrive aux Pays-Bas grâce à Radio Veronica. Le 45 tours est vendu à 100 000 exemplaires en trois mois. Pour Eddy, c'est un peu Paris Las Vegas.  Mais en cet été 1966, ce rêve éveillé est encore un peu loin... Pour l'instant, Eddy se contente de décrire la bouche pulpeuse peinte en rouge d'une dulcinée imaginaire... Je rêve de toi jour et nuit Depuis que tu es apparue sur mon chemin Je veux être heureux avec toi Ta bouche est rouge, tes yeux bleu ciel Et un jour tu me diras doucement Que je peux t'embrasser Bon, avouons-le, “Rood is je mond”, c'est tout de même mieux en version originale...

    [BEST OF] Eddie Wally : l'été 1966 avant le triomphe de "Chérie"
  3. 2d ago

    [BEST OF] Elton John & Kiki Dee : un duo pop pour l’été 76 avec Don’t Go Breaking My Heart

    Nous sommes le 21 juin 1976. L'été commence, Happy Day pour Elton John. Ce jour-là, il sort un titre pop entraînant et léger. Particularité : il n'est pas seul pour l'incarner. À sa côté, une chanteuse britannique au look androgyne : Kiki Dee. Leur chanson, "Don’t Go Breaking My Heart" va devenir le tube de l’été. Et, aussi curieux que cela puisse paraître... le tout premier numéro 1 d’Elton John au Royaume-Uni. La chanson est écrite par Elton John et Bernie Taupin, sous les pseudonymes Ann Orson et Carte Blanche. À l’origine, le morceau doit être enregistré avec Dusty Springfield, mais elle est trop malade pour entrer en studio. La solution ? Elton se tourne vers Kiki Dee, première chanteuse britannique signée (précisément) par la Motown. "Don’t Go Breaking My Heart" évoque un faux duo d’amoureux, sorte de pastiche de Tamla Motown, avec une ligne de basse funk et un refrain en forme de crème solaire. Traduction : facile à appliquer La chanson est un carton immédiat. Numéro 1 dans plusieurs pays, dont la Belgique, la France, le Canada, les États-Unis. Elle est partout : à la radio, dans les transistors sur la plage, dans tous les bons juke-boxes qui se respectent... Les plus drôle ? Elton et Kiki ne comptent pas remettre le couvert, d’ailleurs Elton ne mange pas de ce pain là. De plus, ils ne la chanteront ensemble en live… qu’une seule fois 20 ans plus tard ! En 1976, pas de tournée conjointe, juste quelques apparitions télé. Mais, au fond, pas besoin d'en faire beaucoup : "Don’t Go Breaking My Heart" est sur toutes les lèvres. Et tout l'été 76, de Douvres à Morlanwez, on prête à Elton John et Kiki Dee une passion amoureuses flamboyante... Pour Elton John, on l'a dit, c'est surtout le souvenir de son premier numéro 1 à domicile, au Royaume-Uni, un exploit qu'il mettra 14 ans à dépasser, avec "Sacrifice" en 1990…

    [BEST OF] Elton John & Kiki Dee : un duo pop pour l’été 76 avec Don’t Go Breaking My Heart
  4. 3d ago

    [BEST OF] Lle festival Sfinks de Boechout fête ses débuts le 31 juillet 1976

    Nous sommes le 31 juillet 1976, lors de l'été le plus chaud jamais enregistré en Belgique. À Boechout, non loin d'Anvers, un tout nouveau festival ouvre ses portes pour la toute première fois : le festival Sfinks. Dans cet épisode de Happy Days, Cédric Goddard vous raconte les origines intimistes et profondément humaines de ce rassemblement folk et alternatif, né de l'impulsion d'un collectif de jeunes bénévoles locaux. Pour cette première édition officielle, les concerts ne se déroulent pas sur des scènes gigantesques, mais autour du kiosque du parc du collège Saint-Gabriel, à l'ombre des arbres. La villa du parc fait office de quartier général. Le nom Sfinks ? Une référence directe aux deux grandes statues de sphinx en pierre qui gardaient l'entrée du parc de l'école. La programmation musicale s'articule autour de deux axes : le folk traditionnel anglo-saxon et une curiosité naissante pour le folk d'Amérique latine, préfiguration de ce que l'on appellera plus tard la world music. Parmi les artistes présents, le groupe américain Jesse Winchester Band représente le gros coup des organisateurs, et la scène flamande est représentée par Laven Coppieters, figure culte qui vient tout juste de sortir son album Jus d'orange. Mais Sfinks 1976, c'est bien plus qu'un festival musical. En marge des concerts, les organisateurs ouvrent un magasin d'alimentation naturelle et proposent des ateliers de tissage, de poterie et de photographie. Une véritable utopie mêlant culture, écologie et engagement social, qui posera les bases d'un événement appelé à traverser le temps.

  5. 4d ago

    [BEST OF] The Rolling Stones : “Satisfaction”, l’explosion rock de l’été 65

    Nous sommes le 6 juin 1965. Happy Day pour un groupe britannique tout jeune mais déjà redouté : ils se font appeler les Rolling Stones. Ce jour-là, sort aux États-Unis un 45 tours rugissant, porté par une guitare saturée et une voix nerveuse. Certains disent même enragée. Ah oui, son titre : (I Can’t Get No) Satisfaction. Au départ, tout part d’un rêve. Keith Richards se réveille en pleine nuit avec trois accords en tête. Il les enregistre à moitié endormi sur un magnétophone. Le matin, sobre, il découvre la base d’un riff qui deviendra l’un des plus célèbres de l’histoire du rock. Le 6 juin, la version américaine sort sans tambour ni trompette. Et pourtant, en quelques jours, c’est l’emballement : le single devient numéro 1 aux États-Unis pendant plusieurs semaines. Ce sera est la première chanson du groupe classée numéro un aux États-Unis. La presse parle d’une révolution. Quant au fond de la chanson, nous sommes en 1965 et, pourtant, il n'étonne personne : les paroles de la chanson font référence à la frustration sexuelle et au mercantilisme. Mais en Europe, le calendrier de sortie est un peu curieux. La chanson n’est commercialisée au Royaume-Uni que le 20 août 1965, mais les radios pirate ont fait leur boulot. C'est déjà un très grand tube. Jagger dira, quelques années plus tard : « C'est la chanson qui a vraiment fait les Rolling Stones, nous sommes passés d'un simple groupe de plus à un groupe énorme, monstrueux... Il a un titre captivant. Il a un riff de guitare captivant. Il a un super son de guitare, ce qui était original à l'époque. Et ça capture l'esprit de l'époque, ce qui est très important dans ce genre de chansons... c'était l'aliénation. » En Belgique, Satisfaction devient le tube inattendu de l’été 65. C’est un cri, une promesse, et un tournant. Le rock devient plus brut, plus libre, plus moderne. Et les Stones, eux, entrent dans la légende…

    [BEST OF] The Rolling Stones : “Satisfaction”, l’explosion rock de l’été 65
  6. Aug 14

    [BEST OF] Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975

    Février 1975. Un 45 tours glisse discrètement dans les bacs des disquaires. Personne ne se doute encore qu'il va dominer les classements pendant des mois. Ce titre, c'est Le Sud de Nino Ferrer, et derrière lui se cache une histoire aussi tumultueuse que la musique elle-même est apaisante. Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric remonte le fil d'une chanson née dans la douleur. Au départ, South, un morceau en anglais que Nino Ferrer compose en 1974, après plusieurs années de galères commerciales et d'expérimentations artistiques jugées trop déconcertantes par le grand public. Rock progressif, opéras de 40 minutes, albums psychédéliques... Nino vise la reconnaissance des musiciens, pas les hit-parades. Mais CBS a d'autres ambitions. L'artiste est contraint d'accepter une version française. L'enregistrement vire au drame : expulsé du studio par le producteur Estradi, Nino Ferrer part à Londres enregistrer sa propre version avec un arrangeur de renom. Résultat ? Il la déteste encore plus. Les bandes sont détruites. Il revient finalement à la première version, celle qu'il abhorre le plus. Et pourtant. Le Sud devient numéro 1 en France dès le printemps 1975, reste au sommet des classements tout l'été et se vend à plus de 600 000 exemplaires. Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le plus grand succès de sa carrière. Et son dernier.

    [BEST OF] Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975
  7. Aug 13

    [BEST OF] Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise

    Nous sommes le 29 août 1965. En plein été, l'Italie assiste à une avant-première au cinéma. Happy Day pour Jean-Luc Godard. Son film Pierrot le Fou est présenté à la Mostra de Venise. Et cette histoire est incroyable... C’est une histoire VRAIE. Celle d'un bandit. Pierre Loutrel. Le vrai "Pierrot le Fou". Nous sommes en 1945. La guerre vient de finir. La France se reconstruit. Et voilà que Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo pendant l'occupation, devient chef de bande. Le gang des Traction Avant. Ils braquent, ils tuent, ils terrorisent. Et qui pour camper ce personnage ? Jean-Paul Belmondo... évidemment ! Pierre Loutrel devient l'ennemi public numéro 1. Nous sommes à la fin des années 1940. La police le traque. Jean-Luc Godard est fasciné par le récit. Il en fait un film de grand chemin. Avec (je l'ai dit) Belmondo en bandit amoureux. Avec Anna Karina en femme fatale. Mais attendez. Écoutez bien ce que le réalisateur dit de son film :  "C'était complètement inconscient. Je n'avais rien, absolument rien." Rien. Pas de scénario complet. Pas de plan. Il tourne comme il respire. Il invente. Il crée. Sans filet. Et c'est ça qui donne ce film complètement dingue. Incontournable. Violent. Tendre. Anarchiste. Le 29 août 1965, la Mostra de Venise découvre "Pierrot le Fou".  Quelques mois plus tard, le 5 novembre 1965, le film arrive en Belgique. En France, il y a un problème. Les autorités sont paniquées. "Pierrot le Fou" ? C'est de l'anarchie morale et intellectuelle ! Interdit aux moins de 18 ans. Et c'est vrai que c'est anarchiste. C'est vrai que c'est immoral. Mais c'est aussi... un chef-d'œuvre. Musique signée... Antoine Duhamel.

    [BEST OF] Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise
  8. Aug 12

    [BEST OF] C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63

    Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original. Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party". Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges. En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie. Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes. La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin... En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime ! Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels. Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...

    [BEST OF] C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63

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