En tête-à-tête

FRANCE 24

Des entretiens en tête-à-tête sans concessions avec des dirigeants, des personnalités, des voix alternatives. Découvrez les figures du monde culturel, de la politique, des activistes, des PDG. Ce sont celles et ceux qui façonnent notre monde. Le vendredi à 18 h 15 avec Marc Perelman.

  1. 6h ago

    "Nous avons été naïfs à l'égard du Hamas", affirme l'ex-otage israélienne Shoshan Haran

    Dans un entretien accordé à France 24, l'ex-otage israélienne Shoshan Haran a estimé que ses compatriotes et elle avaient été "naïfs" au sujet du Hamas avant les attaques du 7 octobre 2023 visant notamment son kibboutz. Retenue en otage pendant cinquante jours, elle se rappelle, trois ans après, avoir voulu ne "montrer aucun signe de faiblesse" à ses ravisseurs. L'Israélienne Shoshan Haran, fondatrice de Fair Planet, une ONG qui vient en aide aux agriculteurs démunis à travers le monde, a été prise en otage par le Hamas dans son kibboutz de Be'eri le 7 octobre 2023, dans le sud de l'État hébreu.  Alors que ses mémoires ""Mission in Captivity" (Éd. Wicked Son) viennent d'être publiées en anglais, elle revient sur les liens entre sa communauté et Gaza. Elle se souvient notamment qu'avant le 7-Octobre, des habitants de l'enclave palestinienne travaillaient dans le kibboutz, et les résidents conduisaient les enfants malades de Gaza jusque dans les hôpitaux israéliens. "D'abord, oui, nous avons été naïfs", a-t-elle déclaré. "Nous ne pensions pas qu'ils voulaient vraiment nous tuer tous. Bien qu'ils l'aient dit", a-t-elle poursuivi. "Quand je dis 'ils', je parle du Hamas. Ils le disaient très clairement dans leurs déclarations, dans leurs discours, dans tout ce qu'ils disaient." "Accuser Israël de génocide est un mensonge" Interrogée sur les accusations de génocide par Israël à la suite de la guerre à Gaza, Shoshan Haran a déclaré qu'"accuser Israël d'un génocide est un mensonge". Retenue en otage pendant 50 jours avec sa fille, sa belle-sœur et ses enfants, Haran a expliqué qu'elle avait tout de suite compris qu'elle était "en mission" pour "protéger sa famille" et qu'elle devait jouer "un rôle de liaison entre [sa] famille et les ravisseurs". De ses lectures des livres de survivants de la Shoah, elle a retenu une leçon : "Ne montrer aucun signe de faiblesse". "Avec mon langage corporel et en les regardant dans les yeux, j'ai plus ou moins réussi à demander et obtenir le respect." "J'ai adoré vivre" C'est seulement lors de sa libération, le 25 novembre 2023, que Haran a appris que son mari, Avshalom, et sa sœur n'avaient pas été enlevés mais assassinés le 7 octobre. Son gendre Tal, retenu captif 505 jours dans un tunnel, lui confiera plus tard les derniers mots de son mari : "J'ai adoré vivre". En pleine reconstruction dans un différent kibboutz, Haran confie : "Mon mari me manque tous les jours. Il me manque à chaque minute, à chaque seconde".

  2. 4d ago

    "La francophonie ne se limite pas à l'Afrique", dit Dacian Ciolos, candidat roumain à l'OIF

    Dans un entretien accordé à France 24, l'ex-Premier ministre roumain Dacian Ciolos, candidat à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie, estime que son avenir "est certainement en Afrique", sans s'y limiter. Il veut "rendre la francophonie plus utile" et se dit "très confiant" avant l'élection de novembre. Ancien Premier ministre roumain et ex-commissaire européen, Dacian Ciolos, rencontré en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, est le seul homme et le seul Européen en lice face à trois candidates africaines. "L'avenir de la francophonie est certainement en Afrique", reconnaît-il, avant de nuancer : "Mais la francophonie ne se limite pas à l'Afrique." Il défend "un réseau international avec l'Afrique au centre, mais où tous les autres pays doivent être activement impliqués". Selon lui, il est dans l'intérêt des pays africains "de ne pas laisser l'impression que la francophonie, c'est juste une organisation régionale, africaine, avec des financements de quelques pays du Nord". S'il est élu, il proposera aux États membres une administratrice venue d'Afrique, un poste traditionnellement confié à un Canadien québécois. Comment "rendre la francophonie plus utile" ? Le candidat veut "rendre la francophonie plus utile". Pour lui, son avenir dépend des jeunes, de leur choix d'apprendre cette langue : sans eux, les réunions de chefs d'État et de gouvernement ne suffiront pas, insiste-t-il. Face à la secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un troisième mandat, et à la Congolaise Juliana Lumumba, sur fond de tensions entre Kigali et Kinshasa, Dacian Ciolos pourrait-il bénéficier du vote d'États peu désireux de trancher entre les deux pays ? À voir aussiÉlection à la tête de l'Organisation de la francophonie : "Je suis sereine", dit Louise Mushikiwabo "Ça, c'est une discussion d'analystes", balaie-t-il, assurant ne pas avoir présenté sa candidature "contre quelqu'un". Il estime toutefois qu'il "serait bien d'éviter de porter des dissensions, disons, régionales" à la tête de l'organisation. Considéré par de nombreux observateurs comme un outsider avant le sommet de la Francophonie, mi-novembre au Cambodge, il se dit "très confiant" et promet d'aller jusqu'au bout. Texte par Sophian Aubin

  3. 5d ago

    Les Libanais souhaitent "que nous restions sur le terrain", affirme le chef des Casques bleus

    Dans un entretien accordé à France 24, le chef des Casques bleus, Jean-Pierre Lacroix, assure que les Libanais souhaitent "que nous restions sur le terrain" après la fin de la Finul, prévue le 31 décembre. Il reconnaît qu'après des coupes budgétaires de 25 % dues aux impayés américains, l'ONU est "moins en mesure" de protéger les populations. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de paix, se dit prêt à maintenir une présence au Liban après la fin du mandat de la Finul, alors qu'Israël réclame son départ. Il indique avoir proposé au Conseil de sécurité une présence fondée sur "une fonction à la fois d'observation et de 'reporting'", la décision restant "entre les mains du Conseil de sécurité". "Je pense que c'est clairement un souhait non seulement des autorités libanaises, mais de la population libanaise que nous restions sur le terrain", assure-t-il. À lire aussiLiban : l'après-FINUL en discussion à Paris   "Moins en mesure de protéger des populations vulnérables" Le chef des Casques bleus chiffre les conséquences du paiement partiel de Washington, premier contributeur financier : une réduction des capacités "de 25 % environ", soit quelque 13 000 à 14 000 personnels en moins. "Là où des populations vulnérables sont présentes, nous sommes moins en mesure de les protéger, soit parce que nous avons fermé un camp, soit parce que nous devons réduire les patrouilles", détaille-t-il. Enfin, interrogé sur les trois milliards de dollars d'arriérés américains, il refuse de faire des États-Unis un adversaire. Selon lui, Washington reste "un partenaire essentiel du maintien de la paix des Nations unies", qui a soutenu la prolongation de la plupart des mandats. En RDC, Washington est même à l'origine d'"une demande essentiellement américaine d'extension du mandat" de la Monusco. "Vous voyez que la réalité est nuancée", résume-t-il. Texte par Sophian Aubin

  4. Sep 25

    Élection à la tête de l'Organisation de la francophonie : "Je suis sereine", dit Louise Mushikiwabo

    Dans un entretien accordé à France 24, Louise Mushikiwabo, candidate à sa propre succession à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), se dit "sereine" avant le tout premier vote pour ce poste. La confrontation entre le Rwanda et la RD Congo "n'a pas sa place à l'OIF", juge-t-elle. Le retrait en 2025 du Mali, Burkina Faso et Niger de l'organisation ne relève pas, selon elle, d'un échec "de la secrétaire générale". "Moi, je n'ai pas peur du vote", assure Louise Mushikiwabo. La secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) est candidate à un nouveau mandat face à trois autres prétendants. Pour la première fois, le poste sera attribué par un vote, et non par consensus, lors du 20ᵉ Sommet de la francophonie prévu en novembre au Cambodge. Jugeant qu'il serait "prétentieux" de se présenter comme la "favorite", l'ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères se dit toutefois "sereine" : "J'ai des raisons de penser que je suis une candidate solide." Parmi ses concurrents figure la Congolaise Juliana Lumumba. Kigali et Kinshasa sont depuis des années engagés dans un conflit dans l’est de la RD Congo. La secrétaire générale le reconnaît, mais estime que "cette confrontation n'a pas sa place à l'OIF". Interrogée sur les accusations et les sanctions qui visent le Rwanda pour son rôle dans les exactions commises contre les civils en RD Congo, elle juge que cela "ne devrait pas poser de problème" pour sa candidature. Mali, Burkina Faso et Niger bienvenus dans la "famille" francophone Louise Mushikiwabo dit avoir "beaucoup regretté le départ des trois États du Sahel" – Mali, Burkina Faso et Niger – en 2025. Mais "si c'est un échec, ce n'est pas celui de la secrétaire générale de la Francophonie", affirme-t-elle. Œuvrera-t-elle à leur retour au sein de l'OIF si elle est reconduite à sa tête ? "J'aimerais beaucoup que ces États puissent se réunir en famille", répond-elle. Texte par Sophian Aubin

  5. Sep 23

    Les relations avec Paris "n'ont jamais été difficiles", dit le chef de la diplomatie togolaise

    Dans un entretien accordé à France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, assure que les relations "n'ont jamais été difficiles" entre la France et le Togo, pays où France 24 et RFI sont suspendus. Il appelle aussi à ne pas isoler les pays de l'Alliance des États du Sahel. Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, l'affirme : "Les relations entre le Togo et la France n'ont jamais été difficiles." Il évoque tout au plus des "malentendus". France 24 et RFI sont pourtant suspendus dans le pays, et deux journalistes français y ont été emprisonnés plus d'un mois avant d'être relâchés. Le ministre défend aussi la résolution portée par le Togo à l'ONU en faveur de la carte Equal Earth, qui restitue la taille réelle de l'Afrique. Les États-Unis, qui ont voté contre, y ont vu "un projet idéologique radical". Pour Robert Dussey, il s'agit d'"une vérité scientifique". Des formateurs russes, "pas de mercenaires" Selon certaines sources, plus de 300 membres de l'Africa Corps russe seraient présents au Togo. Le ministre dément : "Nous n'avons pas de mercenaires russes." Il reconnaît en revanche la présence de "formateurs" chargés d'entraîner les forces togolaises sur les équipements achetés. À voir aussiICE, Trump et l'Afrique : accords secrets, vies sacrifiées Alors que des groupes jihadistes ont repris l'initiative sur le terrain, notamment au Mali, Robert Dussey se dit inquiet et plaide pour le dialogue avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger : "La solution, c'est de ne pas isoler ces pays." Selon lui, ils constituent "une forme de digue contre l'extrémisme violent". "Le danger est partout", affirme-t-il, mais "l'extrême nord du Togo est beaucoup plus pacifique aujourd'hui qu'il y a quatre ans". Le chef de la diplomatie togolaise s'est également exprimé sur l'enquête d'un consortium de médias coordonnée par Forbidden Stories, à laquelle a participé France 24. Elle porte sur les accords migratoires passés entre plusieurs pays africains et l'administration Trump. Robert Dussey estime que "les négociations n'ont pas aussi avancé avec nous". Sur les personnes expulsées des États-Unis vers le Ghana qui se seraient retrouvées au Togo, selon l'enquête, il répond : "C'est des fake news." Texte par Sophian Aubin

  6. Sep 23

    La "menace" d'une attaque rwandaise contre le Burundi "existe encore", dit le président burundais

    Dans un entretien accordé à France 24, le président burundais Évariste Ndayishimiye estime que la "menace" d'une attaque du Rwanda contre son pays "existe encore". Jugeant que les autorités rwandaises "ne sont pas honnêtes", il voit "un autre agenda caché" derrière les raisons avancées par Kigali pour sa présence dans l'est de la RD Congo. Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine, s'est exprimé en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York. Le chef de l'État burundais redoute toujours une attaque rwandaise contre son pays : "Ces craintes, elles sont toujours là parce que l'état-major qui organise ce terrorisme [...] se trouve à Kigali, géré par Kigali, armé par Kigali, entretenu par Kigali", déclare-t-il. Il assure que "le Burundi n'a rien contre le Rwanda". Plus de six mois après la signature à Washington d'accords entre le Rwanda et la RD Congo, Évariste Ndayishimiye constate que "nous sommes dans l'impasse" faute de retrait des troupes rwandaises. "Jusqu'à maintenant, je ne vois pas un signe manifeste de désengagement des forces", dit-il. Le chef de la diplomatie rwandaise accuse l'armée burundaise de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rebelles hutu rwandais, déployés dans l'est de la RD Congo. Mais les FDLR ne constituent qu'un prétexte pour le Rwanda, estime le président burundais : "Ce qui se dit, ce n'est pas ce qui se fait." Paul Kagame jugé "malhonnête" Évariste Ndayishimiye juge en outre Paul Kagame "malhonnête", ce dernier ayant démenti s'être engagé à transférer au Burundi des personnes soupçonnées d'avoir fomenté la tentative de coup d'État de 2015. Il affirme pourtant que le président rwandais lui avait dit, dans son bureau : "Si j'ai promis, j'ai promis, je vais te les remettre." Interrogé sur d'éventuelles sanctions contre le régime rwandais, Évariste Ndayishimiye privilégie "la voie de dialogue", car "quand vous sanctionnez un pays, c'est toujours les citoyens qui en souffrent parce que les autorités vont continuer à vivre". Le président burundais s'est enfin exprimé sur l'enquête d'un consortium de médias internationaux, dont France 24, consacrée aux accords passés entre plusieurs pays africains et l'administration Trump pour accueillir des migrants de pays tiers. Le Burundi en a récemment accueilli une douzaine. "Le Burundi est un pays d'accueil", justifie Évariste Ndayishimiye, précisant que son gouvernement a seulement demandé aux États-Unis de ne pas "amener des criminels". Quant aux millions de dollars qui auraient été proposés par l'administration américaine en échange, il répond : "Je crois que ce n'est pas vrai", arguant que la gestion de ces migrants revient à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Texte par Sophian Aubin

  7. Sep 18

    "Pourquoi je ne pardonnerais pas à la France ?", dit l'ex-Première dame ivoirienne Simone Ehivet

    Dans un entretien accordé à France 24, Simone Ehivet, en France pour la première fois depuis 2011, assure avoir pardonné à la France comme à Alassane Ouattara. L'ex-Première dame ivoirienne regrette, en outre, l'arrestation de proches de Laurent Gbagbo, parlant de "prisonniers politiques". "Oh oui", répond l'ancienne Première dame et femme politique ivoirienne Simone Ehivet, lorsqu'on lui demande si elle a pardonné à la France. Elle accuse l'armée française de ne pas l'avoir protégée contre des tentatives de viol lors de son arrestation en 2011 : "Ils n'ont pas levé le petit doigt pour aider qui que ce soit parmi nous." Mais, détenue à Odienné, elle dit avoir pardonné à Alassane Ouattara : "Alors pourquoi lui, je lui pardonnerais, et puis à la France, je ne pardonnerais pas ?". Sur la scène ivoirienne, elle regrette le mandat d'arrêt émis le 16 septembre contre Habiba Touré, porte-parole de Laurent Gbagbo, peu après l'incarcération d'un autre proche de l'ex-président. Selon elle, près de 1 500 personnes arrêtées en lien avec les élections restent détenues : "On peut leur reprocher ce qu'on veut, mais ce sont des prisonniers politiques." Après la dissolution de la Commission électorale indépendante, elle plaide pour un organe électoral sans représentants des partis ni du gouvernement. Malgré des "bruits" contraires, "je maintiens mes propositions", assure-t-elle.     À lire aussi"Vous m'appellerez Madame la présidente" affirme Simone Ehivet, candidate à la présidence ivoirienne   Une "très grosse déception" Candidate à la présidentielle d'octobre 2025, la présidente du Mouvement des générations capables n'avait recueilli que 2,4 % des suffrages. "C'est une très grosse déception", reconnaît-elle, avant d'avancer une explication : "Les Ivoiriens ne sont pas sortis voter." Elle n'exclut pas pour autant de se représenter : "Il ne faut jamais être vacciné contre quelque chose quand ce que vous recherchez, c'est le positif pour la nation." Texte par Sophian Aubin

  8. Sep 3

    Liban-Israël : la négociation est "la seule alternative valable", dit le ministre libanais Nassar

    Dans un entretien accordé à France 24, le ministre libanais de la Justice Adel Nassar défend "le choix de la négociation" avec Israël, qualifiant la situation du Liban de "particulièrement complexe". Le pays "se retrouve entre le marteau israélien et l’enclume iranienne”, assure-t-il. Le ministre réaffirme aussi la nécessité d’un retrait total de l'État hébreu et reproche au Hezbollah son refus de déposer les armes. Alors que l’accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël visait à trouver "une paix durable" entre les deux pays, "la situation est particulièrement complexe" dans le pays du Cèdre, assure Adel Nassar. Le ministre libanais de la Justice qualifie l’attitude israélienne de "très difficile" à défendre, alors qu’environ 6 % de la superficie du sud du pays est occupée par l’armée israélienne depuis le printemps. À voir aussiSud-Liban : les difficiles missions de la Finul, prise en étau entre Israël et le Hezbollah "Le Hezbollah, d'un autre côté, complique considérablement la tâche" en refusant de "remettre ses armes à l’État libanais", déplore le ministre. Malgré ces tensions, Adel Nassar estime que "le choix de la négociation s'impose dès lors que c'est la seule alternative valable" et juge qu’un abandon de la voie diplomatique conduirait à de nouvelles confrontations militaires, "contre l'intérêt du Liban". "Obstacles levés" concernant l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth Adel Nassar affirme en outre que l’abolition de la peine de mort, votée par le Parlement le 11 août, est "essentielle" pour permettre au Liban de poursuivre son rôle de "modèle" dans la défense "des droits de l’Homme et des libertés publiques". "Il appartenait [au Liban] de donner ce message très clair qu’[il] ne se laissera pas entraîner dans les logiques d’obscurantisme qui existent dans la région", ajoute-t-il. Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004 même si des peines capitales étaient encore prononcées – notamment pour meurtre, acte de terrorisme ou espionnage. À lire aussiLiban : pourquoi Israël veut prendre Ali Taher, colline au cœur de l’affrontement avec le Hezbollah Le ministre libanais de la Justice confirme également que "les obstacles" qui avaient empêché l’ouverture d’une enquête concernant l’explosion du port de Beyrouth "ont été levés". "Nous avons bon espoir que, d'ici fin octobre, les réquisitions auront été rendues", assure-t-il. Une étape qui pourrait ouvrir la voie à un procès.

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