Dans un entretien accordé à France 24, l'ex-Premier ministre roumain Dacian Ciolos, candidat à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie, estime que son avenir "est certainement en Afrique", sans s'y limiter. Il veut "rendre la francophonie plus utile" et se dit "très confiant" avant l'élection de novembre. Ancien Premier ministre roumain et ex-commissaire européen, Dacian Ciolos, rencontré en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, est le seul homme et le seul Européen en lice face à trois candidates africaines. "L'avenir de la francophonie est certainement en Afrique", reconnaît-il, avant de nuancer : "Mais la francophonie ne se limite pas à l'Afrique." Il défend "un réseau international avec l'Afrique au centre, mais où tous les autres pays doivent être activement impliqués". Selon lui, il est dans l'intérêt des pays africains "de ne pas laisser l'impression que la francophonie, c'est juste une organisation régionale, africaine, avec des financements de quelques pays du Nord". S'il est élu, il proposera aux États membres une administratrice venue d'Afrique, un poste traditionnellement confié à un Canadien québécois. Comment "rendre la francophonie plus utile" ? Le candidat veut "rendre la francophonie plus utile". Pour lui, son avenir dépend des jeunes, de leur choix d'apprendre cette langue : sans eux, les réunions de chefs d'État et de gouvernement ne suffiront pas, insiste-t-il. Face à la secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un troisième mandat, et à la Congolaise Juliana Lumumba, sur fond de tensions entre Kigali et Kinshasa, Dacian Ciolos pourrait-il bénéficier du vote d'États peu désireux de trancher entre les deux pays ? À voir aussiÉlection à la tête de l'Organisation de la francophonie : "Je suis sereine", dit Louise Mushikiwabo "Ça, c'est une discussion d'analystes", balaie-t-il, assurant ne pas avoir présenté sa candidature "contre quelqu'un". Il estime toutefois qu'il "serait bien d'éviter de porter des dissensions, disons, régionales" à la tête de l'organisation. Considéré par de nombreux observateurs comme un outsider avant le sommet de la Francophonie, mi-novembre au Cambodge, il se dit "très confiant" et promet d'aller jusqu'au bout. Texte par Sophian Aubin