Portrait d'Asso - radio Fajet

Portrait d'Asso - radio FAJET

Découverte d'associations de Meurthe et Moselle et Grand Est. Leurs engagements et leurs actualités.

  1. Aug 27

    Le Cercle du Travail

    Le Cercle du Travail, université populaire de Nancy, s'apprête à ouvrir une nouvelle saison. Installée au-dessus de la Porte Saint-Georges depuis 1876, l'association poursuit une mission inchangée depuis 150 ans : rendre le savoir accessible au plus grand nombre. Son président, René Russo, présente le Cercle du Travail comme un lieu de transmission avant tout. L'offre est large : langues vivantes, informatique, couture, dessin, peinture, céramique, théâtre, chorale, piano, ou encore un atelier de littérature policière. Les cours se déroulent chaque jour de la semaine, entre le bâtiment de la Porte Saint-Georges et celui du 4 rue du XXe Corps. Pour cette rentrée, l'association recherche activement de nouveaux animateurs bénévoles, notamment en peinture, en langues vivantes et en musique, avec l'ambition d'ouvrir des cours de violon ou de guitare. René Russo anime également une saison culturelle à la Salle Vallin, mêlant conférences, spectacles et concerts. La saison précédente s'est conclue par un festival notamment devant la Porte Saint-Georges ; un nouveau rendez-vous est d'ores et déjà annoncé pour le week-end du 4 et 5 juin 2027. Pour la petite histoire, la Porte Saint-Georges, construite entre 1606 et 1709, a échappé à la démolition grâce à un comité de soutien porté par Émile Gallé et Victor Hugo. Deux journées d'inscription sont organisées les 8 et 10 septembre, de 14h30 à 18h. Pour proposer ses services bénévoles, il est possible de contacter l'association à cercledutravail.nancy@orange.fr. L'adhésion reste par ailleurs très accessible, avec des tarifs dégressifs pour qui souhaite suivre plusieurs ateliers.

  2. Jun 12

    Les aidants sortent de l'ombre avec leur propre syndicat

    En France, douze millions de personnes accompagnent au quotidien un proche malade, handicapé ou en perte d'autonomie. Pourtant, les aidants restent sans statut reconnu, sans droits suffisants, souvent au prix de leur santé et de leur vie professionnelle. Pour changer la donne, le Syndicat National des Aidants vient de voir le jour. Aurélien Schaller, délégué pour la Meurthe-et-Moselle, connaît cette réalité de l'intérieur. Père d'une fille en situation de handicap, il témoigne d'un quotidien où les rôles se multiplient : accompagnement médical, démarches administratives, montage de dossiers. Une situation partagée par des millions de familles, souvent invisibles dans le débat public. La création d'un syndicat plutôt qu'une association répond à une logique précise : contrairement aux associations, les syndicats disposent d'un droit d'accès aux instances publiques. Les pouvoirs publics sont dans l'obligation de les recevoir, ce qui permet d'engager un véritable rapport de force pour faire avancer les droits. Le SNA entend ainsi peser sur les politiques publiques, avec déjà une vingtaine de dossiers en cours de finalisation. Parmi les priorités : la reconnaissance officielle du statut d'aidant, l'aménagement des conditions de travail, et une loi dédiée, sur le modèle de celle de 2005 pour le handicap. Le syndicat, fondé en début d'année par sa présidente Sonia Jabri, revendique déjà près de huit cents adhérents et trente-huit représentants sur tout le territoire, jusqu'à La Réunion. L'adhésion est gratuite pour les aidants la première année. Toutes les informations sont disponibles sur syndicat-national-aidants.fr.

  3. May 7

    Aikiclub d'Heillecourt

    Le 30 avril dernier, le dojo d'Heillecourt a célébré l'une des figures les plus emblématiques de l'aïkido lorrain. Sylvie Bonnaire, 80 ans, s'est vu remettre la médaille d'or de la Fédération française d'aïkido lors d'un stage qu'elle animait elle-même, ouvert à tous. Soixante ans de pratique sans interruption, débutés en 1966 au ShoBuKaï de Nancy alors que l'aïkido était encore méconnu en France : un parcours que ses pairs qualifient de noces de diamant avec la discipline. L'aïkido se distingue d'emblée par l'absence de compétition. Pas de palmarès, pas d'esprit de rivalité. Son principe central repose sur la non-violence et l'harmonie : on ne s'oppose pas à l'adversaire, on accompagne son mouvement pour le neutraliser sans lui faire mal. Sylvie Bonnaire formule cela simplement : montrer que la violence ne sert à rien. C'est une démonstration qui l'a convaincue il y a six décennies. La beauté et l'élégance des techniques ont suffi à l'engager sur une voie qu'elle n'a plus quittée. Au fil des années, elle a enseigné dans plusieurs clubs lorrains, notamment à Gérardmer et à Heillecourt, et a eu l'occasion dans les années 1970 de se former au Japon auprès des maîtres fondateurs de la discipline. Bernard Ganne, président du club, la côtoie depuis trente-cinq ans sur le tatami. La technique aïkido ne repose pas sur la force physique. Un mouvement de poignet, bien placé et au bon moment, peut neutraliser un adversaire beaucoup plus imposant. Le placement du corps, le déplacement, l'anticipation du mouvement adverse : voilà ce que l'on apprend, bien avant de penser aux dan. Ceinture noire 4ème dan, Sylvie Bonnaire aborde les grades avec recul. Ce qui compte à ses yeux, c'est la progression intérieure et le partage des connaissances. Elle a d'ailleurs donné rendez-vous à ses partenaires de tatami dans dix ans. Le stage du 30 avril s'est déroulé dans une ambiance conviviale, fidèle à l'identité du club. L'Aikiclub d'Heillecourt propose des cours trois fois par semaine, lundi, jeudi et samedi, vacances scolaires comprises, pour une cotisation annuelle d'environ 160 euros. Aucune tranche d'âge n'est exclue : un membre a commencé l'aïkido passé soixante-dix ans. Plus d'information : https://www.aikiheillecourt.fr/ https://www.facebook.com/AikiHeillecourt/

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