Lecture aléatoire, le podcast de nouveautés musicales

André Péloquin

Recommandations musicales qui vont dans tous les sens. Nouvelle fournée chaque lundi! lecturealeatoire.ca

  1. 10/06/2025

    👯‍♀️ 10 nouveautés pour prendre une pause de Taylor Swift

    Allô, allô! Tout d'abord, abordons l'éléphant dans la pièce : The Life Of A Showgirl vient finalement de paraître. C'est accrocheur, certes, mais le plus grand constat à ce jour semble être le fait que le vent tourne. La plume et posture d'éternelle victime de la plus grande star de la pop contemporaine – une milliardaire MAGA par la cuisse gauche et abonnée aux jets privés – émeut de moins en moins un certain pan de la critique. Mais bon, vous ne suivez pas cette infolettre pour l'album le plus discuté de l'heure, right? Considérons que j'ai lancé mon galet dans la mare et passons plutôt aux... (AUTRES) NOUVEAUTÉS À (RE)DÉCOUVRIR...   Adi de Goodbye Karelle Je m'excuse d'avance, mais – parfois – «c'intéressant» n'est pas un complimarde lancé pour se débarrasser d'une idée lancée en brainstorm, mais bien une réponse sincère face à une proposition qui est prometteuse, mais pas nécessairement enlevante. Bref, vous l'aurez deviné, Adi de l'actrice et l'autrice-interprète Karelle Tremblay ne m'a pas fait léviter, mais à amener son lot de réflexions dont... C'est aux limites du slam, mais je n'ai pourtant pas envie de calisser mon laptop au travers du mur (parce que 1, j'hais le slam et 2, j'écris ceci sur mon laptop de job en ce moment alors...). Un interlude vaguement country? Tiens donc! C'est moi ou les arrangements font vaguement Where Is My Mind? C'est une corne d'abondance d'inspiration et de références intéressantes, mais l'accroche n'est pas encore là en ce qui me concerne. Autre complimarde – sincère, encore une fois – pour terminer : vivement la suite! Ash Speck in a Green Eye d'AFI Oui, le combo rock n'en finit plus de se réinventer. De ses débuts hardcore à sa puberté emo jusqu'à sa «crise de la quarantaine» musicale des dernières années, la plus récente suggestion du groupe – l'album Silver Bleeds the Black Sun… – passe tout de même le test, car on y singe, accrochez-vous bien, le post-punk à la sauce Joy Division, voire même le new wave spleenesque à la Depeche Mode, comme en témoigne l'extrait Ash Speck in a Green Eye. Ça manque cruellement de personnalité, certes, mais c'est quand même bien foutu.   Maison/Avion par Noura Projet rock folk montréalais mené par l'autrice-compositrice-interprète Marianne Noura Jammal-Desrosiers, Noura – le band, actif depuis 2022 – plaira autant aux fans de la planète folk trash (pensez Québec Redneck Bluegrass Project, mais plus posé) qu'aux amateurs des textes de Klo Pelgag, voire Louis-Philippe Gingras, à leurs premières heures. La ballade Maison/Avion pourrait faire un tabac sur les ondes des radios universitaires, dans le sens qu'on y ressent la flamme, malgré la faute de moyens. C'est potentiellement le début de quelque chose de particulier, bref.   Long Ago Gardens de F****d Up Le combo hardcore canadien poursuit son projet de musiques inspirées par l'astrologie avec l'annonce de sa conclusion : Grass Can Move Stones, un triptyque d'albums s'inspirant des signes de la chèvre, du singe et du coq qui sera dévoilé dès le 12 décembre. En gros, c'est un «opéra» de près de cinq heures qui sera raconté sur trois albums. Comme la propension de F****d Up à s'embarquer dans des projets aussi ambitieux est vieille comme Mathusalem, on peut trouver cette nouvelle entrée culottée ou prétentieuse à souhait, voire même les deux. En attendant le dévoilement de l'oeuvre entière, l'extrait Long Ago Gardens pointe tout de même vers un brin de lumière sur fond de grognements de Damian «Pink Eyes» Abraham. Dead Maps par The Penske File Nos voisins de Burlington en Ontario, le combo punk pop The Penske File, en rajoutent avec leur album Reprieve. C'est une nouvelle fournée de morceaux punk rock, au croisement du skate punk énergique et de flirts punk pop à la The Gaslight Anthem et Simple Plan, comme en témoigne la 'tite bombe Dead Maps. Efficace, disons!   Phantasmagoric Upstarts de Guided By Voices Les légendes vivantes du power pop refont surface avec un nouvel extrait de leur album Thick Rich and Delicious à paraître le jour de l'Halloween. Cette galette – la 42e en carrière du projet, genre? – est la deuxième à paraître cette année, précédée par Universe Room livrée en février dernier et qui a généralement été bien reçue par la critique. Pour revenir à Thick Rich and Delicious, l'oeuvre sera vraisemblablement une courtepointe rassemblant du nouveau matériel et de vieilles compositions qui n'auraient jamais été endisquées jusqu'à ce jour. Que dire, sinon? C'est très Guided By Voices. C'est de la power pop accrocheuse ou du slacker rock très «années 90», c'est selon. C'est pour les fans de bonne musique et, de nos jours, de suppléments vitaminés et de mélatonine le soir venu. La mer par Avril Jensen et Simon Duchesne L'artiste pop locale y va d'un maxi plus acoustique et chanté dans la langue d'Ariane Moffatt sur Parfois, les jours de vent. Bien que la cohabitation entre les morceaux plus folk et les extraits pop n'est pas sans heurts, surtout lors des interventions aux limites du supportable des rappeurs FouKi sur CRASH et K!RA OJI sur Le précédent, le EP demeure quand même satisfaisant. Pas renversant, mais j'ai quand même très hâte de voir où le projet s'en ira. La mer, livrée en duo avec Simon Duchesne, ouvre le bal et plaira aux amateurs de folk pop rêveur et aux fans des premières heures de Marie-Pierre Arthur. Take Me Thru Dere de Metro Boomin avec Quavo, Breskii, YK Niece et DJ Spinz Vous me direz que c'est un peu chaotique neutre de ma part de ne pas aborder le plus récent album de Taytay mais de vous proposer un extrait musical datant d'août d'un des plus grands noms du rap actuel et, savez-vous quoi?, vous avez raison. N'en demeure pas moins que – à l'image du vidéoclip qui vient tout juste d'être dévoilé – Take Me Thru Dere est un brûlot incroyablement festif accompagné d'un visuel qui fait référence à l'esthétique rap dirty south des années 90 en plus de rassembler des invités pas piqués des vers. Until all are free de Jessica Moon La violoniste et compositrice montréalaise poursuit son parcours solo, elle qui a notamment épaulé Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra, BIG|BRAVE et l'illustre Vic Chesnutt par le passé. En parlant de Chesnutt, on ne le dira jamais assez, mais Flirted With You All My Life est une incroyable toune, mais voici que je m'égare déjà. L'histoire nous dira si elle aura autant d'impact, mais Until all are free – sans être du même registre que l'hymne folk rock à la mort de Chesnutt – réclame la même attention à quiconque l'écoute. Ce n'est pas une ritournelle qu'on écoute à la va-vite en déposant son enfant à l'école, mettons. C'est un morceau ambient, tanguant également vers le post-classique en plus d'être engagé politiquement. Le disque sur lequel on retrouve le morceau – Unfolding, à paraitre le 24 octobre sur Constellation – est notamment inspiré du génocide en Palestine. Until all are free est une œuvre méditative qui est cruellement triste les petits matins d'automne quand le soleil pointe et que la maisonnée dort, mais aussi remplie d'espoir en plein milieu de la nuit, quand vos démons – et/ou votre to-do list – vous tiennent éveiller. Sex, Drugs, & Country Music de Carter Faith On se laisse avec une nouveauté à ranger dans les péchés mignons : Cherry Valley, de la chanteuse country pop et actrice Carter Faith. Écoutez, c'est tellement saccariné comme country qu'on en risque le diabète, mais... j'aime ça! Sex, Drugs, & Country Music – lancée cet été – est une ballade catchy à souhait et – on va s'le dire – meilleure que la pièce du même titre de Wheeler Walker Jr. Les fans de Dolly Parton, mais aussi de Vanessa Carpenter et Miley Cyrus vont adorer. Là, évidemment, on pourrait se dire «Bah! C'est un single. Clairement le meilleur extrait de l'album. Le reste du LP est assurément au ras des pâquerettes», mais non! Bar star est un brûlot honky tonk trash à souhait qui réussi l'impossible via le vidéoclip l'accompagnant : rendre Billy Bob Thornton sympathique. Betty, elle, pourrait être la cousine l'fun de Jolene et j'en passe. L'album demeure inégal, j'en conviens, mais quand ça lève... ÇA LÈVE! Si vous avez ne serait-ce qu'un chouia d'intérêt pour la country pop, vous devriez tenter le coup! Bon. C'est assez pour aujourd'hui. À la semaine prochaine, les punk(ette)s!

    10 min
  2. 09/30/2025

    🚚 11 nouveautés musicales pour déménager à nouveau

    Bienvenue sur la nouvelle plateforme de Lecture aléatoire. Un nouveau site plus personnalisé et qui look davantage. Pendant que la peinture sèche et que je place les meubles, voici quelques points à considérer... Prière m’aviser si vous recevez l’infolettre en double, ou, pire encore, si vous vous êtes désabonné auparavant. Si vous avez des commentaires sur le site, sur sa mise en page ou sur son contenu, c’est le moment idéal pour me les transmettre! La prochaine publication sera plus représentative de l'infolettre habituelle, côté contenu. En attendant, je vous remercie pour votre patience en cette période de transition. Sur ce, voici les... NOUVEAUTÉS À (RE)DÉCOUVRIR Qimatsilunga (I Want to Break Free) d'Elisapie remixée par Hologramme Deux ans après la parution d'Inuktitut, son quatrième album qui allait la propulser vers de nouveaux cieux, Elisapie en rajoute avec un maxi où trois des succès de son LP de reprises sont remixés sous la gouverne du musicien électro montréalais Hologramme. Un mois après le dévoilement de la refonte à sauce gros beat d'Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), on a maintenant droit à de nouveaux atours pour Qimatsilunga (I Want to Break Free) et Sinnatuumait (Dreams). Pour les fans d'électro, j'imagine que c'est l'fun. Pour ceux d'Elisapie, on doit écarquiller les yeux sur un moyen temps.J'veux dire, tant mieux pour les artistes. Chouette collaboration et tout ça, mais je trouve le résultat final particulièrement hétérogène. What Are We Doing This For? de NOFX et Codefendants Un an après sa mort, NOFX égraine ses retailles. En prévision de l'ultime album de son projet (Everybody Else Is Insane) et d'une énième compilation (NOFX A-Z), le chanteur et líder máximo Fat Mike dévoilait vendredi une pièce entamée avec ses anciens frères d'armes (El Hefe y joue de la guitare) puis complétée avec sa nouvelle passion : le groupe punk-rap-rock-passibonàdate Codefendants. La pièce est satisfaisante, sans plus. Elle plaira tout particulièrement à celles et ceux qui aiment leur punk rock rapide et aux limites du hardcore des années 80. Je me pose tout de même la question : Est-ce que What Are We Doing This For? serait demeurée sur sa tablette si NOFX était toujours actif? J'pas mal certain que oui. Lapin de Hélène Barbier En route vers un troisième album pour l'autrice-compositrice-interprète locale au rock champ gauche qui plaira notamment aux adeptes de Mac DeMarco et aux fans de Men I Trust, pour ne nommer que ceux-là. Elle dévoilait récemment Lapin, premier extrait de ce LP à venir nommé Panorama. Celui-ci arrivera en boutiques et sur plateformes le 14 novembre. Outside People de Jude Law, Albert Hammond Jr et The Black Rabbits Je me suis finalement lancé dans Black Rabbit, la nouvelle série thriller à succès de Netflix et je dois avouer que c'est à la hauteur du buzz autour. À ce jour, je ne sais pas encore si Outside People s'insère dans la diégèse du projet ou si le morceau indie pop, réalisé en compagnie d'Albert Hammond Jr de The Strokes, n'est qu'un bonbon promo en extra, mais le fait demeure que c'est un morceau pop rock alternatif satisfaisant. C'est une toune au groove planant qui n'est pas très loin – justement! – de la discographie solo de Hammond Jr, mais aussi de ce qu'on pourrait s'attendre de Tame Impala, voire des moments plus mollo d'Iggy Pop à la Nightclubbing. Référence supplémentaire pour les mélomanes qui sont également gamers : Outside People se retrouverait à merveille au sein de la trame sonore de Hotline Miami. Amour-haine du Winston Band accompagné de Maxime Gervais Le projet zydeco montréalais s'associe à l'humoriste, comédien et musicien Maxime Gervais le temps d'un single sympathique dans son genre. Gervais – qui y va d'un «Big Max!» bien placé en introduction – signe le texte de l'œuvre en compagnie d'Andrew Duquette-Boyte, parolier et chanteur dudit band. Les habitué(e)s de l'oeuvre inclassable de Gervais reconnaitront sa griffe sur ce morceau abordant les paradoxes nous habitant. Sans être une œuvre à la portée de toutes, de tous et de votre humble serviteur – on va s'le dire, je crois avoir une relation au zydeco semblable à celle que l'essentiel de la planète a avec le ska –, on en sort quand même le sourire aux lèvres. Moon par Daniel Caesar et Bon Iver La sensation neosoul canadienne en rajoute en prévision de la livraison de son quatrième album Son Of Spergy, à venir le 24 octobre. L'oeuvre comptera sur non pas une, mais deux collaborations avec le poids lourd du folk Bon Iver, dont Moon proposée il y a quelques jours. Tout d'abord, la mauvaise nouvelle : les fans de Justin Vernon resteront sur leur faim. La touche Bon Iver est essentiellement absente de Moon, un morceau folk pop soul sensible et planant. La bonne nouvelle, c'est que Caesar n'en a pas besoin. Bien que ses collaborations en disaient déjà long (il a épaulé Tyler, The Creator, Justin Bieber et Blood Orange par le passé), Moon consacre sa position comme valeur sûre au sein de son sillon. Inscrivez-vous à Lecture aléatoire Infolettre/balado de nouveautés musicales et encore plus! Subscribe Pas de spam. Pas (trop) de niaiseries. Miaw de Chloé Jara-Buto Un de mes petits plaisirs dans la vie, c'est de faire brûler une allumette jusqu'au bout de mes doigts, juste pour ressentir quelque chose faire le tour des nouveautés locales sur Bandcamp. C'est comme ça que je suis tombé sur le cul en découvrant Miaw, trop court morceau rock de chambre lo-fi qui annonce om-om, un premier album qui sortira «prochainement» sous l'étiquette Backstore. L'artiste derrière est l'autrice-compositrice-interprète Chloé Jara-Buto qui fait paraitre des pépites du genre de temps à autre depuis 2021. Vous devriez tout particulièrement apprécier si vous êtes fans de Casiotone For The Painfully Alone ou, localement, Navet Confit (rapprochement facile, vous m'direz, considérant qu'ils ont déjà collaboré ensemble, mais j'assume). Au Pays du Cocaine par Geese Sensation rock alternatif du moment aux États-Unis, Geese captive avec Getting Killed, un troisième album qui encapsule ce qui lui a permis de se distinguer depuis ses débuts en 2016 : glâner de l'inspiration auprès de The Strokes, mais aussi de Television, voire même de Radiohead (toutes époques confondues, mais sans les politiques de marde, fort heureusement). J'ai opté pour Au Pays du Cocaine, car le titre est hilarant, bien sûr, mais aussi parce qu'en plus d'enchâsser les références mentionnées plus haut, ce morceau rock folk aux limites du blues plaira aux fans du début des Strokes, de Beck à son zénith et de la conclusion de The Velvet Underground. Avis aux personnes qui auront capté ces références : n'oubliez pas de prendre du Génacol ce soir. Double dose même. Popsicleland de Superkaleidogram 800 Toujours dans la filiale «explorons les méandres de Bandcamp» : voici la pièce-titre du LP Popsicleland de Superkaleidogram 800, projet rock psychédélique qui semble être issu de la cuisse gauche de Sylvie, combo rock saguenéen. À des kilomètres de leur premier maxi au son aussi pesant que son titre – D’mande-moi si j’m’en câlice (oui, oui) –, le collectif opte ici pour une direction toujours psychédélique, mais chantée en anglais tout en adoptant une posture faussement naïve. Méchant trip! Insecure de Lex Leosis Rappeuse de Toronto relocalisée à Los Angeles, Lex Leosis proposera le 3 octobre prochain un premier maxi nommé I'm A Little Bit Sensitive qui s'ouvre avec le brûlot Insecure. Au rythme d'une musique qui rentre dedans, la rappeuse y va de constats sur la pression exercée sur les femmes, tout particulièrement les artistes. Si je peux me permettre une traduction à deux cennes : «Je ne peux pas ignorer que mes publications les plus aimées sont celles où ma poitrine est mise en valeur, bien cadrée. Si je porte un hoodie, on risque de ne pas me remarquer.» C'est sur ces mots que s'ouvre Insecure. Ça augure bien pour le reste de la pièce, mais aussi du EP. Et, pour finir en beauté... Une reprise médiévale des Guerrières de la K-pop! Mes excuses aux parents parmi vous! Courseval est un projet bardcore (eh oui) qui reprend des succès pop à la sauce médiévale et en français. Après Harry Stiles, Mylène Farmer et The Weeknd, notamment, le projet se frotte maintenant à Briller, hit de l'été (oui, oui) tiré du fameux film Guerrières de la K-pop. Ce n'est pas super bon, vous m'direz, mais l'idée demeure quand même l'fun. Une deuxième plogue pour Netflix, d'ailleurs. Mes excuses et à la semaine prochaine, les punk(ette)s! AUSSI À ÉCOUTER / LIRE / VOIR Un groupe metal d'Edmonton poursuivi par Nintendo pour avoir utilisé un personnage de Super Mario Bros sur une pochette d'oeuvre Cogeco veut diffuser moins de musique francophone Is Oasis Overrated? A Statistical Analysis Le temps des monstres 003 : Judith Lefebvre Alicia Clara @ SESSION LIVE de CISM

    12 min

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