Je prépare des champignons farcies, boudin blanc et compote d’oignons. Et l’envie de réfléchir à cette notion du temps quand la relation prend ou a pris fin. On dit le temps fait son oeuvre. Expression qui s’inscrit dans la tradition antique, philosophique, chez les grecs arsitite, les stoïciens, puis les latins sénèque et ovide, puis dans la sagesse chrétienne et humaniste. L’expression se fixe en français courant entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, à une époque où : le temps est pensé comme un agent de transformation psychique, morale et sociale,on valorise la patience, la maturation, l’assimilation.Ma pratique est humaniste, avec les thérapies brèves cognitives & comportementales. Mais, je reviens à cette expression, qui dit que « le temps fait son oeuvre ». Et quand la relation est terminée, dans le travail ou personnellement, quand il s’agit d’une fin liée à la perte d’un être, encore plus irréversible que celle que représente la fin choisie ou subie d’une relation, le temps devient un allier que l’on peut chouchouter. Il peut être oppressant car il s’écoule trop lentement quand la douleur, la souffrance est là, pourtant, c’est avec lui que l’on fait. Le temps s’écoule et c’est le temps de notre propre transformation : Comment je ressens, je vois, de pense, je me souviens de la relation ?Comment petit à petit elle s’éloigne de moi ?Comment mon cerveau, le mental, mais aussi le corps reprends possession de mon être profond ?Comment, je lutte pour rester accroché.e à la relation perdue ?Comment je lutte pour m’en détacher ? Et d’autres questions peuvent venir sur Comment je fais avec ça ? Moi, avec qui je suis, là maintenant, avec ma culture, mon histoire, mon environnement…? Comment je me retrouve, et me reconnais, lorsque le système a été bouleversé, changé ? Comment j’observe et accueille cette personne que je suis avec ses émotions et avec tout cela ? Et puisque le temps fait son oeuvre, au rythme de chacun, je vois aussi que quelque chose change en moi, que petit à petit l’acceptation de ce changement s’installe en moi. Et ce changement inscrit petit à petit, de nouvelles pensées, différentes de celles d’avant. Je commence à entrevoir les possibles qui se présentent, l’idée par exemple de faire de nouvelles choses, comme m’inscrire à une nouvelles activité que je désirais faire depuis longtemps. Envisager une reconversion, un réaménagement de mon lieu de vie, ou l’investissement de cette nouvelle maison que je viens d’intégrer et ainsi de suite. Parfois, je m’agace, ça ne va pas assez vite, pourtant, ce temps est précieux, il s’opère en moi, à mon rythme une réapropriation de qui je suis, de ce que je fais et veux faire, de la visibilité de mes compétences, du questionnement de mes croyances. Ce temps est riche. Il oeuvre de manière à ce que mon mental, tout mon être trouve un nouvel équilibre. Peut-être même, ce temps est-il un temps d’apprentissage, observer les erreurs, les réussites, ce qui nous a donné de la joie, des rires, ce qui nous a fait grandir, nous construire, ce qui nous a fait pleurer, rendu triste, etc. Et ainsi, cela permet de trier, garder, se débarrasser, faire une place neuve en gardant les enrichissement. C’est un temps fatiguant pour le cerveau, qui crée de nouvelles connections à l’intérieur, qui cherche son équilibre, son homéostasie. Alors, bien-sûr, dire le temps fait son oeuvre, ou entendre, laisse le temps faire son oeuvre, fait plutôt penser à un injonction à laquelle, comme pour toute injonction, nous avons envie de répondre par la négative, ou même contre laquelle être réactif. Je suis véronique caron psychopraticienne certifiée et je vous aide à concrétiser vos objectifs Rendez-vous sur coachcaron.fr ou sur Résalib : https://www.resalib.fr/praticien/114699-veronique-caron-therapeute-saint-jean-de-luz