Amour Fou par Camille Laurens

Camille Laurens

Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou si c'est la maladie qui parle à notre place ? Tout l'été, on parle de santé mentale et d'amour. 10 épisodes, 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent : Katrina Patchett, René Greusard, Kalika, Queen Kokodeal, Chiara, Floralie, Fredd, Lily Sociopathe, Hava, Eve. Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Produit par On.Suzane

  1. 5h ago

    AIMER QUAND ON EST PLUSIEURS DANS SA TÊTE ET DANS SON CORPS ? HAVA BRISES LES CLICHÉS SUR LE TDI

    Comment aime-t-on quand on est plusieurs, dans un seul et même corps ? 10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane. Pour ce quatrième épisode, je reçois Hava. Elle vit avec un trouble dissociatif de l'identité, le TDI. Elle est venue parler avec moi de ce trouble et de ce qu'il fait à l'amour. Le TDI toucherait environ 1 à 1,5 % de la population générale, un chiffre probablement sous-estimé tant le trouble reste tabou et le diagnostic difficile à poser. Il naît presque toujours de traumatismes précoces et répétés durant l'enfance, quand la dissociation devient le seul refuge possible face à une réalité insupportable. L'esprit se fragmente pour continuer à fonctionner. C'est l'un des troubles les plus caricaturés au cinéma et l'un des moins compris dans la réalité. On résume souvent le TDI à des "personnalités multiples" spectaculaires. La réalité est infiniment plus silencieuse. C'est se réveiller sans savoir ce qui s'est passé la veille. Découvrir des messages envoyés qu'on ne se souvient pas d'avoir écrits. Se sentir étranger à soi-même. Aimer quelqu'un, puis avoir l'impression de ne plus le reconnaître, non pas parce qu'il a changé, mais parce que la part de soi qui l'aimait n'est plus celle qui est là. C'est la peur de perdre le fil de sa propre histoire d'amour. C'est demander à l'autre une patience que peu de gens sont prêts à offrir. C'est aussi, parfois, l'incompréhension, l'épuisement, l'abandon. Et pourtant, derrière ce trouble, il y a la même quête que partout ailleurs dans cette série : être aimé entièrement, même quand on ne se sent pas entier soi-même. Avec Hava, nous parlons de mémoire, de confiance, de couple, de peur de l'abandon, et de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on, et comment se sent-on aimé, quand on n'est jamais tout à fait sûr d'être un seul soi ? Cette émission vous accompagnera tout l'été autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Hava, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. ❤️

  2. Jul 9

    LE TROUBLE QUI DÉTRUIT NOS HISTOIRES D'AMOUR, BORDERLINE : POURQUOI LE LIEN FAIT SI MAL ? AVEC KALIKA

    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane. Pour ce troisième épisode, je reçois Kalika. Artiste, autrice-compositrice-interprète, elle est venue parler avec moi du trouble de la personnalité borderline. Cet épisode est sans doute le plus personnel de toute cette série. Parce que cette fois, je ne pose pas seulement des questions. Je raconte aussi mon histoire. Je suis borderline. Pendant longtemps, ce mot m'a fait honte. Je l'ai caché. J'ai essayé de vivre comme s'il n'existait pas. J'ai cru qu'en me taisant, il finirait par disparaître. Il n'a jamais disparu. Le trouble borderline touche entre 1 et 3 % de la population générale, mais représente près de 20 % des patients hospitalisés en psychiatrie. C'est l'un des troubles psychiatriques les plus stigmatisés, les plus mal compris et, encore aujourd'hui, l'un de ceux dont le diagnostic met le plus de temps à être posé. Beaucoup passent des années à souffrir sans comprendre ce qui leur arrive. On résume souvent le borderline à des "sautes d'humeur". La réalité est infiniment plus complexe. C'est vivre avec une peur permanente de l'abandon. Ressentir chaque émotion avec une intensité démesurée. Passer en quelques instants de l'amour à la terreur de perdre l'autre. C'est la déréalisation, quand le monde paraît soudain irréel. La dépersonnalisation, quand on ne se reconnaît plus soi-même. Les crises d'angoisse qui donnent l'impression de mourir. Le vide chronique. Les fluctuations émotionnelles permanentes. L'impulsivité. Les comportements autodestructeurs. Les addictions parfois. Les scarifications parfois. Les idées suicidaires, trop souvent. Près de 75 % des personnes atteintes d'un trouble borderline feront au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, et entre 8 et 10 % en mourront. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des hommes, des ado qui essaient simplement de survivre à un cerveau qui ne leur laisse jamais de répit. Et pourtant, on continue de nous coller des étiquettes : "trop sensibles", "trop intenses", "toxiques", "manipulateurs". Comme si nous avions choisi de vivre dans cette tempête permanente. Le trouble borderline n'est pas un trait de caractère. C'est une maladie. Une maladie avec laquelle on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. J'avais besoin de créer un espace où l'on puisse parler entre personnes que l'on a trop souvent qualifiées de "folles". Parce que c'est un mot que j'ai entendu, que beaucoup d'entre nous ont entendu. Parce que le borderline, c'est mon histoire. Depuis l'enfance, il s'est invité dans chacune de mes relations. Il a façonné ma manière d'aimer, ma manière de me protéger, ma manière de fuir, ma manière de croire que je finirais toujours par être abandonnée. Avec Kalika, nous parlons de traumatismes, d'enfance, de honte, d'amour, de solitude, de reconstruction et d'espoir. Nous parlons aussi de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on quand notre propre cerveau nous convainc que nous ne méritons pas de l'être ? Cette émission vous accompagnera tout l'été autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester. J'espère qu'en donnant enfin ses lettres de noblesse au trouble borderline, je réussirai aussi à faire un pas vers la paix avec cette partie de moi que j'ai si longtemps combattue. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Kalika, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. ❤️

  3. Jul 8

    Pourquoi tu tombes toujours sur les mauvaises personnes ? Avec Nadia Richard

    On passe parfois des années à chercher la bonne personne. Et si le vrai déclic, c'était d'apprendre à quitter celles qui ne nous correspondent pas ? Pourquoi a-t-on tant de mal à partir d'une relation qui ne nous rend plus heureux ? Pourquoi s'accroche-t-on à des histoires qui nous épuisent, en espérant que l'autre finira par changer ? Et si le véritable acte d'amour envers soi-même consistait parfois à accepter que certaines relations n'ont tout simplement pas vocation à durer ? Dans ce Take, je reçois Nadia Richard, créatrice de contenu, autrice et humoriste. À travers ses vidéos, ses livres et son spectacle, elle est devenue l'une des voix les plus écoutées lorsqu'il s'agit de décrypter les relations amoureuses, les schémas répétitifs et le manque d'estime de soi qui nous pousse parfois à accepter l'inacceptable. Son take est aussi provocateur que libérateur : « C'est pas ta faute si tu tombes sur des connards, mais tu as toujours le pouvoir de partir. » Une phrase qui mérite d'être nuancée. Nadia rappelle d'emblée qu'elle ne parle évidemment pas des situations d'emprise, de violences ou de dépendance psychologique, où partir n'est ni simple ni toujours possible. Son propos s'adresse à toutes ces relations où l'on reste par peur, par habitude, par culpabilité ou parce que l'on continue de croire que l'amour finira par réparer ce qui, au fond, ne fonctionne déjà plus. Au fil de cette conversation, elle explique pourquoi il est essentiel de devenir plus exigeant dans ses relations, d'identifier ses limites, de savoir reconnaître les incompatibilités avant qu'elles ne deviennent des souffrances et d'arrêter de confondre persévérance et sacrifice. Car lorsqu'il faut constamment convaincre quelqu'un de nous aimer, négocier le respect, ou renoncer à ses propres aspirations pour que la relation survive, il est peut-être temps de se demander si l'on est encore en train de construire une histoire… ou simplement d'essayer de la sauver. Un échange sincère qui questionne nos croyances sur le couple, la peur de la solitude, les standards que l'on s'autorise à avoir et cette idée profondément ancrée qu'il faudrait coûte que coûte faire durer une relation. Et si, au contraire, partir pouvait parfois être la décision la plus saine, la plus courageuse et la plus respectueuse envers soi-même ? Un épisode qui risque de faire écho à beaucoup d'histoires… et peut-être de changer votre façon de vivre les prochaines.

  4. Jul 1

    COMMENT AIMER QUAND ON NE SE NOURRIT PLUS ? KATRINA PATCHETT (DALS) SE LIVRE SUR L'ENFER DES TCA

    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane. Comment aimer quand on ne se sent pas digne d'être aimée ? Comment aimer quand son propre corps est devenu un champ de bataille, un ennemi qu'on combat au quotidien plutôt qu'un allié qu'on habite ? Notre deuxième invitée s'appelle Katrina Patchett. Danseuse professionnelle et QUEEN de Danse avec les stars elle y rayonne depuis plus dix ans, mais cache depuis l'adolescence un combat bien plus silencieux : vingt ans de troubles du comportement alimentaire, boulimie puis anorexie, qu'elle raconte aujourd'hui dans son livre Mon corps mon combat. En France, les troubles du comportement alimentaire touchent près d'un million de personnes, et la prévalence sur la vie entière atteint 8,4% chez les femmes, contre 2,2% chez les hommes. Des chiffres froids, presque abstraits, jusqu'à ce qu'on entende l'histoire derrière, celle de Katrina.  Un trouble d'autant plus violent qu'il se joue dans l'intime, loin des regards, et qui reste pourtant la deuxième cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans, juste après les accidents de la route. Et pourtant, la moitié des personnes concernées ne bénéficient d'aucune prise en charge médicale.  Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses. Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ? Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance. Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie. J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie. Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi. Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS

  5. Jun 24

    PEUT-ON AIMER QUAND ON EST SOCIOPATHE ? LILI NOUS RACONTE CE QUE PERSONNE N'OSE DIRE

    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane. Comment aimer quand on ne ressent rien ? Comment aimer quand tout le monde pense que l'on est sorti d'un fait divers ? Notre premier invité s'appelle Lili. Elle souffre d'un trouble de la personnalité antisociale, qu'on appelle aussi sociopathie, un trouble qui génère une souffrance immense, mais qui reste l'un des plus stigmatisés de tous. Elle a accepté de se livrer, en premier, pour ouvrir cette émission. Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses. Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ? Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance. Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie. J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie. Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.  Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS

  6. Jun 20

    Faut-il vraiment quitter quelqu'un qui nous trompe ? Avec Juliette Katz

    On dit souvent qu'une tromperie marque la fin d'une histoire. Qu'il y a un avant et un après. Qu'il faut partir ou pardonner. Mais si les choses étaient un peu plus compliquées que ça ? Pour ce deuxième take avec Juliette, une queen qui méritait largement de revenir au micro, on aborde l'un des sujets les plus explosifs des relations amoureuses : l'infidélité. Attention, Juliette ne défend pas la tromperie. Elle ne dit pas qu'il faut l'accepter, ni qu'elle est souhaitable. Elle pose simplement une question dérangeante : et si certaines infidélités révélaient des problèmes qui existaient déjà bien avant elles ? Parce que beaucoup de couples finissent par avancer en pilote automatique. On ne se regarde plus vraiment. On ne se parle plus autant. On oublie parfois de se demander si l'on est encore heureux ensemble. Et lorsqu'une crise éclate, elle oblige soudain à remettre des choses sur la table qui étaient restées enfouies pendant des années. Pourquoi sommes-nous encore ensemble ? Qu'avons-nous arrêté de nous dire ? Est-ce que ce couple répond encore à nos besoins ? Est-ce que nous nous choisissons encore vraiment ? Pour Juliette, certaines trahisons agissent comme un électrochoc. Elles ne réparent rien à elles seules. Elles ne justifient rien. Mais elles peuvent parfois ouvrir des conversations qui n'auraient jamais eu lieu autrement. Dans cet épisode, on parle d'amour, de confiance, de fidélité, de reconstruction, des mythes qui entourent le couple moderne et de cette tendance que nous avons à vouloir ranger des situations extrêmement complexes dans des catégories simples. Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir, et peut-être même de faire évoluer certains regards sur ce que l'on considère comme une rupture définitive. Alors : une tromperie détruit-elle forcément un couple... ou peut-elle parfois révéler ce qui avait besoin d'être sauvé ?

  7. Jun 13

    Pourquoi vos enfants ne devraient jamais être sur vos réseaux sociaux

    On protège nos enfants dans la rue. Pourquoi les expose-t-on à des milliers d'inconnus sur Internet ? Ceci est un extrait de la version longue du podcast disponible sur toutes les plateformes. Tu y trouveras beaucoup de réponses à tes questions. Ou pas. Dans ce take, on rencontre Juliette Podkatz, créatrice de contenu et observatrice attentive de nos usages numériques, qui s'attaque à une pratique devenue presque banale : exposer ses enfants sur les réseaux sociaux. Photos du quotidien, moments de vie, anniversaires, colères, réussites, premiers pas, premières rentrées… Aujourd'hui, certains enfants possèdent déjà une véritable identité numérique avant même de savoir lire, écrire ou comprendre ce qu'est Internet. Et c'est précisément ce qui inquiète Juliette. Pour elle, le problème n'est pas seulement la surexposition. C'est avant tout la question du consentement. Peut-on réellement publier la vie d'une personne qui n'est pas en mesure de comprendre les conséquences de cette exposition ? Peut-on construire une présence numérique pour quelqu'un qui n'a jamais eu la possibilité de dire oui ou non ? Car contrairement à une photo de famille rangée dans un album, Internet n'oublie jamais vraiment. Une image publiée aujourd'hui peut être copiée, détournée, partagée ou réapparaître des années plus tard sans aucun contrôle. Juliette rappelle aussi que les enfants ne sont pas des contenus. Pourtant, les réseaux sociaux poussent parfois à transformer chaque moment intime en publication, chaque souvenir en performance, chaque émotion en engagement. Derrière les likes et les vues se pose alors une question plus large : à qui appartient l'image d'un enfant ? Elle interroge également notre rapport à la parentalité à l'ère des réseaux. À partir de quel moment partage-t-on un souvenir ? À partir de quel moment expose-t-on une personne ? Sans juger les parents, Juliette invite surtout à réfléchir aux conséquences à long terme de choix faits aujourd'hui pour des individus qui devront vivre avec demain. Parce qu'un enfant grandit. Et qu'il découvrira peut-être un jour que toute son enfance était déjà en ligne avant même qu'il ait pu choisir ce qu'il voulait montrer de lui-même. Un take qui questionne la frontière entre partage, protection et respect de l'intimité à l'heure où tout semble devoir être publié. Et toi, publierais-tu toute ton enfance sur Internet si tu pouvais revenir en arrière ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.

  8. Jun 8

    Tu n'es pas assez asiatique : le problème que vivent beaucoup de métis

    Le racisme, ce n'est pas seulement être rejeté. Parfois, c'est passer sa vie à devoir prouver qui l'on est. Dans ce take, on rencontre Odah, humoriste, qui revient sur une phrase qu'il a entendue toute sa vie : « Mais t'es vraiment asiatique ? » Une question qui paraît anodine, presque innocente, mais qui finit par raconter quelque chose de beaucoup plus profond : le sentiment que son identité doit constamment être validée par les autres. Parce que lorsqu'on est métis, les gens ont souvent une étrange tendance à vouloir décider à votre place de ce que vous êtes. Pas assez asiatique pour certains. Pas assez arabe pour d'autres. Pas assez ceci. Trop cela. Comme si l'identité était un examen permanent que l'on devait réussir devant le regard des autres. Odah raconte la difficulté de grandir entre plusieurs cultures sans toujours trouver sa place. Cette sensation d'être à la fois partout et nulle part. De naviguer entre plusieurs héritages sans avoir l'impression d'appartenir totalement à l'un d'entre eux. Un sentiment que connaissent beaucoup de personnes métisses, mais aussi toutes celles et ceux qui ont déjà eu l'impression de ne pas correspondre à l'image qu'on attendait d'eux. À travers son histoire personnelle, mais aussi celle de sa mère, Odah évoque un sujet encore trop peu abordé : le racisme anti-asiatique. Un racisme souvent banalisé, parfois même invisibilisé. Les blagues sur les yeux, les imitations d'accent, les clichés sur la nourriture, les capacités scolaires ou les comportements supposés des personnes asiatiques continuent souvent d'être perçus comme de l'humour alors qu'ils participent à construire un climat d'exclusion bien réel. Ce qui le frappe, c'est que beaucoup de ces comportements restent encore socialement acceptables. Comme si certaines communautés pouvaient encore servir de terrain de jeu collectif sans que personne ne s'interroge vraiment sur les conséquences. Mais son expérience ne s'arrête pas là. Parce qu'une grande partie de sa vie, les gens l'ont perçu comme « plus arabe » qu'asiatique. Et ce regard extérieur lui a fait découvrir une autre forme de racisme, d'autres préjugés, d'autres exclusions. Comme si son identité changeait selon la personne qui le regardait. Comme si les autres lui attribuaient constamment une histoire, une origine ou une appartenance avant même de prendre le temps de lui demander qui il était réellement. Aujourd'hui, Odah raconte comment il est en train de se réapproprier son histoire. De récupérer une identité qu'il a longtemps eu l'impression de devoir défendre plutôt que simplement vivre. Un take sur le métissage, le racisme, l'appartenance, les héritages multiples et cette question universelle : qui a le droit de dire qui nous sommes ? Et toi, est-ce qu'on t'a déjà fait sentir que tu n'étais pas assez quelque chose ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.

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