Amour Fou par Camille Laurens

Camille Laurens

Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou si c'est la maladie qui parle à notre place ? Tout l'été, on parle de santé mentale et d'amour. 10 épisodes, 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent : Katrina Patchett, René Greusard, Kalika, Queen Kokodeal, Chiara, Floralie, Fredd, Lily Sociopathe, Hava, Eve. Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Produit par On.Suzane

  1. 2d ago

    TROMPES LIGATURÉES, AUCUN REGRET AVEC HOLY CAMILLE : NE PAS DEVENIR MÈRE OU LE DERNIER TABOU QU'ON NE PARDONNE PAS AUX FEMMES

    Et si ne pas vouloir d'enfant n'était pas un manque, mais un choix pleinement assumé ? Dans ce take, on rencontre @holycamille, créatrice de contenu et maman du podcast Piquantes avec Alexandra Guerain qui s'attaque à un sujet qui peut faire grincer des dents : le choix de ne pas vouloir d'enfant. Parce que peut on vraiment dire non à la maternité sans avoir à se justifier toute sa vie ? Est ce qu'une femme a le droit de fermer cette porte définitivement, sans que ça soit perçu comme un manque, un traumatisme caché ou une erreur qu'elle regrettera plus tard ? Pour Camille, le problème vient aussi de la manière dont on a érigé la maternité en but en soi, presque en finalité naturelle de toute vie de femme. La famille, les médias, les remarques bien intentionnées… Tout peut donner l'impression qu'il existe une seule trajectoire possible, et que s'en écarter relève du renoncement plutôt que du choix. Et lorsqu'on affirme ne pas vouloir d'enfant, un sentiment peut rapidement surgir en retour chez les autres : l'incompréhension, parfois le jugement, l'étiquette d'égoïste qu'on accroche un peu vite. C'est là que naît parfois la culpabilité qu'on tente de nous imposer. Est ce qu'on a le droit de choisir sa liberté sans avoir à prouver qu'on a de bonnes raisons ? Est ce qu'on est égoïste de ne pas vouloir transmettre, materner, sacrifier une partie de sa vie pour un enfant qu'on ne désire pas ? Et si ce reproche d'égoïsme n'était en réalité posé que sur les femmes, jamais sur les hommes qui font le même choix ? Camille assume pleinement ce mot qu'on lui oppose souvent : oui, c'est un choix fait pour elle, pour sa vie, et elle n'a pas à s'en excuser. Elle va plus loin encore : pour marquer ce choix dans la durée et écarter tout risque d'accident, elle a fait ligaturer ses trompes, un acte réfléchi, assumé, loin d'être pris à la légère. Elle a pleinement conscience, par ailleurs, de la difficulté que vivent les femmes engagées dans des parcours de PMA, et elle porte une réelle compassion pour ce désir d'enfant qui se heurte aux obstacles du corps. Mais c'est précisément cette diversité de vécus qui, pour elle, prouve qu'il ne peut exister une seule façon légitime de vivre sa relation à la maternité : la vouloir à tout prix, et la refuser tout aussi fermement, devraient pouvoir coexister sans hiérarchie. Et si on arrêtait de penser qu'il existe un seul chemin de vie réussi pour une femme ? Et si la vraie question n'était pas « pourquoi tu ne veux pas d'enfant » mais « pourquoi faut il toujours se justifier de vouloir vivre sa vie autrement » ? Réinventer notre rapport à la maternité, c'est peut être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles d'une société qui ne conçoit la réussite d'une femme qu'à travers la transmission, celles de la culpabilité qu'on inflige à celles qui choisissent de ne pas enfanter, et celles d'un mot, l'égoïsme, qu'on brandit uniquement contre les femmes qui osent dire non. Parce qu'au fond, une société vraiment libre ne devrait elle pas pouvoir accueillir tous les désirs d'enfant, et tous les refus, avec la même légitimité ? Et toi, t'en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la forceMerci à @so.cottenMerci au Centre Culturel

  2. Sep 28

    ENCEINTE À 49 ANS, ET EN PLEINE SANTÉ, NOÉMIE DE LATTRE DÉMONTE LE PLUS GROS MENSONGE FAIT AUX FEMMES (ET LES MESSAGES QU'ELLE A REÇUS SONT INCROYABLES)

    Et si l'horloge biologique n'avait jamais été une histoire de biologie, mais une histoire de pouvoir ? Dans ce take, on rencontre @noemiedelattre, humoriste, penseuse, philosophe, écrivaine et féministe, qui s'attaque à un sujet qui peut faire grincer des dents : l'horloge biologique est un outil politique. Elle publie prochainement « Simple appareil », coécrit avec son compagnon Raphaël Guiard, aux éditions Denoël (14 octobre). Parce qu'à 49 ans, Noémie vit une grossesse parfaitement saine, suivie de près et validée par des médecins, en pleine santé. Et lorsqu'elle en a parlé publiquement, un torrent de messages a déferlé sur ses réseaux sociaux. Incrédulité, jugements, injonctions, inquiétudes déguisées en conseils bienveillants… Comme si l'annonce d'une femme heureuse de son corps et de son choix devait forcément être justifiée, contestée ou corrigée. Comme si le simple fait d'exister en dehors du calendrier prévu dérangeait. Pour Noémie, le problème vient aussi de la manière dont on a construit cette fameuse horloge biologique. Un compte à rebours qu'on entend dès l'adolescence, répété par la famille, les médias, le corps médical, parfois par les femmes elles-mêmes. Et lorsqu'on l'intègre, un sentiment peut rapidement s'installer : celui d'être en retard, en faute, en danger de rater sa vie passé un certain âge, comme si la date de péremption d'une femme était écrite quelque part, et connue de tous sauf d'elle. C'est là que naît parfois la pression, et avec elle l'obsession. Est-ce que cette peur du temps qui passe nous appartient vraiment, ou est-ce qu'on nous l'a transmise ? Pourquoi l'idée de devenir mère devient-elle presque obsessionnelle à l'approche d'un âge fixé par d'autres ? Pourquoi les hommes peuvent-ils devenir pères à 50, 60, 70 ans sans que personne ne parle d'horloge, alors que les femmes seraient condamnées à se dépêcher ? Et si cette différence de regard n'avait rien de naturel, mais tout de politique ? Noémie va plus loin. Pour elle, l'horloge biologique sert aussi à organiser la place des femmes dans la société. Un outil qui, dans un système patriarcal, pousse à rester à la maison passé un certain âge, à renoncer, à se comparer, et qui alimente la rivalité entre femmes plutôt que la solidarité. Un mécanisme relayé par les hommes comme par les femmes, parfois sans même s'en rendre compte, et qui finit par désespérer celles qui se sentent hors délai, alors même que les hommes jouissent de cette liberté jusqu'à 70 ans, sans jamais avoir à s'en justifier. Et si on arrêtait de penser qu'il existe un âge limite pour avoir le droit de désirer, de choisir ou de renoncer ? Et si la vraie question n'était pas « est-ce qu'il est trop tard » mais « qui a intérêt à nous le faire croire » ? Repenser l'horloge biologique, c'est peut-être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles d'un discours médical parfois utilisé comme une menace plutôt que comme une information, celles d'une société qui accorde aux hommes une liberté qu'elle refuse aux femmes, celles de la rivalité qui nous fait nous juger entre nous au lieu de contester ce qui nous enferme, et celles d'un récit qui réduit la valeur d'une femme à sa fertilité. Parce qu'au fond, une société vraiment égalitaire ne devrait-elle pas pouvoir accueillir toutes les temporalités, tous les choix et toutes les façons de devenir mère, ou de ne pas l'être, sans jamais faire peser sur les femmes le poids d'un compte à rebours ? Et toi, t'en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la forceMerci à @so.cottenMerci au Centre Culturel pour l'accueil incroyable

  3. Sep 18

    POURQUOI J'AIME TROP VITE ET JE FUIS ENCORE PLUS VITE ? ÊTRE TDAH LE TROUBLE QUI FAIT TOUT ALLER À 100 À L'HEURE AVEC RENÉE GREUSARD

    Comment aime-t-on quand son cerveau ne s'arrête jamais ? Comment être une mère présente quand l'hyperfocus vous emporte ailleurs, même au milieu du quotidien avec ses enfants ? Comment construire une vie de couple quand la peur du rejet s'invite dans chaque silence, chaque malentendu ? Et comment continuer à s'aimer soi-même quand on a longtemps cru n'être que "trop" ou "pas assez" ? C'est encore un peu la rentrée, et pour cet épisode, je reçois Renée Greusard. Journaliste, chroniqueuse depuis l'an dernier à La Maison des Maternelles, et créatrice de formats innovants comme "La mort est mon amie", elle est venue parler avec moi du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité-  le fameux TDAH au cour de toutes les discussions. Elle qui s'apprête à publier, d'ici quelques semaines, une bande dessinée sur l'amour et le TDAH, vient aujourd'hui poser des mots sur ce qu'elle vit elle-même avec ce trouble. Renée, c'est une voix qui documente et qui vit : elle parle du TDAH sans filtre, avec la rigueur du journalisme et la sincérité du témoignage, devant des milliers de personnes qui se reconnaissent dans ses mots. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte son trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. Je raconte aussi mon histoire. On m'a diagnostiquée TDAH cet été. Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental : il touche environ 5% des enfants, et persiste à l'âge adulte dans plus d'un tiers des cas. En France, on estime que 2,5 à 3% des adultes en vivent,  près de deux millions de personnes, mais moins de 1% ont reçu un diagnostic et un accompagnement adapté. Ce décalage est l'un des plus documentés, et des plus méconnus, de la santé mentale adulte. On résume souvent le TDAH à un "manque de concentration" ou à un "enfant qui bouge trop en classe". La réalité est infiniment plus complexe. C'est une agitation intérieure permanente, même quand le corps est immobile. C'est l'hyperfocus, cette capacité à s'absorber totalement dans une tâche pendant des heures, puis l'incapacité à démarrer la suivante. C'est l'impulsivité, dans les mots comme dans les actes. C'est la procrastination chronique, non par manque de volonté, mais parce que le cerveau ne gère pas la notion de temps comme les autres. C'est l'oubli permanent, la désorganisation, les tâches commencées puis abandonnées. C'est aussi, moins connu, une hypersensibilité au rejet, chaque critique, chaque silence, vécus avec une intensité disproportionnée. Avec Renée, nous parlons de diagnostic tardif, d'enfance, de honte, d'amour aussi, car un cerveau TDAH aime différemment : par bouffées d'hyperfocus sur l'autre, par peur de l'ennui, par une sensibilité au rejet qui peut fragiliser une relation avant même qu'elle commence. Nous parlons de cette question qui traverse toute cette série de 10 épisodes : peut-on se reconstruire seul, quand notre propre cerveau nous a longtemps convaincus que nous ne méritions que le chaos ? Et comment ce combat se transforme selon les âges de la vie ? Le TDAH reste largement sous-diagnostiqué chez les femmes, souvent découvert bien après l'enfance, parfois à la faveur d'un diagnostic posé chez son propre enfant. Derrière ce retard, des années de honte silencieuse, d'auto-dévalorisation, de "pourquoi je n'y arrive pas comme les autres". Et pourtant, on continue de coller des étiquettes : "tête en l'air", "flemmarde", "instable". Le TDAH n'est pas un trait de caractère. C'est un trouble neurologique. Un trouble avec lequel on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Renée. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission.

  4. Sep 17

    VIVRE DE SA PASSION ? LE PLUS GROS MENSONGE QU'ON RACONTE AUX ARTISTES AVEC MORGANE MELI

    Et si le plus grand mensonge qu'on raconte aux artistes, ce n'était pas "tu n'y arriveras pas", mais "si tu y arrives vraiment, tu n'auras plus besoin d'autre chose" ? Dans ce take, on rencontre @morganemeli, chroniqueuse à La Riposte et humoriste, qui s'attaque à un sujet qui peut faire grincer des dents : vivre de sa passion ne protège pas de la précarité. Parce que peut on vraiment être un artiste légitime si on garde un travail alimentaire à côté ? Est ce que ce boulot qu'on planque un peu, qu'on n'assume pas toujours, dit vraiment quelque chose de notre talent ? Et surtout, pourquoi a t on l'impression qu'il faudrait choisir entre les deux, comme si l'un annulait l'autre ? Pour Morgane, le problème vient aussi de la honte qu'on s'impose sans même s'en rendre compte. Le CDI, le job de service, le taf du quotidien… Tout peut donner l'impression qu'on a raté quelque chose, qu'on n'est pas un "vrai" artiste tant qu'on n'en vit pas entièrement. Et lorsqu'on intègre cette idée, un sentiment peut rapidement apparaître : celui de devoir se justifier, ou pire, de perdre en légitimité à chaque heure passée ailleurs que sur scène ou devant une caméra, comme si ce temps là ne comptait pas, ou pire, comme s'il venait ternir tout le reste. C'est là que naît parfois la confusion. Qu'est ce que ça veut vraiment dire, réussir ? Est ce que la reconnaissance suffit à définir une réussite ? Est ce qu'on est un artiste raté si on garde un taf alimentaire, ou juste quelqu'un de lucide dans un système qui ne permet à presque personne de vivre uniquement de sa passion ? Et si le vrai problème n'était pas notre situation, mais l'idée qu'on s'en fait, cette petite voix qui compare en permanence notre parcours à une réussite fantasmée et rarement réelle ? Morgane est particulièrement vindicative sur ce point. Pour elle, le mot "réussite" ne veut souvent rien dire tant qu'on n'a pas décidé nous mêmes ce qu'il recouvre. Elle questionne cette hiérarchie tacite entre les "artistes accomplis" et les "artistes qui n'y sont pas encore arrivés", entre ceux qui auraient réussi et ceux qui devraient continuer à s'excuser d'exister, à minimiser leur travail, à répondre "oui mais sinon je fais aussi ça" avec un brin de gêne dans la voix. Et si on arrêtait de penser qu'il existe un seul moment où l'on "devient" artiste, une ligne d'arrivée précise après laquelle on aurait enfin le droit de se sentir légitime ? Où commence vraiment la réussite ? Où s'arrête t elle ? Est ce qu'elle se mesure en argent, en reconnaissance, en nombre de vues, ou juste au fait de continuer, envers et contre tout, à faire ce qu'on aime ? Et si la vraie question n'était pas "est ce que tu en vis" mais "est ce que ça continue de te faire vivre" ? Réinventer notre rapport à la réussite artistique, c'est peut être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles de la honte qui pousse à cacher son taf alimentaire comme un échec plutôt qu'à l'assumer comme une stratégie, celles d'un système qui ne permet qu'à une poignée de vivre pleinement de leur art et qui rend cette rareté presque honteuse pour tous les autres, et celles d'une définition de la reconnaissance qui ne dit finalement pas grand chose du talent réel ni de la valeur d'un travail. Parce qu'au fond, une carrière artistique vivante ne devrait elle pas pouvoir accueillir les détours, les doubles vies, les compromis nécessaires et toutes les façons de continuer à créer, sans jamais avoir à s'en excuser ? Et toi, t'en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force Merci à @so.cotten Merci Le Centre Culturel pour l'accueil incroyable

  5. Sep 10

    Et si Dieu n'était pas la seule façon de croire ? Avec Le Roi Borgne

    Et si le prochain grand combat du siècle n'était ni politique, ni technologique, mais spirituel ? Dans ce take, on rencontre @leroiborgne, poète et humorique et humain de lumière qui s'attaque à un sujet : la spiritualité, mais sans Dieu. Parce que peut-on encore parler de foi, de croyance, de sens, sans être immédiatement enfermé dans une religion, une secte ou un dogme ? Peut-on chercher quelque chose de plus grand que soi sans avoir à choisir un camp, une chapelle, un texte sacré ? Pour le Roi Borgne, le problème vient aussi de la confusion qu'on entretient entre spiritualité et religion. Les rituels, les textes, les institutions, les interdits… Tout peut donner l'impression qu'il existe une seule bonne manière de croire, de chercher du sens ou même de se relier à quelque chose de plus grand que soi. Et lorsqu'on rejette ces cadres, un vide peut rapidement apparaître : celui de ne plus savoir en quoi croire, ni comment le nommer sans passer pour naïf ou illuminé. C'est là que naît parfois la peur. Est-ce qu'on a le droit de croire sans savoir en quoi ? Est-ce qu'on peut être spirituel sans être religieux ? Est-ce qu'on est légitime à chercher du sens en dehors des cases qu'on nous a données ? Et si on ne croit en rien de précis, est-ce que c'est nous le problème, ou celui d'un monde qui n'a jamais appris à faire de la place au doute ? Le Roi Borgne questionne cette hiérarchie entre les « croyants » et les « rationnels », entre ceux qui auraient les réponses et ceux qui devraient simplement apprendre à s'y soumettre. Et si on arrêtait de penser qu'il existe une seule bonne manière d'être spirituel ? Et si la vraie question n'était pas « en quoi crois-tu » mais « qu'est-ce que ta croyance te permet de devenir » ? Réinventer notre rapport à la foi, c'est peut-être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles du capitalisme qui vend du sens en kit et transforme la spiritualité en produit de développement personnel, celles de la peur qui pousse à se raccrocher à des certitudes toutes faites plutôt qu'à affronter le vide, et celles des dogmes qui confisquent la question au profit de la réponse. Parce qu'au fond, une spiritualité vivante ne devrait-elle pas pouvoir accueillir tous les doutes, toutes les croyances et toutes les façons de chercher, sans jamais prétendre détenir la vérité ? Et toi, t'en penses quoi ?

  6. Sep 1

    POURQUOI J'AI CHOISI D'ÊTRE SEULE POUR ME SAUVER ? LE TROUBLE QUI FAIT FUIR L'AMOUR, ÊTRE BORDERLINE AVEC BARBARA

    C'est la rentrée, et pour cet épisode, je reçois Barbara ana Krokodeal. Créatrice de contenu sur les réseaux sociaux, elle est venue parler avec moi du trouble de la personnalité borderline. Après Kalika, artiste, autrice-compositrice-interprète, qui s'était livré sur son rapport à cette maladie en me confiant son histoire, Barbara vient aujourd'hui apporter un tout autre regard sur ce même trouble. Barbara, c'est une voix rare : elle parle de ce trouble sans filtre, sur ses plateformes, devant des milliers de personnes qui se reconnaissent dans ses mots. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte ce trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. Je raconte aussi mon histoire. Je suis borderline. Pendant longtemps, ce mot m'a fait honte. Je l'ai caché. J'ai essayé de vivre comme s'il n'existait pas. J'ai cru qu'en me taisant, il finirait par disparaître. Il n'a jamais disparu. Le trouble borderline touche entre 1 et 3 % de la population générale, mais représente près de 20 % des patients hospitalisés en psychiatrie. On résume souvent le borderline à des "sautes d'humeur". La réalité est infiniment plus complexe. C'est vivre avec une peur permanente de l'abandon. Ressentir chaque émotion avec une intensité démesurée. C'est la déréalisation, quand le monde paraît soudain irréel. La dépersonnalisation, quand on ne se reconnaît plus soi-même. Les crises d'angoisse qui donnent l'impression de mourir. Le vide chronique. Les fluctuations émotionnelles permanentes. L'impulsivité. Les comportements autodestructeurs. Les addictions parfois. Les scarifications parfois. Les idées suicidaires, trop souvent. Près de 75 % des personnes atteintes d'un trouble borderline feront au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, et entre 8 et 10 % en mourront. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des hommes, des ado qui essaient simplement de survivre à un cerveau qui ne leur laisse jamais de répit, et ce, à chaque étape de la vie, car ce trouble ne se vit pas de la même façon à 20, 30 ou 40 ans. Et pourtant, on continue de nous coller des étiquettes : "trop sensibles", "trop intenses", "toxiques", "manipulateurs". Le trouble borderline n'est pas un trait de caractère. C'est une maladie. Une maladie avec laquelle on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. J'avais besoin de créer un espace où l'on puisse parler entre personnes que l'on a trop souvent qualifiées de "folles". Avec Barbara, nous parlons de traumatismes, d'enfance, de honte, de relations toxiques, de solitude choisie, de reconstruction et d'espoir. Elle a fait un choix différent du mien : après trop de relations destructrices, elle a fait du célibat sa voie vers la stabilité. Elle se considère aujourd'hui stabilisée, au bout d'un combat d'une intensité rare contre ce trouble dont elle parle librement, sans filtre, sur ses plateformes. Nous parlons aussi de cette question qui traverse toute cette série de 10 épisodes : peut-on se reconstruire seul, quand notre propre cerveau nous a longtemps convaincus que nous ne méritions que la tempête ? Et comment ce combat se transforme, se déplace, se réinvente selon les âges de la vie ? Cette série de 10 épisodes vous accompagnera toute cette rentrée autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. J'espère qu'en donnant enfin ses lettres de noblesse au trouble borderline, je réussirai aussi à faire un pas vers la paix avec cette partie de moi que j'ai si longtemps combattue. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Barbara, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission.

  7. Aug 9

    ET SI VOS TOC DÉTRUISAIENT VOTRE COUPLE SANS QUE VOUS LE SACHIEZ, QUAND CHAQUE GESTE DOIT ÊTRE PARFAIT ? VLAD ET FLORALIE BRISENT LE TABOU

    Comment aime-t-on quand chaque geste doit être parfait ? Quand notre cerveau "freeze" et que les TOC envahissent 90% de notre journée ? 10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane. Pour cet épisode, je reçois Vlad et Floralie. Ils vivent avec les troubles obsessionnels compulsifs, les TOC. Ils sont venus parler avec moi de ce trouble et de ce qu'il fait à l'amour. Les TOC toucheraient environ 2 à 3 % de la population générale, un chiffre probablement sous-estimé tant le trouble reste tabou et souvent réduit à une simple manie. Ils naissent d'une anxiété profonde, d'un besoin de contrôle face à une pensée insupportable, quand le rituel devient le seul moyen de faire taire la peur. L'esprit s'accroche pour continuer à fonctionner. C'est l'un des troubles les plus caricaturés dans la culture populaire et l'un des moins compris dans la réalité. On résume souvent les TOC à être "maniaque" ou "perfectionniste". La réalité est infiniment plus lourde. C'est vérifier une porte dix fois avant de pouvoir partir. Recommencer un geste jusqu'à ce qu'il soit "juste". Ne plus supporter que l'autre déplace un objet, change une habitude, brise un rituel. Aimer quelqu'un, et avoir peur que cet amour lui-même devienne une source d'angoisse à contrôler. C'est la peur de ne jamais être "assez" rassuré, "assez" certain. C'est demander à l'autre une patience que peu de gens sont prêts à offrir. C'est aussi, parfois, l'incompréhension, l'épuisement, l'abandon. Et pourtant, derrière ce trouble, il y a la même quête que partout ailleurs dans cette série : être aimé entièrement, même quand on ne se sent jamais suffisamment en sécurité pour se le permettre. Avec Vlad et Floralie, nous parlons de contrôle, de confiance, de couple, de peur de l'abandon, et de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on, et comment se sent-on aimé, quand chaque geste, chaque pensée, réclame d'être parfait ? Cette émission vous accompagnera tout l'été et à la rentrée autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe, Hava et à tous les invités de cette série. Et merci à Vlad et Floralie, pour leur sincérité, leur courage et leur confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà entièrement rempli sa mission.

  8. Jul 30

    PEUT-ON AIMER QUAND ON EST SOCIOPATHE ? LILI NOUS RACONTE CE QUE PERSONNE N'OSE DIRE

    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane. Comment aimer quand on ne ressent rien ? Comment aimer quand tout le monde pense que l'on est sorti d'un fait divers ? Notre premier invité s'appelle Lili. Elle souffre d'un trouble de la personnalité antisociale, qu'on appelle aussi sociopathie, un trouble qui génère une souffrance immense, mais qui reste l'un des plus stigmatisés de tous. Elle a accepté de se livrer, en premier, pour ouvrir cette émission. Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses. Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ? Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance. Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie. J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie. Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.  Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS

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Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou si c'est la maladie qui parle à notre place ? Tout l'été, on parle de santé mentale et d'amour. 10 épisodes, 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent : Katrina Patchett, René Greusard, Kalika, Queen Kokodeal, Chiara, Floralie, Fredd, Lily Sociopathe, Hava, Eve. Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Produit par On.Suzane

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