Bienvenue dans un nouvel épisode des podcasts de la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne. Au moment où l'on se parle, le soulèvement en Iran, il entre dans son premier mois et le tableau est vraiment contrasté. D'un côté, on a la brutalité d'un régime qui emploie des méthodes. Qui s'apparente à des crimes contre l'humanité, il faut le dire. Absolument. Et tout ça sous un black-out quasi total d'internet. Et de l'autre côté. Le courage d'une nation, une nation qui veut la liberté et qui est prête à en payer le prix. C'est ça. Alors aujourd'hui, on va essayer de décortiquer cette dynamique, cette confrontation entre la violence d'État et une détermination populaire qui elle ne faiblit pas. C'est vraiment ça l'histoire de 2 forces opposées. D'un côté une machine répressive qui semble prête à tout et de l'autre une résilience qui qui semble se nourrir de chaque acte de violence. Commençons par la répression si vous voulez bien parce que ce qui frappe quand on regarde des quelques vidéos qui filtrent, c'est que ça n'a pas l'air chez OTIC. Non, pas du tout. Ça a l'air organisé, chirurgical même dans sa brutalité. Un détail revient sans cesse, les tirs visent la tête et le coeur, surtout chez les femmes. C'est un point absolument central. Ce n'est pas une impression, c'est une méthode. Il y a un témoignage recueilli par Amnesty qui le résume parfaitement. Qu'est-ce qu'il dit La personne explique et je cite, ces tirs n'étaient pas accidentels. Ils visaient précisément la tête et le coeur. C'est c'est glaçant. Et elle ajoute, il ne s'agissait pas de disperser une foule, ils avaient l'intention de tuer. Là, on a tout compris. On n'est plus dans la répression, on est dans l'élimination. Et qu'est-ce qui confirme cette idée de stratégie planifiée Alors plusieurs choses. D'abord, le déploiement de snipers sur les toits. Ça, ce n'est pas pour faire peur. Non, c'est pour tuer des gens ciblés. Exactement. Et il y a plus inquiétant encore. Les sources parlent de l'utilisation de forces très particulières, comme la brigade Fatimiyoun. Alors la brigade Fatimiyoun, il faut peut-être expliquer, ce ne sont pas des policiers iraniens ça. Pas du tout, non. C'est une milice de combattants afghans commandés et payés par les gardiens de la révolution. Ils ont été utilisés en Syrie je crois Oui. Et le fait de les déployer en Iran contre des iraniens, c'est un signal très fort. Soit le régime ne fait plus confiance à ses propres forces. Soit il utilise une force qui n'aura aucun scrupule, des mercenaires en somme. C'est exactement ça et les témoignages sur leur comportement sont terribles. L'un d'eux dit, il ne se souciait pas de savoir si les gens étaient des femmes ou des hommes, jeunes ou vieux. Mais il ajoute ce détail, plupart des hommes ont été touchés à la tête tandis que les femmes étaient visées au coeur. C'est presque une une signature. C'est terrifiant. Et cette violence, elle ne se limite pas au tir. Il y a cette histoire de l'incendie du bazar de Rascht qui m'a marqué. Ah oui, le bazar de Racht, les récits sont sont dignes d'un film d'horreur. Qu'est-ce qui s'est passé exactement D'après les témoins, les forces de sécurité auraient mis le feu au bazar pour piéger les manifestants, pour les forcer à sortir. Et à la sortie, ils les attendaient. Voilà, il leur tirait dessus. C'est une tactique de terreur pure. Il y a cette image très forte, des chaussures abandonnées dans les allées calcinées. Ça raconte tout cette image, la panique, la fuite. Exactement. Et d'un point de vue juridique, tous ces éléments, le côté systématique, l'intention de tuer des civils. Support the show