kalciné

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L'émission qui parle mal de cinéma. Toutes les 2 semaines, on dissèque un film avec humour et mauvais gout. --- Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 2d ago

    Stalker - Bienvenue dans la Zone (Prévoyez des chaussures étanches)

    On ne va pas se mentir : après avoir fait sûrement le pire film ever (The Velocispastor), passer à Tarkovski, c'est un peu comme enchaîner avec une cure de silence dans un monastère pour se purifier. Mais c'est justement ça qui nous plaisait. Ici, pas de costumes horribles ni de punchlines débiles, juste de l'eau qui goutte, des ruines, et trois types qui marchent très lentement vers quelque chose qu'ils n'osent peut-être pas atteindre. Sorti en 1979, Stalker nous plonge dans un monde où existe un territoire interdit, la Zone, que personne ne comprend vraiment. Au centre se trouverait une Chambre capable d'exaucer le désir le plus profond de celui qui y entre. Un guide, le Stalker, accepte d'y conduire deux hommes : un Écrivain en panne d'inspiration et un Professeur bien plus sceptique qu'il ne veut le montrer. Le film joue la carte de la lenteur absolue. Plans-séquence interminables, décors ruinés, passage du sépia de l'extérieur à la couleur de la Zone... Tarkovski nous demande de prendre le temps, et c'est là que le film devient hypnotique (ou soporifique, selon votre niveau de patience). Presque tout le suspense repose sur des silences et des regards, jamais sur ce qu'on voit à l'écran. Le film est devenu une référence absolue du cinéma d'auteur et de la science-fiction contemplative. Son atmosphère a nourri d'innombrables œuvres, notamment la série de jeux vidéo S.T.A.L.K.E.R., qui en a repris l'univers de friches radioactives et d'objets mystérieux. Stalker, c'est le film qui prouve qu'on peut faire trembler le spectateur sans une seule explosion, simplement en lui laissant le temps de se poser des questions. Exigeant, déroutant, parfois frustrant, mais impossible à oublier. Un indispensable pour ceux qui pensent que le cinéma peut aussi être une expérience. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  2. Sep 17

    The Velocipastor - Quand Jurrasic Park se fait crucifier

    Guerre en Ukraine. Guerre au Moyen Orient. Les houtistes bloquent le détroit, faire son plein devient aussi cher que de se faire greffer un troisième bras. L'IA va probablement détruire l'humanité et les élection 2027 s'annoncent compliquées.Pour se remonter le moral dans ce monde sombre et apocalyptique, nous avons décidé de vous proposer la crème du cinéma "amateur" : The Velocipastor.Sur le papier, ce film a tout pour réussir son pari de Nanar assumé : Doug, prêtre sans ambition, cherche à retrouver la foi à la suite du meurtre de ses parents, ayant eu lieu sous ses yeux. Il part en Chine sur les conseils de son mentor, mais ce faisant tombe sur une jeune asiatique qui meurt tragiquement dans ses bras en lui confiant une griffe de dinosaure maudite. Des ninjas sont directement responsable de la mort de la jeune femme. Doug se blesse avec la dent de Dino et son quotidien vire au cauchemar. Il fait continuellement le même genre de rêve, et fini par se réveiller nu dans le lit d'une prostituée : Carol.S'ensuit un film qui oscille entre le film fauché assumé et les poncifs du genre : trafiquants de drogue, ninjas, rivalité entre frères, pouvoirs mystiques et costumes en mousse.Pour autant, il date de 2017 et le challenge de réussir un hommage aux films de ninjas de l'époque est très risqué.Le VelociPastor aura t-il maladroitement glissé sur sa queue pour s'écraser au sol, ou s'en sera t-il servi pour faire découvrir de nouveaux paliers de plaisirs charnels à Carol ? Une chose est sûre : c'est impossible de sortir indemne du visionnage de cette oeuvre. Notre analyse nous a laissé exsangues, comme frappés virtuellement par la griffe du raptor.The Velocipastor 2 est annoncé très prochainement... Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  3. Jun 11

    Mortal Kombat 2 : Round 2. Fight

    Cette semaine, on enfile nos plus beaux costumes de ninjas pour plonger dans Mortal Kombat 2, le blockbuster de Simon McQuoid sorti en mai 2026. Au programme : les champions d'Earthrealm — rejoints cette fois par le très attendu Johnny Cage, incarné par un Karl Urban visiblement ravi d'être là — doivent affronter Shao Kahn, seigneur d'Outworld dont l'objectif est, comme à son habitude, de tout annihiler. Les combats font des bruits. Les costumes sont fidèles aux jeux. On reconnaît les personnages. Voilà pour le résumé. Honnêtement ? C'est fun. C'est coloré. L'esthétique lorgne vraiment sur l'univers des jeux et on apprécie l'effort. Les fans de la franchise y trouveront leur compte. Les autres feront défiler mentalement leur liste Netflix pendant les scènes de dialogue. Mais rassurez-vous, on s'est rattrapés en dehors des salles obscures. Cet épisode, c'est aussi un festival de jeux et quiz : on vous a concocté un quiz Mortal Kombat pour départager les vrais des faux fans, et un quiz spécial Cannes pour ceux qui préfèrent leurs combats sur tapis rouge. Parce que finalement, le vrai tournoi de la soirée, il se passe autour du micro. Et last but not least : on accueille Bandu. Oui, lui. Le fameux créateur du turban indien. L'invité mystère qu'on croyait perdu dans les royaumes extérieurs réapparaît pour le plus grand bonheur de tout le monde — sauf peut-être de lui. Get over here. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. May 15

    Avignon : la déclaration d'amour au spectacle vivant... qui nous a endormis

    Voilà une version plus longue, étoffée, avec plus de contexte sur le film, plus d'auto-dérision et de matière pour donner envie de cliquer : Avignon : grand prix à l'Alpe d'Huez, zéro à nos micros Cette semaine, on s'attaque à Avignon, premier long-métrage de Johann Dionnet, avec Baptiste Lecaplain et Alison Wheeler. Une comédie romantique sortie en juin 2025 qui a fait beaucoup parler d'elle : trois récompenses au Festival de l'Alpe d'Huez (dont le Grand Prix), 3,7 de moyenne presse sur AlloCiné, plus de 300 000 entrées au box-office, et un statut quasi-officiel de "meilleure comédie française de 2025". Rien que ça. Le pitch : Stéphane (Baptiste Lecaplain), comédien de boulevard dont la carrière patine sérieusement, accepte à contrecœur de retrouver son ancienne troupe pour aller jouer "Ma sœur s'incruste" au célèbre Festival d'Avignon. Sur place, il recroise Fanny (Alison Wheeler), comédienne reconnue, Molière en poche, qui joue Ruy Blas de Victor Hugo au prestigieux théâtre du Chêne Noir. Coup de foudre. Mais comment séduire une star du théâtre intellectuel quand on joue du vaudeville dans une petite salle ? Réponse de Stéphane : en mentant. Il lui fait croire qu'il interprète Rodrigue dans Le Cid. Et voilà parti pour le quiproquo qui va structurer tout le film, sur fond de tension entre théâtre populaire et théâtre élitiste. Sur le papier, on devait adorer. Johann Dionnet s'inspire de son propre vécu de comédien à Avignon, le film se veut une "déclaration d'amour au spectacle vivant", Lecaplain est touchant, les seconds rôles assurent (Lyes Salem, mention spéciale), il y a même un danseur de rue qui interprète Brel en pleine mélancolie. Bref, tous les ingrédients d'une bonne comédie française feel-good. Sauf que. Nous, on est ressortis de la séance perplexes. Pas hostiles, hein. Juste… pas dedans. Le genre de film où tu attends que ça décolle, où tu reconnais que c'est bien fait, mais où l'émotion ne prend pas. Et forcément, quand un film vous laisse tiède, l'épisode s'en ressent. On rame, on cherche les angles, on essaie de se convaincre qu'on a peut-être loupé un truc. Spoiler : on y est pas vraiment arrivés. Alors on a fait quoi ? On a fait un épisode honnête. On vous raconte pourquoi ce film qu'on devait aimer nous a laissés sur le bord de la rue des Teinturiers. Pourquoi le quiproquo central nous a paru un peu cousu de fil blanc. Pourquoi l'opposition théâtre chic / théâtre populaire, aussi sympathique soit-elle, tourne parfois un peu à vide. Et surtout, pourquoi parfois, le consensus critique, on a le droit de pas y adhérer — quitte à passer pour les rabat-joie de service. Mais on parle aussi de ce qui marche : Lecaplain qui prouve une fois de plus qu'il est l'un des comédiens les plus attachants du cinéma français, l'ambiance du festival reconstituée avec amour, quelques dialogues qui font mouche sur le milieu du théâtre, et l'idée — vraie — qu'il y a un beau film quelque part là-dedans qui peine juste à sortir. Un épisode à contre-courant, avec son lot de digressions, de mauvaise foi assumée, de pauses pour respirer (parce qu'on en avait besoin), et bien sûr de notre jeu hebdo pour relancer la machine. On vous prévient : c'est pas notre épisode le plus rythmé. Mais c'est peut-être un des plus sincères. Bonne écoute — et désolé d'avance à Baptiste Lecaplain, à Johann Dionnet, aux 300 000 spectateurs conquis, aux jurés de l'Alpe d'Huez, et à votre cousine qui a adoré. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. May 3

    La Chute de la Maison-Blanche : Gerard Butler, le garde du corps dont l'Amérique (de Trump) rêve.

    Olympus Has Fallen : Make the White House Gory Again On ne va pas se mentir : le choix de ce film ne doit rien au hasard. Entre le retour fracassant de Donald Trump sur le devant de la scène et ce film qui transforme le 1600 Pennsylvania Avenue en stand de tir géant, le pont était trop facile à traverser. Est-ce qu’on cherche des messages politiques là où il n’y a que des douilles vides ? Peut-être. Mais c’était surtout l’excuse idéale pour analyser l’un des derniers bastions du film d’action "décomplexé" (comprendre : très violent). Le Pitch : Die Hard à la Maison Blanche Sorti en 2013, Olympus Has Fallen (La Chute de la Maison Blanche) nous présente Mike Banning (Gerard Butler), un agent des services secrets mis au placard après un accident tragique. Manque de bol pour les terroristes nord-coréens qui décident d’envahir la Maison Blanche avec la subtilité d'un bulldozer, Mike est resté coincé à l’intérieur. Seul contre tous, il va devoir sauver le Président dans ce qui ressemble trait pour trait à un remake sous stéroïdes de Piège de Cristal. Un style unique : La violence comme gag visuel Ce qui fait le sel (et le sang) du film, c’est son absence totale de retenue. Antoine Fuqua délaisse la dentelle pour nous offrir une violence tellement exacerbée qu’elle en devient presque comique. On ne compte plus les coups de couteaux dans le crâne, les punchlines hurlées entre deux explosions et les CGI parfois douteux qui transforment Washington en zone de guerre. C’est généreux, c’est viscéral, et ça repousse les limites du "patriotisme de divertissement" jusqu'à l'absurde. L’héritage : Le John McClane du pauvre ? Si le film s’inscrit clairement dans la lignée de l’héritage Die Hard, il troque l’ironie de Bruce Willis contre la mâchoire serrée de Gerard Butler. Le film est le témoin d’une époque où Hollywood tentait de ressusciter les action-movies des années 80 : un héros increvable, un lieu clos emblématique et une vision du monde très binaire. C’est le "survival" ultime pour ceux qui trouvent que les films de super-héros manquent cruellement de sang sur les murs. En résumé Olympus Has Fallen, c’est le film qui prouve qu’on peut faire un carton au box-office avec un concept vu mille fois, pourvu qu’on y mette assez de conviction (et d'hémoglobine). C’est bruyant, c'est idéologiquement fascinant quand on regarde l'actu de Trump en parallèle, et c’est surtout une capsule temporelle sur ce que le cinéma d’action "testostéroné" a encore à offrir. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. Feb 21

    Ice ventura : la claque 30 ans après.

    Ace Ventura : Détective Chiens et Chats On ne va pas se mentir : le choix de ce film repose sur un jeu de mots douteux. Entre l'actualité brûlante de la police des frontières américaine, la ICE, et notre détective privé, Ace... il n’y avait qu’une voyelle de différence. C’est tiré par les cheveux ? Absolument. C’est naze ? On vous l’accorde. Mais c’était l’excuse parfaite pour replonger dans l’un des piliers de la comédie des années 90. Le Pitch : Un dauphin dans la nature Sorti en 1994, Ace Ventura propulse Jim Carrey au rang de superstar mondiale. L'histoire est aussi absurde que son protagoniste : à quelques jours du Super Bowl, Snowflake (Flocon de Neige), le dauphin mascotte des Dolphins de Miami, est kidnappé. Paniquée, la direction du club engage Ace Ventura, un "détective pour animaux" excentrique qui vit dans un appartement transformé en arche de Noé et communique avec son derrière. Un style unique : Le "Rubberface" Ce qui fait le sel du film, c'est l'abattage médiatique de Carrey. Entre ses chemises hawaïennes improbables, sa mèche gominée à l'extrême et ses mimiques élastiques, il s'approprie chaque scène. Le film suit une enquête de police classique (indices, filatures, infiltrations dans des asiles psychiatriques), mais passée au mixeur du cartoon "live-action". On y croise une Courteney Cox pré-Friends et un Dan Marino (légende du foot US) jouant son propre rôle. Un héritage contrasté Si le film est culte pour ses répliques ("Allllrighty then !"), il est aussi le témoin d'une époque. Le twist final, impliquant le personnage du Lieutenant Einhorn, a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre avec le temps pour son traitement de la transidentité, typique de l'humour "bourrin" des nineties. En résumé Ace Ventura, c’est le film qui a prouvé qu’on pouvait faire un carton planétaire avec un concept débile et un acteur capable de transformer n'importe quelle ligne de dialogue en performance d'équilibriste. C'est bruyant, c'est parfois lourd, mais c'est une capsule temporelle fascinante sur l'humour de l'époque. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. Jan 23

    Le crocodile du Bostwanga : une dictature c'est quand même mieux qu'une démocratie !

    Le Crocodile du Botswanga est une comédie satirique française sortie en 2014, réalisée par Fabrice Eboué et Lionel Steketee. Le film part d’un postulat volontairement absurde pour livrer une fable politique aussi corrosive que décomplexée, où l’humour est utilisé comme une arme de destruction massive. L’histoire suit Thomas Sankara — footballeur star internationale, chouchou du public et symbole de réussite — qui se retrouve malgré lui mêlé à la politique de son pays d’origine, le Botswanga. Lorsque le dictateur local, le général Ilunga, décide d’exploiter sa notoriété à des fins de propagande, le joueur est contraint de retourner au pays pour servir d’ambassadeur malgré lui d’un régime autoritaire grotesque. Très vite, le film transforme ce retour forcé en descente aux enfers burlesque. Le Botswanga est dépeint comme une caricature assumée de dictature africaine : culte de la personnalité ridicule, armée incompétente, corruption omniprésente, médias aux ordres. Rien n’est réaliste, tout est exagéré, et c’est précisément là que naît l’humour du film. Un humour frontal, parfois provocateur, souvent absurde, qui n’a pas peur d’aller trop loin. Fabrice Eboué incarne un dictateur à la fois menaçant et pathétique, persuadé d’être aimé de son peuple alors qu’il ne règne que par la peur et la bêtise. Le contraste entre la gravité du pouvoir et la stupidité de ses représentants crée un décalage constant, moteur principal du comique. Le film enchaîne les situations outrancières, les dialogues cyniques et les gags politiques, tout en pointant du doigt les mécanismes classiques des régimes autoritaires. Derrière la farce, Le Crocodile du Botswanga aborde des thèmes sérieux : l’instrumentalisation des célébrités, la responsabilité morale, le rapport entre sport et politique, et la facilité avec laquelle une image peut être récupérée par un pouvoir en place. Mais le film choisit toujours le rire comme prisme principal, préférant l’humour à la leçon de morale. Au final, le film assume pleinement son ton irrévérencieux. Il ne cherche ni la subtilité ni le consensus, mais revendique un humour brutal, engagé et volontairement caricatural. Le Crocodile du Botswanga est une satire politique qui divise, mais qui s’inscrit dans la tradition des comédies où le rire sert à dénoncer, à choquer et à faire réfléchir — parfois en même temps. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. Jan 14

    The King of Kong – Donkey Kong, records et ego sur bornes d’arcade

    The King of Kong: A Fistful of Quarters Aujourd’hui, on va parler d’un documentaire qui prouve une chose essentielle : on peut faire un film absolument passionnant… sur des adultes qui jouent à Donkey Kong depuis quarante ans. Bienvenue dans The King of Kong: A Fistful of Quarters, un documentaire sorti en 2007, qui commence comme un reportage un peu nerd et qui finit comme une véritable tragédie grecque. Une tragédie faite de bornes d’arcade, de cassettes VHS, d’ego surdimensionnés… et de beaucoup d’humour, souvent totalement involontaire. Le film nous plonge dans le microcosme très fermé des records de jeux d’arcade des années 80. Un monde figé dans le temps, où des joueurs consacrent leur vie à battre des scores sur des machines vieilles de plusieurs décennies. Ici, pas d’argent, pas de gloire grand public : seule compte la reconnaissance d’une communauté minuscule, régie par une autorité suprême, Twin Galaxies, chargée d’homologuer les records. Au sommet de cette pyramide trône Billy Mitchell, champion historique de Donkey Kong. Confiant, charismatique, toujours sûr de lui, il se présente comme une légende vivante, presque comme le héros naturel de cette histoire. Le film n’a pas besoin de forcer le trait : chaque apparition de Billy Mitchell dégage un sérieux tel qu’il en devient parfois presque comique. Face à lui arrive Steve Wiebe, professeur de sciences, père de famille, récemment licencié. Tout l’opposé de Mitchell. Discret, maladroit, mais animé par une détermination sincère. Dans son garage, presque par hasard, il parvient à battre le record du monde de Donkey Kong. Et c’est là que tout déraille. Son score est contesté. Des doutes techniques apparaissent. Les règles semblent floues, parfois appliquées de manière inégale. Steve Wiebe se retrouve alors non seulement à jouer contre un champion, mais contre un système entier. Le documentaire devient un récit universel sur la reconnaissance, le pouvoir et la difficulté pour un outsider de bousculer un ordre établi. Jamais cynique, jamais moralisateur, il observe ses personnages avec une distance qui laisse naître un humour constant, souvent absurde, parfois touchant. The King of Kong n’est pas vraiment un film sur le jeu vidéo. C’est un film sur l’ego humain. Et sur le fait que, même pour un record du monde sur Donkey Kong, le vrai boss final… ce n’est pas le gorille. C’est le système. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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