Késaco, le podcast des soft skills et de la formation

Groupe DMM

🎙️ Késako by DMM, le podcast qui donne du sens – et du fun – à la formation. Chaque épisode (3 min chrono ⏱️) décrypte un sujet concret du monde du travail : management, QVT, communication, intelligence émotionnelle, IA et bien plus. Anecdotes, tips pratiques et clins d’œil pour booster vos compétences sans jargon. Parce qu’apprendre à mieux travailler ensemble, ça peut aussi être léger, inspirant et… agréable à écouter !

  1. 12/22/2025

    Késaco #16 – Le Manager Augmenté : mi-humain, mi-robot ?

    Quand on vous parle de "Manager Augmenté", vous imaginez quoi ? Un Robocop des RH ? Un Iron Man du reporting ? On se calme tout de suite : l'idée n'est pas de vous greffer une puce dans le cerveau, ni de vous transformer en expert du code informatique. Non, le manager augmenté, c'est tout simplement celui qui a compris une règle d'or, citée dans toutes les études récentes : l'IA ne va pas remplacer les managers. Mais les managers qui utilisent l'IA remplaceront ceux qui ne le font pas. Alors, comment on évite de devenir obsolète ? Quelles sont les super-compétences à développer pour 2025 ? Spoiler : elles sont beaucoup plus humaines que vous ne le pensez. On a analysé les dernières tendances et vos retours terrain, et voici le tiercé gagnant des compétences du leader de demain. Compétence n°1 : la "Littératie IA" (ou l'art de parler à la machine). Ne partez pas en courant ! On ne vous demande pas de savoir coder. La "Littératie IA", c'est simplement comprendre la mécanique. C'est savoir distinguer la réalité du fantasme : comprendre ce que l'IA peut faire (résumer une réunion, analyser des données en quelques secondes) et ce qu'elle ne peut PAS faire (avoir du jugement moral ou garantir une vérité absolue). C'est aussi devenir un pro du "Prompt Leadership". Savoir poser la bonne question à ChatGPT ou Copilot pour obtenir la bonne réponse. C'est un peu comme déléguer une tâche à un stagiaire très intelligent mais très littéral : si votre consigne est floue, le résultat sera médiocre. Concrètement ? Utilisez l'IA pour gagner du temps sur la rédaction d'emails, pour synthétiser des comptes-rendus ou même pour stimuler votre créativité quand vous êtes face à la page blanche. Et chez DMM, on fait même des agents IA !! Compétence n°2 : l'Esprit Critique (ou votre souveraineté). C'est LA compétence qui vous garde aux commandes. L'IA est une machine puissante, mais elle peut "halluciner", avoir des biais algorithmiques, ou se tromper avec un aplomb incroyable. Votre rôle de manager, c'est d'être le gardien du temple. Vous devez garder une posture critique et responsable. C'est vous qui validez la décision finale. L'IA propose, le manager dispose. Le danger, c'est l'automatisme décisionnel. Ne laissez jamais l'algorithme décider d'un recrutement ou d'une évaluation sans votre regard humain. Restez souverain. Compétence n°3 : L'Intelligence Émotionnelle (votre atout irremplaçable). C'est le grand paradoxe : plus il y a de techno, plus on a besoin d'humain. L'IA pourra traiter des millions de données, mais elle ne saura jamais gérer l'anxiété d'un collaborateur face au changement, résoudre un conflit de valeurs ou motiver une équipe fatiguée. Votre valeur ajoutée se déplace vers l'empathie radicale et la communication. Votre mission, c'est d'accompagner vos équipes, de rassurer les peurs face à l'automatisation et de maintenir le lien social. L'IA gère les tableaux Excel, vous gérez les gens. En résumé... Le manager augmenté, ce n'est pas un robot. C'est un chef d'orchestre hybride. Il utilise la machine pour gagner du temps et de la puissance d'analyse. Mais il utilise son cerveau pour exercer son esprit critique et vérifier la route. Et surtout, il utilise son cœur pour connecter avec ses équipes. L'objectif ? Créer une boucle vertueuse où l'IA augmente vos capacités sans jamais remplacer votre jugement. N'ayez pas peur de l'IA : apprivoisez-la, jouez avec, mais n'oubliez jamais que le pilote, c'est vous !

    4 min
  2. 12/15/2025

    Késaco #15 – L'entreprise apprenante : comment transformer votre équipe en machine à évoluer ?

    Aujourd'hui, on va parler d'un concept qui fait briller les yeux de tous les dirigeants, mais qui reste souvent un vœu pieux sur le terrain : l'entreprise apprenante. Sur le papier, le tableau est magnifique : une entreprise agile, où tout le monde apprend en continu, où l'erreur est célébrée comme une pépite d'or, et où la performance ne cesse de grimper. Dans la réalité ? C'est souvent un peu moins glamour. C'est un catalogue de formations en ligne (le fameux LMS) que personne n'ouvre, et des collaborateurs qui vous disent entre deux portes : "Désolé chef, j'ai pas le temps d'apprendre, j'ai du vrai travail." Aïe. Pourtant, l'enjeu est colossal. On vit une époque d'obsolescence accélérée des compétences. Ce que vous saviez faire hier ne suffira plus demain. Alors, comment on passe du fantasme à la réalité ? Comment, en tant que manager, vous pouvez transformer votre équipe en véritable écosystème d'apprentissage ? D'abord, cassons un mythe tenace. L'entreprise apprenante, ce n'est pas juste envoyer les gens en formation une fois par an. Comme le rappelle Alexandre Malarewicz, professeur à HEC : "Pour apprendre, il ne suffit pas d’avoir accès à du contenu.". Si c'était le cas, on serait tous bilingues et codeurs grâce à YouTube. Non, c'est beaucoup plus profond. C'est une organisation capable de modifier ses comportements en temps réel pour s'adapter à son environnement. C'est un organisme vivant.

    5 min
  3. 12/08/2025

    Késaco #14 – Leadership silencieux : et si savoir se taire... c'était ça, le vrai pouvoir ?

    Fermez les yeux une seconde. Si je vous dis "Grand Leader", vous visualisez quoi ? Probablement un Steve Jobs qui arpente la scène, un Elon Musk qui tweete frénétiquement, ou le Loup de Wall Street qui hurle dans un micro pour motiver ses troupes. Bref, dans l'imaginaire collectif, le leadership, c'est du bruit, du charisme qui déborde, et un ego grand comme ça. Mais si je vous disais que le futur du leadership, c'est tout l'inverse ? Et si le vrai super-pouvoir d'un manager aujourd'hui, c'était sa capacité à... se taire ? Aujourd'hui, on explore le Leadership Silencieux. Ou comment la discrétion peut devenir votre meilleure arme de destruction massive (de problèmes). Alors, c'est quoi ce concept ? Attention, le leadership silencieux, ce n'est pas être timide, effacé ou ne pas savoir décider. C'est une forme d'humilité stratégique. C'est passer du rôle de "celui qui a toutes les réponses" au rôle de "celui qui pose le cadre pour que les autres trouvent les réponses". C'est le choix conscient de s'effacer pour valoriser l'expertise de son équipe. Voici 4 clés concrètes pour cultiver cette force tranquille. Clé n°1 : gérez votre bruit intérieur (L'agilité émotionnelle). Pour être calme dehors, il faut être calme dedans. On prononce environ 6 000 mots par jour. Mais imaginez le nombre de mots qui tournent en boucle dans votre tête !. "Je ne suis pas à la hauteur", "Il m'a ignoré exprès", "Je vais avoir l'air nul". C'est ce qu'on appelle le "bavardage interne". Le problème des managers stressés, c'est qu'ils "mordent à l'hameçon" de ces pensées. Ils réagissent à chaud, guidés par leur ego blessé ou leur peur. Le leader silencieux, lui, pratique l'agilité émotionnelle. Au lieu de crier ou de paniquer, il identifie l'émotion ("Tiens, là, je ressens de la colère"), il l'accepte, et il choisit une réponse alignée avec ses valeurs plutôt qu'avec son impulsion. Leçon : Pour imposer le calme autour de vous, commencez par faire le ménage en vous. Clé n°2 : le silence comme outil de décision (L'effet Sullenberger). On pense souvent que le leader est payé pour parler. Faux. Il est payé pour décider. Et pour bien décider, il faut un calme olympien. Souvenez-vous du capitaine Sullenberger, ce pilote qui a posé son avion sur l'Hudson en 2009. Oui, celui joué par Tom Hanks avec sa moustache blanche dans le film de Clint Eastwood. Vous l'avez ? Dans un moment de crise absolue, ce pilote n'a pas hurlé, il ne s'est pas agité. Il a fait le silence en lui pour analyser la situation et prendre la seule décision qui sauvait tout le monde. C'est ça la force du silence : il permet de se déconnecter des émotions impulsives pour accéder à une réflexion stratégique plus claire. Clé n°3 : Taisez-vous pour responsabiliser. Quand vous vous taisez en réunion, deux choses magiques se produisent : Vous récoltez de l'info : Vous accédez à la réalité du terrain au lieu d'écouter le son de votre propre voix. Vous faites grandir les autres : En ne prenant pas toute la lumière, vous forcez vos experts à sortir du bois. Vous les laissez présenter leurs projets, répondre aux clients, gérer les crises. Résultat ? Les équipes sont plus engagées, plus fières, et le dirigeant ne porte plus le monde sur ses épaules. C'est ce qu'on appelle le "silence prosocial" : se taire non pas pour se cacher, mais pour laisser la place. Clé n°4 : Les routines du calme (Hacks à tester). Comment on met ça en place concrètement dès demain ? La minute de silence en réunion : avant de démarrer un Comex ou un projet tendu, imposez une ou deux minutes de silence complète. Ça permet à tout le monde d'atterrir et de se recentrer. C'est radical pour l'efficacité. La règle des 7 secondes : quand un collaborateur a fini de parler, forcez-vous à attendre 7 secondes avant de répondre. C'est long, 7 secondes. Mais ça laisse l'espace à l'autre pour aller au bout de sa pensée (et souvent, c'est là qu'est la vraie pépite).

    6 min
  4. 12/02/2025

    Késaco #13 – Burn-out, brown-out, bore-out : manager sans épuiser

    Aujourd'hui, on s'attaque à un trio qui fait trembler le monde du travail : Les "3 B". Non, ce n'est pas un nouveau boys band des années 90 qui fait son retour sur scène. C'est beaucoup moins festif. C'est le Burn-out. Le Bore-out. Et le Brown-out. On entend ces mots partout. Ils sont devenus le symptôme d'un monde du travail qui cherche son souffle. Et les chiffres sont là pour nous rappeler l'urgence. Accrochez-vous : selon le dernier baromètre d'Empreinte Humaine, 34% des salariés français sont aujourd'hui en état de burn-out ou à risque élevé. Plus inquiétant encore : d'après une étude AXA, chez les moins de 30 ans, les arrêts longs pour motifs psychologiques ont bondi de 66% en 5 ans. Alors... comment on fait le tri ? Et surtout, quel est votre rôle en tant que manager pour éviter que votre équipe ne finisse en surchauffe... ou en veille prolongée ? Commençons par un petit diagnostic pour y voir clair.   Le premier, c'est le Burn-out. C'est la surchauffe. L'incendie. C'est l'excès de travail qui vide littéralement le salarié de son énergie. Attention, il y a un cliché à déconstruire : ce ne sont pas les "faibles" qui tombent. Au contraire. Ce sont souvent les profils les plus engagés, consciencieux et perfectionnistes qui s'effondrent... parce qu'ils veulent "trop bien faire". Le deuxième, c'est le Bore-out. Ici, c'est l'inverse : c'est l'épuisement par l'ennui. Le salarié est sous-employé, mis au placard ou n'a pas assez de tâches. Résultat ? Il s'invente du travail, s'isole et finit par culpabiliser terriblement d'être,payé à ne rien faire. Une souffrance silencieuse qui toucherait, selon certaines estimations, près de 12% des salariés. Et le petit dernier : le Brown-out. C'est la "baisse de courant" psychique. Les lumières sont allumées... mais il n'y a plus personne à l'intérieur. C'est une démission morale face à l'absurdité. Quand un collaborateur doit accomplir des,tâches qui lui semblent inutiles, voire contraires à ses valeurs ou au discoursRSE de l'entreprise... il débranche.   Le diagnostic est posé. Maintenant, comment on agit ? Plutôtque d'appliquer des recettes toutes faites, voici 4 questions clés à vous poser pour ouvrir le dialogue avec vos équipes.

    6 min
  5. 11/25/2025

    Késaco #12 – L'entretien pro : la corvée administrative ou le vrai GPS de carrière ?

    Aujourd'hui, on s'attaque à un monument de la vied'entreprise... un moment souvent redouté, ou du moins, subi : l'entretien professionnel. Ah ! L'entretien pro ! Pour beaucoup de managers, c'est lacase administrative à cocher. Pour beaucoup de collaborateurs, c'est un rendez-vous un peu flou. D'ailleurs, la première erreur que tout le monde fait, c'est de le confondre avec son cousin, l'entretien annuel.   Alors, on met les pieds dans le plat tout de suite. Ce sontdeux choses radicalement différentes. L'Entretien Annuel (ou d'évaluation), c'est lerétroviseur. On regarde l'année passée, on évalue la performance, on parled'objectifs atteints (ou pas) et, souvent, de rémunération. L'Entretien Professionnel, lui, c'est la boussole decarrière. C'est une obligation légale, certes, mais son but est de regardervers l'HORIZON.   Alors, comment on s'assure que l'aiguille indique labonne direction ? Voici 3 clés pour garder le cap.   Clé n°1 : ce n'est pas une évaluation, c'est une projection. L'objectif de l'entretien pro est simple : il est centré à 100% sur le collaborateur pour l'aider à fixer son cap. On n'est pas là pour évaluer son travail. C'est le moment de débattre de ses envies, de ses projets, et d'identifier les besoins de formation pour l'aider à tenir ce cap. C'est un outil de motivation incroyable, car il permet de détecter des talents et demontrer au salarié qu'on investit sur lui.   Clé n°2 : de la corvée à l'opportunité   OK, c'est obligatoire. Mais comment on fait pour que cene soit pas juste une case à cocher ?   1/ On se prépare : un entretien pro réussi, c'est unmanager qui a préparé les questions justes. Il ne vient pas les mains dans les poches. Il a réfléchi au parcours du collaborateur. 2/ On écoute : la star de l'entretien, c'est le collaborateur. Le manager doit maîtriser l'art de l'écoute pour favoriser l'échange et la recherche de solutions. 3/ On co-construit : on ne repart pas de cet entretien sans un plan d'engagement co-construit. Même si c'est juste uneaction de formation ou une piste de mobilité. C'est le moment de donner un feedback constructif qui motive, et non qui juge (d’ailleurs à ce sujet, chez DMM, nous avons des agents IA qui vous aident dans cet exercice). Clé n°3 : le grand changement de 2026 ! Et attention, si vous trouviez ça déjà intéressant, tout vachanger à partir du 1er octobre 2026 !  L'entretien professionnel, tel qu'on le connaît, vaévoluer pour devenir... l'Entretien de Parcours Professionnel (ou EPP).   Qu'est-ce qui change ? La fréquence : fini l'entretien tous les 2 ans. Ce sera unentretien 1 an après l'embauche, puis tous les 4 ans. L'état des lieux récapitulatif, lui, passe de 6 à 8 ans.   Le contenu : le but est de le rendre ENCORE PLUSstratégique. Et surtout, un nouveau focus : la loi met l'accent sur lestransitions et les seniors. Des entretiens spécifiques vont apparaître : unaprès la visite de mi-carrière (vers 45 ans) et un autre dans les deux ansavant les 60 ans du salarié, pour parler aménagement de fin de carrière. Verdict : le législateur l'a bien compris, cet entretienn'est pas administratif, c'est un outil stratégique pour définir lestrajectoires.   👉 En résumé... L'entretien professionnel, ce n'est pas l'entretien annuel.On n'y parle pas de performance, on y parle de futur. C'est un moment privilégié, obligatoire, pour co-construirele parcours d'un collaborateur et booster son engagement. Et avec la réforme de2026, il devient officiellement l'Entretien de Parcours Professionnel, unrendez-vous encore plus stratégique pour gérer les compétences et accompagnerles carrières, notamment celles des seniors. On se retrouve mardi prochain pour un nouvel épisode deKésaco by DMM. Et d’ici là… votre prochain entretien pro, vous allez lepréparer comme une corvée... ou comme le moment de sortir la boussole et defixer le cap ?

    4 min
  6. 11/10/2025

    Késaco #10 – Le manager authentique, késaco ?

    Bienvenue dans Késacoby DMM, le podcast qui donne du sens – et du fun – à la formation !   Aujourd'hui, on vaparler d'un mot qu'on voit partout : l'authenticité. Et on va surtoutdéconstruire un mythe : celui du manager-héroïque. Vous savez, ce managerqu'on voit dans les films ou les biographies des grands patrons. Celui qui dort4 heures par nuit, qui est toujours positif, qui n'a jamais de doutes, et quisemble se relever de toutes les crises sans une égratignure. Verdict ? C'est unefiction.   Et c'est une fictiontoxique. Car la réalité, c'estque personne ne peut performer dans la durée à ce rythme-là. Le vraileadership, ce n'est pas d'être surhumain. C'est d'être humain. C'est là qu'entre enjeu le manager authentique.   Mais alors,l'authenticité, c'est quoi ? C'est juste "être soi-même" et tout diresans filtre ? Non.   Le leadershipauthentique, c'est oser être soi... au service d'un collectif. C'est un alignemententre vos valeurs, vos paroles et vos actions. C'est ce qui crée la confianceet l'engagement durable. Alors, comment on faitpour passer du mythe du héros... à la réalité du manager authentique ?   Première clé :Clarifiez votre boussole managériale. Les leadersauthentiques savent qui ils sont. Ils ont fait le travail de comprendre leurpropre histoire, leurs expériences de vie, pour en tirer leur motivation. Une étude de laStanford Business School a même demandé à des dirigeants quelle était lacompétence la plus importante à développer. Réponse quasi unanime : laconnaissance de soi. Connaître vos valeursprofondes, c'est ce qui vous permet de prendre des décisions justes, même souspression.     Deuxième clé :Troquez l'ego surdimensionné contre l'humilité. Le manager-héros abesoin de toute la lumière. Il peut avoir tendance à s'approprier les succès deson équipe pour nourrir son ego. Le managerauthentique, lui, pratique l'humilité. Il sait écouter sans couper la parole,il est réceptif aux feedbacks, et il n'a pas peur de dire "je ne saispas". Il n'essaie pas d'imiter un autre leader.     Troisième clé :Abandonnez le masque du "tout va bien". Le mythe du manager"systématiquement positif" est contre-productif. Refuser de voir lapeur ou la colère, c'est se priver d'informations vitales. Communiquer avecauthenticité, c'est aussi oser parler des situations sensibles6, reconnaîtreses erreurs, et permettre le désaccord. C'est comme ça qu'on crée la sécuritépsychologique, cet espace où les équipes les plus performantes osent remettreen question les idées.     Quatrième clé :Remplacez le rythme effréné par le repos lucide. Le manager qui sevante de ne jamais prendre de vacances ou de répondre aux mails à 23h crée unenorme toxique pour son équipe. La science estformelle : la performance durable dépend de la qualité de la récupération. Lemanager authentique est lucide sur son besoin de repos et il montre l'exempleen se déconnectant.   👉 En résumé... Le manager authentiquen'est pas un héros de fiction. C'est un être humain humble, lucide et conscientde ses forces comme de ses limites. L'authenticité, ce n'est pas uneperformance. C'est une discipline d'alignement. Il ne s'agit pas de copierquelqu'un d'autre, mais d'être la version la plus juste de vous-même, pourengager durablement vos équipes.     On se retrouve mardiprochain pour un nouvel épisode de Késaco by DMM. Et d’ici là… quelleest la valeur de votre "boussole managériale"  que vous aimeriez activer davantage cettesemaine ?   « Vous aimez l'émission ? Abonnez-vous sur Spotify pourm'aider à la faire connaître ! ».

    4 min
  7. 11/04/2025

    Késaco #9 – Esprit critique : comment déjouer les pièges de votre cerveau ?

    Première étape : Apprendre à reconnaître vos biaispréférés. Il en existe desdizaines, mais en voici trois que vous croisez tous les jours au bureau : 1.     LeBiais de Confirmation C'est le plus courant.Il ne nous fait pas chercher la vérité, il nous fait chercher ce qui confirmenos propres croyances. L'exemple type ? Le"biais du champion". On a tous un collègue en qui on a une confianceaveugle. Même si ses derniers projets sont des fiascos, on continue de luiaccorder du crédit, en ignorant les signaux d'alerte, juste parce qu'ilconfirme notre croyance initiale : "c'est un champion". 2.     L'Excèsde Confiance   On a tendance àsurestimer nos propres capacités. L'exemple qui faitmouche : 93% des conducteurs américains estiment faire partie des 50% quiconduisent le mieux. C'est statistiquement... compliqué. Au bureau, c'estpareil : on sous-estime les risques d'un projet parce qu'on est sûr de nous.Des leaders comme Carlos Tavares (Stellantis) ont même admis avoir sous-estiméla concurrence de Tesla à leurs débuts, à cause de ce biais.     3.     LeCadrage Serré   C'est notre tendance àvoir un problème avec des œillères, souvent de manière binaire : "oui ounon". Exemple : Uncollaborateur vous dit "Je dois démissionner ou non ?". Le cadrageest serré. En activant votre esprit critique, vous ouvrez le cadre : "Leproblème est-il de quitter l'entreprise, ou de réaliser un projet personnel?". La solution n'est peut-être pas la démission, mais un changement auniveau de ses missions ou alors simplement de l’encourager à en discuter avecson boss. Deuxième étape : Activer votre "cerveaulent" avec 3 questions clés. Ok, on a des biais.Comment on les neutralise ? En activant notre cerveau rationnel.  Voici 3 questions à vous poser avant toutedécision importante :   Question 1 : "Suis-je assez neutre émotionnellement?" Les émotions (stress, joie, colère) sont des polluants pour notrerationalité. Une bonne nouvelle le matin peut vous rendre trop optimiste sur undossier risqué. L'astuce ? Celled'Andy Grove, l'ex-patron d'Intel. Quand son entreprise était en crise, il apris de la distance en demandant à son DG : "Si on nous licenciait etqu'un nouveau PDG arrivait, que ferait-il ?". Réponse : "Il noussortirait de ce marché". Ils l'ont fait. Cette question a permis de sortirde l'émotion pour prendre une décision rationnelle. Question 2 : "Ai-je les ressources nécessaires pourdécider ?" Le cerveau lent est gourmand en énergie. Si vous êtes fatigué,surchargé mentalement ou enchaînez les réunions, votre cerveau bascule en mode"rapide" et automatique. L'astuce : Ne prenezjamais une décision stratégique un vendredi à 18h. Reportez-la au lendemainmatin. Avoir les ressources, c'est aussi être assez informé et avoir les bonnesdonnées pour "nourrir" votre cerveau lent.     Question 3 : "Suis-je prêt à aller contre la norme?" C'est le fameux biais de conformisme. On a tous vécu cette expérience :dans une réunion, tout le monde semble d'accord. Allez-vous oser être le seul àexprimer un doute ? L'astuce : Laperformance d'une équipe dépend de sa capacité à exprimer la pensée divergente.C'est le rôle du manager de créer un climat où dire "je ne suis pasd'accord" est non seulement accepté, mais encouragé.   En résumé... L'esprit critique, cen'est pas un don, c'est une discipline. Ce n'est pas être négatif, c'est êtrelucide. Ça commence parl'humilité de reconnaître qu'on est tous biaisés. Et ça continue ens'entraînant, seul ou en équipe, à "chasser nos biais" pour poser lesbonnes questions, au bon moment. On se retrouve mardiprochain pour un nouvel épisode de Késaco by DMM. Et d’ici là… quel estle dernier biais que vous avez repéré chez vous (ou dans votre équipe) cettesemaine ?

    5 min

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