PolySécure Podcast volet Curieux

Nicolas-Loïc Fortin et tous les collaborateurs

Podcast francophone sur la cybersécurité. Pour professionels et curieux.

  1. Mar 5

    Curieux - Les violences technologiques

    Parce que… c’est l’épisode 0x719! Shameless plug 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 20 au 22 avril 2026 - ITSec Code rabais de 15%: Seqcure15 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Présentation de l’invitée Geneviève Lajeunesse est une professionnelle en cybersécurité dont le parcours atypique — du design interactif et du jeu vidéo vers la protection des usagers — lui a forgé une perspective unique sur les enjeux humains derrière la technologie. Elle est cofondatrice d’un organisme à but non lucratif, l’AB 2038, qui offre un cadre d’intervention aux personnes victimes de violences technologiques, notamment dans des contextes de violence conjugale. Elle intervient également de façon bénévole auprès d’organismes variés : médias, banques, groupes communautaires. La surface d’exposition : une réalité souvent sous-estimée Le point de départ de la discussion est une réalité devenue incontournable : la surface de captation de données d’une personne ordinaire est aujourd’hui immense. La voiture connectée géolocalise ses occupants. La laveuse se branche au Wi-Fi. L’aspirateur intelligent cartographie le logement. Les lumières, la sonnette, le réfrigérateur — tout cela génère des données, souvent partagées entre conjoints sans qu’on y réfléchisse vraiment. Ce qui rend cette réalité particulièrement préoccupante dans un contexte de violence conjugale, c’est que ces accès partagés ne disparaissent pas automatiquement lors d’une rupture. Un calendrier partagé oublié, un compte de véhicule conjoint non résilié, un abonnement Spotify encore lié — chacun de ces éléments peut devenir un vecteur de surveillance. La personne qui cherche à contrôler n’a pas besoin d’être un expert en informatique : elle a juste besoin de conserver l’accès à des outils qu’elle utilise déjà. Du geste anodin au harcèlement : le principe des mille coupures Un aspect central abordé dans l’épisode est la nature cumulative de la violence technologique. Un seul geste isolé — éteindre les lumières à distance, consulter la localisation du véhicule — peut sembler bénin ou même humoristique. Mais la répétition transforme ces gestes en harcèlement. C’est ce qu’on appelle parfois « mourir de mille coupures » : aucune blessure n’est fatale prise seule, mais l’accumulation crée un contexte de terreur et de perte de contrôle profonde. Ce phénomène est particulièrement difficile à documenter sur le plan juridique. Pour obtenir l’aide du système de justice, la victime doit être en mesure d’énoncer clairement les comportements vécus et d’avoir explicitement demandé qu’ils cessent. Or, si certains de ces comportements n’avaient pas été imaginés d’avance, comment aurait-on pu en demander l’arrêt ? De plus, beaucoup de ces gestes ne laissent aucune trace — un interrupteur actionné à distance ne génère pas nécessairement de journal d’activité. Les limites des institutions et des outils courants Les forces de l’ordre et les procureurs, bien intentionnés, sont souvent démunis face à ces crimes. Historiquement, la cybercriminalité était associée à des crimes en col blanc — fraudes, vols de données à grande échelle — et les corps policiers ont été formés en ce sens. Les crimes technologiques individualisés, très personnels, relèvent d’une tout autre logique, et l’expertise nécessaire pour y répondre est encore en construction. Du côté des outils de détection, le constat est similaire. Les logiciels de type accès à distance — ceux que des conjoints malveillants utilisent fréquemment pour surveiller un appareil — ne sont pas automatiquement détectés comme malveillants par les antivirus classiques, car ils ont des usages légitimes. La victime fait un scan, ne trouve rien, et en conclut que la menace est encore plus sophistiquée qu’elle ne le pensait. Ce qui aggrave son état d’anxiété. Le problème des modèles d’IA comme premiers répondants Un enjeu émergent soulevé dans l’épisode est l’utilisation croissante des grands modèles de langage — comme ChatGPT — par des personnes en détresse qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive. Le problème est double. D’abord, ces modèles n’ont pas de démarche systématique et rigoureuse. Ils ne vérifient pas les hypothèses les moins graves en premier. Face à des symptômes comme un téléphone qui chauffe ou redémarre, ils vont souvent suggérer des scénarios extrêmes — logiciels espions de type Pegasus, opérations de services de renseignement — alors que l’explication est presque toujours beaucoup plus simple et accessible. Ensuite, les modèles d’IA ont tendance à confirmer les biais de la personne qui les interroge. Quelqu’un en état d’anxiété intense va formuler ses inquiétudes d’une certaine façon, et le modèle va amplifier ces craintes plutôt que les tempérer. Ce qui aurait pu être désamorcé en quelques échanges avec un professionnel se transforme en spirale d’angoisse. L’intervention humaine, rigoureuse et empathique, reste irremplaçable. La complexité de l’intervention : ne pas couper trop vite Contre-intuitivement, retirer immédiatement un accès malveillant n’est pas toujours la bonne décision. Dans un contexte de violence conjugale, mettre brusquement fin à la surveillance d’une personne volatile peut déclencher une escalade dangereuse. Avant d’agir, il faut évaluer la situation : comprendre qui est l’auteur, anticiper sa réaction, et s’assurer que la victime ne sera pas en danger accru si l’accès lui est retiré. Parfois, la bonne stratégie consiste à vivre avec la connaissance que le téléphone est compromis, tout en préparant un plan de sortie sécuritaire. Ressources et appel à la vigilance collective En terminant, Geneviève souligne l’importance d’écouter les personnes qui, autour de nous, expriment un malaise — même timidement. « Il sait toujours où je suis » ou « j’ai l’impression d’être surveillée » ne sont pas des propos à balayer du revers de la main. Ce sont des signaux à prendre au sérieux. Pour les personnes au Québec qui vivent une situation inconfortable dans leur relation, SOS violence conjugale offre une ligne d’écoute 24 h sur 24 et dispose de ressources adaptées aux enjeux technologiques contemporains. La violence conjugale n’est pas nouvelle, mais la technologie en a considérablement abaissé le seuil d’entrée et amplifié la portée. Répondre à ce phénomène demande des outils, des lois et une conscience collective à la hauteur de cette réalité. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Geneviève Lajeunesse Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Intrasecure inc

    36 min
  2. Feb 19

    Curieux - Les dangers cachés de la technologie

    Parce que… c’est l’épisode 0x711! Shameless plug 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal Description Introduction : une menace sous-estimée Dans cet épisode, l’animateur reçoit Vicky Desjardins, dont le parcours en criminologie l’a amenée à se spécialiser dans la victimisation en ligne. Sa motivation est à la fois professionnelle et personnelle : devenue tante, elle souhaite rendre le monde numérique plus sécuritaire pour ses neveux et nièces. Le constat de départ est clair : la technologie n’est pas aussi inoffensive qu’on veut bien nous le faire croire, et ses dangers — tant sur la santé mentale que sur le plan criminel — restent largement méconnus du grand public. Les jeunes : une cible de plus en plus jeune L’un des points les plus frappants de la discussion est le rajeunissement des victimes potentielles. Là où l’on parlait autrefois de risques à partir de 13 ou 15 ans, on constate aujourd’hui des situations problématiques dès 6 ou 7 ans. Cette réalité est amplifiée par les fonctionnalités vocales des plateformes, qui éliminent la barrière de l’écriture et permettent aux très jeunes enfants de communiquer sans difficulté avec des inconnus. Vicky souligne également que l’éducation à la sécurité en ligne a longtemps ciblé principalement les filles, laissant les garçons sous-éduqués face aux risques. Pourtant, ces derniers sont eux aussi très visés, notamment via les plateformes de jeux vidéo — un environnement qu’ils fréquentent depuis bien plus longtemps. Des jeux comme Roblox, Minecraft ou World of Warcraft permettent des communications en temps réel, créant un terrain fertile pour le grooming (manipulation progressive d’un enfant par un prédateur). Le grooming par les jeux vidéo La particularité du grooming en ligne, par rapport aux dangers du monde physique, réside dans la création d’un lien de confiance progressif. Contrairement à l’image du « monsieur louche dans le parc », le prédateur numérique prend le temps de construire une amitié. Pendant que l’enfant est concentré sur son jeu, les conversations se déroulent en parallèle, sans que son attention critique soit pleinement mobilisée. Le prédateur exploite des expériences universelles — les devoirs difficiles, les tensions scolaires — pour créer des points communs avec sa victime, quel que soit l’écart d’âge. Il peut mentir sur son identité, son âge, et capter rapidement les expressions propres à chaque génération. Avec le temps, la garde de l’enfant baisse : il perçoit son interlocuteur comme un ami, ce qui rend toute mise en garde ultérieure beaucoup plus difficile. La géolocalisation aggrave encore la situation. Des applications comme Snapchat, Instagram ou même Google Maps — utilisé de façon détournée par des jeunes pour planifier des rencontres via des points placés dans l’océan — permettent de savoir en temps réel où se trouvent les enfants. Ce qui était autrefois un obstacle logistique pour un prédateur (se déplacer sur des centaines de kilomètres) peut désormais se réduire à quelques kilomètres. Le rôle des parents : communication plutôt que contrôle Face à ces risques, Vicky déconseille de miser uniquement sur les contrôles parentaux technologiques, qu’elle juge souvent inefficaces, mal conçus, et facilement contournés par des enfants même très jeunes. Une surveillance excessive reproduit d’ailleurs un effet bien connu : les enfants les plus encadrés sont souvent les premiers à chercher à s’émanciper en cachette. La clé, selon elle, réside dans la création d’un environnement de confiance. Il faut que l’enfant se sente à l’aise de venir parler à ses parents sans craindre d’être puni. Cela commence par des gestes simples et non technologiques : valoriser l’honnêteté de l’enfant lorsqu’il avoue une bêtise, s’excuser soi-même en tant que parent quand on fait une erreur, et montrer qu’une conversation difficile n’entraîne pas automatiquement des conséquences sévères. Ce lien de confiance constitue le meilleur « contrôle parental » qui soit. Il importe aussi de connaître les influenceurs que suivent ses enfants en ligne et de surveiller certains signes d’alerte comportementaux, comme des attitudes sexistes envers les sœurs ou des comportements d’hypersexualisation précoce. Les aînés : une vulnérabilité différente La seconde partie de l’épisode s’intéresse aux personnes âgées, qui font face à des menaces différentes mais tout aussi sérieuses. La fraude aux grands-parents est la plus connue : un escroc se fait passer pour un proche en difficulté (emprisonné à l’étranger, par exemple) et réclame un transfert d’argent urgent. Vicky recommande d’établir avec ses aînés un mot de passe ou un souvenir personnel — quelque chose qui ne figure nulle part sur internet — pour vérifier l’identité de l’appelant. Il existe aussi des arnaques en personne, où des fraudeurs se présentent dans des résidences pour personnes âgées en se faisant passer pour des employés de banque. L’arnaque au pig butchering — qui consiste à gagner la confiance d’une victime pendant des semaines avant de la convaincre d’investir massivement en cryptomonnaie, puis de disparaître avec les fonds — est particulièrement dévastatrice, car elle exploite à la fois l’isolement et le désir de bien faire fructifier ses économies. Vicky rappelle aussi qu’il est tout à fait acceptable de ne pas répondre à un message ou un appel d’un numéro inconnu. La pression à la politesse est souvent utilisée contre les victimes. Conclusion : socialisation réelle et vigilance partagée Le message final est simple mais fondamental : rien ne remplace la socialisation dans le monde réel pour développer l’esprit critique et la capacité à détecter ce qui est anormal. Il faut investir du temps avec les enfants comme avec les aînés pour qu’ils comprennent les risques du monde numérique dans lequel ils évoluent. La technologie a ses bons côtés, mais elle ne doit pas devenir un substitut aux liens humains authentiques — ni pour les plus jeunes, ni pour les plus vulnérables. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Vicky Desjardins Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm

    55 min
  3. Feb 18

    Curieux - Hacklore, ces mythes qui ne veulent pas mourir

    Parce que… c’est l’épisode 0x710! Shameless plug 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal Description Genèse du projet Hacklore Dans cet épisode spécial du Policé Sécure, l’animateur reçoit Guillaume Ross pour discuter d’un projet qui a fait couler beaucoup d’encre dans la communauté de la cybersécurité : Hacklore (hacklore.org). L’initiative a été fondée par Bob Lord, un vétéran de l’industrie qui a notamment été le premier CISO de Twitter, a découvert la mégabrèche chez Yahoo et a travaillé pour le Comité national démocrate (DNC) après l’ingérence russe lors des élections américaines. Fort de ces expériences face à de véritables menaces, Bob Lord a voulu s’attaquer à un problème bien précis : les recommandations de sécurité périmées qui font perdre du temps aux gens sans réellement améliorer leur posture de sécurité. Le principe central du projet est simple — arrêter de distraire le grand public avec des conseils qui ne correspondent plus à la réalité technologique actuelle, pour mieux concentrer les efforts sur ce qui fonctionne vraiment. La lettre fondatrice du projet a été signée par de nombreux professionnels reconnus du milieu. Elle a suscité autant d’adhésion que de controverse, certains experts techniques reprochant aux signataires de négliger des détails techniques pointus. Guillaume répond à ces critiques : savoir qu’un risque existe théoriquement, c’est très différent d’estimer si ce risque est pertinent pour madame et monsieur Tout-le-Monde. Les six « hacklores » décryptés 1. Éviter le Wi-Fi public C’est probablement le mythe qui a généré le plus de débat. À l’époque de Firesheep — une extension Firefox qui permettait de voler des sessions authentifiées sur des réseaux non chiffrés —, l’avertissement était légitime. Mais aujourd’hui, plus de 99 % du trafic web est chiffré via TLS. Les applications mobiles modernes, notamment sur iOS, ne peuvent même plus se connecter en HTTP sans une configuration explicite. Les réseaux Wi-Fi publics d’une certaine taille intègrent généralement l’isolation entre clients. Le conseil pertinent serait plutôt : si vous voyez une erreur de certificat dans un café, ne cliquez pas sur « continuer ». 2. Ne jamais scanner de codes QR Certes, des cas de faux codes QR collés sur des parcomètres ont été documentés. Mais la réalité est que la majorité des gens sont incapables de distinguer un nom de domaine légitime d’un faux, que ce soit dans un lien texte ou via un code QR. Le vrai conseil à retenir : ne jamais entrer ses identifiants bancaires après avoir scanné un code QR, tout comme on ne le ferait pas après avoir cliqué sur un lien reçu par SMS. Le code QR, en soi, n’t est pas plus dangereux qu’une URL. 3. Ne jamais utiliser les ports USB publics (juice jacking) Le terme juice jacking a été inventé autour de 2014, à une époque où connecter un iPhone en USB permettait pratiquement d’en télécharger tout le contenu. Depuis, les systèmes d’exploitation mobiles ont radicalement évolué : demande de confiance explicite, désactivation de l’accès USB lorsque l’écran est verrouillé, etc. Surtout, aucun cas documenté de juice jacking n’a affecté un utilisateur ordinaire. Exploiter cette vulnérabilité nécessiterait un zero-day iOS ou Android valant facilement un million de dollars — des outils que personne ne déploierait dans un aéroport pour hacker n’importe qui. Le conseil utile : ne pas appuyer sur « faire confiance à cet ordinateur » quand vous branchez votre téléphone sur un port inconnu. 4. Désactiver le Bluetooth, le NFC et les connexions sans fil Des vulnérabilités Bluetooth ont existé, notamment au moment du jumelage des appareils. Mais ce type d’attaque exige une proximité physique au moment précis du pairing — une contrainte majeure pour n’importe quel attaquant opportuniste. De plus, les téléphones modernes ne diffusent plus leur présence Bluetooth en permanence et font tourner des clés rotatives. Dire aux gens de désactiver leur Bluetooth, c’est leur demander de renoncer à leurs écouteurs, leur souris ou leur clavier sans fil — pour les remplacer, ironiquement, par des périphériques RF bon marché souvent bien moins sécurisés. 5. Effacer régulièrement ses cookies Ce conseil crée plus de problèmes qu’il n’en résout : les utilisateurs se retrouvent constamment déconnectés de leurs services, doivent ressaisir leurs mots de passe en boucle, et perdent leurs préférences. La peur des cookies est largement entretenue par les bannières de consentement omniprésentes, mais les navigateurs modernes bloquent déjà les cookies tiers par défaut. Et de toute façon, le tracking publicitaire ne dépend plus uniquement des cookies — le fingerprinting du navigateur offre des méthodes alternatives tout aussi efficaces. 6. Changer ses mots de passe régulièrement La rotation forcée des mots de passe est inutile si chaque compte a déjà un mot de passe unique et robuste. Ce qui expose vraiment les gens, c’est la réutilisation du même mot de passe sur des dizaines de sites. Quand l’un d’eux est compromis, des botnets essaient automatiquement ces identifiants partout ailleurs. Changer un mot de passe sans raison précise génère du travail, de la confusion et des erreurs, sans bénéfice réel. Ce qu’il faut vraiment faire En contrepartie, Hacklore formule des recommandations simples et efficaces pour le commun des mortels : maintenir ses systèmes et applications à jour, activer l’authentification multifacteur (les passkeys si disponibles, le SMS si c’est la seule option — c’est mieux que rien), et utiliser un gestionnaire de mots de passe avec des mots de passe uniques partout. L’enjeu, conclut Guillaume, c’est la crédibilité. Si la communauté de la sécurité continue d’alarmer les gens sur des risques négligeables, personne n’écoutera quand il s’agira de vraies menaces. Notes Stop Hacklore! Stop Hacklore! - Version française FUDBester! Stop Hacklore: quand les mauvais conseils éclipsent les bons Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Guillaume Ross Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm

    35 min

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